Fin d'analyse
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01/03/2008, 15:27 |
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bonjour à tous,
un coup de blues me pousse à écrire ici aujourd'hui...
Toute analyse se termine-t-elle? Que signifie une fin d'analyse? ...et, bien sûr, la mienne se terminera-t-elle un jour? c'est long ce voyage, c'est très long, quand bien même j'en vois des étapes je n'en vois pas le terme... Quand je lis que certains sont en analyse depuis quinze ans, je me dis que je ne le souhaite absolument pas pour moi, mais aurai-je le choix? Alors, j'aimerais des avis, des remarques, de personnes pouvant dire qu'elles ont fini leur analyse, Francis pourra peut-être me rassurer(!), mais aussi l'avis d'analysants en cours... J'aurais voulu lire "analyse finie ou infinie" de Freud mais pour l'instant je ne le trouve pas. Alors... je me demande... fin d'analyse, fin de transfert? fin du sujet-supposé-savoir? alors, pourquoi et comment tant d'analystes en reprennent-ils "une tranche"? est-ce seulement possible si le transfert est rompu? ou bien ne l'est-il jamais vraiment... et dans ce cas, l'analyse est-elle jamais finie? peut-être une fin d'analyse est-elle la possibilité de continuer en auto-analyse? je ne remets pas toutes ces questions en ordre, tant pis; je me sais oscillant entre le taire-mine et la faim, mais toujours trop loin de la fin...
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01/03/2008, 18:35 |
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Bonjour Mia,
«L’analyse sans fin et l’analyse avec fin» (1937) est un texte de Freud repris dans le tome II de «Résultats, idées, problèmes», Paris, PUF, 1985. Sans doute en existe-t-il une autre traduction, sans doute sa lecture ne vous apportera-t-elle pas quelque réconfort au présent coup de blues.
A brûle-pourpoint, à entendre l’expérience d’analysants devenus analystes, à constater la mienne coté analyste ou analysant, il me semble que l’analyse a quelque chose d’interminable, pour différentes raisons, ce qui fait qu’elle dure ou bien que l’analysant l’interrompt. Comme elle (est/me semble) interminable, certains la reprennent après avoir arrêté. Quelqu’un m’a dit un jour reprendre parce que tout ce qu’il y avait du coté de sa mère avait été travaillé, mais rien coté père ; va savoir… Un autre analysant peut, du fait du contre-transfert de l’analyste, et du maniement de la cure, tourner trop longtemps « à vide », même si des périodes où l’analysant éprouve ce sentiment peuvent s’avérer tellement témoins ou préparatrices de mouvements internes. La reprise avec un(e) autre analyste, du fait d’un autre type de transfert/contre-transfert, peut ouvrir sur, comme vous le dites, une autre tranche. Une autre analyse.
Il se passe quelque chose de l’ordre de l’auto-analyse entre les séances ou entre deux tranches. Mais des constats liés à celle-ci, qu’est-il fait ? Qu’advient-il ?
J’ai pour ma part arrêté ma seconde analyse lorsque mon analyste est mort. J’étais déjà quarantenaire analyste débutant. Mon analyse n’était pas finie, elle ne l’est toujours pas – je crois que « l’analyse terminée » est un fantasme – et l’aurait-elle été si mon analyste n'avait pas "fait défaut" ? Quant à mes moments d’auto-analyse ou se disant tels, ils ne sont que de constants clignotants dans l’exercice de mon métier. Or les warnings n’ont qu’une fonction d’alerte. C’est déjà ça, mais ce n’est que ça ; il n’y a pas de garantie dans l’analyse. C’est comme vous-même disiez peut-être : plus comme en art un mouvement qu’une fin à atteindre. Mais votre question était ailleurs, non ? A bientôt,
FB
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01/03/2008, 21:50 |
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merci Francis, si, je savais exactement où se situe ma question je pourrais sans doute y répondre.
bon, je relis ma phrase, je vois que j'ai mis une virgule non prévue après le "si"..., au lieu de la mettre après la "question", ce qui change tout à son sens. j'avais prévu d'écrire: "si je savais exactement où se situe ma question, je pourrais sans doute y répondre."
