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Francis Bismuth Site Admin

Inscrit le: 14 Oct 2005 Messages: 413 Localisation: Ile de France, Val d'Oise
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Posté le: Dim Aoû 03, 2008 8:50 pm Sujet du message: comme ça ? |
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Comment rater sa psychanalyse. Pourquoi pas ainsi ?
En n'allant pas chez une ou un psychanalyste.
En allant voir une ou un psychanalyste.
En s'obstinant à "vouloir" passer à coté de soi.
En ne s'en allant pas de celle ou de celui qui ne va pas. En s'installant chez celle ou celui qui ne va pas.
En s'installant chez celle ou celui qui le fait. Qui ne vous emmerde pas trop.
En n'y entrant pas, mais en écoutant encore le 1er concerto pour piano de Brahms, ou le 2ème, ou le prêtre, ou le rabin, et aussi Ferré ou Souchon, ou Pink Foyd ou Mozart ou Wagner, ... parce que ça vaut une analyse, au kilo de kleenex.
En ne voulant pas trop en savoir de soi.
En voulant savoir quelque chose de soi.
En voulant en trouver des « solutions ». Comprendre.
En voulant se soigner.
En cherchant un "retour sur investissement".
En sachant ce que c’est qu’une psychanalyse.
En n’ayant rien lu de ce qui réfère à l’inconscient.
En en sachant vraiment tout.
En voulant ne plus être névrosé. En ayant peur de devenir fou à cause de la psychanalyse.
En ne s’autorisant pas à se dire : « c’est mes séances, j’en fais ce que j’en veux ». Et en ne pensant pas à ce que l’on veut pour soi. En ne pensant qu’à ce que l’on veut pour soi. En ne faisant de ses séances que ce que l’on en veut consciemment.
En prenant pour soi l’image que l’on en a, et/ou en ne s’attardant pas su la perception que l’on a, de l’image que l’on saisit de soi au travers de certains autres.
En se disant qu’il y a « une » solution. Il n’y a pas de solutions à tel ou tel symptôme, fait récurrent. Fait qui nous fait tenir de guingois (debout).
En ne se rendant pas aux séances, sans prévenir le psychanalyste.
En l’entreprenant – l’analyse - pour autrui. Pour le bien d’autrui (« mes chers enfants »),
En se taisant,
En comptant les minutes,
En ne se disant pas : « l’analyste, je l’emmerde, c’est mon taf à moi ».
En lui disant « je ne sais pas quoi dire »,
En ne faisant que raconter. Ça meuble.
En prenant une psychanalyse pour une psychothérapie. Qu’est-ce que c’est une psychothérapie : un soin à l’âme. Une remise aux normes. Un contrôle technique.
En voulant, grâce ou à cause de la psychanalyse, « savoir comment je fonctionne ».
En ne « délirant » pas, ou en ne faisant – rarissime – que délirer,
En faisant confiance au / à la psychanalyste ; en ne se demandant pas « pourquoi oui, je fais confiance », ou « pourquoi non »,
En cherchant à paraître aux yeux de l’analyste / en n’en parlant pas…
En intellectualisant, en ne se demandant pas pourquoi on « paraît » chez l’autre abruti(e) - l’hors de prix,
En arrivant en séance et dire : « je voudrais revenir sur » ; en se refusant de « revenir sur… »,
En ne s’autorisant pas la régression ; la société actuelle considère la régression comme un en-arrière. En analyse, la régression souvent est une avancée pour l’analysant, pourvu que l’analyste la laisse se déployer. Mais ce n’est pas tout (jamais),
En s’interdisant la poésie de soi, des mots ; en se refusant les coq-à-l’âne, les Buñuel, Fellini et Werner Herzog ; Sarkozy et Kaposi, le savon de Ponge, les errances d’Yourcenar, de Camus et de Duras, les images qui viennent ici du cap Corse, au nord,
En prenant l’analyste pour une ami, un ennemi, un complice, une maîtresse, une masturbation intellectuelle ; en ne lui en disant rien, à l’analyste.
En ne se demandant pas pourquoi l’on ne lui en dit rien ; en le lui explicitant.
En cessant l’analyse, pour des « raisons ».
Des raisons.
Mais souvent, c’est ainsi que, et pourquoi, l’on continuerait son analyse, que l’on s’accrocherait : la volonté d'une sorte de prise en compte de soi, pour soi, soi seul. Que soi. Soi d’abord. Enfin. Tout coupable, tout innocent, tout les deux. Comment rater sa psychanalyse ? En économisant ? Comment encore rester si loin d’une existence dont l’on se dise finalement un jour « elle me va bien comme ça »?
