Le travail analytique se fait-il même quand tout va bien ?
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24/09/2008, 07:09 |
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Bonjour à tous, Voilà ma question est clairement posée dans l'objet de ce post. Mais bien sûr, je vais l'expliquer. Oui, depuis quelques temps, je suis dans ce questionnement. Après une très dure période riche en émotions (parfois violentes) qui a aboutit à quelques changements d'importance, ma vie s'est apaisée et je m'y sens bien.
Lorsque je vivais mes séances, durant toute cette période difficile, j'étais dans la plainte et la souffrance et en même temps, je me sentais d'attaque pour aller explorer là où ça fait mal. Bref, j'ai eu l'impression d'avancer peu à peu.
Mais depuis quelques temps, je ne suis plus dans le même shéma. Je vis mes séances d'une toute autre façon, pour tout vous dire, il m'arrive de passer toute une séance à rire ... et de sortir de ma séance en riant. Bref, je vis mes séances joyeusement.
Mais du coup, je me questionne parce depuis, j'ai l'impression de stagner et de ne rien voir émerger de signifiant ds l'exploration de mon inconscient. Ma question est donc "faut-il nécessairement être en souffrance pour avancer ds ce travail d'analyse ?" Bien sûr cette question est toute personnelle, elle est là, en ce moment, dans mon parcours analytique. Mais peut-être avez-vous connu l'un(e) et l'autre des périodes un peu similaires à la mienne. Je suis donc à l'écoute de ce qui pourrait se dire en réponse à mon message du jour. Merci ... Bonne journée à tous,
Chocolatine
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24/09/2008, 08:19 |
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d'attaque pour aller explorer là où ça fait mal Bonjour,
"Là où ça fait mal" n'est pas toujours là d'où s'origine le "mal". J'ai connu des personnes dont une première tranche d'analyse s'articula pour beaucoup, par exemple, autour de la relation mère-fille (là où ça faisait mal ou semblait faire mal), mais dont une autre période d'analyse permit de réaliser que d'autres dimensions pesaient, se "cachaient" derrière celle-ci.
Pour revenir à votre question, je rencontre parfois des situations - mais n'en faites pas une généralité, ou ne vous l'appliquez pas d'emblée à vous-même - où souffrance, douleur et plainte, si elles permettaient parfois d'amorcer un processus de cure analytique, ou de psychothérapie, ne permettaient que difficilement l'accès à des couches profondes de l'inconscient et la technique de la libre association. Ce qui occupe le devant de la scène - ce qui se manifeste - n'est souvent que pantomime de ce qui résiste à émerger sous une autre forme.
Réponse donc et comme souvent, à ne pas prendre au pied de la lettre, mais pour ma part, ma pratique d'analysant puis d'analyste ne me permettent pas de tisser un lien direct entre mal-être ici et maintenant, et efficience du travail analytique. Ajouté à cela que le bénéfice de l'analyse ne se réalise souvent que dans l'après-coup.
A bientôt,
FB
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25/09/2008, 12:12 |
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Merci Francis pour votre réponse qui me donne votre point de vue d'analyste et d'ancien analysant.
C'est intéressant de lire que "Là où ça fait mal" n'est pas toujours là d'où s'origine le "mal".
Je sens bien que je ne suis plus du tout dans la même disposition qu'auparavant. Quelque chose a changé dans le déroulé de mes séances, c'est certain, mais j'ai encore bien du mal à nommer tout cela clairement. Je sais juste qu'en ce moment, je vis mes séances dans une certaine détente et nonchalence oserais-je dire.
Mais ... je suis peut-être dans une phase intermédiaire, un entre-deux ?
Je sais ce que je laisse derrière moi, et qui n'est pas rien : un passé revisité et maintenant accepté, enfin c'est ainsi que je perçois les choses.
Il me faut sans doute accepté ce qui peut maintenant advenir ... même si cela doit prendre du temps ... A bientôt, Chocolatine
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27/09/2008, 06:34 |
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Francis Bismuth Ajouté à cela que le bénéfice de l'analyse ne se réalise souvent que dans l'après-coup. Bonjour Francis,
Bonjour à tous, Aujourd'hui, alors que j'ai déjà lu plrs fois votre message, une chose m'interpelle et j'aimerai revenir sur ce que vous dites au sujet du bénéfice.
"L'après-coup" c'est quand ? Après la cure ? Et durant la cure ?
J'ai bien lu que vous aviez écrit "souvent" et qu'il ne faut pas généraliser.
Mais cette notion de bénéfice est importante et pourrait sans doute faire un sujet à elle toute seule.
