Psychologie Bismuth

Psychologie Francis Bismuth Forum

Espace Membres
Aujourd'hui nous sommes le 19 mai 2012 a 08:16
Auteur Message

Analyse presque finie et ... je m'en repaye une tranche

08/12/2011, 19:06 Signaler le sujet

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Ce soir, j'ai envie de poster un message au sujet de la fin d'analyse.

Après l'été, je pensais entamer la dernière partie de ma cure, celle qui permet, entre autres choses, de nommer les changements, de s'en réjouir et de s'installer sur son divan sans avoir pris la peine de glisser un mouchoir dans sa poche avant la séance ...

... tout semblait se passer tranquillement en ce sens. Et cela était confirmé par mon analyste. Je n'allais plus qu'à une séance/semaine.

Et puis un évènement très fort en émotion survenu début novembre m'a fait revivre de très vieux tourments qui m'ont largement dépassée.

Et voilà que je suis repartie sur un rythme très soutenu et ... pour une bonne tranche (qui va probablement s'installer dans la durée, et hop ... je glisse à nouveau le mouchoir dans la poche avant la séance). Comme dit à ma dernière séance "je me suis crée (ou plutôt mon inconscient) la situation pour ne pas en terminer avec ma cure".

C'est avec de gros soupirs que je dépose ce message ici. Alors même que je suis pleinement capable de supposer que je traverse une nouvelle étape, peut-être même celle indispensable à cette fameuse fin ... allez savoir :wink: .

Cauderane
ps : je dépose ce message sans question particulière, juste l'envie de vous dire que pour ma part, cette fin ne se déroule vraiment pas comme prévu (mais au fond ... peut-on la prévoir ?)
ps 2 : eh voilà, j'ai finalement poser une question :D


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
08/12/2011, 19:36 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

0

Il ne peut en sortir que du bon puisque c'est votre choix, conscient ou pas, qui vous fait continuer ! Courage !


Message Privé
08/12/2011, 19:49 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Je m'étais imaginée une fin paisible, tranquille avec des gazouillis d'oiseaux, de la musique zen, le tout dans ma tête :wink: . Et me voilà à nouveau dans la tempête ...
... en même temps, il y a bien un moment où ces moments tempétueux, je devrai les vivre seule. Je veux dire sans l'analyste, sans le divan. NON ?
Et là, je suis encore dépendante de lui.
C'est juste ça qui m'embête ... me rendre compte que cette dépendance est là, toujours aussi forte.

Ceci dit, je reste persuadée que cette étape/épreuve que je traverse n'est pas là au hasard dans ma cure.
En effet, je la poursuis ma cure Woody, c'est mon choix mais avais-je réellement d'autres choix ?

Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
08/12/2011, 20:40 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

0

Je n'en sais rien ; parfois on peut se sentir coincé, comme si on n'avait aucun choix possible, et puis découvrir en fait qu'on en a fait un, de choix... Parfois c'est l'inverse, on croit avoir plein de possibilités et en fait c'est un choix unique qui s'impose... Dans tous les cas, ce qui vous arrive vous mène à questionner votre "dépendance" et votre capacité à surmonter les épreuves toute seule, il me semble que cette remise en question est une étape obligatoire pour arriver à être indépendant, non ?


Message Privé
09/12/2011, 17:55 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Bonjour Woody, Bonjour à tous,

Il y a quelque chose qui a profondément changé en moi au cours de mes séances du moment avec cette épreuve/étape que je traverse, c'est la nature même de mon discours et la portée de mes paroles. Je le ressens, je le vois bien. Certes la dépendance est à nouveau là, mais au fond, je crois que la séparation m'effraie.
Ce qui porte mes paroles aujourd'hui c'est la femme que je suis devenue et non plus la petite fille qui gémissait et qui a tant pleuré et libéré de colère sur ce divan.
C'est ce constat que je fais ce soir après mes 2 séances du jour : me sentir femme aujourd'hui et le revendiquer dans cet espace analytique.

Etape obligatoire ? oui sans doute mais je suis loin d'avoir tout fait parler ...

Bien à chacun,
Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
09/12/2011, 18:03 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,575

0

A bientôt, chère Cauderane,
FB.


www Message Privé
12/12/2011, 17:20 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Ce soir, c'est la tristesse qui est là dans ce que je traverse et l'envie de le dire ici ...
Tout dernièrement mon psychanalyste m'a dit "mais la psychanalyse ne va pas vous rendre normale !" ...
A moi vraiment de "faire avec ce que je suis (et là, je parle de ma part d'ombre)", à moi d'abandonner cet idéal que je m'étais fixé. Et ... cela ne se vit pas sans tristesse.

Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
12/12/2011, 17:40 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

0

J'ai compris ça aussi récemment. On fantasme tous sur une espèce de "normalité", mais en fait ça ne veut rien dire. On a l'impression que les gens "normaux" vivent tranquillement, sans problème, ne se prennent pas la tête (enfin, je dis "on", c'est moi qui ai cette impression) ; et je les envie. Mais en fait, ce n'est pas du tout vrai. L'analyse donne quand même pas mal de recul par rapport à certains fonctionnements, et si on observe un peu les gens "normaux" qu'on aimerait tellement rejoindre, on se rend compte qu'ils ne le sont pas du tout, "normaux". Ils galèrent, comme nous tous, mais souvent sans pouvoir y faire grand chose. J'ose espérer que l'analyse, si elle ne rend certainement pas "normal", permet en tout cas de faire de ses plus grandes faiblesses et souffrances quelque chose de constructif, voire une force. Mais effectivement comme vous le dites très bien, c'est avant tout un DEUIL : il faut abandonner ses idéaux, et ça, c'est très très dur en effet. Ca laisse un vide, un manque. Mais justement, il paraît que le manque, c'est ce qui fait avancer, c'est ce qui fait construire, c'est ce qui fait vivre.

C'est un gros problème, cette norme. En fait ce fantasme de la norme, c'est juste nous qui ne nous aimons pas comme nous sommes. Apprendre à s'aimer, sans aide extérieure, sans regard extérieur surtout pour nous discréditer ou au contraire nous porter aux nues, tout un programme (difficile).

Pour ma part, quand je regarde la "norme" que nous vend notre société actuelle, à base de consommation, apparence, relooking, superficialité absolue et complaisance dans l'ignorance (là c'est peut être moi qui déraille un peu, mais quand je regarde autour de moi - par exemple dans un grand magasin en période de fêtes, là, c'est la rigolade assurée - j'ai souvent l'impression qu'au fond "les gens" font n'importe quoi et ne savent même pas pourquoi, et ils s'en foutent, pire, ils AIMENT ça, mais là c'est peut être mon côté "mégalo aigri qui a toujours raison" qui prend le dessus), je suis bien content de ne pas être "normal".

Tiens d'ailleurs, question au passage, est-ce un effet de l'analyse que de se trouver un peu en décalage avec la société qui nous entoure ? Personnellement, plus j'avance et moins je me retrouve dans les valeurs qui sont proposées par les media, les politiques, etc. Un peu flippant parfois.


Message Privé
12/12/2011, 18:02 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Oui Woody, tout ça je le sais bien mais je m'étais imaginée que la psychanalyse allait vraiment guérir une fragilité qui est en moi depuis si longtemps. Elle semblait vraiment apaisée depuis quelques années et elle a ressurgit en force il y a un mois, pas complètement au hasard en même temps.
Cette fragilité ne fait pas de moi une anormale mais plutôt une personne pas comme tout le monde. Mon analyste dirait plutôt (et là, je l'entends) : "une personne unique".
... j'ai à digérer cette désillusion d'y avoir cru mais cela ne se vit pas sans tristesse.

L'analyse nous rend plus lucide sur nous même et les difficultés que nous traversons. C'est en cela que je me sens parfois seule face à des personnes qui m'entourent.

Quant aux normes sociétales et sociales avec les "il faut", "on doit" ... l'analyse nous apporte cette possibilité d'y dire "non" si cela ne nous convient pas. Combien de "non" ai-je affirmer cette année ... ? ... quelques uns mémorables dont je suis assez fière.

Je ne réponds pas complètement à votre réponse mais je l'ai lue et entend bien ce que vous y dites. Merci.

Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
12/12/2011, 18:51 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

0

Je vois mieux ce que vous voulez dire.

Mais en même temps, quoi de plus normal que d'avoir des zones de fragilité ? Quel être humain n'en a pas ? Deuils, ruptures, etc., tout cela laisse en chacun de nous des traces plus ou moins profondes, qui en fait ne cicatrisent jamais vraiment complètement, et personne n'y échappe.

Cette fragilité que vous évoquez, peut être est-ce ce qui fait votre beauté d'être humain, "normal", et en même temps votre beauté d'"individu", unique ?

Bon, d'un point de vue poétique c'est bien joli, mais je conçois que ce soit dur à avaler, ceci dit.


Message Privé
16/12/2011, 13:13 Signaler

Labello

Nous a rejoint: 04/02/2009, 13:49
Nombre de sujets: 4
Nombre de Posts: 54

0

Bonjour Caudemare, Bonjour Woody,
en vous lisant tous les deux je me dis que ce qui m'intéresse moi dans mon chemin de vie, ce n'est pas de devenir une autre, mais d'être capable de faire avec qui je suis, et pourquoi pas, de bien faire. En effet, je vois que je reste coincée dans un fonctionnement qui me fait souffrir. Je ne désire pas ne pas ressentir ce que je ressens pour fonctionner de la sorte, mais avoir une telle conscience de ce que je ressens que je puisse enfin en faire autre chose ... Suis-je claire? :)
Je nous trouve en tout cas bien courageux de faire ce chemin de l'analyse, vous ne trouvez pas?

Bon week-end :D


Message Privé
16/12/2011, 14:09 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

0

C'est la grande question du changement ! On vient souvent en analyse (enfin c'était mon cas) avec une volonté de changer. On le dit même, parfois : je n'en peux plus de tel ou tel symptôme, s'il le faut, je suis prêt à changer complètement. On y croit même un peu, jusqu'à ce que l'analyse montre ce à quoi il faudra renoncer, et là, ça commence à devenir très dur de changer. Surtout qu'en fait, on ne change pas, on se découvre tel qu'on est et tel qu'on n'a jamais voulu être, ce dont nous protègent souvent certains symptômes. C'est une sorte d'auto-deuil ?

