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La résistance durant la psychanalyse : une définition

16/09/2006, 10:53 Signaler le sujet

Francis Bismuth

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Le texte ci-dessous est de Ilmi Manuka, psychanalyste et médecin généraliste, détenteur des droits d'auteur © 2005.
Cité par Michelle Tilman, psychanalyste, sur son site Internet : http://www.psychanalyse-psychanalyste.be[…]nalyste.be. Je les remercie de m’avoir autorisé à emprunter ici leur définition de la résistance durant la cure psychanalytique. Cette définition me semble avoir le mérite d’être simple et illustrative de cette importante notion. La résistance tant du psychanalyste que de l’analysant (le client de l’analyste) est en effet selon moi constamment présente durant le travail analytique ou psychothérapeutique.

"Qu'appelle-t-on les résistances ?
Même si c’est en toute bonne foi que le sujet vient demander une analyse, il est malgré tout mené par le bout du nez de son inconscient, qui lui, n’aime pas trop les changements. Même si cela peut paraître choquant, tous ces symptômes qui le font tant souffrir, ont été mis en place par son inconscient comme étant
« la meilleure solution pour éviter un plus grand malheur »… Mais le problème, c’est que tout cela a été mis en place en grande partie durant les premières années de notre vie, càd à un moment où nous savions si peu de choses de la vie, où nous avions peur d’être abandonnés à notre sort, où nous savions à peine marcher et balbutier quelques mots... Le malheur, c’est que toute cette construction (appelée le Fantasme) reste d’application… à vie ! C’est un peu comme si nous étions contraint d’habiter une maison dont l’architecte était un enfant de 4 ans ! Évidemment, on peut s’attendre à ce que certains éléments, avec le temps, ne résistent pas bien à l’usure. Mais on ne déménage pas si facilement, car cette maison, on s’est habitué à « faire avec », même s’il ne fait pas si agréable que cela y vivre, c’est toujours mieux que de se retrouver sans toit. On peut comprendre alors que pendant la psychanalyse, on ait peur qu’on touche à cette maison ; on craint l’effondrement, on craint en fin de compte le changement. Alors, quand on s’aperçoit que des choses commencent à changer, que notre comportement n’est plus le même qu’avant, qu’on perd certains symptômes, il s’en suit en général une forme ou l’autre de résistances, qui s’expriment ainsi:
- "Oublier" de venir aux séances, ou tomber malade comme justification de cette absence.
- Arriver en retard (pour écourter l’épreuve de la séance).
- Partir en vacances pour «souffler un peu» (et essayer d’oublier ce qu’on vient de découvrir).
- Interrompre l’analyse sans chercher à comprendre pourquoi on réagit ainsi. Cette dernière résistance est la plus grave, car en reculant devant l’épreuve, on renforce encore plus ses résistances, et encourage une répétition future.
- Parler théorie psychanalytique plutôt que de parler de soi-même.
- Oublier ses rêves… ou bien le contraire, venir avec un rêve à chaque séance.
- Critiquer la personne même de l’analyste, ou la psychanalyse en soi :
«c’est parce que je sens que vous n’êtes pas assez compétent que je vais rater mon analyse», ou bien «je perds mon temps ici, comment voulez-vous que simplement en parlant je guérisse de mon ulcère?»
- Ou bien, pour reprendre un exemple de Freud: "Le tic-tac de l'horloge de l'appartement d'à côté m'empêche de me concentrer…" etc.

Toutes ces tactiques ont le même but : éviter le changement. On préfère un malheur bien connu à une autre chose, mais inconnue. Peur de devenir quelqu’un d’autre …
«d’ailleurs les gens autour de moi disent qu’ils ne me reconnaissent plus.»
Mais gardons bien ceci à l’esprit : si on vient en analyse c’est pour changer quelque chose qui nous était lourd à porter. On change, c’est vrai, mais en fin de compte c’est pour se retrouver soi-même quelque part, pour se réconcilier avec soi-même, mais jamais on ne se perd."


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08/10/2006, 09:46 Signaler

Invité



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- "Oublier" de venir aux séances, ou tomber malade comme justification de cette absence.