ma question (à moi :P ) est sans doute: mon analyse est-elle terminée ou taire-minée (résistance, comme souvent)??? suis-je arrivée assez loin dans l'interminable? ...et comme chaque fois que, sur internet, ici ou ailleurs, j'écris car je n'en peux plus, j'associe librement... l'avis d'analysants en cours...
ou la vie d'analysants, en cours? oui, je dois me former à la théorie pour pouvoir devenir un jour analyste... chose impensable il y a peu mais inévitable aujourd'hui: passer un jour du divan... au fauteuil. j'arrête là pour ce soir, je fatigue. bonne soirée à tous; les réponses de tous sur ce que peut être la fin d'une analyse, ce que chacun en attend, continuent à m'intéresser!
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02/03/2008, 02:30 |
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Ca fait combien de temps qu’elle dure, cette analyse, Mia? Evidemment si vous voulez devenir analyste, je pense aussi que votre analyse ne sera jamais finie. D’ailleurs est-ce que vous la souhaitez vraiment, cette fin ? Le désir de devenir analyste n’est-ce pas aussi un désir de perpétuer sa propre analyse (vous pouvez lire perpé-tuer), et dans ce cas confondre avec perpétrer (=exécuter, à lire comme ça vous arrange).
Je n’en sais rien, je ne compte pas devenir analyste et je compte bien finir mon analyse. Cela veut dire qu’un jour je n’irai plus chez mon analyste. Je ne pense pas que le transfert cesse complètement. Je garderai en moi pour toujours la trace de cette relation que je le veuille ou non. 
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02/03/2008, 08:37 |
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Marge écrit :
(...) je compte bien finir mon analyse. Cela veut dire qu’un jour je n’irai plus chez mon analyste. (...)
Pour ma part, je ne pense pas que se superposent, que s'équivalent le fait de ne plus aller chez son analyste et le fait de finir son analyse. La comparaison vaudra ce qu'elle vaudra, mais un peintre peut achever (...) un tableau, avoir fait le tour des retouches et recommencements (le tour, parfois, d'une "période"), mais que d'autres tableaux, différents dans leurs fond et forme, restent à créer, et viennent à l'être (ou une autre "période" advenir, à défricher, à déchiffrer, à entreprendre, à vivre). Ou encore, l'oeuvre lyrique d'un Mozart peut-elle cohabiter avec l'ensemble des concerti pour piano et orchestre. Les 16 heures de la Tétralogie de Wagner se refermer, mais un autre opéra se fomenter.
Il y a là quelque chose qui s'arrête, qui se clôt, et chez la même personne, quelque chose qui se poursuit, que ce soit dans les faits ou inconsciemment, même si - dans le cadre de l'analyse - un moment de travail prend fin (moment qu'escompte la plupart des analysants, désir "d'en finir un jour" qui de certaine façon, meut l'analyse), prend fin ou n'est pas continué. L'analyse est-elle pour autant finie, ou encore terminable ?
Je sens fortement, lorsque certaines personnes cessent leur analyse avec moi (hormis dans le cas des ruptures) et avec le sentiment d'un résultat réel et profond, que ce n'est pas pour autant terminé, qu'il y a ô combien, tant de "reste" inanalysé. Mais en effet, pourquoi ne pas en rester là ? FB
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02/03/2008, 14:27 |
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merci de vos réponses,
je ne sais pas trop ce qui se joue en moi en ce moment. Marge, mon analyse dure depuis -seulement- quatre ans. Je sais que beaucoup me répondront que c'est court. ce n'est pas mon impression. en fait, depuis que j'ai accepté de m'écouter c'est TRES dense. alors, vendredi, quelque chose s'est joué, une autre page tournée, je le sais, j'en ai parlé; mais peut-être -sans doute- aussi s'est-il joué autre chose... si vous voulez devenir analyste, je pense aussi que votre analyse ne sera jamais finie
je suis entièrement d'accord avec vous Marge, mais il faut bien que quelque chose cesse un jour, que je puisse dire qu'un cap est passé, pour à mon tour passer au fauteuil... en fait j'en suis peut-être à ces mots de Francis: un moment de travail prend fin et je me demande ce que je dois en faire. peu importe, ce forum sert parfois de soupape de sécurité, ça me fait du bien d'en parler. un dernier mot à Francis: j'écrivais dans le premier post de ce sujet fin d'analyse, fin de transfert? fin du sujet-supposé-savoir? alors, pourquoi et comment tant d'analystes en reprennent-ils "une tranche"? est-ce seulement possible si le transfert est rompu? , que pouvez-vous en dire?