Mais en même temps, changer, devenir un autre, ce n'est pas possible ; ou plutôt, ça ne veut pas dire grand chose. On change tout le temps, de seconde en seconde. Peut être (mais bon là je m'avance peut être un peu dans l'intello / psy de comptoir) que paradoxalement, le seul changement que provoque au final en nous l'analyse, c'est d'accepter de laisser tomber ces grands fantasmes de changement pour enfin finir par être pleinement qui on est.

Est-ce que c'est courageux de faire une analyse, je ne sais pas. Si on considère que le courage, le vrai, c'est d'affronter sa peur, alors je pense que c'est courageux. L'analyse nous met face à ce qu'il y a de plus terrifiant en nous, et ce pendant de longues périodes. Pourquoi appeler cela courage et pas masochisme, ceci dit ? Et peut-on encore appeler ça du courage alors que c'est finalement la nécessité, la souffrance, qui, pour la plupart, nous poussent en analyse, parce qu'on sent que sinon, ça serait bien pire ? On affronte l'analyse parce qu'on n'a pas le choix. Je ne sais pas si le terme de courage convient bien...


Message Privé
16/12/2011, 15:33 Signaler

Labello

Nous a rejoint: 04/02/2009, 13:49
Nombre de sujets: 4
Nombre de Posts: 54

0

Bonjour Woody,

Moi je me trouve courageuse, juste à cause du fait que j'ai souvent la tentation de fuir, de vivre, de lâcher et d'oublier, en cherchant à tout prix à être heureuse, quitte à ne rien vouloir voir, quitte à faire des thérapies comportementales.
Si je vous dis ça, c'est parce depuis ces 7 années où je suis en analyse, j'ai passé des caps extrêmements douloureux, qui au final me font prendre confiance en moi, juste parce que j'ai été capable de passer au travers. Et lorsqu'un orage arrive, j'ai de moins en moins envie d'y aller, mais j'y vais quand même ...

Ceci dit, je sais que vous avez raison ... je sais que c'est la souffrance, la profonde, celle de l'âme qui m'a conduite sur le divan, et vous avez également raison ... je ne crois pas que c'est par courage que je suis allée là. Mais j'aime quand même penser que je suis courageuse de faire ce chemin, même si je ne pourrais vivre sans le faire.


Message Privé
16/12/2011, 15:38 Signaler

Labello

Nous a rejoint: 04/02/2009, 13:49
Nombre de sujets: 4
Nombre de Posts: 54

0

Et concernant la question du changement, je crois que découvrir qui je suis vraiment m'étonne, m'émeut, me trouble, me désespère, me déçoit parfois ... mais revenir chez moi, en moi, auprès de moi ... c'est le plus beau cadeau ... et alors seulement, je peux changer de symptôme. C'est mon expérience je crois.


Message Privé
16/12/2011, 15:45 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,575

0

Merci Labello.

Bonjour chacun,
FB.


www Message Privé
16/12/2011, 16:10 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

0

Oui, je vous comprends et partage les mêmes sensations / impressions. Notamment sur le fait qu'effectivement, quand on se coltine les moments douloureux de l'analyse, on acquière une certaine confiance en soi du type : si j'ai réussi à traverser ça, alors rien n'est impossible pour moi.

Et vous avez encore raison, même si ce n'est pas forcément le courage qui nous amène en analyse, en tout cas il faut du courage pendant le chemin qui y est fait.

Merci pour votre témoignage !


Message Privé
16/12/2011, 20:01 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Bonsoir Labelo, bonsoir Woody,
Pour poursuivre et enchérir sur ce qui vient de se dire, en effet, je pense qu'entreprendre une psychanalyse est courageux. C'est aller gratter là où ça mal pour quand même s'en libérer. C'est oser affronter ce qui est noir en nous pour que ce qui est lumineux, le soit encore plus après.
Et au sujet de cette notion de changement, on en demande quand même du changement et heureusement qu'on y croit un peu parce que sinon, à quoi ça servirait tout ça ??
Mais c'est vrai que d'une certaine façon, le changement ne vient pas forcément là où il était attendu ...
Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
16/12/2011, 20:17 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Je reviens pour un message au sujet de celui qui m'a fait ouvrir ce fil.
Après mes séances du jour où je me laisse guidée pour donner du sens à ce que j'ai vécu il y a un mois, je découvre, un peu avec stupeur, comme la colère contre soi-même, que l'on rentre en soi, pour l'enfouir voire la refouler, peut faire si mal, peut être si destructrice, quitte à en devenir malade.
Voilà, c'est ma découverte du jour ... je vous la confie :D .
Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
17/12/2011, 11:58 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

0

Eh oui, effectivement, la colère est quelque chose de très destructeur.

La question c'est comment faire pour ne pas être en colère, et que faire de cette colère quand elle est là ?


