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antidépresseurs ?

08/03/2010, 11:42 Signaler le sujet

florentine

Nous a rejoint: 26/01/2010, 10:18
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Bonjour,

c'est pas la forme et ça dure depuis 4 mois.

J'hésite à trouver un médecin qui me prescrive des antidépresseurs... Je ne suis pas tous les jours au plus mal, mais souvent le quotidien m'est pénible, ça me demande un énergie dingue de "prendre sur moi" et d'aller travailler... Tout peut me déprimer en 1 minute, même ce qui à priori est plutôt gai...

J'ai la sensation de mettre temps, énergie, rationnalisation pour remonter lentement la pente et paf, en l'espace de 30 secondes je chute direct et c'est reparti... Sisyphe...

Je sais que si je vais chez n'importe quel médecin il va m'en prescrire, mais je me demandais si cela était compatible avec un travail d'analyse ? Les médicaments ne résolvent rien mais me permettraient peut être de me sentir mieux un peu plus que quelques jours. D'un autre côté, je me dis que c'est justement quand ça ne va pas que j'arrive à dire les choses avec le moins de censure... Et que c'est normal aussi, d'aller mal, parfois. J'ai peur d'endormir mon travail analytique en même temps que mon envie de pleurer, et de me retrouver au même point quand j'arrêterai les AD, en ayant rien réglé du tout.

Merci pour vos réponses.


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08/03/2010, 12:55 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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0

bonjour Florentine!

vous souhaitez des réponses, voici mon humble avis. :wink:

voici ce que je dirais à toute personne, en analyse ou non:
si vous pouvez faire sans anti-dépresseurs, faites sans...
si vous ne pouvez pas faire sans anti-dépresseurs, faites avec... logique, non?
(pour info, j'ai moi-même été sous antidépresseurs, c'était avant de commencer mon analyse.)

d'un point de vue strictement psychanalytique, les antidépresseurs sont sûrement une absurdité, du point de vue de l'humain qui souffre, ils peuvent être une aide ponctuelle. vous semblez de toutes façons être au courant que cela ne résoudra pas le fond de l'affaire! alors... à vous de voir!?

je ne pense pas que les AD empêchent le travail analytique de se faire.
sous AD, vous pouvez en profiter pour vous dérober et arrêter ce travail psychanalytique.
vous pouvez au contraire en profiter pour le poursuivre plus sereinement.

bon courage!
bien à vous,

mia


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08/03/2010, 14:01 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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Bonjour,

C'est délicat de déconseiller ou, au contraire, de vous encourager à demander des AD. Tout doit dépendre de ce que vous vous sentez capable de supporter et ça, selon les personnes, c'est variable. J'ai eu recours aux anxiolytiques à un moment donné alors que j'avais déjà commencé mon analyse.J'en prenais peu, juste ce qu'il me fallait pour supporter un moment que je vivais comme traumatisant. Je n'ai pas senti d'effets négatifs sur mes séances de l'époque, c'était une fois sortie du cabinet que ça devenait insupportable et c'est sur ce point là que ça m'a été d'un grand secours mais, par la suite, j'ai senti que je pouvais très bien arrêter d'en prendre, ça n'était plus nécessaire.
Mais dans tous les cas, je recommande de ne pas se jeter dessus ou d'en demander trop rapidement. Si vous vous sentez à l'aise avec votre analyste, parlez lui en...ça peut être un moyen de faire la part des choses entre un évènement traumatisant pour vous, que vous vivez très mal (et qui nécessiterait provisoirement des AD ou anxiolytiques, le temps que vous vous sortiez de là) et des affects peut-être un peu déconcertants qui peuvent faire partie d'une analyse pendant un temps...
Le mieux, je crois, c'est d'en parler avec votre analyste: il connaît votre situation et vous rencontre régulièrement.

Bon après-midi

Bon courage


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08/03/2010, 18:34 Signaler

Invité



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Bonjour,

Je sais que si je vais chez n'importe quel médecin il va m'en prescrire

Ah bon, comment le savez-vous ? Parlez-en aussi avec votre médecin habituel , à moins que vous n’en ayez pas.

mais je me demandais si cela était compatible avec un travail d'analyse ?

Cela ne me semble pas incompatible( j’en ai pris un temps sur prescription médicale puis j’ai arrêté because beaucoup d’effets secondaires pires que le mal dont je souffrais…).La dernière fois que je suis allée consulter mon médecin pour motif psy, il m’a fait un arrêt de travail , le temps nécessaire pour passer le cap.

Bonne soirée


08/03/2010, 19:33 Signaler

florentine

Nous a rejoint: 26/01/2010, 10:18
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mia

d'un point de vue strictement psychanalytique, les antidépresseurs sont sûrement une absurdité

pouvez-vous développer ? En quoi est-ce absurde ?
mia

je ne pense pas que les AD empêchent le travail analytique de se faire.
sous AD, vous pouvez en profiter pour vous dérober et arrêter ce travail psychanalytique.
vous pouvez au contraire en profiter pour le poursuivre plus sereinement.

oui, c'est justement ma question. Et certes, ça dépend de moi. Merci pour votre réponse.

Florentine


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08/03/2010, 19:52 Signaler

florentine

Nous a rejoint: 26/01/2010, 10:18
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opale
Mais dans tous les cas, je recommande de ne pas se jeter dessus ou d'en demander trop rapidement.

