Jean Sébastien BACH , « Variations Goldgerg », BWV 988 .
Piano : Glenn Gould, enregistrement de 1955, coffret "The Glenn Gould Legacy" comprenant concerto pour piano, extraits du Clavecin bien tempéré et interview de Gould, CBS, 1983.
Une seule aria de musique baroque, suivie de trente variations, écrites en 1741 par Bach, modèle de compositeurs ultérieurs tels que Mozart et Beethoven. Les Variations sont ici interprétées par le génial et controversé pianiste Glenn Gould ; une version de référence.

Béla BARTOK, « Musique pour cordes, percussion et célesta ».
Direction : Herbert von Karajan, Philarmonique de Berlin, 1966.
Ecouter l'adagio, puis le dernier mouvement, allegro molto. Ou bien encore, dénicher la musique du film "Shining", de Stanley Kubrick : le metteur en scène prit cette fois le parti de n'user que de musique classique contemporaine - dont une partie de cette oeuvre de Bartok composée en 1936 - pour jalonner son film. J'en possède le disque 33 tours/minute, mais ne sais si un CD en a été gravé.
Les grands metteurs en scène, Kubrick, Fellini, Losey, Godard, nous font découvrir la musique, nous la rendent approchable.
Ludwig van BEETHOVEN, « Concerto pour violon et orchestre en ré, opus 61 ».
Direction : Joseph Keilberth, Orchestre National, violon : Christian Ferras, DISQUES MONTAIGNE, 1987.
Magnifique interprétation publique le 30 mai 1967 du concerto pour violon de Beethoven. Pour l'archet du violoniste Christian Ferras, avant qu'alcool, dettes et suicide ne mettent fin à ses magnifiques interprétations. On peut lire la page qui lui est consacrée sur l'encyclopédie en ligne Wikipédia.
Johannes BRAHMS , « Concerto pour piano et orchestre n° 2, opus 83 ».
Direction : Erich Leinsdorf, piano : Sviaroslav Richter, Chicago Symphony Orchestra, RCA, 1960, 1987 (1 CD).
Classique et romantique concerto pour piano. On peut préférer à la version citée ici, devenue me semble-t-il introuvable, celle plus récente de
Nelson Freire et Riccardo Chailly.
Frédéric CHOPIN, «Nocturnes & Préludes».
Piano : Samson François, EMI, 1987 (2 CD, enregistrement en 1959 et 1966, Salle Wagram).
Une partie de l'oeuvre pour piano seul composée par Frédéric Chopin. Comme le violoniste Christian Ferras, le pianiste Samson François verra le déploiement de son talent prématurément stoppé par un infarctus, lui-même probablement amené par une intense vie d'artiste.
Wolfgang
Amadeus MOZART, « Les concerti pour piano et orchestre».
Direction et piano : Murray PERAHIA, English Chamber Orchestra, CBS, 1985.
Le neuvième concerto, le 24... à vous de voir ; chaque concerto,
chaque mouvement de chacun, évoque une émotion différente.
Wolfgang
Amadeus MOZART, « Don Giovanni ».
Direction : Carlo Maria GIULINI, Philarmonia Orchestra, EMI, 1961 - 1987.
Avec Sutherland, Frick, Taddei, Schwarzkopf, etc.
Don Juan affublé de son valet Leporello, se sert parmi les femmes
dont il croise ne serait-ce que le parfum, y échouant durant l'opéra
plus souvent qu'il ne séduit celles-ci. La morale, la loi, l'ordre,
incarnés par le commandeur et sa statue de pierre, lui feront payer
sa compulsion de collectionneur. Don Giovanni brave la mort, voire la suscite
et s'y livre. Pour approcher ce opéra, dont la partition de l'ouverture
et de l'arrivée de la statue semblent calquées l'une sur l'autre,
l'on peut passer par le film qu'en avait tourné Joseph Losey en 1979,
disponible en DVD depuis juin 2006.
Wolfgang Amadeus MOZART, « Le Nozze di Figaro (les Noces de Figaro) ».
Direction : Sir Georg SOLTI, London Philarmonic Orchestra, DECCA, 1982. Avec Kiri Te Kanawa, Kurt Moll, Lucia Popp, etc.
Cet opéra inspiré de l'oeuvre de Beaumarchais est - honte sur moi pour une telle platitude - un chef d'oeuvre d'élégance, de jeu et de.... Je garde la gravité pour Don Giovanni, autre opéra de Mozart.
Il faut ici pour écouter, prendre le livret, lire les récitatifs - entre deux airs, pour que l'action avance - plus que les écouter, et goûter les soli, les duo, quatuors, octuors... A écouter lentement, dans le silence de quelques heures.