Message Privé
18/12/2011, 07:30 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Bonjour Woody, Bonjour à tous,
En fait, ce que j'ai réalisé c'est que cette colère bien enfouie, et nocive par là-même, était une colère contre moi dont les autres ont été les destinataires (j'ai agi par projections) dans une sorte de "pettage de plomb".
La colère fait partie des émotions et elle est souvent très saine. Ce qui l'est moins c'est quand elle ne peut pas se dire, et là, les raisons de cette impossibilité sont à creuser, souvent au delà des évidences ...
Mais en tout cas, pour ma part, cette colère est sortie (certes dans un grand fracas) mais le côté positif c'est que je m'en sens/ressens libérée et maintenant, je peux la regarder et la travailler, grâce à la psychanalyse.
Voilà plus de précisions.
Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
18/12/2011, 11:43 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

0

Vous avez bien de la chance ! Pour ma part pour le moment je crois que c'est la psychanalyse qui me travaille, je sens au fond de moi des émotions enfouies qui me font très peur. Je crois qu'il y a aussi de la colère, et pas mal de haine ; mais je n'arrive pour l'instant pas à en faire quelque chose, ça sort parfois sous forme de pleurs et de rage (heureusement contrôlée pour l'instant) mais je ne supporte pas de ressentir ça, en fait, surtout quand c'est vis à vis de personnes qui me sont chères et qui ne le méritent pas.


Message Privé
18/12/2011, 14:01 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

De la chance ? Peut-être mais là, je découvre juste la puissance (et la nuisance) de cette colère, trop longtemps contenue alors j'en suis à élaborer ses avantages à ce qu'elle ne soit plus contenue.
Mais n'oubliez pas que je suis aussi passée par cette période que vous traversez et qui permet d'extérioriser larmes et colère (qui cachent la haine et d'autres ressentiments) mais que surtout, tout cela s'adresse à la personne de l'analyste (et non aux personnes de votre entourage). Cette adresse là est particulière vous savez ... vous dites souvent que vos séances (du moment) vous laissent souffrant et que l'analyse n'est que souffrance, mais pleurer et fulminer en présence de l'analyste, ce n'est pas une situation banale ...
L'analyste n'est pas sourd vous savez. A vous de savoir ce que cela vous fait que votre analyste entende vos larmes et votre colère ...

Pour ma part, j'ai pu remailler des passages de ma vie où ma souffrance n'avait jamais été entendue (qui avaient laissé un vide, parfois immense) mais c'est aussi en extériorisant une part de la petite-fille-qui-avait-mal-grandi sur mon divan que j'ai pu avoir accès à des souvenirs refoulés et dénouer une part non négligeable de mon histoire. Mais ça reste mon vécu de l'analyse et mon histoire.

Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
18/12/2011, 18:09 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

0

Merci de votre témoignage.

Effectivement vous touchez juste, pour l'instant, je suis en train de découvrir justement ce que c'est d'exprimer tout ça en présence de l'analyste, et effectivement c'est une relation unique. Quelqu'un qui est là juste pour écouter et accueillir, et ça, je ne l'ai jamais connu. Je vous rejoins tout à fait quand vous parlez d'une "souffrance qui n'a jamais été entendue", je me suis rendu compte de ça aussi tout récemment. Petit et même plus tard, j'ai souffert, mais personne n'a ENTENDU. On a jugé, on a eu peur, tout ce qu'on veut, mais on n'a pas entendu ; ça fait bizarre de pouvoir faire ça, et j'ai l'impression que ça s'apprend petit à petit. Ca renvoie aussi beaucoup en arrière, malgré tout, à des sensations de petit enfant, et là dessus aussi je vous rejoins tout à fait, l'expression "petit enfant mal grandi" me parle pas mal. Malgré tout, j'en suis encore à retenir des choses avec l'analyste parce que je n'ose pas, ou que je trouve ça injuste vis à vis de lui, ou aussi parce que j'ai peur de ces sentiments.

Et je ne projette pas tout sur lui, j'ai aussi des sentiments assez négatifs envers ma famille (je ne supporte pas au fond d'être comme ma mère et du coup je ressens de la haine pour elle, et ça me culpabilise énormément en fait, parce qu'elle ne le mérite pas du tout) en ce moment, que je parviens à ne pas exprimer parce qu'ils sont injustes et que je le sais, mais qui se retournent contre moi ou contre l'analyste. Bref, pour ma part je sens que j'ai pas fini de rigoler.

On sent par contre à vous lire qu'une grande partie du travail a été faite, enfin c'est mon avis intuitif en vous lisant, évidemment, qui vaut ce qu'il vaut, c'est à dire pas grand chose.

PS : des fois, je ne sais pas si vous avez ressenti ça aussi, mais j'ai vraiment l'impression de reprendre une vie à zéro, genre de repasser par des étapes : petite enfance, enfance, adolescence, etc. Comme si on recommençait avec quelqu'un d'autre que ses parents. Sauf que malgré tout on a quand même le poids et les souvenirs de notre vie antérieure. Si je regarde le type que j'étais il y a 3 ans, je ne le reconnais quasiment pas (et quelque part tant mieux, quand j'entends ce que disent de moi des gens que je voyais à l'époque et que je recroise parfois aujourd'hui, je pouvais vraiment être un gros con, là je suis juste un petit con).

PPS : travers d'analysant, aussi, un peu moche : toujours tout ramener à soi. On discute mais à chaque fois tout revient à "moi moi moi", c'est marrant, mais je m'en excuse.


