De l’interprétation faite par l’analyste à son appropriation
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28/12/2008, 14:31 |
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De l’interprétation faite par l’analyste à son appropriation par l’analysant Bonjour, j’aimerais partager aujourd’hui de petites réflexions sur la façon dont l’analyste, qui a entendu (ou vu, ou interprété) quelque chose dans le discours de l’analysant, va le transmettre à cet analysant. Première remarque : en tant qu’analysante, j’ai pu remarquer qu’au cours de l’analyse, une interprétation, même acceptée intellectuellement, n’a d’effet sur l’analysant qu’à partir du moment où celui-ci est capable de la dire lui-même en en étant le sujet : de s’approprier l’interprétation qui a vu le jour, en la disant avec « je » comme sujet. D’où mes questions sur la façon dont un analyste peut faire part à un analysant de ce qu’il entend. 1. En lisant Freud, j’ai l’impression (je caricature) qu’il répète au patient ce qu’il a interprété jusqu’au moment où le patient l’accepte. 2. J’ai entendu des analystes dire qu’un analyste doit parler à son analysant de ce qu’il ressent lui-même. Par exemple : si un analyste s’endort, il doit en parler à l’analysant pour trouver (ensemble ?) ce qui l’a fait s’endormir (en lien avec les pulsions de mort en l’occurrence, mais ce n’est ce qui m’intéresse aujourd’hui). 3. D’autres analystes disent (semble-t-il) à leurs analysants : « ce que vous dites aujourd’hui me fait penser à ce que vous évoquiez l’autre jour… », et donc mettent explicitement en rapport différents propos ou attitudes de leurs analysants. 4. Certains analysants ont écrit sur des forums « …c’est en rapport avec l’interprétation qu’a faite mon analyste », donc j’imagine ici un analyste disant « Ce que vous me dites, voici comment je l’interprète… ». 5. Enfin, il y a le cas de mon analyste, et je voudrais savoir si c’est le seul à procéder ainsi ! Très longtemps, j’ai cru qu’il n’interprétait rien, car il ne disait -à de très très rares exceptions près- jamais rien de tout ce que j’ai cité ci-dessus. (Si j’avais arrêté là mon analyse, j’aurais pu croire que mon analyste ne faisait rien pendant les séances, à part répéter au hasard quelques mots ou sortir de temps à autre un commentaire -souvent banal en apparence- sur ce que je disais).
Puis, le temps passant, j’ai fini par « m’entendre » autrement, en même temps que j’entendais autrement ce qu’il me disait ; c’est à dire que des mots ou des phrases prononcés par lui, ou par moi, parfois très longtemps auparavant, prenaient (parfois) un autre sens. Alors je me suis aperçu que quasiment tout était interprétation dans ce qu’il disait, mais jamais interprétation explicite. A moi d’y prendre ce qui me parle, quand ça me parle, quand je suis capable de le dire avec « je » comme sujet.
Parfois j’aimerais qu’il soit un peu plus explicite, j’ai l’impression (réelle ? fausse ?) que je pourrais « avancer » plus vite… Vous tous, que pensez-vous de ces différentes façons de transmettre une interprétation ? Dans laquelle (lesquelles) de ces catégories mettriez-vous votre analyste ?
…Francis, que pensez-vous de ces façons de parler à un analysant ?
Je suppose que cela dépend également de l’orientation de l’analyste (freudienne, lacanienne, jungienne, freudo-lacanienne ou autre…) et bien entendu de sa personnalité !
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28/12/2008, 16:25 |
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C'est un sujet très intéressant que vous abordez là.
Et qui me ramène à ce que j'ai vécu en séance il y a quelques temps.
Je venais de raconter un rêve et j'ai commencé à le faire parler sans trop savoir dans quelle direction aller. A ce moment là mon psychanalyste est intervenu pour me donner une interprétation possible. Et toujours, il s'adresse à moi en me disant ceci : "est-ce que l'on ne pourrait pas penser que ...".
(Je fais une parenthèse pour parler de ce "on", je pense qu'il est volontairement choisi. C'est un "on" qui englobe ce qui se vit en séance : moi en tant que sujet qui se parle et lui en tant que sujet qui écoute.)