En faisant bien comme il faut pour rater son analyse ?
Va savoir,
FB
Dernière édition par Francis Bismuth le Lun Aoû 04, 2008 8:04 am; édité 1 fois |
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opale
Inscrit le: 21 Fév 2007 Messages: 117 Localisation: paris
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Posté le: Dim Aoû 03, 2008 11:36 pm Sujet du message: rater |
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Bonsoir,
Je ne vois rien à ajouter à ce qui précède.Si ce n'est que parfois cela m'est arrivé de louper une séance, de ressortir en me disant que je n'avais pas livré tout, absolument tout ce qui me passait par la tête, d'avoir ressenti la difficulté de dire plutôt que de me dire, d'avoir pesté contre mon analyste sans le lui avoir dit (peur enfantine des représailles...)et d'avoir ressenti combien cette rétention ne faisait que me nuire et j'en viens à cette question: qui n'a pas une fois éprouvé cette contradiction qui conduit à mettre en échec ce mieux-être que l'on/je réclame.Je crois avoir souvent manqué à ces "commandements" dont on pourrait dresser la liste parce que je crois que c'est beaucoup plus "simple"d'être malheureux(se)que de se libérer de ses chaînes.
Et a-t-on toujours conscience que la relation analytique est entravée par ces obstacles installés par nos soins...
Ce ne sont là que quelques questions en vrac.Je n'ai ni réponses, ni vérités sur le sujet.J'ai simplement éprouvé ça, ce sentiment d'avoir parfois mis mon analyse en échec et je trouve que c'est souvent douloureux de s'autoriser à dire que ça va mal et d'ouvrir les vannes pour que ça se dise enfin.
C'est renoncer à être l'analysante idéale pour son analyste et laisser ce soi tout(e) nue, démuni(e), et là il n'est alors plus question de réussir ou d'échouer(ce serait pour "évaluer" qui ou quoi d'ailleurs?,et qui peut s'autoriser à dresser ce constat?) mais de briser à chaque séance les silences dans lesquels on/je m'enferme, de s'adresser à...pour que plus jamais ça ne se referme...
Voilà, j'aurais encore beaucoup à associer, à dire mais il y a d'autres visiteurs et demain sera pénible...pour moi alors je m'arrête ici.
Bonne nuit à tous et à toutes. |
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mia

Inscrit le: 25 Sep 2007 Messages: 72 Localisation: picardie
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Posté le: Dim Aoû 03, 2008 11:43 pm Sujet du message: |
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Bonsoir campagnard à tous, depuis mon accès internet « vacances » !
Je tente dans un premier temps de répondre à la question de Francis « comment rater ma psychanalyse ? » sans avoir lu les diverses réponses.
Tout d’abord, sans vouloir jouer les finaudes ( Francis) je ne suis pas sûre de savoir si une psychanalyse peut se rater, se réussir, se terminer… disons que j’ai l’impression qu’elle avance.
Ce qui peut empêcher de commencer une analyse :
1. ne pas aller chez un psychanalyste,
2. me retrouver par « hasard » chez un psychanalyste en lui expliquant que je ne veux pas faire de psychanalyse,
3. ne pas vouloir savoir ce qu’est la psychanalyse.
Bon, si vous voulez rater votre analyse, ne suivez pas ces 3 pistes, en ce qui me concerne ça m’a plutôt fait entrer en analyse.
Ce qui, maintenant, peut l’empêcher d’avancer :
1. les périodes où je viens assidument, à l’heure, avec beaucoup de zèle, même quand je dois décaler pour cela d’autres rdv , que je demande même à venir plus souvent que d’habitude… comme si cela pouvait compenser le fait que peu de choses se disent en ce moment….
2. quand je ne veux pas parler et que je m’enferme dans mon silence
3. quand je ne pense qu’à ce que je ferai après la séance (« une bonne façon de ne pas la commencer » m’a-t-on dit un jour…)
4. la même, en version longue : quand je me demande si ma psychanalyse se terminera un jour
5. quand je ne veux pas écouter les interventions du psy (pourtant toujours très brèves)
6. quand je n'écoute QUE ce que mon psy dit, et que j'en oublie de parler et de m'écouter, moi - comme s'il savait, lui...
6. quand je m’accroche à un problème en cherchant ce que ça veut dire, que je me focalise dessus, que je veux absolument trouver une réponse rationnelle… au lieu de me laisser parler de tout et de rien, au lieu du « soyez bête et ne réfléchissez pas» comme voulait (approximativement, je cite de mémoire) l’écrire Francis sur la porte de son cabinet.