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02/03/2008, 18:26 |
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Bonsoir Mia,
Ce n'est pas parce que je sors de "Paris", de Cédric Klapisch, sans parvenir à en sortir - envie de profiter encore un peu de ces deux si agréables heures - que je ne réponds pas à vos dernières lignes, c'est parce que je ne veux ni ne peux en écrire quoi que ce soit qui vous serve à quoi que ce soit. Et parce que vous êtes en analyse et que je suis analyste, et que vous m'interpellez en tant que je fais ce "métier", et vous savez bien tout ça.
Avec des interrogations telles que les vôtres, attendez bien plus d'analysant(e)s ou de vous-même, que de sujets supposés savoir (les analystes sur des forums), d'autant que l'analysant peut aussi être considéré comme tel.
Je n'ai pas de réponse à vos questions, même s'il est toujours possible d'en parler un peu, mais pour moi guère d'en écrire. A bientôt,
FB
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02/03/2008, 19:22 |
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Nous a rejoint: 04/07/2007, 23:37
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Bonsoir Mia, bonsoir à tous, Je ne pourrais pas parler si oui ou non il y a une fin de l'analyse par mon expérience puisque mon analyse vient "juste" de commencer (début mai 2007)... et en ce moment, j'ai l'impression d'avoir fait le tour, d'avoir tout dit... De radoter, de trépigner... Mais je sais que mon analyse est loin d'être terminée puisque dans mon quotidien, il y a des souffrances que je ne m'explique pas, peut-être disproportionnées aux faits. Des choses "concrètement" ou "objectivement" pas si graves qui me blessent ou me torturent... ou me tiennent trop à cœur... Au tout tout début, JC, mon analyste, m'avait prêté Ma psychanalyse est terminée d'Agnès Bardon. Cela peut peut-être rassurer de voir que certains en sont "sortis"... Mais quoiqu'il en soit, il nous reste notre propre chemin à faire... Donc le secours de ce genre de témoignages est assez limité. En as-tu parlé à ton analyste ? Lors de séances ou après ? Amicalement, Nikaya
Condamnée à être libre
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02/03/2008, 23:31 |
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Nous a rejoint: 02/10/2007, 23:22
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D’après mon analyste, et je pense que vous êtes d’accord Francis, une analyse se fait à deux. Donc quand je n’irai plus chez mon analyste je ne ferai plus d’analyse. C’est dans ce sens que je dis qu’elle sera finie.
Je ne suis pas pressée « d’en finir », mais je pense que ça se fera naturellement le moment venu. Bien sûr il y aura toujours des restes non explorés, on n’achève que les œuvres d’art ou les chevaux.
Mais j’espère qu’il arrivera un moment où je serai à l’aise dans ma peau et dans ma vie et où ces restes seront sans importance. Alors je n’aurai plus besoin de mon analyste. Je tente une réponse à votre dernière question, Mia : S’ils reprennent une tranche avec le même analyste, c’est que le transfert n’était pas rompu. S'ils reprennent une tranche avec un autre, c'est peut-être bien que le transfert n'était pas rompu non plus. :wink:
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03/03/2008, 17:11 |
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Nous a rejoint: 21/02/2007, 10:45
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Bonjour,
En lisant votre premier message, j'ai décidé de vous adresser ces quelques lignes.Sans évoquer ma situation dans le détail, les pensées relatives à la fin d'analyse ont occupé fut un temps, celui du début de mon analyse, le devant de la scène.A peine avais je commencé que je pensais à la fin...un comble non?? J'ai saisi quelques temps plus tard que ce questionnement, cette peur de ne jamais en finir était reliée à MON "questionnement" ou à ma "problématique"(prenez le terme qui vous parlera). Je me dis juste en vous lisant que vous aussi vous pouvez peut être en faire quelque chose de cette question qui a semble t-il pris de la place.Ne restez pas avec ça sur les bras, essayez d'en parler à votre analyste, il/elle est là pour recueillir ce qui vous taraude le temps de votre coup de blues...
