Françoise
DOLTO, avec Danielle Marie LEVY, « Parler juste aux enfants »,
Paris, Mercure de France, 2002.
« Parler juste » aux enfants ne signifie pas ne parler qu'aux
enfants, mais que la parole adressée par l'adulte à l'enfant « sonne
juste ». Petit livre constitué de brèves interviews de Dolto par la
psychanalyste Danielle Marie Lévy, sur les thématiques telles que la communication
chez et avec l'enfant sourd, le sens du sacré chez l'enfant, l'éducation
sexuelle, etc. Extrait : « […] l'amour et la sexualité sont absolument
indissociables pour l'enfant que l'on veut instruire. Et l'enfant étant
une procréation, il ne devient une œuvre d'un couple que s'il y a eu éducation.
Et cette éducation, ce n'est pas le langage des mimiques, c'est le langage
des valeurs des choses qui est donné par tout le comportement et le langage
verbal qui sont les mots justes ». Voir aussi : www.mercuredefrance.fr.

Françoise
DOLTO, Catherine DOLTO, Colette PERCHEMINIER, « Paroles pour adolescents
(ou le Complexe du homard) », Paris, Hatier, 1989.
Extrait de la quatrième de couverture : « Des adolescents, Françoise Dolto
disait qu'ils sont comme le homard pendant la mue, sans carapace, confronté
à tous les dangers et à la nécessité d'en «suinter» une autre. Pour les
aider à accomplir cette métamorphose qui est comme une seconde naissance,
F. Dolto, sa fille C. Dolto et C. Percheminier ont écrit ce livre. (…) Paroles
pour adolescents donne des idées pour sortir des situations difficiles,
parle des choses trop souvent tues ou mal abordées dans la vie de tous les
jours : l'amitié, l'amour, la sexualité, la violence, la drogue, la honte,
les parents et les adultes. ».
Françoise
DOLTO, « Sexualité féminine (la libido génitale et son destin féminin)
», Paris, Gallimard, collection Folio Essais (n°314), 1996. A partir de
sa riche expérience clinique, la psychanalyste explore le féminin.
Françoise
DOLTO. Voir ci-dessous : Michel H. LEDOUX , « Dictionnaire
raisonné de l'oeuvre de F. Dolto », Paris, Payot, 2006.
Olivier
DOUVILLE , Quelques publications entre autres.
- Intrapsychique ET sociale, la revue semestrielle « Psychologie
clinique » présentée ICI
(mise à jour de la page en cours) est dirigée par un de mes anciens enseignants
Olivier Douville, psychologue clinicien, anthropologue et psychanalyste.
Elle est éditée depuis 2009 par EDK. Présentation du numéro 27 (2009-1)
en cliquant ICI.
- Parution en juillet 2009 de « Chronologie de la psychanalyse
(1856-1939) du temps de Freud », Olivier Douville, Paris, Dunod,
2009. Extrait de la 4ème de couv. : « Cet ouvrage retrace chronologiquement
l’histoire de la diffusion de la psychanalyse non seulement dans le monde
européen et américain mais aussi dans de larges pans des continents asiatique
et africain. Il propose de nombreuses et régulières incursions dans le monde
des idées, au carrefour des révolutions politiques, intellectuelles et artistiques
de la première partie du XXe siècle. Un index des pays et des auteurs font
de ce livre un véritable outil de travail. Destiné en tout premier lieu
aux étudiants de psychologie, cet ouvrage concerne également les enseignants,
chercheurs et praticiens travaillant sur la psychanalyse. »
- Parution aussi de « 10 entretiens en psychologie clinique de l'adulte
», même auteur, même éditeur, même année ; ouvrage présenté ICI
(nouveau : 19 juin 2009).
Caroline
ELIACHEFF, Nathalie HEINICH , «Mères-Filles, une relation
à trois», Paris, Albin Michel (ou Le livre de poche), 2002.
Des dizaines de films et de fictions littéraires illustrent ce livre
écrit par une psychanalyste et une sociologue. Tonalité :
pour que la relation mère-fille soit "suffisamment bonne"
(expression chère à Winnicott, thérapeute d'enfants
héritier de Freud et Klein) , il faut un tiers, et un tiers non exclu.