Ou réactiver avec force des symptômes peut-être aussi...et donc la fatigue, l'épuisement fait qu'on ne peut pas parler...

- Arriver en retard (pour écourter l’épreuve de la séance).

ça marche rarement ça parce que les analystes ont toujours la tactique pour décaler, nous faire revenir le lendemain ou après . Difficile de dire non face à eux et devant leur poignée de main ou leur main sur l'épaule...il peut aussi nous faire passer devant tout le monde au moment où on lui dit " désolé(e) je ne peux pas rester...blablabla"

- Partir en vacances pour «souffler un peu» (et essayer d’oublier ce qu’on vient de découvrir).

Et lui quand il part en vacances il nous plante tranquilou. Nous aussi on a besoin de vraies vacances et le problème c'est que parfois on psychote en se disant que l'analyste va croire que l'on fuit blablabla... ya de vrais retard aussi !

- Interrompre l’analyse sans chercher à comprendre pourquoi on réagit ainsi. Cette dernière résistance est la plus grave, car en reculant devant l’épreuve, on renforce encore plus ses résistances, et encourage une répétition future.

Vécu et approuvé...les symptômes sont super heureux dans ce petit jeu du " ça s'en va et ça revient !"

- Parler théorie psychanalytique plutôt que de parler de soi-même.

:roll: là vous êtes durs ...parce qu'encréant des sites psys sur la toile vous nous y convoquez aussi et en plus comme le coprs n'y est pas on peut même trouver par la théorie et le soulagement d'un corps qui n'y est pas une solution illusoire à nos problèmes...

Mais sinon c clair: combien de psychanalysés ou de psychothérapisés se mangent des livres de théorie histoire d'enrober leurs mots naifs dans un nem psychanalytique ? Mais l'analyste il n'a pas faim lui...on repart avec notre patate chaude et notre nem flêtri....Lire un petit Fareinheit 451 peut faire du bien à la place ou un mickey.

- Oublier ses rêves… ou bien le contraire, venir avec un rêve à chaque séance.

Ou ne plus dormir du tout comme ça ya rien à dire...

- Critiquer la personne même de l’analyste, ou la psychanalyse en soi : «c’est parce que je sens que vous n’êtes pas assez compétent que je vais rater mon analyse», ou bien «je perds mon temps ici, comment voulez-vous que simplement en parlant je guérisse de mon ulcère?»

Ben là j'suis évidemment prise en flagrant déli...délire...je crois que j'ai toutes les résistances condensées... bravo !

- Ou bien, pour reprendre un exemple de Freud: "Le tic-tac de l'horloge de l'appartement d'à côté m'empêche de me concentrer…" etc.

Ah non , pas celle-là...quoi que... si je n'ai pas de kleenex à disposition je ne peux pas parler parce que si je pleure mon mascara va couler et s'il coule ...ben là ... je ne sais plus quoi dire et je me mets à parler quand même.

C'est plus dur au final de se battre contre ses résistances que contre ses symptômes si je comprends bien...Il ne faut pas se battre contre ou avec, mais faire avec et peut-être travailler sur ces résistances elles-mêmes, sur cette peur panique du deuil non pas du père ou de la mère mais des symptômes quand ceux-ci sont devenus chroniques.

Car il y a tout de même plusieurs types de psychanalyses: ceux qui y viennent sans symptômes sont quand même avantagés ! A moins qu'au final ils repartent avec des symptômes réveillés et qu'ils n'avaient pas prévu. Dans ce cas ils abandonnent leur psychanalyse et repartent plus mal qu'avant...

C'est horrible de se dire que si l'on ne va pas jusqu'au bout on va y rester. C'est aussi difficile de dire à d'autres psys qui ont d'autres modèles à proposer que ce qu'ils proposent est bidon... Quand on se retrouve hospitalisés notamment dans l'anorexie, on se trouve bien plus souvent avec des seringues et comportementalistes sous le nez et on nous reproche notre résistance... Il faut savoir...