Je suis donc là avec cette notion (de bénéfice) et aimerais lire ce qui peut s'y dire. Chocolatine
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27/09/2008, 11:52 |
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Bonjour,
Voici peut-être de quoi vous apporter des éléments de réponse : http://www.sens-public.org/spip.php?arti[…]article513.
A bientôt,
FB PS : je complète après coup (...), vers 15h ce 27/09.
Que quelque chose advenu durant telle séance, ne se révèle que dans une autre séance, ultérieure, est sinon courant, du moins arrive (par exemple mais pas seulement, ce que véhicule un rêve).
Que l'effet d'une analyse ne se ressente qu'après celle-ci, c'est courant.
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27/09/2008, 14:10 |
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bonjour à Chocolatine, Francis et à tous! j'ai lu l'article que vous proposez, francis, et à cette lecture, le sens de l'après-coup me paraît clair, mais je ne vois pas le rapport avec l'après-coup de la phrase citée par chocolatine:
Ajouté à cela que le bénéfice de l'analyse ne se réalise souvent que dans l'après-coup. pour schématiser:
un après-coup étant enfant, qui vient fantasmer un événement antérieur traumatisant, (cf l'article http://www.sens-public.org/spip.php?arti[…]article513. )
un après-coup après l'analyse, que j'imagine (étant encore en analyse je ne peux qu'imaginer...) comme étant un bénéfice, un mieux, ressenti une fois l'analyse "achevée". ai-je mal compris?
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27/09/2008, 16:58 |
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Oui, en effet, je parlais bien du bénéfice de l'analyse, que j'avais compris ds la phrase de Francis, comme intervenant dans l'après-coup. Et je me demandais si ce bénéfice ne pouvait pas être ressenti durant la cure.
Parce que ce bénéfice doit forcément être présent, à un moment donné, puisqu'il faut bien décider de la fin de la cure ... non ? Chocolatine, toujours en questionnements permanents :roll:
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27/09/2008, 17:02 |
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Sait-on, durant la cure, ce qu'il en est du "bénéfice" de celle-ci ? Je me le demande.
Et qu'est-ce que c'est, pour "moi", le "bénéfice" ?
FB PS : sur l'intervention de Mia et la question de l'après-coup, j'y reviendrai peut-être. Je ne sais pas si les analysants ont intérêt, dans ces forums, à l'intervention d'un analyste. Je me le demande.
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27/09/2008, 20:23 |
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pour ce qui est du bénéfice de l'analyse, il y a des moments pendant la cure où je ressens un bénéfice (des moments ponctuels, et aussi des impressions plus générales et dans la durée); (mais il y a aussi des moments où j'ai l'impression de faire marche arrière) je ne pense pas que la fin de la cure s'articule autour d'un bénéfice enfin trouvé, mais plutôt d'un plus rien à "dire" ou plutôt à "entendre"... enfin c'est ma vision des choses! mia
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28/09/2008, 08:23 |
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Bonjour Mia, Je ressens moi aussi ce bénéfice depuis quelques temps. L'impression que des changements s'opèrent en moi, au point que ma relation avec ma psychanalyse (et mon psychanalyste) a changé.
Mais dans les faits, ma vie a littéralement changé et j'ai bien dû m'y adapter.
Une adaptation qui tient compte aussi de la place de ma psychanalyse dans cette nouvelle vie. En ce moment, comme je le disais, je suis dans un "entre-deux", comme si j'avais enlevé une première couche (d'où ce ressenti de bénéfice) et que je m'apprêtais à faire ce qu'il faut pour la deuxième.
C'est ainsi que je ressens les choses. Mais en fait, je trouve qu'il est parfois difficile de mettre des mots sur ce que l'on ressent ou ce que l'on perçoit de sa propre évolution.
L'on est soi-même peut-être mal placé pour le dire ...
Car ce ne sont pas les mots qui sont attendus mais les actes ... Bon dimanche à tous,
Chocolatine
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30/09/2008, 13:39 |
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Bonjour, J'ai lu le message de Chocolatine au sujet d'un "bénéfice" de l'analyse.Mon analyste a évoqué une fois me concernant "les bénéfices secondaires"d'une situation dont pourtant je souffrais depuis longtemps...ce qui m'a conduit à me dire que s'il y a "bénéfice", ce sont bien les symptômes ou le disfonctionnement de chacun, chacune qui en est le bénéficiaire.Je n'ai pour ma part jamais ressenti le bénéfice de mon analyse.Délestée ponctuellement, oui. Quant au changement,j'ai pu constater au fil du temps que je pouvais me permettre plus de "vécus", autrefois impossibles à envisager mais je ne me suis jamais dit que j'avais changé, je n'ai jamais eu ce ressenti dont vous parlez.De là peut-être le découragement qui naît d'un changement jamais palpable, estimable par la personne elle-même, du moins à court terme.
