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Cercle des professeurs et des chercheurs disparus

13/02/2009, 10:27 Signaler le sujet

Francis Bismuth

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"Pour la création d'un Cercle des professeurs et des chercheurs disparus"

Communication universitaire et civique à lire, nécessairement :
http://journaldumauss.net/spip.php?artic[…]article468

A bientôt,
FB

PS : Contrairement à ce que j'avais cru comprendre dans un premier temps, il n'est pas nécessaire d'être enseignant ou chercheur pour être signataire de cette communication.


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13/02/2009, 14:22 Signaler

prune

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C'est surprenant, quand même, de voir s'étaler les qualités et titres des signataires.
Même si je suis d'accord avec le texte, pour avoir côtoyé de près ces problèmes, je n'ai pas envie de signer. Peu-être trop corporatiste, ce texte ?
Cordialement


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13/02/2009, 14:30 Signaler

Francis Bismuth

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Bonjour Prune,
Corporatiste, je ne crois pas. Je leur ai écrit notamment ça avant de signer :
"(...) Je ne suis cependant ni chercheur, ni enseignant : juste psychologue (DESS psychologie clinique et pathologique) et psychanalyste.
Si mon soutien civique vous intéresse, je serai volontiers signataire de votre mouvement.(...)"
et vois maintenant apparaître mon nom suivi de "psychologue et psychanalyste". Je n'y vois donc pas un corporatisme universitaire, mais un appel aux citoyens. M'enfin, peut-être fallé-je que je chausse mes bésicles? :D
Quoiqu'il en soit et comme vous le soulignez, ça ne doit pas faire disparaître l'intérêt de leur prise de position.

Cordialement,
FB


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13/02/2009, 15:00 Signaler

Isha

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Merci francis pour cette information très importante, qui est bien au coeur de ce qui me préoccupe en ces jours de "prêts à penser" de masse...

Particulièrement sensible à ce passage, exprimant précisemment ce pour quoi j'aimerais trouver la forme de mon engagement citoyen :

"...Aussi bien, ce qui nous importe ici n’est pas d’énoncer ce qui doit faire partie des savoirs généraux légitimes mais d’affirmer l’absolue nécessité à la fois qu’il existe des savoirs généraux partagés, et de préserver et de faire revivre un certain type de rapport au savoir, à sa production et à sa transmission. L’Université, l’Universitas s’est définie en tant que telle par cette aspiration à une certaine universalité du savoir. N’hésitons pas à qualifier ce type de rapport au savoir, indispensable à la pensée et au fonctionnement d’une Université digne de ce nom, de « désintéressé ». Ce qui ne signifie évidemment pas : « sans intérêt ». Au contraire, les savoirs désintéressés sont ceux auxquels on désire accéder ou transmettre parce qu’ils sont source intrinsèque de plaisir, d’étonnement, de passion, d’excitation ou d’émerveillement. Les plus intéressants, donc. Ou bien ceux que l’on doit acquérir pour devenir pleinement citoyen de son époque, et acteur social à part entière."

...Je souscris donc et signe.

Merci


"Si tous les poètes pouvaient se donner la main, ils toucheraient des doigts d'auteurs". SOL
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19/01/2010, 15:23 Signaler

Isha

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http://www.sauvons-la-clinique.org/spip.[…]?article19

Y a des jours où j'ai peur.
Les politiques, sous couvert de crise, raflent une grande part des acquis en matière de soins.
Sur le terrain où tous les jours je vis, j'y déplore combien il est difficile de préserver les espaces associatifs et institutionnels d'élaboration psychique, je pense aux CMPP, aux associations de soins , pour toxicomanes notamment(où je travaille).
Espaces construits sur les fondements analytiques.
Un "luxe" maintenant !
Le pullulement des dispositifs poussant comme des champignons, commandités par l'état pour calfeutrer ici et là des "comportements" qui dérangent, envers lesquels il faut "agir", vite et efficacement entraînant une désertification lente des dites structures, est grave.
La psychanalyse et les médias, dites-vous ?
Ce n'est pas tant votre psychanalyste qui prend la parole en publique, qui viendrait chatouiller ici et là, ce qu'il exhiberait du boudoir intime de votre travail, que la nécessité, à mes yeux urgente, de transmettre enfin comment la psychanalyse pose le cadre d'une approche du sujet.
Sujet étouffé, malmené, par des exigences sociétales de plus en plus lourdes et surfaites.
Dire comment nous travaillons, en tant que psychanalystes auprès de publics socialement et culturellement précaires, inscrivant leur mode relationnel d'avantage dans les passages à l'acte que dans le langage, serait à mon sens, témoigner de l'évolution riche et toujours en mouvement de la psychanalyse aujourd'hui.
Faire dériver, comme nous le fait savoir cet article, les travaux cliniques et de recherche sur le critère de l'"impact report", est d'une dangereuse sournoiserie.
Insupportable !
Suis en colère et vais de ce pas, rejoindre mon petit groupe de résistants avec qui nous tentons d'écrire pour rendre compte de cette dimension éminemment politique de la psychanalyse.