A partir de cette interprétation que j'ai entendue, j'ai pu extraire différentes choses de mon rêve. Et puis, hors séance, "son" interprétation a continué de me parler. Alors, j'ai souhaité y revenir à la séance suivante. Et donc, je m'adresse à lui en lui disant "je voudrai revenir sur cette interprétation de mon rêve que vous m'aviez donnée la dernière fois". A ce moment là, je lui ai redis ce qu'il m'avait dit. Et à mon étonnement, j'ai entendu "j'ai dit ça ?" ... surprise, je lui ai répondu que c'est ce que j'avais entendu et compris. Alors il a ajouté que ce qui comptait était ce que j'avais entendu et compris. Et j'ai finalement compris qu'il voulait me dire que peu importait ce qu'il avait pu en dire (de mon rêve) mais que ce qui était important c'est ce en quoi ça me parle. Ce que j'en entends et ce que ça fait résonner en moi et qui me permet d'élaborer MA vérité. C'est souvent que j'entends de lui "ce qui compte, c'est ce que vous en dites".
Aussi, je n'ai pas vraiment l'impression que MA vérité c'est LA sienne. Mais plutôt que ma vérité, c'est celle que j'élabore à partir de ce que j'entends de lui lorsqu'il intervient avec ce "on" en trame de fond. Voilà pour ce que je peux en dire, là, maintenant. Les microbes hivernaux ont jeté leur dévolu sur moi et j'ai les neurones un peu engourdis :wink:. Il est probable que je revienne plus tard sur votre questionnement. Chocolatine
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28/12/2008, 17:37 |
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Bonjour Mia. Je réponds en bleu dans votre texte. Chocolatine, je vais lire votre texte posté tandis que je rédigeais. mia De l’interprétation faite par l’analyste à son appropriation par l’analysantBonjour, j’aimerais partager aujourd’hui de petites réflexions sur la façon dont l’analyste, qui a entendu (ou vu, ou interprété) quelque chose dans le discours de l’analysant, va le transmettre à cet analysant. Première remarque : en tant qu’analysante, j’ai pu remarquer qu’au cours de l’analyse, une interprétation, même acceptée intellectuellement, n’a d’effet sur l’analysant qu’à partir du moment où celui-ci est capable de la dire lui-même en en étant le sujet : de s’approprier l’interprétation qui a vu le jour, en la disant avec « je » comme sujet. Une interprétation, acceptée ou rejetée intellectuellement, n’est peut-être pas sans produire effet parfois après coup, d’avoir été entendue ; l’analysant peut y revenir, de la même façon qu’une interprétation faite par l’analysant lui-même, ou « acceptée » par lui et venant de l’analyste, peut être enfouie pour longtemps et en outre, ne pas produire d’effet. D’où mes questions sur la façon dont un analyste peut faire part à un analysant de ce qu’il entend. 1. En lisant Freud, j’ai l’impression (je caricature) qu’il répète au patient ce qu’il a interprété jusqu’au moment où le patient l’accepte. J’imagine que les deux « il » pointent Freud, y compris le second pronom personnel. Il m’arrive parfois de revenir – soit, de répéter - sur une interprétation, une lecture, que je fis de ce que me disait un analysant (qu’il me disait en mots, en acte manqué, en silence, en absence). Il peut m’arriver de ne pas y revenir volontairement, sentant à tort ou à raison que cela ne ferait que renforcer le refus, l’inaudibilité de celle-ci. Mais enfin – j’ai bien lu que vous caricaturez – répéter sans fin une « interprétation », je ne m’y vois pas, si décidément ça ne peut pas s’entendre. 2. J’ai entendu des analystes dire qu’un analyste doit parler à son analysant de ce qu’il ressent lui-même. Par exemple : si un analyste s’endort, il doit en parler à l’analysant pour trouver (ensemble ?) ce qui l’a fait s’endormir (en lien avec les pulsions de mort en l’occurrence, mais ce n’est ce qui m’intéresse aujourd’hui). Votre exemple n’est pas n’importe quel exemple !