Parfois dans les moments de découragement, ça m'arrive encore de me dire que jamais je n'en finirai mais avec le temps, c'est le présent, mon présent qui a pris le dessus. Ne perdez pas courage et continuez à avancer à votre rythme avec les découvertes que vous apportera l'analyse.
Je vous souhaite bonne route et à bientôt sur le forum.
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03/03/2008, 18:03 |
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Nous a rejoint: 14/10/2005, 15:04
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Même si l'intervenant (celui qui pose une question) sur le forum en ressortait un peu frustré, j'aime à lire que nous renvoyons souvent les analysants interrogatifs vers le cadre de leur analyse, quitte à s'en sentir (réagissant à la question) soi-même "retenu" lorsque nous répondons. Merci des contributions de chacune et chacun, merci de cette sorte de délicatesse (non : pas de "n" à la fin de "délicatesse").
FB
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03/03/2008, 22:04 |
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Nous a rejoint: 25/09/2007, 22:30
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bonsoir à tous,
et merci à tous de vos réponses et encouragements qui m'ont aidée à passer ce week-end difficile. le coup de blues s'est transformé en rage dimanche soir, puis en rêves, que j'ai apportés ce soir en séance.
alors pour ce qui est de la raison du coup de blues, j'en ai une idée beaucoup plus précise maintenant (comme je l'ai écrit ailleurs, ces changements d'humeur, même s'ils se font parfois aussi difficiles à vivre qu'avant, sont de moins en moins longs au fur et à mesure de l'avancée de l'analyse). et pour revenir à nos moutons,
Francis, me voici plus calme aujourd'hui et moins rageuse car j'ai trouvé ce que je reprochais à... mon analyste, merci d'être présent sur votre forum même si certaines de mes questions restent sur... leur faim.
Nikaya, j'en ai déjà parlé à mon analyste; une fois la réponse était "oui, ça se termine, une analyse" et un autre jour c'était "vous voyez bien que c'est sans fin"; ses réponses dépendent plus du contexte de la séance que de la question que je pense lui poser. à moi, comme tu dis, de trouver ma réponse.
Marge, merci d'avoir osé tenter une réponse à ma dernière question, en plus c'est une réponse pleine de bon sens!
Opale, merci pour ces encouragements; moi je suis arrivée en analyse sans penser à la fin, il n'y a qu'un an environ que je me dis qu'elle pourra finir un jour! oui, je vais en reparler à mon analyste, la réponse risque d'être de nouveau différente...
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30/03/2008, 17:31 |
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Nous a rejoint: 25/09/2007, 22:30
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Je termine 8) tout juste «L’analyse sans fin et l’analyse avec fin» (1937), trouvé d'après les références données par Francis. J'y ai trouvé des réflexions, des éléments de réponses donnés par Freud. Qui rejoignent mes réflexions, les vôtres aussi (à tous ceux qui ont participé à cet échange). Qui m'aideront un jour, tôt ou tard, à dire moi aussi: j'arrête là, pour le moment en tous cas.
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22/02/2011, 21:49 |
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Nous a rejoint: 30/11/2007, 14:52
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Je me pose exactement la même question....je me demande quand elle se terminera, aurai-je toujours besoin de cette " béquille" ? Une pensée chaleureuse et affectueuse à vous tous, en espérant que vous allez tous pour le mieux. Mézigue.