C'est complexe. Car il me semble tout de même légitime de douter un peu du choix que l'on fait car je ne vois pas pourquoi il serait le meilleur quand autour je vois des personnes qui semblent aller vraiment mieux en ayant abandonné et trouvé un mieux être dans un autre type de travail, et que nous on rame encore plus sauf peut-être dans le maniement des mots et des associations juteuses.

C'est difficile quand on a un problème à régler aussi avec la confiance de faire TOUTE confiance à celui qui est en face de nous: je ne peux pas me forcer à faire confiance. J'ai trop peur de tomber dans un puits à un moment comme ce fut le cas avec d'autres psys qui ont abandonné eux... mais c vrai les psychanalystes ne m'ont jamais lâchée...eux... :roll:

C'est un sujet complexe mais qui tient une place incoryablement importante dans le processus...

Mais... il reste ce "mais"... s'il y avait autre chose...d'efficace....


08/10/2006, 12:22 Signaler

Invité



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Bien alors maintenant que je sais ce que sont une bonne partie de tout ce qui se nomme "résistances" en analyse, serait-il possible de savoir ce qui ne l'est pas? :)

Je vous mets quelques hypothèses en vrac et dites-moi ce que vous en pensez (résistance ou non?):

- dire à son psy que l'on l'aime

- arriver toujours à l'heure voire même en avance par peur justement d'être en retard

- payer toutes les séances

-dire tout ce qui passe à l'esprit même si cela n'a aucun sens ( délire verbal où je noie le poisson, ou très bon analysant un peu trop appliqué?)

-ne rien vouloir savoir de la théorie

Liste non exhaustive :wink:


08/10/2006, 13:08 Signaler

Invité



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ça s'appelle un élève appliqué qui entre bien dans le désir de son professeur pour se faire aimer ....

C'est aussi une forme de résistance ... éviter le rejet et donc peut-être aller contre son propre désir...

:P


08/10/2006, 16:01 Signaler

Invité



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Non!!!! c'est un transfert qu'on peut dire "postif", mais à force (si le patient n'ose plus donner son avis, trés polie même si le psy est insuportable ....) eh ben on définit ça comme une résistance (gentil enfant qui doit rester sage pour plaire à ses parents, alors que ce n'est pas naturel pour l'être humain!)
je me demande : quelle est la différence entre un transfert négatif et une résistance?


09/10/2006, 21:29 Signaler

Invité



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je pense que la résistance c'est vouloir continuer les séances avec une bonne foi mais utilisant la fuite, une agréssivité un peu détourner. Mais le transfert négatif c'est "presque" une haine pour l'analyste et ses séances.
c'est ma façon de voir

faiza


29/05/2007, 17:32 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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... Les propos de Margarita sur le sujet. Analysante durant plusieurs années, Margarita, sur son site http://transfert.yellis.net/[…]ellis.net/, notamment parle de son expérience du divan. Une des chose qu'elle dit sur cette question de la résistance durant l'analyse :

"Autre exemple de résistance (la mienne) : être pressé de terminer sa psychanalyse. C'est aussi une façon de ne pas vraiment la commencer. Dès la toute première amélioration, j'ai cru que c'était fini et je voulais arrêter. Cela m'est arrivé cent fois. C'était pour ne pas aborder la suite, pour ne pas avoir à changer.

La séance manquée ou le retard du patient : La résistance est toujours cachée sous de bonnes raisons. On peut rationaliser longtemps la raison pour laquelle on ne peut pas venir à sa séquence de psychanalyse, comme ou peut rationaliser la raison qui nous empêche de commencer une psychanalyse... Tout cela est suspect à l'analyste, car dans le domaine de l'inconscient, rien n'est anodin. Alors malgré toutes les bonnes raisons que nous pourrions avancer pour manquer notre séance, nous devrons la payer, car cette absence est (peut être) le signe de quelque chose que nous refusons de voir, et dont l'apparition pouvait être prévue à la séance précédente. De même, pourquoi ce retard ce jour-là alors que je respecte rigoureusement les horaires de mes séances ? Pourquoi cette soudaine erreur d'horaire ?