Le tiers exclu est la fille, lorsque la mère est "plus femme que mère"
; ou encore, le tiers exclu est l'autre dans la relation sexuelle, lorsque
la position de femme et de mère sont mélangées. Des mères
extrêmes, injustes, ou jalouses, ou défaillantes, etc., vont,
du fait de la relation mère-fille qui s'instaure, tendre à
complexifier le passage "de l'être-fille au devenir-femme",
voire "du devenir-femme au devenir-mère". Un livre passionnant
où se mêlent images cinématographiques, évocations
littéraires, approches analytique et sociologique de cette complexe
et multi-facettes relation mère-fille.
Sous
la direction de Laurence JOSEPH et Céline MASSON : «Résumé des Oeuvres
complètes de Freud».
Voir ICI
l'excellente présentation que fait Jean-Luc VANNIER de l'un des trois tomes,
sur le site Squiggle.be.
Sigmund
FREUD, «Introduction à la psychanalyse», Paris, Petite
Bibliothèque Payot, 1984.
Textes de conférences de Freud pour un public non psy, en 1916. Il y évoque
notamment les actes manqués, le rêve et « la voie royale » que son décryptage
ouvre sur l'inconscient du rêveur, la théorie générale des névroses et la
thérapie analytique.
Sigmund
FREUD, «Abrégé de psychanalyse», Paris, Presses Universitaires
de France, première édition 1949.
L'un des derniers ouvrages de Freud (1938), synthèse de la "doctrine"
freudienne et de la pratique de la "cure" analytique. Un moyen
de faire connaissance avec l'oeuvre freudienne.
Sigmund
FREUD, «Cinq leçons sur la psychanalyse», Paris,
Petite Bibliothèque Payot, 1977.
Le mythe - l'histoire ? - rapporte que sur le bateau les menant d'Europe
en Amérique, Freud dit à Jung, à propos de la psychanalyse
: "Nous leur apportons la peste". Né en 1856 et mort en
1939, Freud prononce ces cinq leçons de psychanalyse aux USA où
il est invité en 1904, époque où la théorie
freudienne est loin d'être achevée.
Sigmund
FREUD , « Psychopathologie de la vie quotidienne», Paris,
Gallimard, 1997.
En cliquant ICI,
l'on pourra feuilleter ce livre avant de courir l'acheter : pour qui sait
peu de choses de la psychanalyse, une première lecture d'un abord simple,
émaillée, si l'on puit ainsi dire, d'illustrations comme les lapsus, actes
manqués, oublis.
Sigmund
FREUD et Sandor FERENCZI, « Correspondance » tome 1, 1908
– 1914, Paris, Calmann-Lévy, 1992.
Début de la correspondance entre deux des fondateurs de la psychanalyse,
qui prit fin en 1933 avec la mort de Ferenczi.
Sigmund
FREUD et Stefan ZWEIG, « Correspondance », Paris, Editions
Rivages, 1991.
Entre 1908 et 1939, le fondateur de la psychanalyse et le grand romancier
autrichien s'écrivent. A lire pour se replonger dans une époque
et se reposer de lectures plus exigeantes.
Philippe
GRIMBERT (Grinberg), « Evitez le divan ; Petit guide à l'usage de
ceux qui tiennent à leurs symptômes», Paris, HACHETTE Littératures,
2001.
Sous couvert d'inciter le lecteur à cultiver ses symptômes douloureux, plutôt
que de s'engager, comme "l'autre", dans une longue, positiviste
et coûteuse aventure psychanalytique, Grimbert - auteur du roman "Le
secret" bientôt adapté à l'écran - nous introduit tranquillement à
la psychanalyse.
Gérard
HADDAD , «Le jour où Lacan m'a adopté -
Mon analyse avec Lacan», Grasset (ou Le livre de poche), 2002.
C'est le roman de l'existence de ce psychiatre psychanalyste qu'est devenu
Haddad après avoir été ingénieur agro, existence
narrée sous la lumière de ses 11 ans d'analyse quotidienne
chez Lacan, rue de Lille, entre 1969 et 81. L'auteur y raconte son analyse,
ses relations à son père, son "questionnement" quant
à ses origines juive et tunisienne ainsi que la "découverte"
tardive de sa judéité. Livre non seulement distrayant et fort
lisible, mais aussi fort enseignant sur tous les thèmes qu'il aborde,
du continent africain où Haddad fait pousser le riz, jusqu'à
l'écoeurant saccage de Lacan par ses ex-émules. Haddad, fils
adoptif de Lacan ?