..je continue maintenant en ayant lu vos réponses...
comme vous le dites, Chocolatine, les problèmes "ne se trouvent pas [forcément] là où l'on pense qu'ils sont ... ", d'où toute la difficulté à réussir ou à rater...
Caro, certaines personnes semblent ne ressentir les "bienfaits" de leur analyse quelques temps après la fin de celle-ci; je ne connais rien de votre situation si ce n'est cet arrêt que vous avez mentionné et cette impression que "ça a raté"... parfois certains ratages, malgré toute la douleur et les difficultés qu'ils occasionnent, ont parfois un peu de positif bien caché au fond, qui ressort plus tard...
bon courage avec tout ça...
Francis, le plus drôle dans tous vos exemples de causes de "ratages" c'est que laplupart peuvent tout aussi bien être des causes de "réussite" d'analyse, ou en tous cas d'avancée! |
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mia

Inscrit le: 25 Sep 2007 Messages: 72 Localisation: picardie
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Posté le: Dim Aoû 03, 2008 11:51 pm Sujet du message: |
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opale, nos messages se sont croisés; je me suis reconnue dans votre
| Citation: | | cela m'est arrivé de louper une séance, de ressortir en me disant que je n'avais pas livré tout, absolument tout ce qui me passait par la tête, d'avoir ressenti la difficulté de dire plutôt que de me dire, d'avoir pesté contre mon analyste sans le lui avoir dit (peur enfantine des représailles...) | et cela m'a amusée:
...il m'est arrivé, après une séance de ce style, de repartir en voiture puis m'arrêter sur un parking pour hurler à mon analyste toutes les insultes que j'avais retenues pendant la séance!
...le fait de le lui raconter lors de la séance suivante m'a fait le plus grand bien et m'a permis de me libérer d'une partie de ce qui coinçait alors... |
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caroo
Inscrit le: 16 Mai 2008 Messages: 26
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Posté le: Lun Aoû 04, 2008 8:34 am Sujet du message: |
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Bonjour,
Je viens de lire toutes les raisons possibles pour rater ou réussir finalement, oui bien sur!!
Et puis est ce que cela rate vraiment? Est ce que toute expérience quelqu'elle soit ne finit pas par nous travailler suffisamment au dedans pour qu'il en ressorte quelque chose de positif?
Le pire sans doute serait de renoncer, renoncer à soi...
Caro |
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opale
Inscrit le: 21 Fév 2007 Messages: 117 Localisation: paris
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Posté le: Mar Aoû 05, 2008 12:45 am Sujet du message: en écho à caroo |
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bonsoir,
Il est possible que du côté de l'analyste, ce soit le constat d'une analyse" ratée" parce qu'elle n'aurait pas été menée jusqu'à son terme, ou disons jusqu'au point qui laisserait espérer un non-retour de ce qui faisait souffrir l'analysant(e)et une manière de composer avec soi plus appropriée mais du côté de l'analysant? pense t-il à son analyse en ces termes? n'y a-t-il pas nombre d'analysant(e)s qui souhaitent interrompre l'analyse parce qu'ils estiment en savoir assez sur eux ou parce qu'ils ont senti que le changement impliquerait un bouleversement trop pénible qu'ils ne veulent traverser sans pour autant avoir présente à l'esprit cette idée de ratage?
La réussite et le ratage ne sont peut être en somme qu'une question de point de vue...ça pour une nouvelle...
Savoir que l'on ne peut aller au-delà de...est-ce un échec ou la reconnaissance de ses limites qui n'est pas, je trouve, une si mauvaise approche de soi...
Enfin voilà...
Je ne sais pas. |
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Chocolatine

Inscrit le: 20 Avr 2008 Messages: 132 Localisation: Isère
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Posté le: Mar Aoû 05, 2008 6:56 am Sujet du message: Re: en écho à caroo |
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Bonjour à tous,
Très intéressant tt ce qui s'est dit précedemment ...
C'est drôle parce que je n'avais pas lu la question de Francis du côté de son contraire : comment réussir sa psychanalyse ?
eh bien ... pour l'instant je la vis et advienne que pourra ...
