Voilà ... je respire un grand coup, j'essaye de calmer mon palpitant qui s'emballe à l'idée de vous dévoiler ce qui va suivre ...
ops:
Je me lance ...
Depuis des années, je suivais une psychothérapie suite à des graves décompensations survenues au sortir de l'adolescence et qui ont récidivées bien plus tard ... bref, ce n'est pas mon propos mais c'est pour mieux me faire comprendre. Cette psychothérapie était très douce, très feutrée et me convenait tout à fait. Je ne voyais mon psy que 10 fois par an. Malgré ce peu de séances, j'avais réussi à dénouer des choses et apaiser un état pathologique.
Au tout début de l'été dernier, à la suite d'un évènement fortement traumatique, j'ai ressenti la nécessité de voir bcp plus souvent mon psy. De tous les 15 jours, je suis très vite passer à une fois par semaine. Confrontée à cette grande souffrance de mon présent, la souffrance du passé a ressurgit de plus belle. Mais je ne voulais pas qu'elle me submerge ... petit à petit, je me suis mise à analyser ce qui m'arrivait, je voulais comprendre. Très vite, des pièces du puzzle se sont éclairées et en l'espace de qq jours, et grâce à l'écriture, j'ai fait de grandes découvertes. Progressivement, de séance en séance, je me suis mise à ressentir un état de dépendance très fort vis à vis de mon psy. Dépendance qui m'a fait prendre conscience de ce transfert qui venait de prendre une forme que je n'avais jamais ressentie auparavant. Et donc, c'était il y a 2 mois, je suis venue avec ce questionnement en séance : suis-je en psychanalyse ?
La réponse ne s'est pas faite attendre trop longtemps ... "cela fait un moment".
Eh bien voilà : bienvenue au club
!
Oui mais ... je vis mes séances en face à face.
Tout dernièrement, j'ai rêvé que je venais en séance et que mon psy me demandait de m'allonger sur le divan. Mais je n'arrivais à rien dire, blocage total :roll: .
Bien sûr, j'en ai parlé à la séance d'après. Et mon psy m'a dit que le divan n'était pas obligatoire pour être en analyse et que dans mon cas, j'arrivais très bien à parler en face à face.
Mais depuis ce rêve, qui exprime un désir inconscient d'aller sur le divan, je m'interroge. Car je crois qu'en fait, j'aimerai bien vivre cette dimension. M'y essayer en tout cas.
Bref, je vous avoue là que ça me travaille.
Car en fait derrière tout ça, je me demande si cela ne me permettrait pas de dire encore plus de choses, de vivre des séances encore plus riches ...
Je vis ma prochaine séance demain ... je vais peut-être aborder LA chose ou plutôt l'objet de ce désir.
Et je sais que ça va être très difficile pour moi d'en parler ... mais je crois qu'il le faut.
J'avais besoin/envie de vous en parler parce que peut-être que vous me comprendrez et que vous retrouverez dans mon message ce qui un jour vous a travaillé aussi : le passage du face à face au divan.
Merci de m'avoir lue.
Bonne soirée,
Chocolatine