Sergei PROKOFIEV, « Concerti pour violon et orchestre n° 1 & n° 2 ».
Direction : Neeme Järvi, Scottish National Orchestra, violon : Lydia Mordkovitch, CHANDOS, 1989.
... Ne serait-ce que pour l'andante assai, second mouvement du deuxième concerto. Le troisième mouvement très moderne, inventif avec ses castagnettes et son coté Pierre et le Loup.
RACHMANINOV,
« Concerti pour piano et orchestre n° 1 à 4 ».
Direction : Provatorov, Orchestre symphonique d'état d'URSS, piano
: Victor ERESCO, éditions Le Chant du monde.
Mal enregistré, mais l'on s'en fiche ; lorsque le pianiste attaque
le premier mouvement du deuxième concerto, ses mains sont comme en
plomb, énormes. Lentes semblerait-il. Il y a du Beethoven
et de la Pathétique. Les violons font comme ils peuvent, les cuivres
brament, mais l'on sent derrière le pianiste omniprésent.
Je demande à un ami pianiste son opinion et propose si possible une
autre interprétation de cette oeuvre puissante. Celle-ci est d'une
humanité... Puis le piano est comme sous le doigté et les
pieds nus de Martha Algerich. Il y a dans ce disque, dis-je subjectivement,
toute la maladresse qui rend certains actes attachant.

SIBELIUS,
« Concerto pour violon en ré mineur opus 47».
Direction : Charles DUTOIT, Philarmonia Orchestra, violon : Pierre AMOYAL,
éditions Costallat, ERATO, enregistrement de 1981-82.
Le violon d'AMOYAL est ici terrible d'expressivité. Pour lire ailleurs
ce qu'écrit Radio France en 2007 de ce magnifique concerto pour violon
et orchestre, indépendamment de la version suggérée
ci-dessus, cliquer ici : Radio
France Sibelius. Peut-être la version (1961) jouée
par Christian FERRAS et dirigée par KARAJAN existe-t-elle toujours
? FERRAS interprétant ce concerto : quelque chose qui probablement,
ressembla au bonheur.
Au bout de ce lien
YouTube, le premier mouvement du concerto avec Ferras au violon.
Richard WAGNER , « Das Rheingold (L'Or du Rhin) ».
Direction : Sir Georg SOLTI, Wiener Philarmonic, DECCA, 1981-1984. Avec Kirsten Flagstad, Georges London, Kurt Böhme, etc.
Première partie du Ring, ou Anneau des Nibelung, ou encore Tétralogie. Où il est question de finitude, de pouvoir, d'économie, d'amour... L'ouverture de ce gigantesque opéra (une quinzaine d'heures, en incluant outre l'Or du Rhin, la Walkyrie, Siegfried et le Crépuscule des dieux) c'est comme une caméra sonore qui suivrait le Rhin, depuis sa source jusqu'à l'endroit de son plus grand débit. Puis l'on passe du monde des dieux, au monde souterrain des nains... Impossible à résumer! Avant l'écoute, lire quelque chose de cette oeuvre, puis comme pour la plupart des opéra, suivre le texte sur la livret. Enfin, se passer et se repasser cette oeuvre en découvrant chaque fois la richesse des dizaines de thèmes musicaux et leurs variations. Complémentairement, il existe en DVD La Tétralogie, filmée voici une trentaine d'années à Bayreuth, dirigée par Pierre Boulez et mise en scène par Patrice Chéreau, avec Peduzzi pour décorateur inspiré. Cent euro les 800 minutes de spectacle prodigieux, ou une suggestion d'acquisition à la médiathèque de votre ville ?
Carl Maria von WEBER, « Der Freischütz ».
Direction : Carlos Kleiber, orchestre Staatkapelle Dresden, avec les voix de Janowitz, Mathis, Schreier, Adam, DEUTSCHE GRAMMOPHON, 1973 (2 CD).
Un opéra "échevelé" : l'histoire, entre villages, grottes et noires forêts, d'un jeune homme pas très doué au tir, qui vend son âme au diable pour remporter le concours - de tir - qui lui permettra d'épouser son aimée. Une musique brillante, l'un des premiers opéras romantiques, paraît-il (créé à Berlin en 1821). Comme souvent, les récitatifs sont longs, l'histoire en elle-même peu captivante, mais tant l'ouverture que certaines scènes d'une lugubre magie sont d'une remarquable composition. La direction d'orchestre de Carlos Kleiber - comme celle qu'il fit du Tristan et Isolde, de Wagner, ou des symphonies de Brahms - est prodigieuse et reste la référence.