Lorsque ce "changement" a été posé, c'est souvent l'entourage qui me l'a signifié sans que je m'en sois rendu compte.
J'ai appris avec le temps à me méfier de ces "je vais bien, tout va bien", même si sur le moment c'est un soulagement de se sentir plus légère.
Mais ce n'est que mon "vécu" des effets de l'analyse.
Vous construirez le vôtre avec votre cheminement. Je vous souhaite bon courage. Bien à vous Bon après-midi.
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07/10/2008, 22:49 |
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Le travail analytique se fait-il même quand tout va bien ? Bonsoir Je reprends votre question, Chocolatine, et en inverse la fin !
Se fait-il, ce travail analytique, "quand tout va mal" ? Je développe en quelques mots :
Tendue, je tourne sur et autour des mêmes thèmes - J'avais imaginé user mes plaintes et retrouver une certaine souplesse après cette usure !
(10/10/2008; 21:07 : j'aurais du écrire "tanner" à la place d'user, le "tannage" étant une action plus propice à susciter la souplesse "espérée"...)
Le temps passe.
Temps tendu ! trop tendu.
Au point où je m'interroge sur la possibilité de "progresser" dans cette tension.
Au point où je crains, encore, ce qui pourrait se passer si cette tension se relâchait ! Plus rien à dire? Le vide ? Waooouh...
Ne veux pas plus en dire ici à ce sujet. : )
Je la comprends comme une tension, ancrée, qui à la fois m'épuise et me fige, comme elle me "fait tenir" ! Voilà sans doute ce si paradoxal bénéfice secondaire du symptôme qu'évoquait autrement Opale précédemment. ... Il m'arrive souvent de souhaiter vivre joyeusement les séances et après-séances ! Voilà ce qu'il me vient ce soir en relisant cette question, dont je n'ai pas encore fait le tour. Merci de l'avoir posée.
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08/10/2008, 16:23 |
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Bonjour à tous, Ce we, j'ai relu la réponse d'Opale et cette partie de son message m'a particulièrement parlée : "J'ai appris avec le temps à me méfier de ces "je vais bien, tout va bien", même si sur le moment c'est un soulagement de se sentir plus légère. "
Car me voilà à nouveau dans une phase plus normale oserai-je dire. Une phase de mon analyse où même si le rire peut y avoir sa place, je me (re)trouve confrontée à mes fantômes. Il s'agissait donc d'un temps de récréation. Comme un envie d'évasion et de légèreté qui m'aura permis de palper déjà qq bénéfices de mon analyse.
Comme je l'avais précisé, je pensais me trouver ds une période d'entre deux. Et ça semble se confirmer !
Mais ... peut-on assimiler cette période à une forme de résistance :? ?. Question ... Chocolatine
(Mi, je vous ai lu mais ne trouve pas matières à réponse pour l'instant)
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08/10/2008, 17:57 |
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Peut-être que plus vous vous direz "sont-ce des résistances?", plus vous résisterez (à quoi, d'ailleurs?). Et vous vous (re)trouvez confrontée à des fantômes ; et bien allez-y voir ? Après tout - ou avant tout - ne sommes-nous pas en analyse plus pour cela - certaine confrontation à ses "fantômes" - que pour s'interroger en termes théorico-cliniques ?
A bientôt Chocolatine,
FB
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08/10/2008, 18:09 |
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bonsoir, j'avais moi aussi envie de reprendre la question de Chocolatine comme l'a fait mi:
Se fait-il, ce travail analytique, "quand tout va mal" ?
...et puis finalement, la question, c'est plutôt "Se fait-il, ce travail analytique?" ...jamais sûre, en sortant de séance, de ce qui peut s'être dit ou non...
...analyse ne rime pas avec certitude, sauf à de très brefs et très rares tournants de la cure...
...il faut faire avec, mais cela est bien frustrant!
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08/10/2008, 18:26 |
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Francis Bismuth Après tout - ou avant tout - ne sommes-nous pas en analyse plus pour cela - certaine confrontation à ses "fantômes" - que pour s'interroger en termes théorico-cliniques ?