Autre résistance : le patient parle longuement de choses futiles, dissèque une conversation : "Je lui ai dis que..." Alors elle m'a dit que..." au lieu de parler de ce qu'il ressent, au lieu de parler de ce qu'il pense que le psychanalyste attend de lui. Ou bien parle de quelqu'un d'autre. Mais attention, parfois c'est croire que ce qu'on est en train de dire est futile, qui constitue la résistance...

Ou encore se dire que c'est une résistance de dire ce que l'on est en train de dire, alors que ce n'est que de l'association libre.

Oui, la résistance est quelque chose de subtil, à laisser manier aux professionnels !"

A bientôt,
FB


www Message Privé
09/07/2009, 17:41 Signaler

papillon

Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
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Francis Bismuth
(...)Je les remercie de m’avoir autorisé à emprunter ici leur définition de la résistance durant la cure psychanalytique. Cette définition me semble avoir le mérite d’être simple et illustrative de cette importante notion. La résistance tant du psychanalyste que de l’analysant (le client de l’analyste) est en effet selon moi constamment présente durant le travail analytique ou psychothérapeutique.

Autant j'arrive à percevoir ce qu'est la résistance pour l'analysant, autant je la comprends mal concernant l'analyste. Pour le premier il s'agit inconsciemment de ne rien changer, de s'accrocher à son symptôme (je n'ose dire sa névrose). Mais pour le second ? Quelles seraient ses motivations conscientes ou inconscientes ? N'est-il pas là justement pour que l'analysant puisse advenir de lui même ?
J'ai déjà lu à ce sujet les propos de Margarita (c'est d'ailleurs par l'intermédaire de son site-très intéressant- que je suis arrivée ici ). Mais je n'ai pas vraiment trouvé d'explications.

Bonsoir chacun et chacune.


www Message Privé
09/07/2009, 18:26 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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Bonjour Papillon,
Et bien l'analyste aussi est nanti, doté, lesté, d'un inconscient.
Une part de chacun reste toujours inanalysé, y compris concernant l'analyste. Transfert et résistances existent aussi du coté du psychanalyste, sauf qu'en théorie - et en pratique - il se doit d'y être vigilant : non de les refouler, mais de les scruter et de ... les analyser, encore et toujours, seul ou avec un confrère ou une consoeur. "Pourquoi j'éprouve sympathie ou antipathie? Qu'est-ce qui me gêne quand je l'écoute ? Pourquoi son silence me pèse-t-il plus que celui de la personne précédente ?" Etc. Autant de questions que l'analyste doit constamment se poser, non pas "en général", mais plus que quotidiennement.

Cela répond-il à votre interrogation, Papillon?
Ce n'est que dans l'imaginaire de l'analysant que le psy-sait ; dans les faits, mieux vaut qu'il sache ne pas savoir grand chose, sinon de son désir d'exercer cette fonction d'analyste.

A bientôt,
FB.


www Message Privé
09/07/2009, 19:13 Signaler

papillon

Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
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Francis Bismuth

Cela répond-il à votre interrogation, Papillon?
Ce n'est que dans l'imaginaire de l'analysant que le psy-sait ; dans les faits, mieux vaut qu'il sache ne pas savoir grand chose, sinon de son désir d'exercer cette fonction d'analyste.

Oui ... en partie. Il s'agirait donc d'une résistance au transfert que fait l'analyste ? Transfert qu'il se doit d'analyser pour éviter ces résistances ?
Alors vous êtes en analyse toute votre vie professionnelle ! Un vrai sacerdoce ! :wink:

C'est curieux ...Je sais qu'il ne sait rien et pourtant j'ai besoin de cette illusion.

Merci pour votre réponse Francis, et bonne soirée.


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09/07/2009, 20:40 Signaler

Magalère

Nous a rejoint: 30/01/2009, 09:46
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bonjour

j'ai essayé de résister et de ne pas trop venir sur le forum

moi aussi Papillon ,j'ai besoin de cette illusion(croire qu'il sait)et je me retrouve beaucoup dans ce que vous dites .
cela ne rejoindrait-il pas l'arnaque?..je me suis régalée à tous vous lire.

je ne pensais pas que mon imaginaire serait mis à si rude épreuve.Essayer de dompter cet imaginaire est la pire épreuve.
Entre l'illusion,le domptage et l'arnaque ,cela fait un drôle de cirque.
les vacances sont là. dans ma tête je m'étais mis que j'arrêterai là ,surement une résistance et il semblerait que cela ne soit pas raisonnable de s'arrêter au milieu du gué...

bonne soirée.

