Psychologie

En lien avec psychanalyse et psychothérapie.

Les éléments de bibliographie ci-dessous sont peu à peu enrichis (dernière mise à jour : 16 juillet 2009). En attendant, je peux à la demande vous suggérer certains autres livres. Vous pouvez aussi faire part de vos propres lectures dans la partie "forum" de ce site.


Jacques ANDRE, « Les 100 mots de la psychanalyse », Paris, PUF, collection "Que sais-je?", 2009. (nouveau : 16 juillet 2009)
Amusant petit livre, dénué de prétention, qui initie à certaines notions ou concepts psychanalytiques, ou qui illustre une problématique (par exemple, la "crise d'adolescence" à la lettre "c") à l'aune de ce que puit en dire la psychanalyse.
A lire par celles et ceux qui s'intéressent à la psychanalyse, mais craignent un langage hermétique, ce qui n'est pas ici le cas.
Présentation du livre par l'éditeur en cliquant ici.

Françoise DOLTO, avec Danielle Marie LEVY, « Parler juste aux enfants », Paris, Mercure de France, 2002.
« Parler juste » aux enfants ne signifie pas ne parler qu'aux enfants, mais que la parole adressée par l'adulte à l'enfant «  sonne juste ». Petit livre constitué de brèves interviews de Dolto par la psychanalyste Danielle Marie Lévy, sur les thématiques telles que la communication chez et avec l'enfant sourd, le sens du sacré chez l'enfant, l'éducation sexuelle, etc. Extrait : « […] l'amour et la sexualité sont absolument indissociables pour l'enfant que l'on veut instruire. Et l'enfant étant une procréation, il ne devient une œuvre d'un couple que s'il y a eu éducation. Et cette éducation, ce n'est pas le langage des mimiques, c'est le langage des valeurs des choses qui est donné par tout le comportement et le langage verbal qui sont les mots justes ». Voir aussi : www.mercuredefrance.fr.

psychologue enghien

Françoise DOLTO, Catherine DOLTO, Colette PERCHEMINIER, « Paroles pour adolescents (ou le Complexe du homard) », Paris, Hatier, 1989.
Extrait de la quatrième de couverture : « Des adolescents, Françoise Dolto disait qu'ils sont comme le homard pendant la mue, sans carapace, confronté à tous les dangers et à la nécessité d'en «suinter» une autre. Pour les aider à accomplir cette métamorphose qui est comme une seconde naissance, F. Dolto, sa fille C. Dolto et C. Percheminier ont écrit ce livre. (…) Paroles pour adolescents donne des idées pour sortir des situations difficiles, parle des choses trop souvent tues ou mal abordées dans la vie de tous les jours : l'amitié, l'amour, la sexualité, la violence, la drogue, la honte, les parents et les adultes. ».

Françoise DOLTO, « Sexualité féminine (la libido génitale et son destin féminin) », Paris, Gallimard, collection Folio Essais (n°314), 1996. A partir de sa riche expérience clinique, la psychanalyste explore le féminin.

Françoise DOLTO. Voir ci-dessous : Michel H. LEDOUX , « Dictionnaire raisonné de l'oeuvre de F. Dolto », Paris, Payot, 2006.

Olivier DOUVILLE , Quelques publications entre autres.
- Intrapsychique ET sociale, la revue semestrielle « Psychologie clinique » présentée ICI (mise à jour de la page en cours) est dirigée par un de mes anciens enseignants Olivier Douville, psychologue clinicien, anthropologue et psychanalyste.
Elle est éditée depuis 2009 par EDK. Présentation du numéro 27 (2009-1) en cliquant ICI.
- Parution en juillet 2009 de « Chronologie de la psychanalyse (1856-1939) du temps de Freud », Olivier Douville, Paris, Dunod, 2009. Extrait de la 4ème de couv. : « Cet ouvrage retrace chronologiquement l’histoire de la diffusion de la psychanalyse non seulement dans le monde européen et américain mais aussi dans de larges pans des continents asiatique et africain. Il propose de nombreuses et régulières incursions dans le monde des idées, au carrefour des révolutions politiques, intellectuelles et artistiques de la première partie du XXe siècle. Un index des pays et des auteurs font de ce livre un véritable outil de travail. Destiné en tout premier lieu aux étudiants de psychologie, cet ouvrage concerne également les enseignants, chercheurs et praticiens travaillant sur la psychanalyse. »
- Parution aussi de « 10 entretiens en psychologie clinique de l'adulte », même auteur, même éditeur, même année ; ouvrage présenté ICI (nouveau : 19 juin 2009).