En fait, pour moi, toute la difficulté à vivre ma psychanalyse est d'abandonner tout ce que je venais chercher auparavant en psychothérapie ... vous m'avouerez qu'une tranche de 12 ans, ça marque, même si les séances étaient très espacées ... hum. Mais j'en ai tt à fait conscience alors, peu à peu, je laisse de côté tout ça et mon psy m'y aide aussi à sa façon ... ce qui me vaut de bonnes doses de frustrations à vivre en séances et post-séances et que j'analyse par la suite. Je mesure donc parfaitement bien la différence entre psychothérapie et psychanalyse, ouh laaa oui ! Par contre, j'avoue que ttes ces années de psychothérapie, à verbaliser sans trop aller du côté de l'inconscient, m'aident bcp à avancer ds ma cure. Ainsi, il me semble que ttes ces années de résistance (à entrer en psychanalyse) ne sont pas tout à fait vaines ...
Bon OK, j'ai été un peu longue à la détente mais alors maintenant, je ne vous dis pas la motivation.
Alors, j'y suis, j'y reste !
Mais finalement, la motivation (à bien réussir sa cure) n'est-elle là le minimum nécessaire à la réussite ?
Bonne journée à tous,
Chocolatine _________________ Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir |
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marge
Inscrit le: 02 Oct 2007 Messages: 44
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Posté le: Mar Aoû 05, 2008 2:11 pm Sujet du message: |
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Bonjour à tous,
Je pense que mon analyse était ratée d’avance parce que j’y suis allé avec un objectif illusoire.
Depuis que je n’ai plus d’objectif, je pense qu’elle ne peut que réussir.
Opale, il me semble évident que savoir arrêter son analyse fait partie de sa réussite. Arrivée à ce point, l’avis de l’analyste n’a plus la moindre importance. |
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Francis Bismuth Site Admin

Inscrit le: 14 Oct 2005 Messages: 413 Localisation: Ile de France, Val d'Oise
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Posté le: Mar Aoû 05, 2008 4:12 pm Sujet du message: |
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Bonjour,
Je crois Opale - mais je ne m'adresse pas à vous spécifiquement - que j'essayais, ici en haut de page 2, de "relancer ce sujet" en sortant du titre du livre, du contenu de l'interview et en me plaçant du point de vue de l'analysant : celui que je fus, ceux qui viennent travailler avec moi. Plus association d'idées de ma part que travail de réflexion, j'ai peut-être inconsciemment fait avec le fait que... je sois aussi analyste.
Sur l'arrêt de l'analyse il ne me semble pas - Marge - que sur le sujet, l'avis de l'analyste soit superfétatoire. Je me refuse à rester muet quand une personne exprime par exemple le souhait d'arrêter du fait d'un problème passager d'argent, ou du fait d'un coup de blues - et le découragement du fait de la durée de l'analyse - de la part de l'analysant, ou lorsque l'arrêt du travail m'est signifié inopinément à la fin d'une séance, sans que cette décision ait fait l'objet de quelque travail.
En général, j'explique - ou tente de le faire - la raison de mon point de vue, tout en signifiant à la personne s'il en était besoin, que de toute façon, elle est consciemment libre de ces choix.
Il m'arrive aussi d'être d'accord avec la décision de l'arrêt, plus souvent lors de thérapies analytiques que lors d'analyses, d'ailleurs.
Mais combien de volontés d'arrêt (pas toutes) ne sont-elles pas liées à des périodes de grande résistance. Je ne commente pas là tous vos propos ci-dessus.
A bientôt,
FB |
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marge
Inscrit le: 02 Oct 2007 Messages: 44
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Posté le: Mar Aoû 05, 2008 9:59 pm Sujet du message: |
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J’ai dû mal m’exprimer Francis. Les exemples que vous évoquez là ne sont pas des analyses réussies, même pas finies.
En fait je voulais dire que quand on a réussi son analyse on est capable de l’arrêter sans se soucier du point de vue de l’analyste. Je dis cela parce que j’en ai parlé à mon analyste, et j’ai compris que tant que je lui en parlerai, dans l’attente, et dépendante de son avis, ma cure ne sera pas réussie. Bien sûr ceci n'est que ma façon de voir très personnelle.  |
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opale
Inscrit le: 21 Fév 2007 Messages: 117 Localisation: paris
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Posté le: Mar Aoû 05, 2008 10:51 pm Sujet du message: suite et fin |
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Bonsoir,
J'avais bien compris qu'il s'agissait de la relance d'un sujet et qu'il invitait les analysants que nous sommes, chacun d'entre nous, à s'interroger sur les conditions d'une analyse ratée ou réussie.
Il se peut que ma manière d'y répondre ait été un peu "abrupte", là n'était pas mon intention si elle a été lue ainsi...
Le moins que l'on puisse dire est que ce sujet fait question et renvoie je crois à nos manquements au cours de l'analyse.Pas si évident pour cela d'y répondre ou, du moins,de tenter d'y répondre dans les périodes "tourmentées".