Magalère


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10/07/2009, 05:27 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
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Magalère

les vacances sont là. dans ma tête je m'étais mis que j'arrêterai là ,surement une résistance et il semblerait que cela ne soit pas raisonnable de s'arrêter au milieu du gué...

Bonjour Magalère,

Vous parlez de "gué", c'est une belle image que celle-là. "S'arrêter au milieu du gué" peut être en effet très risqué. Le risque n'est pas de sortir de l'analyse mais d'y entrer. Tout comme ce gué à traverser. C'est un risque pour soi, pour un changement qui fait résistance à un moment donné. Oui, donnez-vous ce temps pour souffler et mesurer déjà le chemin parcouru, ... comme vous le dites, les vacances sont là !

Bonne journée,
Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

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10/07/2009, 06:31 Signaler

Invité



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Bonjour,

En relisant ce thème , je me demande si l’analyse opère des changements tels que : « le gens autour de moi disent qu’ils ne me reconnaissent plus » …cela ne m’est jamais arrivée. Il me semble que la névrose , en tout cas la névrose contemporaine ( on ne voit pour ainsi dire que très rarement des grands cas de névrose avec méga symptômes, enfin pas dans la psychanalyse d’exercice privé ?) n’oblitère pas la « vraie personnalité » et les deux s’expriment .Le comportement infantile inadapté à la situation et l’adulte qui la vit , se rendant bien compte qu’il agit de façon névrosée et va voir un psy. La première prise de conscience étant dans cette démarche et le pourquoi je fais ceci ou cela ?
Croire qu’il sait ,tout en sachant en fait qu’il ne sait pas, en se servant de ce supposé savoir qu’inconsciemment je lui attribue, pour arriver moi à savoir…
Je comprenais la résistance également comme un processus psychique empêchant l’expression de l’insconscient dans le cadre analytique , la résistance au transfert de l’analysant par l’analyste et parfois c’est l’inverse, l’analysant résistant à transférer sur l’analyste .


10/07/2009, 07:22 Signaler

papillon

Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
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Louise
En relisant ce thème , je me demande si l’analyse opère des changements tels que : « le gens autour de moi disent qu’ils ne me reconnaissent plus » …cela ne m’est jamais arrivée

Cela m'est arrivé une fois. Enfin, je ne connais pas cette personne réellement mais par le biais d'un forum. Elle m'a dit que je ne m'exprimais plus de la même manière, que j'avais gagné en maturité et que du coup elle n'osait plus s'adresser à moi de la même façon. J'en étais surprise car je n'avais pas perçu ce changement et pourtant à bien y regarder c'était vrai... Mais avec mes proches, cela ne s'est jamais produit, ou ils ne disent rien (ce qui ne m'étonnerait pas).

magalère
moi aussi Papillon ,j'ai besoin de cette illusion(croire qu'il sait)et je me retrouve beaucoup dans ce que vous dites .
cela ne rejoindrait-il pas l'arnaque?..

J'ai repensé moi aussi à cette notion d'arnaque quand j'ai écrit ces lignes, mais il me semble (et c'est tout personnel) que s'anarquer et s'illusionner n'est pas la même chose.

Bonne journée à chacun et chacune.