J'aime votre réponse Francis :wink: . Chocolatine qui se triture les boyaux de la tête :lol:
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08/10/2008, 18:40 |
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"Se fait-il, ce travail analytique?"
Oui, that is THE question :roll: . Incertitudes, doutes, flou, brouillard, etc ...
Oui Mia mais ... si on y va (en psychanalyse) c'est quand même qu'on y croit, non ? Chocolatine
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08/10/2008, 18:55 |
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"le travail se fait-il?" ou "est-ce que je crois que le travail se fait?" ou encore "est-ce que je crois que le travail peut se faire?" ce n'est pas tout à fait la même chose, non? (personnellement j'y ai longtemps cru et ça m'a aidée...)
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08/10/2008, 19:09 |
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"est-ce que je crois que le travail peut se faire?" On peut peut-être ne plus y croire à un moment donné, mais si on continue à y aller c'est bien que quelque chose se passe quand même ...
... au minimum dans le transfert (qu'il soit positif ou négatif). Chocolatine
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08/10/2008, 19:21 |
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c'est au niveau de la croyance que je souhaitais répondre. disons que, (dans mon cas), ça cesse d'être une question de croyance! c'est là que je situe la différence, pas au niveau de ce qui peut s'y passer. la croyance changée en... savoir? non-savoir? va savoir!
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08/10/2008, 20:20 |
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mia la croyance changée en... savoir? non-savoir? va savoir! Mia, j'avoue ne pas bien saisir cette notion dont vous parlez. Vous pourriez m'en dire plus ? Merci à vous.
Et bonne fin de soirée, Chocolatine
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08/10/2008, 20:51 |
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Bonsoir Chocolatine, Je vais essayer d’éclaircir un peu les choses si j’en suis capable… sinon ne vous inquiétez pas de mes élucubrations de ce jour… Je suis arrivée en analyse en croyant certaines choses – qui se sont révélées très différentes (au niveau de mon inconscient) de ce que je croyais au départ. C’est en cela que je pourrais dire que mes croyances se sont transformées en savoirs. Mais mes savoirs, qui concernent mon inconscient, ne peuvent être complets (je sais que j’ai un inconscient mais je ne pourrais jamais savoir TOUT ce qu’il renferme... pas de façon cartésienne en tous cas... l'inconscient échappe, se laisse approcher, fuit, ressurgit...) ; il restera toujours du non-savoir, de l’errance. D’où ma croyance changée en savoir et non-savoir. sur ce, bonne soirée à vous Chocolatine, ne cogitez pas trop là-dessus, que cela ne vous empêche pas de passer une bonne nuit! :shock: :wink: PS ceci sans m'apesantir sur le côté religieux du mot croyance…)
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08/10/2008, 22:46 |
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Bonsoir à tous,
Je pense que tant qu'on y va, qu'on aille bien ou mal, c'est qu'il y a du travail à faire. Il ne se fait pas, pas tout seul, il faut être à deux et le faire. Allez, au boulot! :lol:
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09/10/2008, 12:57 |
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Chocolatine, j’ai répondu un peu vite hier soir, j’ai bien compris que votre formulation suppose que le travail se fait en partie inconsciemment. Mais je voulais surtout dire qu’il n’y a pas de raison que l’ics travaille moins quand on va bien. J’aimerais ajouter aussi quelques mots sur cette croyance dont vous parlez, Mia et Chocolatine. Il me semble que vous ne parlez pas de la même chose. Y croire : à l’analyse, ou alors croire/savoir quelque chose concernant l’ics. Je me suis posé la question de la croyance à l’analyse, autrement dit de l’effet placebo. Je suis sûre qu’il existe en analyse comme dans toute thérapeutique. En analyse il passe par le transfert quand ailleurs il passe par le médicament.
Pendant un moment je pensais que le fait de ne pas être dupe de cet aspect de l’analyse empêchait son effet. Et puis j’ai constaté que malgré cela il se passait quelque chose. Alors j’ai compris que ma non-croyance je ne la maîtrise pas plus que ma croyance. Actuellement c’est devenu une question sans importance. Mia, je ne suis pas sûre qu’il faut distinguer la croyance religieuse d’une autre croyance, à mon avis il n’y a que l’objet qui change. La question mériterait sans doute une nouvelle discussion… Cordialement
Marge

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09/10/2008, 19:26 |
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Merci Mia pour vos explications. Je comprends mieux cette notion de croyance telle que vous la vivez. Marge, cette notion d'effet placebo est une métaphore intéressante je trouve. Finalement, pour (me) répondre à cette question posée au debut de ce post (et qui a été déclinée en plusieurs versions), je crois que le travail continue de se faire, d'une façon ou d'une autre, que les séances soient joyeuses ou plus angoissantes, que ça passe par le transfert, par les mots ou par le silence. Mais qu'il y a, en fait, des périodes où l'on croit que ça n'avance pas... ... et puis, nous revenons, nous continuons à croire en la psychanalyse et l'imperceptible finit par se transformer ... Chocolatine,
PS: je ne clos pas ce post, je dis ce que finalement toutes vos interventions m'ont permis de mieux saisir.