Je tenais à vous le faire partager, vous tous ici, qui témoignez si richement de vos évolutions personnelles.

Bien à vous.

Isabelle Caillard


"Si tous les poètes pouvaient se donner la main, ils toucheraient des doigts d'auteurs". SOL
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19/01/2010, 15:53 Signaler

Francis Bismuth

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De tout cœur avec toi et dans le même éberluement face à ces tendances "techno-scientistes".
FB.


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19/01/2010, 16:33 Signaler

prune

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Merci Isha !!

Je suis en colère aussi. Mais d'abord, pardon c'est une peu long ... je ne sais pas si vous avez vu passer ceci (je continue après) :

---------------------------------

CERSA : SÉMINAIRE 14 JANVIER-2010 : "...sortir de la tristesse..."

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cher(e)s collègues
Vous êtes invité(e)s au séminaire du 14 janvier 2010 sur "Le citoyen face à
l'action collective" qui aura lieu toute la journée au CERSA, Paris.
Tous les details figurent dans les fichiers joints. Merci de diffuser
l'invitation sur vos listes.
bien amicalement
Danièle Bourcier
Gilles Heriard Dubreuil

2ème Journée d'Etude

Le citoyen face à l'action collective

Organisée par le Groupe TRUSTNET

Danièle Bourcier (CERSA Paris 2), Gilles Hériard Dubreuil (Mutadis), Sylvain
Lavelle (CETS Polytechnicum de Lille), Bettina Laville (Vraiment Durable,
Landwell)

Jeudi 14 janvier 2010

de 9h à 18h

au Centre d'Etudes et de Recherches de Science Administrative (CERSA) Université
Panthéon Assas Paris II

10, rue Thénard - 75005 Paris (Métro Cluny Sorbonne)

Programme

9h30 - Accueil

Matinée : Résumé des controverses posées lors de la 1 ère journée d'Etude *

10h - Présentation des éléments de discussion et évolution des problématiques

par D. Bourcier, G. Hériard Dubreuil, S. Lavelle

10h30 – Discussion et propositions

12h30 Déjeuner buffet

14h - Bettina Laville, Cabinet Landwell : Le Grenelle de l'environnement : un
processus démocratique ?

15h30 - François Féral, Faculté de droit de Perpignan, Sur les pratiques de
gestion de bien commun: le cas des prudhomies de pêcheurs en Méditerranée

14h45 - Pierre-Yves Monteléon, CFTC : titre à déterminer (à confirmer)

16h15 - Discussion

17h - Fin de la journée
*Thématiques proposées pour la matinée

La place du citoyen dans la tradition démocratique

Les transformations de la citoyenneté contemporaine

Le citoyen, le travailleur et le consommateur : articulation ou cloisonnement
des rôles dans l'action collective ?

La désaffection démocratique, le repli dans la sphère privée

Les nouvelles formes contemporaines de l'action citoyenne et militante. Les
limites de l'engagement citoyen, vers une figure de citoyen retraité ?

La désaffection du modèle révolutionnaire et la démocratie du contre-pouvoir

La libération des savoirs et la compétence citoyenne

Séminaire de recherche coopérative "Modèles et processus de gouvernance
démocratique dans le champ des technosciences: Au-delà du modèle dialogique ?"

Eléments de discussions et de controverses pour la matinée du 14
janvier 2010

Ces éléments de discussion ont été préparés par D. Bourcier, G. Hériard Dubreuil
et S.
Lavelle à partir de leurs questions et réflexions libres suite à la première
session du séminaire qui s'est tenue le 15 juin 2006 sur le thème : "La science
est-elle une affaire publique ? Enjeux, conditions et limites de l'exercice de
la démocratie dans le champ scientifique" (avec Thierry Gaudin, Annick Jacq,
Andrew Feenberg, Vincent Comparat, Danièle Bourcier)

Ces éléments seront présentés lors de la seconde session du séminaire qui se
tiendra le 14
janvier 2010 et serviront de base à une discussion ouverte.