Mézigue
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24/02/2011, 15:27 |
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Nous a rejoint: 21/02/2007, 10:45
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Bonjour, Je vous ai lue et j'espère que vous allez bien, vous aussi.Concernant votre question - je ne sais en vous lisant si c'est une question qui vous a furtivement traversée l'esprit ou si c'est une interrogation constante ou disons "lancinante" pour vous en ce moment - je lisais une question orientée vers un futur auquel bien sûr vous ne pouvez répondre. Si vous vous demandez en revanche:"Est-ce nécessaire pour moi ici, maintenant, aujourd'hui", ça vous aidera peut-être à y voir plus clair....Je vous souhaite bien sûr, comme à beaucoup ici, de ne plus en avoir "besoin" et de vous sentir assez forte pour avancer dans votre vie future sans vos séances (et de démentir la petite histoire qui dit que l'homme commence sur quatre pattes, puis sur deux et enfin sur trois pattes ,c'est votre "béquille" qui m'y a fait penser, humour passable je reconnais) mais c'est votre présent qui compte et celui-là seul qui peut compter. Bien à vous et dites moi, dites nous à l'occasion, vous, comment vous allez. Opale.
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24/02/2011, 15:33 |
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Nous a rejoint: 14/10/2005, 15:04
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Bien à vous et dites moi, dites nous à l'occasion, vous, comment vous allez. Bien sûr, mais dans un autre "fil" qu'icelui ou par "mp" (messages privés). Cordialement à chacun,
FB.
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25/02/2011, 10:32 |
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Nous a rejoint: 26/11/2008, 11:00
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Bonjour à tous ! Juste une réflexion, pas en rapport à ce que les uns et les autres avez dit ici, mais sûrement avec "fin d'analyse".
On entend parfois dire que l'analyse se termine avec la "liquidation du transfert". Je trouve ça un peu insuffisant, en tout cas en rapport avec la manière dont on peut comprendre le transfert. Le "transfert négatif", c'est Freud qui en parle, peut amener à la rupture de l'analyse. Or le transfert pendant l'analyse a plein de faces, du positif au négatif, en passant par le zéro. C'est le rapport à l'Autre, dont on ne sait pas trop ce que c'est. Mais c'est toujours du transfert, même dans l'indifférence du zéro.
Et puis je ne crois pas à une totale "liquidation" du transfert. Les relations fortes ne s'oublient jamais, et ne sont d'ailleurs pas uniques ... Voila voila 
Bonne journée !
Cordialement
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26/02/2011, 20:07 |
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Nous a rejoint: 26/01/2009, 19:29
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Bonjour à tous, Oui Prune, oublier une telle relation est impossible, ça ne peut pas s'oublier. Mais vivre sans cet appui ou "béquille", il y a un moment où l'on est capable de l'envisager. Le "départ" peut se vivre sereinement et se "préparer" peut-être en allégeant, par exemple, le rythme des séances. Mézigue, je me suis posée cette question "lancinante" à un moment de ma cure, et puis j'ai arrêté de me la poser. Aujourd'hui, "l'ouvrage" est encore en cours mais j'ai acquis la certitude que la fin existe. Amitiés à tous, Cauderane
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.
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26/02/2011, 22:44 |
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Nous a rejoint: 25/09/2007, 22:30
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Bonjour à tous, Mézigue, tu reprends le sujet de la fin d'analyse alors que je me posais vaguement la question d'y revenir...
suite à vos diverses interventions, voici ce qui me vient à l'esprit ce soir, en vrac:
-la fin du transfert, j'imagine que ce n'est vraiment possible que lorsque l'on a effectivement quitté le divan de l'analyste (sans que ce soit une fuite, ou une rupture suite à un transfert négatif, pour reprendre les mots de Prune).