Evoquer ce que ressent ou entend l’analyste fait selon moi partie de l’interprétation. Il m’arrive de dire « voilà comment se peut entendre ce que vous dites », ou de dire « je sens autre chose que ce que vous dites » et de préciser parfois. Il m’arrive de dire cela en précisant « c’est moi qui l’entends comme ça : ça peut tenir à moi plus qu’à vous » et de laisser un doute.
S’il m’arriva une ou deux fois de m’endormir brièvement sur le divan de mon psychanalyste, il ne m’est pas arrivé de m’endormir en tant que psychanalyste. Certes la cause pourrait en être transférentielle, mais pas nécessairement. 3. D’autres analystes disent (semble-t-il) à leurs analysants : « ce que vous dites aujourd’hui me fait penser à ce que vous évoquiez l’autre jour… », et donc mettent explicitement en rapport différents propos ou attitudes de leurs analysants. Ça fait en effet pleinement partie du travail de l’analyste, mais cela ne fait pas toujours effet. Et puis parfois il me semble qu’il faille opérer à haute voix ces liens, parfois non. 4. Certains analysants ont écrit sur des forums « …c’est en rapport avec l’interprétation qu’a faite mon analyste », donc j’imagine ici un analyste disant « Ce que vous me dites, voici comment je l’interprète… ». 5. Enfin, il y a le cas de mon analyste, et je voudrais savoir si c’est le seul à procéder ainsi ! Très longtemps, j’ai cru qu’il n’interprétait rien, car il ne disait -à de très très rares exceptions près- jamais rien de tout ce que j’ai cité ci-dessus. (Si j’avais arrêté là mon analyse, j’aurais pu croire que mon analyste ne faisait rien pendant les séances, à part répéter au hasard quelques mots ou sortir de temps à autre un commentaire -souvent banal en apparence- sur ce que je disais).
Puis, le temps passant, j’ai fini par « m’entendre » autrement, en même temps que j’entendais autrement ce qu’il me disait ; c’est à dire que des mots ou des phrases prononcés par lui, ou par moi, parfois très longtemps auparavant, prenaient (parfois) un autre sens. Alors je me suis aperçu que quasiment tout était interprétation dans ce qu’il disait, mais jamais interprétation explicite. A moi d’y prendre ce qui me parle, quand ça me parle, quand je suis capable de le dire avec « je » comme sujet.
Parfois j’aimerais qu’il soit un peu plus explicite, j’ai l’impression (réelle ? fausse ?) que je pourrais « avancer » plus vite… C’est important, ces deux derniers paragraphes. Je ne suis pas sûr que vous « avanceriez » plus vite. Vous tous, que pensez-vous de ces différentes façons de transmettre une interprétation ? Dans laquelle (lesquelles) de ces catégories mettriez-vous votre analyste ?
…Francis, que pensez-vous de ces façons de parler à un analysant ?
Je suppose que cela dépend également de l’orientation de l’analyste (freudienne, lacanienne, jungienne, freudo-lacanienne ou autre…) et bien entendu de sa personnalité !
A bientôt,
FB
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28/12/2008, 17:41 |
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Chocolatine,
Je me sens tout à fait en accord avec ce dont vous témoignez de la façon de faire de votre analyste, avec ce qu'il m'en semble de sa façon de travailler avec vous.
FB
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30/12/2008, 15:54 |
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bonjour à tous,
merci Chocolatine et Francis de vos réponses et témoignages. je prends note en passant des pronoms utilisés par l'analyste, du "on" qui englobe ce qui se vit en séance (Chocolatine) au "c’est moi qui l’entends comme ça : ça peut tenir à moi plus qu’à vous" prononcé par Francis...
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31/12/2008, 12:48 |
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Bonjour Mia, Je pense que mon analyste se situerait dans le cas de figure 3, celui qui met en lien les différentes séances mais de toutes façons, je ne pense pas qu'elle soit uniquement dans celle là mais plutôt un peu dans toutes selon ce qui se passe en séance comme la plupart des analystes. Personnellement j'ai toujours peur qu'elle me donne une interprétation car mon idée de la psychanalyse est que c'est l'analysant qui doit trouver l'interprétation aidé par les pistes données par l'analyste. A mon sens une interprétation ne peut pas s'imposer à l'analysant, c'est l'idée que je me fais de l'analyse en tout cas.