Ce document ne revêt donc pas une forme définitive, il vise à élaborer un
questionnement qui sera approfondi au cours des sessions successives du
séminaire. L'objectif est d'élaborer, à partir de l'expérience du champ du
développement technoscientifique, une plateforme de recherche sur la base d'un
nouveau questionnement concernant les voies de la construction d'une culture
démocratique.
Nous avons volontairement adopté un vocabulaire et une argumentation de
l'engagement, ou plus clairement, un point de vue subjectif qui ne veut être ni
scientifique ni militant. Nous pouvons préciser ce choix après les études et
recherches de terrain que nous avons menées collectivement depuis plus de dix
ans dans le secteur de la gouvernance démocratique: il nous paraît congruent
avec nos exigences actuelles d'exploration, d'écoute et d'expérimentation
sociales en se distinguant des discours neutres sur la participation sous toutes
ses formes

Problématiques repérées, controverses et questionnements:

Les discussions font ressortir la nécessité de dépasser l'horizon unique des
technosciences et de l'action citoyenne. Le scientifique est un citoyen qui
désormais entre dans la compétition libérale mondiale. Comment peut-il retrouver
les chemins (plus efficaces) de la "libido sciendi" au sein d'une communauté de
connaissance, thème abordé dans la première session ?
Les pathologies de l'action citoyenne (désaffection démocratique, repli dans la
sphère privée, cloisonnement citoyen/travailleur/consommateur, "stakeholder
fatigué", informations contradictoires, sentiment d'impuissance) ne sont pas le
fait des citoyens mais du cadre institutionnel qui leur est imposé

Le développement technoscientifique qui occupe le devant de la scène
n'exerce-t-il pas un effet de sidération en pompant les énergies disponibles (et
en les asséchant) ? Comment éviter de se faire systématiquement "dérouter"
(sortir de notre propre route) par les impératifs sans vision de la
technoscience ?
D'où vient la fatigue des parties prenantes ? D'où vient la désaffection des
métiers
scientifiques par les jeunes ? Est-ce une affaire de communication et de
marketing de la
science ? Pauvreté, épuisement des ressources naturelles, pollutions et déchets,
réchauffement climatique, guerre, …sont-elles des externalités de notre modèle
actuel de vivre ensemble ?

Peut-on se contenter de minimiser-résoudre-compenser ces effets sans s'épuiser ?
Ne faut-il pas remettre en route des recherches d'alternatives ?
Comment sortir de la lecture imposée par la logique du risque comme externalité
et ses
traductions en termes de compensation et de réparation ?
Absence de marge de manœuvre des employés, cadres (et même cadres dirigeants) à
un
niveau n dans une structure hiérarchique, tous pris dans des logiques qui
s'imposent à eux à travers des normes (managériales, comptables notamment) à la
définition desquelles ils n'ont pas accès. Constat d'absence d'espace de marges
de liberté dans les grandes entreprises : "je suis pieds et poings liés". Ceux
qui sont en souffrance dans le monde du travail (dans le champ scientifique ou
des objets technologiques notamment). La citoyenneté se construit sur les lieux
de travail et non dans les lieux de loisir.

Faillite de la logique de l'idéologie de marché (transparence, équité, liberté)
qui produit de
l'opacité, de l'inéquité, des positions dominantes, de l'uniformité. L'Etat
n'a-t-il pas failli
dans sa mission de surplomb vis-à-vis des intérêts économiques? Les employés
d'ARCELORMITAL ont fait une plaque à la mémoire de la déclaration du chef de
l'Etat : "l'Etat ne vous laissera pas tomber ». De l'impuissance à la
résistance, sortir de la tristesse.

Ceux qui sont entrés dans une posture active semblent s'être organisés pour
avoir des
éléments d'indépendance (économique, sociale, culturelle) qui leur permettent un
recul par rapport à des logiques dominantes. Ceci implique d'avoir fait des
choix profonds de vie, de fixer des priorités, d'être sorti d'une logique
consumériste, de mimétisme (toujours plus, comme l'autre). Inégalité suivant le
capital social. Cette autonomie est aussi liée à un enracinement dans le
territoire, dans la vie concrète (lien
avec le concept d' "humanité concrète" de TRUSTNET).
Référence à "l'homme sans l'occident" de Depardon. Relire Levi-Strauss, ses
Tristes
Tropiques et son dégoût de l'exploration exotique. La technoscience ne doit pas
dominer la technique qui est intrinsèquement liée à l'humanité (Leroi-Gourhan,
Lequin) : « L'outil
précède la pensée ».
Comment sortir du dilemme amélioration/révolution pour aborder une dynamique de
refondation ? Comment se contenter des miettes de la participation dans le champ
de la
technoscience ? Comment sortir de la sagesse de la résignation ?