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10/07/2009, 14:11 Signaler

Magalère

Nous a rejoint: 30/01/2009, 09:46
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bonjour

je suis d'accord avec vous Paillon entre l'arnaque et l'illusion il y a différence . mais cela m'a sauté aux yeux quand je vous ai lu.Si je réfléchis trop ,j'ai l'impression que je ne peux plus écrire ce que je ressens dans l'immédiat.
donc j'ai osé plonger.
l'illusionniste offre une part de rêve ,l'arnaqueur n'est qu'un voleur.
dans l'illusion chacun y voit ce qu'il veut et peut rester acteur,alors que face à une arnaque le sujet devient objet et subit.
mais je m'échappe du sujet
par contre j'aimerai bien finir de traverser le gué et ne pas m'y trouver coincée ,ce que je redoute beaucoup.peut être suis je trop pressée?
quant au changement!!! il semblerait que je sois plus détendue mais intérieurement j'ai l'impression que c'est encore plus le chaos. mais je fais peut être illusion...

je ne le vois plus pendant 6 semaines, je ne sais pas comment je vais pouvoir reprendre cette traversée je vais essayer de ne pas y penser.

bonnes vacances ou bon courage

Magalère


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10/07/2009, 14:22 Signaler

papillon

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Oui je suis plutôt d'accord avec vos définitions de l'arnaque et de l'illusion ...

Quant aux congés ... pour l'instant je fais l'autruche, redoutant à chaque séance qu'il me dise qu'il est en vacances pour je ne sais combien de semaines ... Peut-être ce soir :? !

En tout cas bon courage à vous ! Et je ne crois pas que vous resterez à gué (ça se dit ça ?) enfin, je crois que vous le traverserez !

Bonnes vacances !


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10/07/2009, 21:05 Signaler

papillon

Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
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Ca y est je sais ... Encore une séance et pour moi aussi 6 semaines de congés soit 7 semaines d'attente.
Chaque fois c'est pareil. Quand je commence enfin à dire, à me dire vraiment, les congés arrivent puis il me faut un temps fou pour recommencer, pour lui faire de nouveau confiance. A croire que j'attends les vacances pour me livrer ... :? Belle resistance ! :cry:


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10/07/2009, 21:26 Signaler

mi

Nous a rejoint: 12/11/2006, 21:31
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Quand je commence enfin à dire, à me dire vraiment

Bonsoir Papillon, je peux dire presque tout pareil, « au moment où je commence enfin à dire », et dire que l'autre sera ailleurs, juste alors que je commençais à me dire !

Bien des pensées là-dessus
et bien à vous


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11/07/2009, 09:44 Signaler

papillon

Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
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Hier j'ai eu l'impresssion qu'il s'inquiétait pour moi, suite à ce que je lui disais en séance. Alors que d'habitude nous échangeons peu de paroles après la séance (confirmation du prochain rendez-vous, paiement, "au revoir madame"), là il s'est enquis de savoir si je restais seule pendant ses vacances, ou si je pouvais retourner dans ma famille...
Ce n'est pas la première fois que j'ai cette impression avant les vacances. Comme s'il se montrait humain. Puis les vacances arrivent. Je pense qu'il doit (comme vous l'expliquiez Francis) analyser son transfert (ou contre tranfert, je ne sais quel terme il faut employer ici) puis revenir détaché et froid, comme il se doit. Et c'est sans doute ce qui me bloque à nouveau. Mais c'est ainsi, j'ai compris ici que certains analystes étaient bien plus froids et distants que lui ... Mais cela ne me console pas vraiment de le savoir.

Je ne suis pas sure que ce message ait sa place dans ce fil, mais j'avais besoin de l'écrire. Francis le déplacera s'il le juge utile.

Bien à vous et bon week-end à chacun et chacune. Je vais tenter de m'étourdir un peu pour ne plus trop penser.

Papillon.


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11/07/2009, 09:56 Signaler

Francis Bismuth

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Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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papillon
(...)Je ne suis pas sure que ce message ait sa place dans ce fil, mais j'avais besoin de l'écrire. Francis le déplacera s'il le juge utile.(...)

Bonjour,
Vous avez très bien fait de vous exprimer ici.
Veillons cependant - je profite de votre phrase - à ce que les thématiques de fils soient respectés (ici, une définition de la "résistance" ou des résistances en psychanalyse). Enfin, à peu près :roll:

Par ailleurs, je peux parfois déplacer un fil entier, mais ce serait plus compliqué - voire dénué de sens - pour un seul propos. De toute façon, ça n'a pas lieu d'être en l'occurrence.

A bientôt,
FB.


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