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10/10/2008, 19:16 |
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Croire Tenir pour vrai. Estimer, juger, penser. du latin credere > avoir confiance ...
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18/10/2008, 18:15 |
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Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
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Croiredu latin credere > avoir confiance Je re lis votre post Mi et le mot confiance m'interpelle ce soir. Avoir confiance en la psychanalyse mais aussi avoir confiance en son/sa psychanalyste. Cette confiance envers son analyste, il faut bien qu'elle soit là, en filigrane, pour que le travail puisse se faire.
Mais qu'est-ce qui fait que s'instaure la confiance ? Est-ce d'entrée de jeu, comme en aveugle. Ou se met-elle en place avec le transfert ? Est-ce du domaine de l'empathie envers son analyste ? du ressenti qui ne s'explique pas ? Et ds cette confiance, on y met quoi comme notion ? le professionalisme ? le fait que l'on se sente bien en présence de son analyste ? ... ? Bref, je lance des questions sur cette notion de confiance. Et je sais que je m'éloigne du sujet lancé par moi-même ... Enfin ... envie de lire ce qui peut s'en dire. Bonne soirée,
Chocolatine PS pour Francis : ne me demandez pas pourquoi je pose cette question :wink:, mon inconscient doit savoir, lui. re :wink:
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20/10/2008, 15:20 |
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Bonjour, Pour répondre à votre question, probable - et vous le savez bien - que ce ne soit pas une question de "professionnalisme" (que l'on évaluerait je ne sais trop comment). Il s'agit sans doute d'une rencontre avec quelqu'un qui, dès les premiers instants,se "montre" à la hauteur de ce que l'on s'apprête à dire et dont personne n'a été jusqu'à ce jour dépositaire.Quelque chose (sans en connaître la nature)doit passer ou s'arrêter, une sorte de présupposé.Il n'y a pas de critères objectifs selon moi qui déterminent notre choix et heureusement...
bon après midi.
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22/10/2008, 16:35 |
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Merci Opale pour votre réponse. Je partage votre " ce quelqu'un se "montre" à la hauteur de ce que l'on s'apprête à dire et dont personne n'a été jusqu'à ce jour dépositaire" et il faut que cela se fasse d'entrée de jeu ou très vite. Pour ma part, je n'ai pas eu à devoir décider qui pourrait être mon analyste, j'ai eu plutôt à faire avec un thérapeute, imposé en milieu hospitalier, qui a pris en charge mes symptômes débordants ... j'étais bien incapable de "sentir" quoi que ce soit. Par la suite, je me suis rendue compte que ça "collait" bien. Puis ce thérapeute a quitté le monde hospitalier pour ouvrir son cabinet et j'ai été suivi par lui, durant de longues années, en psychothérapie et pour finir ... comme je l'ai déjà dit, la psychanalyse a fini par s'imposer à moi et à mon insu au tout début. Un cheminement particulier et singulier, fait de différentes tranches.
Aujourd'hui, je n'ai pas à remettre en cause cette confiance si présente après toutes ces années d'accompagnement.
Mais j'ai l'impression de faire avec un autre thérapeute qui agit désormais ds la logique de la psychanalyse. Ayant connu tout à fait autre chose, je suis parfois déroutée, d'où mes questions, posées ici et qui peuvent paraître "curieuses".
Le support de travail a changé même si le guide est le même. Et je suis passée, en qq sorte, d'un statut "à étiquette" à un statut d'analysante ...
Un tout qu'il m'a fallut intégrer au tout début et avec angoisse, me croyant pas forcément capable de supporter une analyse ...
Enfin cette angoisse a maintenant disparu ... Chocolatine
PS : je suis peut-être un peu sortie du sujet ...
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22/10/2008, 17:34 |
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PS : je suis peut-être un peu sortie du sujet ...
Et alors ? Et même si c'était le cas ?
Et en outre, c'est je crois votre sujet, non ? A bientôt Chocolatine,
FB
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22/10/2008, 18:22 |
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je suis passée, en qq sorte, d'un statut "à étiquette" à un statut d'analysante ...