Mais pour en arriver là, il faut déjà que quelque chose dans le transfert ait changé. -pour ma part, je dirais que j'en suis arrivée à « une fin possible », un point dans mon analyse où je pourrais décider d'arrêter là ma cure. J'écris ça non sur un coup de tête mais après de longs mois de réflexions. Je me sens capable de vivre maintenant, suite à une analyse où j'ai découvert plein de choses sur moi, puis agressé mon analyste, puis plus rien compris à rien. Mais, à continuer sans rien comprendre, on finit par saisir vaguement quelque chose. De là à dire que tout est analysé... sûrement pas! Et après ces 7 ans d'analyse je me demande d'ailleurs, plus que jamais, ce que signifie « analysé »!!!!!!!! M'enfin, avec des « si » on mettrait Paris en bouteille! alors , quel sens donner à ma phrase: " « si » je ne voulais pas devenir analyste je pourrais arrêter là...":?:
le problème c'est que je veux devenir psychanalyste... et que je continue mon analyse sans plus savoir ce que j'y cherche...!! :lol: mais pour revenir à nos moutons, je dirais que ce n'est plus pour y trouver une béquille; même si c'est confortable d'avoir quelqu'un qui ne juge pas à qui raconter les soucis qui ne manquent pas d'arriver, quotidiennement ou plus ponctuellement. Cela ne me semble plus insurmontable de l'assumer seule. j'ai donc trouvé une variante à la question première qui était « y a-t-il une fin à l'analyse? »,je vous la livre:
« y-a-t-il un point d'analyse à atteindre pour devenir analyste? »
(selon mon psychanalyste, la fin d'analyse ça existe, mais j'ai fini par comprendre que j'avais le droit de penser autrement). Voilà pour mes pensées du samedi soir,
bon courage à ceux qui sont trop embrumés pour apercevoir le bout du tunnel tout là-bas au loin,
et bonne soirée à chacun!
Mia
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27/02/2011, 22:47 |
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Nous a rejoint: 30/01/2011, 11:12
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mia De là à dire que tout est analysé... sûrement pas!
Mais est-ce le but ?
Il est probable que la meilleure réponse au vertige ne soit pas la crispation mais l'étonnement.
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28/02/2011, 14:04 |
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Nous a rejoint: 25/09/2007, 22:30
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Laurence,
je suis d'accord avec vous: vouloir être "totalement analysé", ce n'est pas le but; c'est aussi une utopie. mais il me semble que pour devenir analyste et écouter les autres (c'est ce vers quoi je m'oriente), mieux vaut pousser assez loin l'analyse, tout de même. pour tous, un petit mot de Lacan s'adressant à un auditoire d'analystes:
Le sujet commence l'analyse en parlant de lui sans vous parler à vous, ou en parlant à vous sans parler de lui. Quand il pourra vous parler de lui, l'analyse sera terminée.
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28/02/2011, 14:30 |
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mia (...) pour tous, un petit mot de Lacan s'adressant à un auditoire d'analystes:Le sujet commence l'analyse en parlant de lui sans vous parler à vous, ou en parlant à vous sans parler de lui. Quand il pourra vous parler de lui, l'analyse sera terminée. C'est à mon avis, à prendre comme une formule, exprimée dans un contexte, voire pour marquer les "esprits".
Je reprends la citation, dont on supposera qu'elle est bien de lui, et non de son exécuteur testamentaire, Jacques-Alain Miller.
"le sujet commence une analyse en parlant de lui" : mais quel est ce moi ou cette part de moi qui parle, personne n'en sait rien au début
"... sans parler à vous" : mais ce "vous" là, voué à support de transfert(s), on ne sait trop quel "vous" c'est
"... ou en parlant de vous (...) sans parler de lui (...)" : idem que précédemment
"Quand il pourra vous parler de lui, l'analyse sera terminée" : avec des "vous" et des "lui", qui sait mieux identifiés. Et l'on pourrait sans dire n'importe quoi, écrire : "Quand il pourra vous parler de lui, l'analyse commencera alors, passés les errements et un peu dépiautée de leurres". Toute lecture analytique, selon moi, lacanienne ou non, à rarement prendre au pied de la lettre. A bientôt,
FB.
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28/02/2011, 15:20 |
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Nous a rejoint: 25/09/2007, 22:30
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Bonjour Francis, je précise la façon dont je comprends cette citation.