Oui, c'est certain. Je ne suis pas du tout du tout médicament. Mais là, je me sens en déprime "de fond", et pas l'impression d'arriver à en sortir et je sens que c'est pas demain la veille que ça va aller mieux. Pour la première fois, je me sens "malade". Et je dois assurer le quotidien d'une famille, le travail...
opale

Si vous vous sentez à l'aise avec votre analyste, parlez lui en...ça peut être un moyen de faire la part des choses entre un évènement traumatisant pour vous, que vous vivez très mal (et qui nécessiterait provisoirement des AD ou anxiolytiques, le temps que vous vous sortiez de là) et des affects peut-être un peu déconcertants qui peuvent faire partie d'une analyse pendant un temps...

oui, je vais lui en parler... mais là elle est en vacances. Je lui avais déjà dit en décembre que je partais le matin de chez moi pour aller au boulot et qu'en chemin je m'arrêtais parce que j'étais en pleurs et je me demandais si j'allais faire demi-tour et aller chez le médecin, ou tenir pour aller au travail. Je suis contente d'être toujours allée au boulot pour l'instant. Mais je crains de ne plus arriver à travailler tellement je suis triste et absente, et vide... J'ai bien conscience de mon état et c'est pour ça que je me sens malade.

opale

Bon courage

Merci

Florentine


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08/03/2010, 20:20 Signaler

florentine

Nous a rejoint: 26/01/2010, 10:18
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Louise
Ah bon, comment le savez-vous ?

Il suffira qu'il me demande comment ça va pour que je me mette à pleurer. La réponse médicale est rarement autre que prescription. Et outre les larmes, j'ai bien les symptômes qui mènent vers un traitement.

Merci pour votre réponse.


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09/03/2010, 10:24 Signaler

Nouchka

Nous a rejoint: 24/02/2010, 14:17
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Bonjour Florentine, bonjour tout le monde! :wink:

En effet vu ce que vous décrivez, il semblerait qu'une aide médicale soit adaptée mais pourquoi ne pas vous tourner vers quelque chose de plus léger que les AD qui ont des effets secondaires? Il existe des anxiolytiques légers ou des plantes qui aident à passer le cap et qui n'entraveront certainement pas le travail analytique car justement plus léger. :wink:
Votre médecin sera certainement plus apte à vous conseiller, mais d'autres alternatives que les AD sont possibles!
Bon courage à vous, ce n'est pas une situation facile à vivre!

Bonne journée! :wink:


Il faut se connaître soi-même. Quand cela ne servirait pas à  trouver le vrai cela au moins sert à  régler sa vie, et il n'y a rien de plus juste.
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09/03/2010, 12:57 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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Bonjour à tous,

Florentine, vous me demandez:

[quote]d'un point de vue strictement psychanalytique, les antidépresseurs sont sûrement une absurdité

pouvez-vous développer ? En quoi est-ce absurde ? [/quote]

Absurde n'est sans doute pas le bon mot. Ce que je voulais dire est assez banal, mais je le reprécise:
Je souhaitais dire que pour la psychanalyse, la source des maux vient de conflits intra-psychiques inconscients; tandis que pour la médecine, l'origine est biologique. Donc la psychanalyse n'a rien à voir avec les médicaments, ce sont deux champs différents.
Avec un bémol malgré tout, et qui semble vous retenir: les médicaments qui seraient comme une camisole pour les émotions et la parole. Personnellement, je ne crois pas que si des médicaments sont nécessaires, ils entravent le déroulement de l'analyse. ils peuvent éventuellement, temporairement, rendre la vie et l'analyse plus supportables à une personne en détresse. à moins, comme je l'ai dit, que cette personne en profite pour croire que tout est réglé, pour fuir et arrêter l'analyse!


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09/03/2010, 18:58 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

Pas trop le temps de commenter même si je suis les échanges.
Florentine, si vous êtes engagée dans un travail psychothérapeutique ou psychanalytique, faites - selon moi - à votre guise quant aux médocs.
J'en ai parfois pris en cours d'analyse, les personnes que je reçois en prennent toujours ou parfois ou nullement : une personne engagée dans son travail avec une ou un psy, ce ne sont pas les médicaments, les boulimies, les joints ou apéros du soir qui y changeront grand chose.
Si ça ne va pas depuis 4 mois comme vous l'écriviez, c'est bien sûr et probablement à investiguer, avec ou sans pilules - qui, pour les antidépresseurs, speedent plus qu'elles n'éteignent.
Nous ne pouvons pas - enfin, "je" ne peux pas - vous répondre beaucoup plus ici : faites vos expériences.
Mais les réponses à suivre sont les bienvenues.

Bonjour chacun,
FB.


www Message Privé
10/03/2010, 01:26 Signaler

Isha

Nous a rejoint: 05/12/2008, 21:54
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0

Bonsoir,

Oui, suis bien d'accord avec Francis.
C'est sensible, il n'y a pas de recette, et c'est tant mieux.
Je pousserais même un peu plus l'idée, qu'il arrive même que le traitement permette des acalmies, ou un seuil de calme suffisant pour reprendre le travail d'élaboration devenu impossible.
L'important reste que ça parle.

Bien à vous tous

I.C.


"Si tous les poètes pouvaient se donner la main, ils toucheraient des doigts d'auteurs". SOL
www Message Privé
10/03/2010, 20:21 Signaler

Melyna

Nous a rejoint: 21/03/2009, 00:01
Nombre de sujets: 15
Nombre de Posts: 157

0

J'ai commencé ma thérapie sous AD alors que j'y étais farouchement opposée et avec le recul je me dis qu'ils m'ont sans doute aidée à débloquer ma parole .
Bonne soirée/nuit
M.


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