Un tout qu'il m'a fallut intégrer au tout début et avec angoisse, me croyant pas forcément capable de supporter une analyse ... C'est beaucoup, ce tout, Chocolatine ! Et ce que je retiens particulièrement de votre évocation est ce passage d'un statut à l'autre. J'ajoute que je ne m'imaginais pas non plus capable de supporter une analyse, ce qui pour moi signifie que je me doutais bien aborder une traversée loin de ce calme auquel j'aspirais. Bien à vous
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22/10/2008, 19:15 |
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C'est beaucoup, ce tout, Chocolatine ! Et ce que je retiens particulièrement de votre évocation est ce passage d'un statut à l'autre.
Merci Mi ...
Oui, avec cette "étiquette" je pensais que la psychanalyse n'était pas pour moi et j'en ai douté jusqu'à ce que je connaisse le divan. Me voyant capable de supporter tout ce que ça pouvait impliquer pour moi, j'ai fini par oublier cette pathologie diagniostiquée il y a plus de 10 ans. Car en fait, ma grande angoisse avec cette psychanalyse non clairement décidée, c'était de perdre mon intégrité (ou de partir en live pour être plus explicite et utiliser les mots des jeun's :wink: ). Je suis désormais rassurée et ... finalement peu inquiète de vivre des tumultes du moment que je sais, maintenant, qu'ils ne peuvent pas me faire basculer dans la folie.
Mieux, cette folie, j'ai commencé à l'identifier et j'accepte déjà de l'avoir vécue. L'analyse n'est certes pas une traversée de tout repos mais au bout du compte (du conte ?) il me semble qu'il y a une terre plus paisible qui nous attend : un soi enfin accepté. Bien à vous aussi,
Chocolatine
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
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14/12/2008, 08:47 |
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[quote="Chocolatine"][quote] L'analyse n'est certes pas une traversée de tout repos mais au bout du compte (du conte ?) il me semble qu'il y a une terre plus paisible qui nous attend : un soi enfin accepté. c'est beau!! :wink:
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14/12/2008, 14:00 |
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Chocolatine L'analyse n'est certes pas une traversée de tout repos mais au bout du compte (du conte ?) il me semble qu'il y a une terre plus paisible qui nous attend : un soi enfin accepté. zenitude c'est beau!! :wink: C'est beau ! ... En résonance limpide avec ce vers quoi l'on tend : une terre plus paisible.
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16/12/2008, 08:44 |
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Bonjour à tous
Je découvre ce post et suis touchée par la question du bonheur entre parenthèse. Une acalmie qui étonne et qui finalement génère des questions, questions qui nous ramènent dans le fil d'une tension, comme si la parenthèse avait 'tû' un reste.
Dans la traversée de mon analyse, j'avais perçue cette chose aussi et me l'était posée plutôt en terme d'un vide, une absence, qui risquait d'ennuyer mon analyste. Quelque chose comme: "et si je lui dis que tout va bien, c'est comme si je lui disais qu'il ne me servait plus à rien". Nous avions beaucoup ri le jour où je le lui ai dis. Ca m'avait rappellé l'expression d'un bonhomme, figure de mon enfance, qui disait souvent: "ce beau temps ne me dit rien qui vaille"...
Ne plus être en analyse ne m'empêche pas les parenthèses ni cette petite question qui surgit à chaque fois, dans mon solilloque de moi à moi. Elle ne surgit plus comme une menace de rupture de rythme, ou de lien, mais comme un cycle naturel, un peu comme l'eau qui s'évapore pour refaire de la pluie.
Bien à vous.
Isha
"Si tous les poètes pouvaient se donner la main, ils toucheraient des doigts d'auteurs". SOL
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17/12/2008, 16:41 |
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Merci Isha pour votre message. Ce fil, que j'ai initié et ouvert il y a 3 mois, me laisse un peu perplexe aujourd'hui, signe que l'analyse est un perpétuel parcours d'émotions en tout genre ...
J'aime ce que vous dites : "Elle ne surgit plus comme une menace de rupture de rythme, ou de lien, mais comme un cycle naturel, un peu comme l'eau qui s'évapore pour refaire de la pluie.". Vos mots sont paisibles. Chocolatine
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
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17/12/2008, 21:35 |
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Isha Bonjour à tous
Je découvre ce post et suis touchée par la question du bonheur entre parenthèse. Une acalmie qui étonne et qui finalement génère des questions, questions qui nous ramènent dans le fil d'une tension, comme si la parenthèse avait 'tû' un reste.