(enfin, j'essaie, ça s'avère plus difficile que ce que je pensais) Le « vous » indiquerait l'analyste, en tant que réceptacle neutre de mes paroles, aveugle, muet et pourquoi pas sourd , mais aussi dont l'opinion m'importe peu. un auditoire quelconque, non transférentiel, il pourrait tout aussi bien n'y avoir personne (utopie, mais continuons)
Le « pas vous » indiquerait alors l'analyste comme support des mes transferts, donc en fait les projections que je fais sur lui. "le sujet commence une analyse en parlant de lui sans parler à vous " : je parle de façon transférentielle, non pas à l'analyste auquel je crois parler, mais à tous les fantômes qui me hantent, images de mon passé (ou de mon présent). de cette façon, une partie de mon moi profond et inconscient parle et se révèle (à mon insu). "ou en parlant à vous sans parler de lui" :je parle à l'analyste, je lui « expose mon cas »: je me veux plus objectif dans mes relations, qui sont sans doute moins transférentielles, mais ce que je dis de moi n'est que superficiel, ce n'est pas vraiment de mon moi profond qu'il s'agit (ou d'une partie de celui-ci). "Quand il pourra vous parler de lui, l'analyse sera terminée." : là je comprends ça comme la liquidation du transfert: être capable de s'adresser à l'analyste -ou à n'importe qui-et non aux fantômes transférentiels, pour lui dire non pas ce que je sais de moi consciemment, mais ce que j'ai découvert de moi à travers l'analyse (avec toutes les zones d'incertitude qui en ont partie). si d'autres veulent dirent comment ils comprennent cette citation, ce sera au moins un support d'échange à défaut d'une vérité vraie!
bonne journée à tous,
Mia
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28/02/2011, 15:29 |
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si d'autres veulent dirent comment ils comprennent cette citation, ce sera au moins un support d'échange à défaut d'une vérité vraie!
... en essayant de ne pas trop digresser du thème initial du fil, à savoir : "Fin d'analyse"...
FB.
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01/03/2011, 09:53 |
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Bonjour à tous Je suis assez d'accord avec ton interprétation, mia, mais
je me demandais, pourquoi Lacan n'a pas mentionné le moment où "il vous parle de vous" ou "il parle à vous de vous" qui me paraît au moins comme un prélude à la liquidation du transfert. Même si cette situation, du moins de mon point de vue d’analysante, paraît une absurdité : parler de l’analyste à l’analyste veut dire à la fois parler à une personne réelle du personnage fantasmatique qu’il engendre et inversement. N’est-ce pas la découverte de cette impossibilité qui fera choir l’analyste de sa fonction ?
Ceci pourrait presque remplacer la troisième étape dont parle Lacan. Je n’ai aucune intention de devenir analyste, mais je vais essayer de répondre à ta question : « y-a-t-il un point d'analyse à atteindre pour devenir analyste? » je pense que oui, et tu y réponds déjà toi-même en parlant de variante de la question de fin d’analyse : pour devenir analyste il faudrait avoir atteint le point où ton analyse est quasi finie.
Ne restera qu’à analyser ce désir de devenir analyste, ce qui pour une analysante chevronnée ne devrait pas poser de problème. Et là, tu seras prête à te lancer.
Je te souhaite de trouver ce que tu cherches dans ta fin d’analyse Amitiés
Marge
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01/03/2011, 10:40 |
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À propos de la fin d'analyse, je me faisais une réflexion. Elle est assez claire dans ma tête mais je ne suis pas sûre de parvenir à l'expliquer. Vous me direz... ou pas...  C'est à propos du "prends soin de toi" qu'on entend si souvent lorsqu'on ne va pas bien. Alors je me disais : est-ce que finalement, la fin d'analyse ne serait pas le moment où, justement, on ne ressent plus le souci de prendre soin de soi, où ce n'est plus un souci, où le soin est parfaitement intégré au point de se faire oublier, d'aller de soi. Cette réflexion fait écho à une autre. On parle du "poids des ans". Or j'ai aujourd'hui l'impression qu'au contraire, chaque année passée m'allège. Je me dis : un an de moins à tirer... Mais ce n'est absolument pas un propos désespéré. Je crois même que le désespoir est bien plutôt lié à ce fameux poids des ans. D'ailleurs, l'idée du suicide est comme dissoute dans cet allègement, elle n'a plus de sens. La où le suicidé espérait, le vivant n'espère pas, il hume, il marche, il chante, il pleure, il sourit... il vit... Ceci pourrait rejoindre là aussi Lacan : la vie n'est supportable que parce qu'elle a une fin. Encore faut-il en prendre pleinement conscience. Dans cette légèreté, l'étau de l'espoir se desserrerait, laissant l'espace à l'être, au vouloir (que je conçois différent de la volonté). Sénèque disait : "Quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir". Il y a de ça, je trouve...