Jacques
LACAN, « Mon enseignement », Paris, Seuil, collection Champ
Freudien, 2005.
Sorte d'introduction au style et à l'approche lacanienne de l'inconscient,
du rôle de l'analyste. Quelques extraits :
« ‘‘L’homme habite le langage’’, même extrait du texte de Heidegger,
ça parle tout seul. Ça veut dire que le langage est là avant l’homme, ce
qui est évident. Non seulement l’homme naît dans le langage, exactement
comme il naît au monde, mais il naît par le langage. »

Jacques
LACAN, « Ecrits », Paris, Seuil, 1966.
Recueil de textes publiés du vivant du grand et controversé psychanalyste
français. D’un abord, selon moi, difficile mais même si l'on en capte
que les trois quarts, la moitié ou le tiers, indispensable au psychanalyste.
Michel
H. LEDOUX , « Dictionnaire raisonné de l'oeuvre de F. Dolto
», Paris, Payot, 2006 (brièvement préfacé par Nasio).
Des dizaines de thèmes et notions, tels que "adolescence",
énurésie", "image inconsciente du corps". L'auteur
en livre une définition, puis nous explique ce que Françoise Dolto entendait
ainsi, à quel ouvrage, quelle émission radiophonique, à
quel cas clinique le concept ou l'expression peut être référée.
Un livre qui, s'il est clair au "profane", parlera plus à
l'étudiant en psychologie ou en psychiatrie, au professionnel qu'au
non-psy. Un de ses intérêts consiste en ce qu'il peut orienter vers
la lecture ou la relecture de tel livre de la clinicienne. On peut aussi
l'ouvrir à telle ou telle page, au gré de sa curiosité ou des cas
qui se présentent à nous. Mais lorsque l'auteur nous explique
que la notion de "réel" ou de "nom-du-père" n'est
pas à prendre dans la stricte acception lacanienne, il s'adresse
à des personnes déjà cultivées en matière de
psychologie et de psychanalyse. Du moins selon moi.
René
MAJOR, Chantal TALAGRAND , « Freud », Paris, Gallimard,
Folio, 2006.
Très subjectivement : une biographie brève - rien à
voir avec celle si feuillue, si "correcte" en 1996 de Peter Gay
- mais vivante, psychanalytique, culturelle et cultivée, historique.
Pas fini de la lire, mais elle me donne déjà envie de réécouter
du Wagner, de regarder encore Schiele, Klimt, d'ouvrir des livres d'histoire
relatant les années 30 outre Rhin, de relire Schnitzler, Isaac Bashevis
Singer, Robert Musil, Thomas Mann et Stephan Zweig : leurs romans et leurs
correspondances ; de décourir les architectes de cette époque,
le Bauhaus, mouvement architectural des années 1920-1930 qui inspira
sans doute la mise en scène de la Tétralogie de Boulez-Chéreau,
son décorateur Richard Peduzzi. Un simple et beau livre qui ouvre
au voyage, à la lagune filmée par Losey dans son Don Giovanni,
au fantasmatique Casanova de Fellini, puis qui, de l'Atelier contemporain
de Francis Ponge aux statues de Giacometti, nous donnerait l'impression
d'un Freud debout, homme qui marche, comme marche cet homme "manquant"
dans le film Paris-Texas, mis en scène par Wim Wenders...
Aldo
NAOURI, Sylvie ANGEL, Philippe GUTTON, , « Les mères juives
n'existent pas (... mais alors, qu'est-ce qui existe ?) », Paris,
Odile Jacob, 2005.