Message Privé
19/12/2011, 16:12 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Tout ce que vous dites dans votre message peut être verbalisé en séance, à l'adresse de l'analyste. Avec le temps, vous oserez, sans avoir peur de ses sentiments, ou de ce qu'il pense de vous.
A propos du temps, en analyse, il n'est pas logique mais subjectif. C'est le temps que l'on se donne pour parler de soi, pour aller vers soi. Il passe par les différentes étapes de la vie, au fil des associations d'idées. Mais en effet, on peut considérer que faire une analyse, c'est se donner une seconde naissance.
Pour ma part, vous avez vu juste, j'ai fait une grande partie du travail, mais avec ces évènements récents, je m'en repaye une bonne tranche. Je me dis que mon envol n'était que le reflet de mon envie consciente mais que visiblement, mon inconscient il sait mieux que moi que ce n'était pas encore le moment ;) . Je lui fais confiance à mon inconscient, il restait encore un sacré morceau, je le découvre en terme de bénéfices pour mon futur métier (oui, avec l'analyse, j'ai exprimé le désir de reprendre des études pour changer de métier, et faire complètement autre chose, et ces études sont désormais abouties).
Bien à vous,
Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
19/12/2011, 16:44 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

0

Encore une fois je partage l'expérience du "temps subjectif". Souvent je viens en séance en me disant : "oh là ça va y aller, je vais tout lâcher, pleurer et tout" et en fait ce n'est pas du tout ce qu'il se passe ; à l'inverse, quand je ne m'attends à rien, il peut se passer des choses. En fait on ne décide effectivement pas consciemment du travail qui sera accompli à tel ou tel moment, il y a un rythme qui nous est un peu caché, j'ai l'impression.


Message Privé
11/01/2012, 17:50 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Bonjour à tous,

Je reviens ici ce soir poster "mon vague à l'âme" ...
La période sombre perdure un peu trop ... certains jours sont meilleurs que d'autres mais je ressens la sensation que lentement je m'enfonce et cela m'inquiète. La période que je traverse n'a rien à voir avec mon analyse. Non, ce sont mes "vieux démons" qui se sont rappelés à moi à la faveur d'un évènement fort émotionnellement.
Ma cure n'a pas su me protéger de ça et je vis très mal l'idée d'y faire face à nouveau ...
Je me sens partir à la dérive, comme si ma cure n'avait servi à rien ... et en même temps, je ressens quand même le bénéfice de toutes ces heures passées sur le divan, à libérer les émotions de l'enfant qui a mal grandit ...
Je ne sais pas si cela arrive de retomber bien bas et d'être envahis par de vieux symptômes au cours de la cure alors que tout s'était apaisé. En même temps mon analyse m'a fait perdre mes vieux fidèles repères si sécurisants ... sans doute n'avais-je pas eu le temps de reconstruire les nouveaux ... forts et solides ... ?
Mauvaise passe, par laquelle il faut sans doute passer pour aller mieux, cette fois-ci durablement ? J'ai envie d'y croire.

Merci de m'avoir lue

Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
11/01/2012, 19:24 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

Bonsoir Cauderane,

Je viens de vous répondre, mais mon message a été avalé.J'essaie de vous écrire à nouveau ce soir...


Message Privé
11/01/2012, 19:30 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

0

Vous le savez comme moi, ces phases hyper difficiles sont toujours enrichissantes, à terme. Evidemment, quand on est plongé dedans, on doute, on se dit que rien n'a changé, que c'est même pire qu'avant ; et puis au bout d'un moment, on sort un petit peu la tête de l'eau, et on se retrouve un peu tranquille avec soi même.

Vous allez évidemment travailler sur ce passage et cela va déboucher sur quelque chose de positif, c'est inévitable.

Pour ce qui est de la reconstruction des repères, pourquoi ne pas accepter de vivre sans repères pendant un moment (je comprends maintenant un peu mieux une phrase que mon psy m'avait dite, un jour de plainte concernant la longue période où j'avais l'impression d'une perte totale de repère : "attendez, prenez votre temps, avant de vouloir sortir de cette période") ? Si l'analyse m'apprend une chose, c'est que les fameux "repères", ce sont le plus souvent des trucs artificiels, des conventions, et qu'on peut, en fait, vivre sans pendant un moment pour ensuite en atteindre de nouveaux, choisis plus librement, plus en accord avec soi. Mais paradoxalement (et pas seulement dans l'analyse, d'ailleurs, la littérature zen faisant aussi beaucoup état de ce genre de passage), ce sont les passages lors desquels on a l'impression d'être complètement paumé, sans plus aucun repère, les plus angoissants parfois, qui sont les plus utiles pour avancer. Quand on a l'impression que tout s'écroule autour de soi, il reste toujours un truc : soi.

Enfin, un truc que je commence à faire récemment (je ne sais d'ailleurs pas si c'est une bonne idée ou pas, ni si vous pratiquez déjà ce genre d'attitude) avec plus ou moins de succès, c'est de se laisser faire. Se laisser aller mal, se laisser être au 36 eme dessous, se laisser faire par l'analyse, aussi. Faire confiance à ce qui se passe, quoi que ce soit, et ne pas tenter d'imposer à tout prix sa volonté aux choses. Lors des dernières difficultés que j'ai traversées, c'est comme ça que j'ai commencé à un petit peu remonter la pente. Bon, ça retombe après, évidemment, mais en tout cas c'est plus efficace que de lutter.