Il est probable que la meilleure réponse au vertige ne soit pas la crispation mais l'étonnement.
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01/03/2011, 19:07 |
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"« Je déteste les citations. ». Je ne me souviens plus qui a dit ça." MECCI, Angelo
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02/03/2011, 09:59 |
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thunderbird "« Je déteste les citations. » Arf ! Ne jamais me lancer sur de tels chemins de traverse : ce n’est pas toujours bon pour ce que j’ai… quoique… Car une position aussi catégorique ne pouvait que susciter chez moi d’intenses remous nocturnes. Je précise – rassure - : ça ne m’empêche pas de dormir ; je me réveille simplement avec un flot de pensées qui se bousculent au portillon. Grasse matinée ratée à tous les coups... Une position aussi catégorique, donc, mériterait – ou pas - que son auteur se penche avec malice sur les enjeux psychiques qui sous-tendent un rejet aussi massif. :wink: http://www.psychologie-bismuth.com/forum[…].html#5336
Il est probable que la meilleure réponse au vertige ne soit pas la crispation mais l'étonnement.
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02/03/2011, 10:59 |
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Administrator
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Bonjour,
Deux choses :
1. Essayons ce fil de citations. Simplement, comme il se trouve dans le forum "art et psyché", peut-être serai-je amené à le déplacer, si par exemple les citations de mossieur Sarkozy, de mâdâme Ségolène, de Robert Bidochon ou de Bill Gates venaient à pulluler.
2. Thunderbird, sans doute inintentionnellement de votre part, votre "je déteste les citations" tout de go dans ce fil peut-il être interprété par les grands parano dont je suis à n'en pas douter, voire par quelques zautres, comme - comment dire - une petite pique.
Aussi invité-je dans ces forums, à l'évitement de l'ellipse.
Ainsi, les questionnements, les sentiments, opinions et faits étant clairement développés - dans la mesure du possible, bien sûr - se trouve minoré le risque d'interprétations 'achtement sauvages. Il y eut en effet ici des passes d'armes sous voile, ou bien saignantes, qui n'apportèrent rien de bon ; c'est même peu dire.
Mais c'était, j'en conviens, voila si longtemps (quelques mois, facile)... A bientôt,
FB (Régulator).
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05/03/2011, 17:55 |
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Bonsoir à tous fin de psychanalyse j'ai cru que c'était arrivé contre mon gré,il y a 10j. mot sur la porte disant que les consultations étaient interrompues,puis coup de fil m'informant que l'on me tiendrait au courant.
que j'ai eu peur!!!
Moi qui râle en permanence en séance,qui dit (ou menace) d'arrêter,j'ai réalisé que je n'avais pas fini.
je n'arrive pas à savoir pour qui j'ai eu peur. Cela m'a mis dans un état d'inquiétude...telle qu'il y a du pain sur la planche pour la reprise que j'appréhende.
je sais à quoi cela renvoie mais... Le psychanalyste est humain et peut aussi avoir des faiblesses.(il est vivant ,message sur le répondeur) Par contre je n'arrive pas à faire la part entre le lien entre psychanalyste et moi (transfert) et en même temps la réalité.Mais ceci est peut être hors sujet.
je ne pensais pas qu'une interruption non programmée me mettrait dans un tel état.Mais j'aurais du m'en douter. 5 ans de psy et je n'ai toujours pas grandi.
Par contre je suis à peu près sure maintenant que je ne suis pas arrivée au bout,mais l'interrogation est toujours là :quand?
bon we
Magalère
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