Dans la traversée de mon analyse, j'avais perçue cette chose aussi et me l'était posée plutôt en terme d'un vide, une absence, qui risquait d'ennuyer mon analyste. [...][...] Comme une menace de rupture de rythme, ou de lien, mais comme un cycle naturel, un peu comme l'eau qui s'évapore pour refaire de la pluie.
Bien à vous.
Isha Bonsoir Isha, bonsoir Chocolatine Isha,
une phrase de votre message me laisse perplexe : qu'est-ce que le bonheur entre parenthèse, acalmie qui étonne ?
(l'acalmie, je ne la perçois pas comme un bonheur entre parenthèse(s),
mais comme un bonheur tout simplement) –
un bonheur entre parenthèse(s) ne serait pas un bonheur... (?) Par contre, la "menace de rupture de rythme", je comprends très bien.
(En suis, encore, au stade de l'eau qui n'a pas le temps de s'évaporer avant que ne retombe la pluie suivante !)
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17/12/2008, 22:27 |
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Bonjour, Je crois que le bonheur n'est pas entre parenthèse "tout seul". Il est entre parenthèses de quelque chose, entre deux quelque choses qui a priori sont généralement la même chose, avec en interruption, en irruption dans le cours de cette chose, qui est le fil de la cure, un petit bout entre parenthèses, ce bonheur dont il est question dans les posts précédents.
Isha ? est-ce bien cela ?
Cordialement,
Enid paren... thèse
paren...taise
parent...aise et il y en a toujours deux. Procédé stylistique consistant à insérer dans le corps de la phrase principale un élément grammatical autonome. P. métonymique Développement accessoire dans un discours, un texte. P. analogique Épisode plus ou moins long de l'existence, qui est considéré comme accessoire ou extérieur au déroulement normal de cette existence. Loc. adv. Entre parenthèses, par parenthèses. [Dans un discours, pour introduire une remarque n'ayant pas de rapport direct avec ce qui précède ou suit] Soit dit en passant, incidemment. Au fig. Mettre (qqn, qqc.) entre parenthèses. Négliger, exclure, faire abstraction de. Il faut empêcher [pour Sade] que la jouissance dégénère en attachement, il faut la mettre entre parenthèses et la durcir PHILOS. Mise entre parenthèses. ,,Dans le vocabulaire de la phénoménologie: action par laquelle l'esprit, sans rejeter la croyance spontanée au monde des existences et au monde des valeurs, s'abstient de toute affirmation à leur égard et suspend son assentiment`` (FOULQ.-ST-JEAN 1962). Le phénoménologue (...) ayant mis le monde «entre parenthèses» ne l'a pas perdu pour cela. La distinction conscience-monde a perdu son sens (SARTRE, Imagination, 1936). Chacun des deux signes typographiques en forme d'arc de cercle ( ), entre lesquels on place l'élément que l'on veut isoler; encadrement ainsi formé.
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17/12/2008, 22:30 |
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Nous a rejoint: 05/12/2008, 21:54
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Bonsoir mi, bonsoir Chocolatine, Oui bien-sûr, un bonheur tout simplement...
Il peut l'être, vous avez raison.
Ici, il me semblait qu'il était questionné par Chocolatine dans ce temps de l'analyse: - "Oui, depuis quelques temps, je suis dans ce questionnement. Après une très dure période riche en émotions (parfois violentes) qui a aboutit à quelques changements d'importance, ma vie s'est apaisée et je m'y sens bien.
.../...
Mais du coup, je me questionne parce depuis, j'ai l'impression de stagner et de ne rien voir émerger de signifiant ds l'exploration de mon inconscient." ... comme une acalmie un peu suspectée de taire ou de couver un reste, quelque chose qui demandait encore à être découvert. D'où sa belle question sur le travail en temps d'acalmie. Mais je crois que la question du bonheur persiste au-delà du temps analytique, bien sûr. Je me dis que mes bonheurs "tout simplement" n'ont pas été si nombreux et que, du fait même de les évoquer,depuis mon état présent me place au delà ou en deça de ce qui les définissait alors.
Il n'y a pas "saisie" des temps heureux, ils ont eu lieu, ils ont lieu peut-être aujourd'hui (différement) ou auront lieu demain, je ne sais pas...c'est donc qu'ils s'inscrivent quand même toujours entre des parenthèses qui en font leurs contours, marquent un début, une fin. Cela n'enlève rien au contraire même, à leur vérité, leur intensité.