Message Privé
11/01/2012, 19:37 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,575

0

Bonsoir Cauderane. Pensée particulière. Opale va t'écrire quelques mots, mais je pense que tu sais ce qui se passe, que tu ne te connais pas mal. Pour chacun, ça déborde parfois et ça fait retour ; je m'aperçois que mes "retours en arrière" ne sont plus toujours exactement les mêmes, et qu'il m'est plus facile de les "déglutir". Mais ce que j'en dis,

A bientôt chacun,
FB.


www Message Privé
11/01/2012, 20:23 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
Nombre de sujets: 8
Nombre de Posts: 339

0

et voilà notre Cauderane qui dit s'enfoncer... courage, courage, nous sommes tous là, même sans possibilité d'agir nous te lisons et sommes de tout coeur avec toi jusqu'à ce que le soleil se lève de nouveau pour toi... c'est possible, tu le sais, tiens bon!!!:D
je te souhaite une bonne nuit reposante pour chasser un peu de ces amères pensées!
Mia


Message Privé
12/01/2012, 17:16 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Un merci tout particulier à chacun pour vos messages.

Après 2 jours bien noirs (et un réveil par un cauchemar ce matin), la journée est meilleure. Mais depuis quelques temps, je sais que ce mieux a du mal à ne pas s'échapper. Mais j'en profite en tout cas quand il est là.

Dans mon précédent message, je parlais de repères anciens que je n'avais plus et de ceux que je n'avais pas encore construits ... mais en fait, je crois que mon illusion est de croire qu'il faut absolument des repères pour vivre.
Du coup, je me lance à poser cette question : de ces repères qui nous aident, qui nous permettent de tenir droit, vous en diriez quoi ?

Encore merci à chacun :)
Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
12/01/2012, 23:02 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

0

Je pense qu'il y a une différence entre les repères que l'on choisit et ceux que l'on subit. Il y a tout un tas de repères que l'on croit sécurisants mais qui sont en fait des entraves et qui nous aliènent ; souvent l'analyse met ça à jour et on perd ces repères, dans la douleur certes, mais au final on se retrouve plus indépendant, plus fort, plus capable de forger ses propres repères, sa propre vie. C'est vraiment ce que je ressens parfois durant l'analyse, en tout cas, cette sensation de ne plus rien savoir sur rien ; mais au final, ça peut tout à fait être quelque chose d'enrichissant. On ne sait plus rien sur rien, mais on est là. On se découvre petit à petit comme ça, en se détachant de ses "repères", en en cherchant de nouveaux...

Sur un plan plus "philosophique", je crois que les repères, ce sont juste des histoires qu'on se raconte pour se rassurer. "Je suis comme ça", "ce soir je vais faire ça", "machin est comme ci, machin est comme ça" ; tout ceci est en fait un petit peu illusoire. La "vérité", bien difficile à accepter je trouve, c'est qu'en fait on ne sait pas grand chose de ce qui nous entoure et de ce qui nous détermine et qu'au fond, de nos vies, on ne contrôle pas énormément de choses ; ça, on s'en rend compte justement quand nos repères s'effondrent. On croit à un tas de choses qui ne correspondent en fait à rien de nous ou qui proviennent de projections que l'on fait sans s'en rendre compte. C'est terrible mais en même temps ça permet aussi une liberté, qu'on trouve dans la citation de la page d'accueil du site de Francis, d'ailleurs : "faire de sa vie son oeuvre". Ca veut dire qu'à un moment, on se rend compte que ce qu'on croit, la façon dont on voit la vie et les choses, on peut le changer, puisqu'on a cru à ses bons vieux et obsolètes repères pendant si longtemps. On a un pouvoir sur sa propre vie, ne serait-ce que dans la façon dont on se la représente, ce qui fait tout, en fait.

Bref, pour ma part, je ne suis pas contre avoir des repères, mais sans en être dupe ni esclave. Et je pense aussi que oui, on peut vivre sans repère, mais que c'est difficile et que ça demande un travail sur soi énorme. Lorsqu'on se contente d'être juste soi, alors on a besoin de rien d'autre.


Message Privé
13/01/2012, 14:02 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

Bonjour Cauderane,

J'ai lu ton message.Oui, ça arrive de "retomber bien bas". Si je me permets de te l'adresser c'est que c'est, malheureusement, du vécu. J'ai été attentive à ce que tu disais et j'ai relié cet "évènement fort émotionnellement" avec cette "chute" que tu sembles mal supporter. Lorsque ce genre d'accident survient, ça fiche un bazar monstre, il faut un temps certain pour reprendre ses esprits et mobiliser ce que l'on sait de soi, de son histoire, de son fonctionnement - éventuellement par le biais de l'analyse - pour ne pas (trop) se laisser envahir ou submerger par le découragement.Quel que soit le temps nécessaire, ne baisse pas les bras.Comme le disait notre administrateur, ce n'est jamais un retour à zéro, il y a toujours un tour de plus, même si, sur le moment, c'est le découragement qui domine.
Si tu as eu ou as cette clairvoyance, cette capacité à te servir de ton analyse pour éclairer ta lanterne, surtout ne laisse pas tomber. C'est encore plus difficile ensuite de supporter les "surprises" que la vie réserve et de se dire "j'aurais dû, j'aurais pu...". Laisse toi le temps de reconstruire sur le vide que la disparition de tes "repères sécurisants" a laissé, quitte à te laisser le temps simplement d'aller mal, laisse toi le temps d'accueillir tout ça. C'est important, enfin de mon point de vue évidemment...