Que recouvre cette expression de "mère juive" ? Est-elle un moyen
de stigmatiser la judéité, ou encore, le fait d'être femme dans une société
phallique ? Pourquoi, comment cette expression se diffuse-t-elle particulièrement
à partir des années 1950 ? Et tant d'autres questions autour de cette notion
qu'interrogent les trois auteurs. Psychiatre, thérapeute familiale et psychanalyste,
fondatrice du centre de consultation interdisciplinaire PLURALIS à Paris,
Sylvie Angel "piste" cet archétype et ses déclinaisons au XXème
siècle. Aldo Naouri , pédiatre, remonte aux textes et rituels de la religion
(notamment juive) pour investiguer ce mythe, ou cette réalité, tandis que
Philippe Gutton s'appuie sur le corpus psychanalytique pour questionner,
dans un environnement phallique, l'être-fille, l'être-femme, l'être-mère
et les implications d'une féminité tant subjective qu'intersubjective. Une
lecture tantôt humoristique, tantôt exigeante.

François
PERRIER , « L'alcool au singulier (L'eau-de-feu et la libido)
», Paris, InterEditions, 1982.
Un abord aussi original sur le fond que sur la forme, de l'alcool. L'auteur,
co-fondateur du Quatrième Groupe (cf. Histoire de la psychanalyse
en France, par E. Roudinesco), fut psychiatre, psychanalyste, alcoolique,
pianiste et plein d'humour, cette "élégance du désespoir".
Si l'on peut ainsi dire comme d'un exigeant film d'auteur, un court et dense
"livre d'art et d'essai".
François PERRIER est aussi et notamment l'auteur de « La
chaussée d'antin ».
Jean-Michel
PETOT , «Mélanie KLEIN (le moi et le bon objet. 1932 - 1960)»,
Paris, Bordas, 1982.
J'ai l'impression que ce livre n'existe plus en France. Peut-être
faudrait-il vérifier chez Lipsy, 25 rue des Ecoles à Paris
(lipsy@club-internet.fr). Lacan , paraît-il, appelait Mélanie
Klein, "la géniale tripière". Le nourisson constitue
sa psychée notamment via ses ressentis "intestins" et ses
relations avec les adultes qui s'occupent de lui. A défaut d'une
possible élaboration intellectuelle (le petit d'homme nait dans la
prématuration), il fantasme, avec sa psyché "archaïque"
, incapable d'abord de différencier ce qu'il en est de lui, et ce
qu'il en est de l'autre. Adultes nous sommes, nourisson nous fûmes.
Non seulement pour la psychanalyse des enfants, mais pour l'accompagnement
des adultes, les découvertes de Mélanie Klein sont incontournables,
à l'instar de celles de Freud. Ce second tome du travail de Jean-Michel
Petot avait pour beaucoup contribué à me familiariser avec
la clinique de cette co-fondatrice de la psychanalyse.
Elisabeth
ROUDINESCO et Michel PLON, « Dictionnaire de la psychanalyse »,
chez Fayard.
Une intéressante façon de parler de la psychanalyse : des
entrées par noms (Freud, Saussure, Jung, etc.), par pays, pour parler
du développement de la psychanalyse dans tellle ou telle région
du monde, par concept (Nom du père, hystérie, etc.). A la
fois lisible, très accessible et très documenté, comme
souvent avec Roudinesco.
Elisabeth
ROUDINESCO, « Histoire de la psychanalyse en France (La bataille
de cent ans) », Paris, Ramsay/Seuil, 1982/1986.
Passionnant récit historique en 2 tomes, saga à la Dostoïevski du complexe
développement de la psychanalyse en France.
Elisabeth
ROUDINESCO, « Pourquoi tant de haine ? (Anatomie du Livre noir
de la psychanalyse) », Paris, Navarin, 2005.
Qualifiée au dix-neuvième siècle d'obscénité par l'Eglise catholique et
les puritains parce qu'elle parlait de la sexualité infantile, la psychanalyse
a successivement été traitée de « science boche » par les Français,
de science latine par les scandinaves, de science juive ou judeo-bolchevique
par les nazis avant d'être décrétée science bourgeoise par Staline. En septembre
2005, paraît un nouveau pamphlet contre la psychanalyse, « Le Livre
noir de la psychanalyse ». En 90 pages, ce « Pourquoi tant de
haine » d'Elisabeth ROUDINESCO démonte et dénonce un Livre noir excessif.
Une belle indignation, qui ne nie en rien la nécessité d'un regard critique
sur toute chose, y compris sur la psychanalyse ; une indignation à
mille lieues de la haine et du "besoin irrépressible de tirer
sur le pianiste-psychanalyste", mots qui concluent ce recueil de réactions.