C'est d'ailleurs bonheur que de pouvoir leur rendre hommage, merci donc à vous ! Isha
"Si tous les poètes pouvaient se donner la main, ils toucheraient des doigts d'auteurs". SOL
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17/12/2008, 22:37 |
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Nous a rejoint: 05/12/2008, 21:54
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Enid bonsoir, Nos mots se sont croisés de près, ça me fait toujours rire, les coïncidences ! Oui, ce qui se tait: c'est comme en musique, un silence, entre deux notes.
Bien à toi Isha
"Si tous les poètes pouvaient se donner la main, ils toucheraient des doigts d'auteurs". SOL
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17/12/2008, 22:39 |
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Nous a rejoint: 31/07/2008, 09:59
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Les silences permettent d'écouter les notes et d'entendre leur arrangement. Bonsoir!
Enid
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17/12/2008, 23:01 |
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Bonsoir Enid,
P. analogique Épisode plus ou moins long de l'existence, qui est considéré comme accessoire ou extérieur au déroulement normal de cette existence. Loc. adv. Entre parenthèses, par parenthèses. [Dans un discours, pour introduire une remarque n'ayant pas de rapport direct avec ce qui précède ou suit] Soit dit en passant, incidemment. Au fig. Mettre (qqn, qqc.) entre parenthèses. Négliger, exclure, faire abstraction de . Il faut empêcher [pour Sade] que la jouissance dégénère en attachement, il faut la mettre entre parenthèses et la durcir PHILOS. Mise entre parenthèses. , Dans le vocabulaire de la phénoménologie: action par laquelle l'esprit, sans rejeter la croyance spontanée au monde des existences et au monde des valeurs, s'abstient de toute affirmation à leur égard et suspend son assentiment (FOULQ.-ST-JEAN 1962). Merci à vous pour ce support.
Voilà, mis en "couleur", de ce qui me porte à penser que le bonheur ne peut être mis entre parenthèse(s).
Le bonheur se dévoile dans une temporalité particulière, ne peut être perçu que par contraste ou après-coup, ou ? Un Entre-deux temps, soit, une acalmie !
Contraste qui produit une tension : un mouvement suspendu.
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17/12/2008, 23:10 |
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! pendant que j'écrivais... Je remonte donc à ce que vous avez écrit, entre-temps !
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18/12/2008, 07:10 |
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Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
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Bonjour à tous, Juste un petit quelque chose ce matin pour résonner avec ce qui a été dit précedemment : Il me semble que la souffrance n'a de sens qu'en ce qu'elle nous permet d'apprécier les moments de joie, ces petits moments de bonheur qui font parenthèse mais qui sont si salutaires. Chocolatine
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
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18/12/2008, 22:14 |
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Nous a rejoint: 12/11/2006, 21:31
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je bute sur ces parenthèses ! Obstinément ! … Entre admettre que le Bonheur, y compris les petits bonheurs qui le qualifient, aient leur existence dans un intervalle ténu – une chose, curieusement apaisante dans un tumulte – et mettre ce bonheur entre parenhèses, je ne m'en sors guère de cette perplexité vis-à-vis de ces parenthèses qui me préoccupent au plus haut point.
Mise entre parenthèses ou intervalles?
Soit, le sens commun admet que les parenthèses introduisent une ponctuation, mettent en suspend dans un ensemble une chose qui n'a rien à voir avec ce qui est avant ni ce qui advient après, qui cependant existe ou ne peut exister qu'entre. Mais, tout de même ! Mettre entre…, délibérément « entre parenthèses » ce qui a toute sa force en soi, me dérange absolument.
Je sais bien qu'il y a une sorte de dé-lire dans cette obstination, mais tant que je bute sur cette question qui me préoccupe, je l'expose !
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18/12/2008, 22:21 |
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bonsoir mi, et si, au lieu de mettre le bonheur entre parenthèse, vous mettiez tout le reste entre parenthèse, laissant le bonheur seul en dehors? ou alors, puisque je vois que j'ai oublié le "s" à "parenthèse(s)" ci-dessus, si vous ouvriez cette parenthèse sans être obligée de la fermer?
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18/12/2008, 22:25 |
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Nous a rejoint: 05/12/2008, 21:54
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18/12/2008, 22:48 |
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peut être... le bonheur au-dehors, et un chagrin ,qui lui ne peut être mis « en suspend » Bonne nuit à vous
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18/12/2008, 22:50 |
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"Si tous les poètes pouvaient se donner la main, ils toucheraient des doigts d'auteurs". SOL
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18/12/2008, 22:50 |
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… Merci à vous toutes : - )
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