Mézigue
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03/01/2009, 20:24 |
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bonsoir Mézigue,
je suis d'accord avec toi: "c'est l'analysant qui doit trouver l'interprétation aidé par les pistes données par l'analyste"
mais, malgré moi, je me retrouve régulièrement dans un autre schéma: je cherche à ce que l'analyste me dise sa propre interprétation, afin que je puisse la refuser et ne pas progresser!
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04/01/2009, 08:22 |
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Bonjour Mia J'ai peut-être tort mais depuis que je connais la psychanalyse je me méfie de tout ce qui est conscient et j'aurai tendance à me dire que la vérité n'est réellement qu'inconsciente...voilà pourquoi ta phrase me fait penser que, comme tu supposes que tu cherches des interprétations pour éviter de progresser, cette idée que tu as est peut-être fausse, peut-être que ce n'est pas réellement ça qui se joue dans ton désir d'interprétation, peut-être qu'il a là dessous de la séduction "transférique" :lol: ...je ne sais pas je suppute hein !
Et si son interprétation tu l'acceptes ? En nous lisant, je me dis " que d'idées préconçues sur notre travail et celui du psychanalyste nous avons ! quelle image idéalisée, déjà établie nous avons de notre psychanalyste ou de ce que devrait être un psychanalyste " non ?
Mézigue
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04/01/2009, 12:24 |
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mia je cherche à ce que l'analyste me dise sa propre interprétation, afin que je puisse la refuser et ne pas progresser! j'aurais dit "la refuser et progresser". Quand je me suis rendue compte que l'analyste n'a pas toujours raison, je pense que j'ai progressé plus que tant que j'acceptais docilement tout ce qu'il disait.
Bon, d'accord, parfois il a raison et on a du mal à l'admettre. Mais quelque part on sait quand il dit vrai, non? (Parce que inconsciemment on le savait déjà.) Qu'en pensez-vous?
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04/01/2009, 14:05 |
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OUAH ton intervention me fait du bien Marge ! car j'en suis encore au stade où j'accepte docilement tout ce qu'il me dit. Quand on y réfléchit ce que tu dis est très logique : si on est capable de mettre en doute ce que dit l'analyste c'est que notre personnalité - la vraie - :lol: s'affirme non ?
Mézigue
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04/01/2009, 18:18 |
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Mézigue (...) si on est capable de mettre en doute ce que dit l'analyste c'est que notre personnalité - la vraie - :lol: s'affirme non ? Bonjour,
Ce qu'il en est d'une personnalité (qu'est-ce que c'est que ça?), ce qui s'en affirme ou non, je continue avec ces questions qui pour moi, n'auront pas de réponse, tant morale, conventions et verbe "authentique" se le disputent constamment.
Enfin, ce que j'écris là, ce n'est pas "parole d'évangile"! A bientôt,
FB PS (je rajoute après coup) : je ne sais pas si sur les regrets, rien ne pourrait se bâtir - c'est la première fois, Cézique, que je vous interpelle sur votre signature. Que se bâtit-il, bâtissons-nous sur des résolutions ? Ça pourrait finir par nous arriver, mais est-ce que cela se décrète?
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04/01/2009, 21:04 |
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marge Mais quelque part on sait quand il dit vrai, non? (Parce que inconsciemment on le savait déjà.) Qu'en pensez-vous? Je ne sais pas si un psychanalyste dit vrai, je crois qu'il dit ce qui résonne chez lui de ce que dit son analysant, le psychanalyste entend par rapport à son inconscient. On dit que l'attention flottante est un dialogue entre 2 inconscients.
Pour ma part, il m'arrive parfois de contester ce que j'entends de mon psychanalyste, cela peut être une manifestation d'agressivité mais pas seulement. Dans tous les cas, j'essaye de faire parler sa remarque et ma réaction face à elle durant ce temps d'entre séances quitte à y revenir à la séance suivante pour lui dire qu'il avait raison.