Caroline ELIACHEFF, Nathalie HEINICH , «Mères-Filles, une relation à trois», Paris, Albin Michel (ou Le livre de poche), 2002.
Des dizaines de films et de fictions littéraires illustrent ce livre écrit par une psychanalyste et une sociologue. Tonalité : pour que la relation mère-fille soit "suffisamment bonne" (expression chère à Winnicott, thérapeute d'enfants héritier de Freud et Klein) , il faut un tiers, et un tiers non exclu. Le tiers exclu est la fille, lorsque la mère est "plus femme que mère" ; ou encore, le tiers exclu est l'autre dans la relation sexuelle, lorsque la position de femme et de mère sont mélangées. Des mères extrêmes, injustes, ou jalouses, ou défaillantes, etc., vont, du fait de la relation mère-fille qui s'instaure, tendre à complexifier le passage "de l'être-fille au devenir-femme", voire "du devenir-femme au devenir-mère". Un livre passionnant où se mêlent images cinématographiques, évocations littéraires, approches analytique et sociologique de cette complexe et multi-facettes relation mère-fille.

Sous la direction de Laurence JOSEPH et Céline MASSON : «Résumé des Oeuvres complètes de Freud».
Voir ICI l'excellente présentation que fait Jean-Luc VANNIER de l'un des trois tomes, sur le site Squiggle.be.

Sigmund FREUD, «Introduction à la psychanalyse», Paris, Petite Bibliothèque Payot, 1984.
Textes de conférences de Freud pour un public non psy, en 1916. Il y évoque notamment les actes manqués, le rêve et « la voie royale » que son décryptage ouvre sur l'inconscient du rêveur, la théorie générale des névroses et la thérapie analytique.

Sigmund FREUD, «Abrégé de psychanalyse», Paris, Presses Universitaires de France, première édition 1949.
L'un des derniers ouvrages de Freud (1938), synthèse de la "doctrine" freudienne et de la pratique de la "cure" analytique. Un moyen de faire connaissance avec l'oeuvre freudienne.

Sigmund FREUD, «Cinq leçons sur la psychanalyse», Paris, Petite Bibliothèque Payot, 1977.
Le mythe - l'histoire ? - rapporte que sur le bateau les menant d'Europe en Amérique, Freud dit à Jung, à propos de la psychanalyse : "Nous leur apportons la peste". Né en 1856 et mort en 1939, Freud prononce ces cinq leçons de psychanalyse aux USA où il est invité en 1904, époque où la théorie freudienne est loin d'être achevée.

Sigmund FREUD , « Psychopathologie de la vie quotidienne», Paris, Gallimard, 1997.
En cliquant ICI, l'on pourra feuilleter ce livre avant de courir l'acheter : pour qui sait peu de choses de la psychanalyse, une première lecture d'un abord simple, émaillée, si l'on puit ainsi dire, d'illustrations comme les lapsus, actes manqués, oublis.

Sigmund FREUD et Sandor FERENCZI, « Correspondance » tome 1, 1908 – 1914, Paris, Calmann-Lévy, 1992.
Début de la correspondance entre deux des fondateurs de la psychanalyse, qui prit fin en 1933 avec la mort de Ferenczi.

Sigmund FREUD et Stefan ZWEIG, « Correspondance », Paris, Editions Rivages, 1991.
Entre 1908 et 1939, le fondateur de la psychanalyse et le grand romancier autrichien s'écrivent. A lire pour se replonger dans une époque et se reposer de lectures plus exigeantes.

Philippe GRIMBERT (Grinberg), « Evitez le divan ; Petit guide à l'usage de ceux qui tiennent à leurs symptômes», Paris, HACHETTE Littératures, 2001.
Sous couvert d'inciter le lecteur à cultiver ses symptômes douloureux, plutôt que de s'engager, comme "l'autre", dans une longue, positiviste et coûteuse aventure psychanalytique, Grimbert - auteur du roman "Le secret" bientôt adapté à l'écran - nous introduit tranquillement à la psychanalyse.

Gérard HADDAD , «Le jour où Lacan m'a adopté - Mon analyse avec Lacan», Grasset (ou Le livre de poche), 2002.
C'est le roman de l'existence de ce psychiatre psychanalyste qu'est devenu Haddad après avoir été ingénieur agro, existence narrée sous la lumière de ses 11 ans d'analyse quotidienne chez Lacan, rue de Lille, entre 1969 et 81. L'auteur y raconte son analyse, ses relations à son père, son "questionnement" quant à ses origines juive et tunisienne ainsi que la "découverte" tardive de sa judéité. Livre non seulement distrayant et fort lisible, mais aussi fort enseignant sur tous les thèmes qu'il aborde, du continent africain où Haddad fait pousser le riz, jusqu'à l'écoeurant saccage de Lacan par ses ex-émules. Haddad, fils adoptif de Lacan ?