La citoyenneté se construit sur les lieux de travail et non dans les lieux de
loisir.
Ceci implique de sortir de la lecture du réel imposée par l'accumulation des
normativités. Par exemple, dans le champ du risque : dans le contexte
post-accidentel de Tchernobyl, sortir de la représentation du risque par la
norme (propre/pas propre). Inventer des mots et des concepts pour parler de la
situation radiologique réelle et de ses conséquences mobilisables par la
population. Trouver un langage partageable avec les professionnels, les experts,
les autorités (culture radiologique pratique dans le projet ETHOS -1996-2001 -
comme élément d'une culture démocratique). L'exemple des "Sammosiols" habitants
des zones interdites (ceux qui se sont institués d'eux-mêmes) dans le contexte
ukrainien de la zone interdite, notion d'auto-portance (self standing) de
l'individu.

Comment réintroduire l'action collective dans la production de norme, développer
des
sociétés pluralistes ? Faut-il reconsidérer le légicentrisme, et donner toute
leur place à des
outils de régulation comme le droit coutumier, ressource nouvelle de gouvernance
dans ce
contexte ?

Sortir d'une logique de compétition de ceux qui cherchent à imposer leur norme
(marketing) et tirent parti de l'uniformité dans un contexte mondialisé.
Changer de paradigme. Passer des concepts marqués par la tristesse et la
résignation :
(hypersécurité, hypercontrôle) à une logique d'expérimentation démocratique
autour de
nouveaux concepts (apprentissage, sérénité, liberté, engagement). Sortir d'une
démocratie
"consensus" pour aborder une démocratie "accord sur des désaccords".
Vouloir être « oublié » par les réseaux de communication en suivant une logique
de la
disparition ? Entrer en résistance, chercher des alliés dans une logique de
quasi clandestinité ?

Se poser d'abord la question de son champ d'action. Avoir un pied dedans/un pied
dehors du système existant. Adopter une visée pragmatique, ouverte. Se
déprogrammer, être attentif et vigilant.

La conduite du changement
Trois options :
- attendre que cela craque ?
- faire quelle révolution ?
- favoriser la refondation : observer les situations d'émergence, mettre des
mots sur ces
émergences ?

Comment sortir de « plus cela change, plus rien ne change » ? (exemple de la
post-crise
financière) Comment trouver dans le métabolisme auto-cicatrisant du système
actuel les voies d'un changement réel ? Comment sortir du cynisme ? Comment
identifier, repérer,
discriminer les processus qui ne changent rien (et visent surtout à ne rien
changer, notamment dans le champ de la participation et de la citoyenneté) des
processus qui ont un réel potentiel de transformation ? Comment éviter que des
ressources de changement soient réabsorbée, métabolisée, digérée ? Comment
sortir d'une situation de double contrainte où tout ce qui est entrepris pour
changer revient in fine à confirmer le système dans son intégrité et son autisme
?

Lutte contre le mimétisme/envie de la société de consommation. Sortir de la
complicité
consumériste. Consommation, consommer : c'est en fait la destruction de la
valeur
économique d'un bien. Des alternatives existent qui ne sont pas produites par
des ratés du système, ni par ceux qui sont enfermés dans la négativité.
Retrouver les voies du désir. Sortir du "no future". Pas pour lutter contre mais
pour : "préparer l'après". L'exemple du "sentier des Lauzes".
Passer de la montée en puissance à la montée en liberté. Passer de la propriété
à la
patrimonialité.

L'exemple des "creative commons" : une logique tout-à-fait différente de partage
et de re-utilisation. Créer de façon collaborative sur des communs. Des logiques
de développement scientifiques nouvelles ouvertes (exemple de la plateforme
ATLAS dans le contexte du CERN). Permettre à des chercheurs de toutes cultures
de venir partager des connaissances en toute liberté. Arrêter de faire des
choses réservées à des élites. Logique de "science commons". Il existe
maintenant des alternatives aux modèles de développement des technosciences qui
sont d'ailleurs peut-être tout simplement dépassés et obsolètes. Ces
alternatives ne sont ni marginales ni angélistes. Creative Commons : former des
gens qui ont envie de chercher et veulent échapper à la logique de la
compétition et de l'appropriation exclusive.