J'arrête là au risque de déborder sur une problématique qui ne serait pas la tienne.
Sache simplement que (malgré les mauvais tours que peut jouer un ordinateur:( ) tu es lue, même dans les grandes lignes.

Je te souhaite bon courage, essaie de reprendre du poil de la bête...

Op'


Message Privé
14/01/2012, 07:31 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

1
Francis Bismuth aimen(t) ca!

Bonjour Opale,

Merci beaucoup de ta réponse assez clairvoyante sur ce que je traverse : "ce bazar monstre" que tu nommes et dans lequel je me retrouve bien, est le fruit de mon inconscient et l'analyse, tout comme l'analyste, sont là pour m'aider à en saisir la portée. Une partie est déjà bien éclairée, ce qui me fait dire que ce bazar (j'aime bien ce mot ;) ), je ne le vois pas forcément comme une régression, mais ça c'est quand j'en intellectualise les bénéfices. Dans mon quotidien, quand la boule d'angoisse est là dans mon corps, quand j'en suis à me trouver si nulle au point que je m'enferme dans un silence, ces bénéfices ne me parlent pas et alors là, oui, le découragement est là avec son corolaire, le doute. Malgré tout, les bénéfices de ce "bazar", ainsi que les bénéfices de ma cure sont là, en arrière plan de tous ces ressentis forts désagréables, et je dois avouer qu'ils évitent probablement que je ne descende trop bas : c'est ce fameux "tour de plus" que tu emploies, image que tu reprends des propos de Francis.

En tout cas, face à ce bazar monstrueux du moment (osons les mots ;) ) qui me renvoie au passé où j'étais en psychothérapie, c'est là que je vois la différence avec l'approche psychothérapeutique. L'analyste n'est pas dans la compassion et cette "froideur" apparente est franchement opérante dans le processus analytique.

La couleur noire ne gagnera pas, je le sais bien. J'y crois et me le répète même si, certains jours les doutes sont plus forts.

Merci Opale.
Merci aussi à Woody Richard pour sa réponse.

Bon WE à tous,
Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
14/01/2012, 07:38 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,575

0

Bon Week-end Cauderane, ainsi qu'aux intervenants et lecteurs.
Je lis chaque publication, au fur et à mesure qu'elles sont publiées. Silence n'est pas synonyme d'indifférence.

A bientôt chacun,
FB.


www Message Privé
14/01/2012, 10:44 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

0

En même temps (ce n'est que mon avis de "débutant"), c'est justement (et malheureusement) quand on ressent cette angoisse dans son corps que le travail se fait, j'ai l'impression. Les séances ont des impacts physiques aussi au niveau de l'angoisse ; tout est lié, toucher à l'inconscient, c'est toucher au corps, et toucher au corps, c'est aussi parfois se mettre en situation de faiblesse perçue mais souvent pas réelle.

Je suis aussi comme vous, je ne supporterais pas (plus ?) de compassion de la part de l'analyste dans ces moments. L'analyse nous met face à notre responsabilité, aussi, personne ne va venir régler nos problèmes ou nous consoler, et c'est tant mieux peut être !

L'analyse en tout cas jusqu'à maintenant m'a toujours permis de continuer à agir malgré l'angoisse qui va et vient. Le truc c'est que j'aimerais bien qu'elle arrête d'aller et venir une bonne fois pour toutes, on peut rêver !

Patience, en tout cas, ça va aller mieux, comme toujours ; l'être humain est bien fait et a un potentiel d'auto guérison énorme.


Message Privé
15/01/2012, 09:27 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Bonjour Woody, Bonjour à tous,

Vos réponses insistent sur un point : vous dites que le travail analytique se fait quand on ressent des angoisses dans son corps. Vous avez raison, certainement, parce que ces angoisses sont une manifestation de l'inconscient, et que "ça" tiraille sacrément en dedans. Mais la problématique de ces angoisses peut être différente selon les personnes, selon aussi le contexte, et le pourquoi elles sont là.
Pour ma part, c'est un évènement donné, extérieur à l'analyse, qui provoque tout un retour d'anciens symptômes que je voulais croire "guéris". Je dois digérer l'évènement avec surtout ses conséquences pratiques sur ma vie personnelle et professionnelle et en même temps faire avec ce retour de symptômes. Ce n'est pas toujours simple ... je me sens à nouveau malade, comme il y a des années, bien avant la psychanalyse, mais avec mes repères sécurisants en moins ...

Certains jours sont meilleurs. Et puis d'autres jours la souffrance est trop forte. Mais dans toutes ces couleurs un peu sombres, lorsqu'un moment heureux se présente, j'en profite pleinement même si je sais qu'après, ma réalité me rattrape vite.

Je n'en dis pas plus, ma "plainte" me fatigue même si je la dépose quand même ici.