Jacques LACAN, « Mon enseignement », Paris, Seuil, collection Champ Freudien, 2005.
Sorte d'introduction au style et à l'approche lacanienne de l'inconscient, du rôle de l'analyste. Quelques extraits :
« ‘‘L’homme habite le langage’’, même extrait du texte de Heidegger, ça parle tout seul. Ça veut dire que le langage est là avant l’homme, ce qui est évident. Non seulement l’homme naît dans le langage, exactement comme il naît au monde, mais il naît par le langage. »

psychanalyste val d'oise 95
[…] «Quoiqu’il en soit, dès lors qu’il s’agit au niveau d’une certaine passion, souffrance, dès lors qu’il s’agit d’une pensée, dont nous ne pouvons saisir nulle part qui la pense comme étant une conscience, une pensée qui nulle part ne se saisit elle-même, une pensée dont toujours peut se poser la question de qui la pense*, ceci suffit pour que quiconque s’introduit dans cette étrange dialectique doive avoir renoncé, au moins pour lui-même, à la prévalence de la pensée (…).»
[…] «Le psychanalyste doit être capable, au niveau de sa pratique, de se présentifier à tout instant quelle est sa dépendance à lui d’un certains nombre de choses qu’en principe il a dû toucher du doigt dans son expérience inaugurale, et par exemple sa dépendance à l’endroit d’un certain fantasme. Cela est en principe parfaitement à sa portée. Il ne doit pas considérer qu’il sait, sous prétexte que c’est au titre de ce que j’ai appelé le sujet supposé savoir qu’on vient le trouver. On ne le consulte pas sur ce qui est en marge d’un savoir quelconque, que ce soit celui du sujet ou du savoir commun, mais sur ce qui échappe au savoir, précisément sur ce qui est pour chacun ce qu’il ne veut radicalement pas savoir.»
Et un peu plus loin :
«(l’analyste) sait bien qu’il ne sait pas, et que tout ce qu’il pourra forger comme savoir propre risque de ne pas se constituer autrement qu’il ne ferait d’une défense contre sa propre vérité.».

Jacques LACAN, « Ecrits », Paris, Seuil, 1966.
Recueil de textes publiés du vivant du grand et controversé psychanalyste français. D’un abord, selon moi, difficile mais même si l'on en capte que les trois quarts, la moitié ou le tiers, indispensable au psychanalyste.

Michel H. LEDOUX , « Dictionnaire raisonné de l'oeuvre de F. Dolto », Paris, Payot, 2006 (brièvement préfacé par Nasio).
Des dizaines de thèmes et notions, tels que "adolescence", énurésie", "image inconsciente du corps". L'auteur en livre une définition, puis nous explique ce que Françoise Dolto entendait ainsi, à quel ouvrage, quelle émission radiophonique, à quel cas clinique le concept ou l'expression peut être référée. Un livre qui, s'il est clair au "profane", parlera plus à l'étudiant en psychologie ou en psychiatrie, au professionnel qu'au non-psy. Un de ses intérêts consiste en ce qu'il peut orienter vers la lecture ou la relecture de tel livre de la clinicienne. On peut aussi l'ouvrir à telle ou telle page, au gré de sa curiosité ou des cas qui se présentent à nous. Mais lorsque l'auteur nous explique que la notion de "réel" ou de "nom-du-père" n'est pas à prendre dans la stricte acception lacanienne, il s'adresse à des personnes déjà cultivées en matière de psychologie et de psychanalyse. Du moins selon moi.

René MAJOR, Chantal TALAGRAND , « Freud », Paris, Gallimard, Folio, 2006.
Très subjectivement : une biographie brève - rien à voir avec celle si feuillue, si "correcte" en 1996 de Peter Gay - mais vivante, psychanalytique, culturelle et cultivée, historique. Pas fini de la lire, mais elle me donne déjà envie de réécouter du Wagner, de regarder encore Schiele, Klimt, d'ouvrir des livres d'histoire relatant les années 30 outre Rhin, de relire Schnitzler, Isaac Bashevis Singer, Robert Musil, Thomas Mann et Stephan Zweig : leurs romans et leurs correspondances ; de décourir les architectes de cette époque, le Bauhaus, mouvement architectural des années 1920-1930 qui inspira sans doute la mise en scène de la Tétralogie de Boulez-Chéreau, son décorateur Richard Peduzzi. Un simple et beau livre qui ouvre au voyage, à la lagune filmée par Losey dans son Don Giovanni, au fantasmatique Casanova de Fellini, puis qui, de l'Atelier contemporain de Francis Ponge aux statues de Giacometti, nous donnerait l'impression d'un Freud debout, homme qui marche, comme marche cet homme "manquant" dans le film Paris-Texas, mis en scène par Wim Wenders...