Quelle méthode ?
Abandonner la position de consommateur de cas et dispensateurs de leçons.
Chercher des leviers dont disposent les individus pour reprendre l'initiative,
sortir de la passivité-tristesse pour aborder la motricité-joie spinozienne.
Dénoncer l'inefficacité qui est au cœur du système libéral (systèmes
sur-rationnalisés qui suppriment les marges de manœuvre, le temps, les
ressources nécessaire à la créativité et surtout le désir).
Révèler les formes émergentes, sortir de l'opposition stérile, repérer les refus
et initiatives
dans le paysage économique, social et politique. Leur sonner du sens. Identifier
des acteurs qui poursuivent leur propre voie. Ceux qui construisent un sens qui
est le leur. Sans avoir besoin d'être autorisés pour être des acteurs de la
démocratie à travers les chemins d'expérimentation démocratique.

Lien avec la question gouvernance économique /gouvernance démocratique. Une
autre séance serait à construire avec la présentation d'une situation de reprise
de contrôle d'une démarche économique par des acteurs du territoire (exemple à
Lille). Tirer le bilan des expériences de mutualisation qui passent inaperçues
aujourd'hui. "Small is still beautiful" dans la globalisation.

La question n'est pas de « réformer l'Etat » qui n'en plus d'être
déformé/re-formé à travers la logique des indicateurs et la culture du résultat.
Permettre aussi aux citoyens de construire la chose publique sans référence
nécessaire à l'Etat (Dewey). Trouver les processus de changement dans la
continuité des situations, sans rechercher les débuts toujours prometteurs et
toujours interrompus (favoriser les processus « sans commencement » – N. Elias)

------------------------------------

Je continue ...

Ce qui me met en colère, c'est non pas la prise de conscience d'intellectuels, après tout c'est leur boulot, tant mieux, mais le fait qu'ils semblent arriver après la bataille. Mais ce n'est pas nouveau, vaut mieux tard que jamais, et éveiller c'est toujours salutaire.
ça fait quand même un peu 68tard ...

Mais en colère devant l'urgence. Cet appel à "journée d'études" semble nier, occulter (ou rappeler, je ne sais pas, dans le meilleur des cas) que sur le terrain, des associations ne font que cela, résister, et appeler à résister. Tenter de sortir des citoyens, des sujets, de la masse. Et pas seulement les associations avec un fronton psy.

Cordialement


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19/01/2010, 18:41 Signaler

Isha

Nous a rejoint: 05/12/2008, 22:54
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Ca ratisse large, les constats et les perspectives sont parfois confondues mais il s'agit bien de ce qui nous préoccupe oui.
En pleine mutation, dirons-nous que nous sommes.
Les savoirs ne se rencontrent pas toujours, quand bien même leurs accès se sont largement démocratisés.
Mais ça résiste.
C'est pas encore pour tout de suite une école qui mise sur l'intelligence des enfants, par exemple, non.
En attendant on rame.
Dans le microcosme des chapelles analytiques, les violons sont loin du diapason !
On frôle parfois le dramatique, ou drame éthique.
Je le vois quand il s'agit de nous articuler sur le plan départemental avec un ensemble d'acteurs concourant au soin psychique.
Pas brillant.
Mais au delà de ces querelles qui mettent en scène nos infantiles, il y a dans la gravité des questions qui se posent, comme celles énoncées dans le programme que Prune nous soumet, une vraie convocation à maturer.
L'éthique de la psychanalyse, en ce qu'elle définit une posture pour chacun d'entre nous est immensément précieuse.
Cet à partir de mon amour pour elle que je m'incline.

Merci Prune.

Isabelle


"Si tous les poètes pouvaient se donner la main, ils toucheraient des doigts d'auteurs". SOL
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19/01/2010, 18:55 Signaler

Francis Bismuth

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Isha/Isabelle
(...) C'est à partir de mon amour pour elle que je m'incline.(...)
... et que tu t'ériges et non t'inclines, et que nous nous indignerions.
FB.


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19/01/2010, 19:17 Signaler

Isha

Nous a rejoint: 05/12/2008, 22:54
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Non, je répète: C'est à partir de mon amour pour elle que je m'incline.
Cette révérence mienne, fonde ma résistance.


"Si tous les poètes pouvaient se donner la main, ils toucheraient des doigts d'auteurs". SOL
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19/01/2010, 19:31 Signaler

Francis Bismuth

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