Ce qui m'importe en fait dans ce que j'entends de mon psychanalyste c'est d'avoir des pistes qui me permettent d'avancer. Souvent quand je "sèche" sur un de mes rêves, il me pose juste une question et ... cela me donne un chemin pour faire parler mon rêve.
Il m'est arrivé aussi d'être complètement sourde à une de ses remarques parce ce n'était pas le moment pour moi de l'entendre ... et puis, elle a finit par me parler quelques temps plus tard. ...
Les vacances se terminent ... demain, je retrouve le divan.
Bonne reprise à tous, Chocolatine
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
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05/01/2009, 06:55 |
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PS (je rajoute après coup) : je ne sais pas si sur les regrets, rien ne pourrait se bâtir - c'est la première fois, Cézique, que je vous interpelle sur votre signature. Que se bâtit-il, bâtissons-nous sur des résolutions ? Ça pourrait finir par nous arriver, mais est-ce que cela se décrète? Bien sûr que l'on peut bâtir sur des regrets mais ça serait donc une construction plus passive, moins choisie. J'aime cette phrase parce qu'elle incite à choisir son destin car même s'il reste difficile de le choisir complètement , on peut eu moins décider de prendre en main les choses, c'est la résolution. Cette phrase est pleine d'espoir car elle dit que c'est la volonté de chacun qui change les choses.
Mézigue
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05/01/2009, 06:57 |
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Les vacances se terminent ... demain, je retrouve le divan. Bonjour Chocolatine ! Moi j'étais censée être absente cette semaine et elle m'avait dit " si finalement vous êtes là , appelez moi " et je ne l'ai pas fait, je n'en avais vraiment pas du tout envie et comme je ne sais pas mentir :lol: je le lui avouerai :?
Mézigue
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05/01/2009, 08:42 |
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marge Mais quelque part on sait quand il dit vrai, non? (Parce que inconsciemment on le savait déjà.) Qu'en pensez-vous? ...ben oui!
j'avais commencé, plusieurs fois, des réponses à tous les messages mais finalement, pas besoin de tout reprendre: de toutes façons, c'est à chacun de dire, de faire, de savoir pour lui-même, que l'on accepte, refuse ou autre ce qui nous est renvoyé par l'analyste!
...avec le bémol mis par Francis:
qu’une interprétation faite par l’analysant lui-même, ou « acceptée » par lui et venant de l’analyste, peut être enfouie pour longtemps et en outre, ne pas produire d’effet. ça, ce n'est pas toujours facile à accepter, justement.
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05/01/2009, 21:12 |
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malgré moi, je me retrouve régulièrement dans un autre schéma: je cherche à ce que l'analyste me dise sa propre interprétation, afin que je puisse la refuser et ne pas progresser! je lis aujourd'hui vos différents posts à ce sujet et je me retrouve assez bien dans cette phrase empruntée d'un message de Mia.
Faire parler mon analyste pour pouvoir lui dire que je ne suis pas d'accord avec elle...voilà un jeu dans lequel j'excelle depuis plusieurs mois...mais une fois qu'on a mis des mots dessus, tout ça reste stérile...comment continuer?
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13/01/2009, 17:42 |
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Pourquoi ne pas lui demander de moins parler Makalu ? Ça vous embêterait ?
A bientôt, FB.
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13/01/2009, 21:57 |
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...et bien justement parce quand elle se tait, je fais tout pour la faire parler. Actuellement j'interprète ça comme une difficulté à faire face à la solitude, à me retrouve seule face à moi même. Et pourtant, cette question de la solitude, depuis le temps que je la traite...
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14/01/2009, 07:20 |
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Makalu, n'est ce pas aussi une façon de ne pas parler soi, une résistance en somme ? et bien moi c'est l'inverse, ce n'est pas qu'elle parle trop, bien qu'elle parle pas mal, c'est surtout qu'elle ne me laisse pas me taire....si je reste trop longtemps silencieuse ( vraiment pas longtemps ) elle me relance tout de suite...
Mézigue
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