Bien à chacun,
Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
15/01/2012, 10:14 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,575

0

Bonjour,
Quelqu'un aurait dit ici que le travail psychanalytique se fait quand on ressent les angoisses dans son corps?
Pas nécessairement, me semble-t-il à l'expérience.
Le travail peut se faire sans angoisses, et un ressenti corporel n'est pas synonyme d'un travail analytique plus en cours, que sans ressenti corporel.
Mais je n'ai pas attentivement lu tout ce qui précède.

A bientôt,
FB.


www Message Privé
15/01/2012, 11:17 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
Nombre de sujets: 8
Nombre de Posts: 339

0

Il me semble que la psychanalyse malmène le corps, au moins par moments.
En ce qui me concerne, des séances d'ostéopathie ou d'acupuncture m'ont parfois aidée à prendre soin aussi de ce corps dont j'avais l'impression que l'analyse ne faisait pas grand cas. Avec parfois un brin de culpabilité, comme si l'analyse ne pouvait me suffire, comme s'il me fallait toujours plus, comme si je cherchais ailleurs ce que j'étais incapable de trouver en analyse... Mais cela a aidé ponctuellement mon corps mis à mal :p .
bon dimanche à tous, ensoleillé semble-t-il!
Mia


Message Privé
15/01/2012, 12:28 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

Bonjour,

Les maux physiques, pour ma part, n'apparaissent jamais par hasard ou, disons, "isolés" de ce qui se passe dans "ma boîte noire". C'est un signal. Avec ça, je sais, ça ne va pas faire avancer le "schlimblick"...

Bon dimanche.


Message Privé
15/01/2012, 13:58 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Bonjour Francis,

Je suis d'accord avec ce que tu dis, le travail ne se fait pas nécessairement accompagné d'angoisses, heureusement d'ailleurs :) . Mais les crises d'angoisses peuvent être le signe que ça tiraille en dedans. A cause de l'analyse ou indépendamment d'elle.
En attendant ... quelle plaie ces angoisses :(

J'ai malgré tout profité du soleil ce matin :D

Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
26/01/2012, 15:44 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Bonjour à tous,

Je viens donner quelques nouvelles.
Après encore deux séances bien difficiles sur le plan émotionnelles vécues la semaine dernière, le travail psychique s'est remis à l'oeuvre et j'ai pu libérer ce mardi des paroles jamais dites dans mon espace analytique.
Après tout ce temps de marasme sur fond d'angoisses abondantes, me voici à nouveau en chemin pour gagner en légèreté ...

Bien à tous,
Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
26/01/2012, 15:47 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,575

0

Bonjour Cauderane,
N'est-ce pas ce qu'il m'avait semblé lire ailleurs ?

Bien à toi, bonjour à chacun,
FB.


www Message Privé
28/01/2012, 14:14 Signaler

prune

Nous a rejoint: 26/11/2008, 10:00
Nombre de sujets: 5
Nombre de Posts: 264

0

Bonjour Cauderane,
C'est inévitable, un jour il devient possible de trouver son chemin, même dans une jungle hostile, CQFD :)
Bon week-end à tous !


Message Privé
14/02/2012, 05:50 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

1
Francis Bismuth aimen(t) ca!

La légèreté est toujours là.
J'avais juste envie de le dire :D ...

Un bonjour à tous,
Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
14/02/2012, 09:50 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 385

1
Cauderane aimen(t) ca!

Pfff, même pas drôle, l'autre, eh !

Non, sincèrement, très heureux pour vous !


Message Privé
23/03/2012, 20:35 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

5
melimelo, Francis Bismuth, -Ka-, prune, Woody Richard aimen(t) ca!

Je reviens ici dans """mon""" espace du moment pour vous exprimer encore comme je me sens toujours aussi légère ...

Je sors de séance : parler de moi durant toute une séance en terme positif puis finir par dire que je me trouve belle (au sens de belle personne), ben ... croyez moi, c'est pas commun ! ...

...

C'était Cauderane en direct live de sa bulle :)


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
23/03/2012, 21:47 Signaler

Chica

Nous a rejoint: 20/01/2011, 16:49
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 59

1
Francis Bismuth aimen(t) ca!

Cauderane,
Juste quelques mots pour vous dire que c'est un grand plaisir de lire cela!
Profitez! De plus, vous voyez, ça fait plaisir alentour!...la joie est contagieuse...
Chica


Message Privé
23/03/2012, 21:58 Signaler

melimelo

Nous a rejoint: 18/07/2011, 09:08
Nombre de sujets: 1
Nombre de Posts: 124

1
Francis Bismuth aimen(t) ca!

Bien contente pour vous Cauderane, ça fait plaisir à lire en effet,

Je n'en suis encore qu'à "l'insoutenable légèreté de l'être",
J'aimerais être comme vous, tout simplement légère comme une bulle de savon...

Profitez bien de ce bien être qui a l'air de si bien vous aller :D

Bon we


Message Privé
24/03/2012, 08:40 Signaler

-Ka-

Nous a rejoint: 18/03/2012, 12:40
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 78

0

c'est une très bonne nouvelle et je souhaite évidemment que cet état d'apaisement perdure le plus longtemps possible !! félicitations et surtout il s'agit maintenant de profiter au maximum :D


Message Privé


Cliquez ici pour suivre ce sujet sans y participer.