Aldo NAOURI, Sylvie ANGEL, Philippe GUTTON, , « Les mères juives n'existent pas (... mais alors, qu'est-ce qui existe ?) », Paris, Odile Jacob, 2005.
Que recouvre cette expression de "mère juive" ? Est-elle un moyen de stigmatiser la judéité, ou encore, le fait d'être femme dans une société phallique ? Pourquoi, comment cette expression se diffuse-t-elle particulièrement à partir des années 1950 ? Et tant d'autres questions autour de cette notion qu'interrogent les trois auteurs. Psychiatre, thérapeute familiale et psychanalyste, fondatrice du centre de consultation interdisciplinaire PLURALIS à Paris, Sylvie Angel "piste" cet archétype et ses déclinaisons au XXème siècle. Aldo Naouri , pédiatre, remonte aux textes et rituels de la religion (notamment juive) pour investiguer ce mythe, ou cette réalité, tandis que Philippe Gutton s'appuie sur le corpus psychanalytique pour questionner, dans un environnement phallique, l'être-fille, l'être-femme, l'être-mère et les implications d'une féminité tant subjective qu'intersubjective. Une lecture tantôt humoristique, tantôt exigeante.

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François PERRIER , « L'alcool au singulier (L'eau-de-feu et la libido) », Paris, InterEditions, 1982.
Un abord aussi original sur le fond que sur la forme, de l'alcool. L'auteur, co-fondateur du Quatrième Groupe (cf. Histoire de la psychanalyse en France, par E. Roudinesco), fut psychiatre, psychanalyste, alcoolique, pianiste et plein d'humour, cette "élégance du désespoir". Si l'on peut ainsi dire comme d'un exigeant film d'auteur, un court et dense "livre d'art et d'essai".
François PERRIER est aussi et notamment l'auteur de « La chaussée d'antin ».

Jean-Michel PETOT , «Mélanie KLEIN (le moi et le bon objet. 1932 - 1960)», Paris, Bordas, 1982.
J'ai l'impression que ce livre n'existe plus en France. Peut-être faudrait-il vérifier chez Lipsy, 25 rue des Ecoles à Paris (lipsy@club-internet.fr). Lacan , paraît-il, appelait Mélanie Klein, "la géniale tripière". Le nourisson constitue sa psychée notamment via ses ressentis "intestins" et ses relations avec les adultes qui s'occupent de lui. A défaut d'une possible élaboration intellectuelle (le petit d'homme nait dans la prématuration), il fantasme, avec sa psyché "archaïque" , incapable d'abord de différencier ce qu'il en est de lui, et ce qu'il en est de l'autre. Adultes nous sommes, nourisson nous fûmes. Non seulement pour la psychanalyse des enfants, mais pour l'accompagnement des adultes, les découvertes de Mélanie Klein sont incontournables, à l'instar de celles de Freud. Ce second tome du travail de Jean-Michel Petot avait pour beaucoup contribué à me familiariser avec la clinique de cette co-fondatrice de la psychanalyse.

Elisabeth ROUDINESCO et Michel PLON, « Dictionnaire de la psychanalyse », chez Fayard.
Une intéressante façon de parler de la psychanalyse : des entrées par noms (Freud, Saussure, Jung, etc.), par pays, pour parler du développement de la psychanalyse dans tellle ou telle région du monde, par concept (Nom du père, hystérie, etc.). A la fois lisible, très accessible et très documenté, comme souvent avec Roudinesco.

Elisabeth ROUDINESCO, « Histoire de la psychanalyse en France (La bataille de cent ans) », Paris, Ramsay/Seuil, 1982/1986.
Passionnant récit historique en 2 tomes, saga à la Dostoïevski du complexe développement de la psychanalyse en France.

Elisabeth ROUDINESCO, « Pourquoi tant de haine ? (Anatomie du Livre noir de la psychanalyse) », Paris, Navarin, 2005.
Qualifiée au dix-neuvième siècle d'obscénité par l'Eglise catholique et les puritains parce qu'elle parlait de la sexualité infantile, la psychanalyse a successivement été traitée de « science boche » par les Français, de science latine par les scandinaves, de science juive ou judeo-bolchevique par les nazis avant d'être décrétée science bourgeoise par Staline. En septembre 2005, paraît un nouveau pamphlet contre la psychanalyse, « Le Livre noir de la psychanalyse ». En 90 pages, ce « Pourquoi tant de haine » d'Elisabeth ROUDINESCO démonte et dénonce un Livre noir excessif. Une belle indignation, qui ne nie en rien la nécessité d'un regard critique sur toute chose, y compris sur la psychanalyse ; une indignation à mille lieues de la haine et du "besoin irrépressible de tirer sur le pianiste-psychanalyste", mots qui concluent ce recueil de réactions.

A lire également :
fichier pdf  Psychanalyse et Musique (L'écoute Musicale, du point de vue de la psychanalyse. Mémoire de fin d'études - DESS de psychologie clinique et pathologique)
fichier pdf  Une interview par l'Express, en 1957, du psychanalyste Jacques Lacan