BONNE SOIREE. |
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caroo
Inscrit le: 16 Mai 2008 Messages: 26
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Posté le: Mar Aoû 05, 2008 11:11 pm Sujet du message: |
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Bonsoir,
A vous lire on pourrait croire que seul l'analysant est "fautif"du "ratage" de son analyse? Une relation duelle c'est être deux!
Il n'y a pas je crois que des analysants résistants il ya aussi des contre-transferts "ratés"je pense. On vous parle de réparation quand cela arrive,ce mot a bien un sens?
Juste agacée, désolée...
Caro |
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Chocolatine

Inscrit le: 20 Avr 2008 Messages: 132 Localisation: Isère
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Posté le: Mer Aoû 06, 2008 6:44 am Sujet du message: |
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Bonjour Caro,
je ne sais rien des tourments que vous avez vécus mais je crois comprendre que ds votre cas, cette relation de contre-transfert a dérapé ... oui, bien sûr, transfert et contre-transfert sont primordiales ds la réussite de la cure et normalement, si l'analyste sent qu'il ne peut pas accompagner l'analysant, il doit recommandé ce dernier à un(e) confrère. Et sans doute que ressentir que le contre-transfert dérape n'est pas si simple pour l'analysant ...
En tout cas, je vous souhaite beaucoup de courage pour surmonter tout ce que ça peut impliquer pour vous.
Bien à vous,
Chocolatine _________________ Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir |
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Francis Bismuth Site Admin

Inscrit le: 14 Oct 2005 Messages: 413 Localisation: Ile de France, Val d'Oise
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Posté le: Mer Aoû 06, 2008 6:47 am Sujet du message: |
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Bien sûr Caro, y-a-t-il des analystes qui n’en sont pas (ça, c’est moi qui l’écris et non vous) et/ou des analystes qui ne se penchent pas sur certains aspects de leur contre-transfert. Et cela peut faire que l’analyse ne commence pas, ou soit freinée, ou n’en soit pas une malgré la volonté de l’analysant, ou s’étiole, etc. Les « manquements » qu’évoque Opale peuvent aussi se situer du coté du psychanalyste et si je m’adressais plus à l’analysant en haut de page, la liste aurait pu être aussi longue si je l’avais dressée m’adressant à l’analyste. Vous m’imaginez écrire ici que c’est la « faute » de l’analysant, point à la ligne, quand l’analyse échoue ou avorte ? Je ne crois pas que ce soit ce qui émane des nombreuses pages du site et des forums. Enfin, Marge, pas de commentaires quant à vos propos auxquels j’acquiesce.
Caro, vous nous aviez écrit ailleurs les conditions de votre analyse, menée par téléphone je crois, et un peu plus haut, parlé de quelque chose qui aurait « dérapé » dans celle-ci. Dans votre post ci-dessus, vous évoquez votre agacement. Libre à vous d’en écrire un peu plus par exemple ici http://www.psychologie-bismuth.com/forum/pour-discuter-parler-plus-particulierement-de-soi-f2.html.
Je vois que Chocolatine publie pendant que je rédige : pas le temps de prendre en compte son intervention ; je vais sinon être en retard pour mes séances.
A bientôt,
FB |
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Ingrid

Inscrit le: 05 Aoû 2008 Messages: 10 Localisation: Sartrouville (78)
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Posté le: Mer Aoû 06, 2008 8:15 am Sujet du message: |
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Bonjour Francis
Je me retrouve un peu avec ma psychanalyste, dans ce que vous disiez hier.
En effet, à plusieurs reprises en fin de séance, quand je me sens très mal, ça m’arrive de dire à ma psychanalyste que c’est inutile que je vienne à ma prochaine séance , que même je ne viendrais plus, que de toute manière ça ne passe pas entre elle et moi.
Je lui avais même dit une fois au téléphone en arrivant chez moi, alors que je venais tout de juste de la voir, et qu’elle m’avait pourtant interdit de l’appeler.
Suite à ça, elle m’a répondu que justement ça passe trop bien entre elle et moi.
Elle m’a parlé de la résistance, et plutôt que de me dire : « alors c’est fini », nous en parlons et reparlons.
Je crois qu’au fond je le regretterai d’arrêter et j’en souffrirai énormément. C’est surtout quand elle a failli annuler une séance, et quand elle en a déplacé une autre, que je me suis rendue compte à quel point je tiens à elle, et que j’ai peur de la perdre., et que je veux continuer avec elle.
Amitiés , Ingrid _________________ Une femme avec un "e", un noeud |
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