Psychologie Bismuth

Psychologie Francis Bismuth Forum

Espace Membres
Aujourd'hui nous sommes le 22 mai 2012 a 09:33
Auteur Message

Pourquoi avez-vous commencé une psychanalyse ?

23/01/2008, 20:17 Signaler le sujet

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Bonjour,
J'ai envie de lancer une discussion (tellement anodine).

Qu'est-ce qui vous a amené à entreprendre une psychanalyse ? Ou qui vous fait réfléchir à l'entreprendre ? Qu'est-ce qui s'est passé pour que vous, vous y alliez ?

Quelles questions posent à d'autres membres du forum, le fait d'entreprendre, ou non, une analyse, ou différemment, une psychothérapie ?

Je lance le débat. J'espère que nous nous y livrerons un peu ; j'y interviendrai.

A bientôt probablement,

FB


www Message Privé
24/01/2008, 09:56 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
Nombre de sujets: 8
Nombre de Posts: 340

0

votre question est tellement anodine que, bien qu'ayant été lue 16 fois, vous n'avez pas une seule réponse! l'entrée en analyse: si ce n'est pas un sujet intime, ça...
pour ma part: je venais pour une psychothérapie (j'en avais fait une quelques années avant). il m'a laissée lui raconter toute mon histoire. à la fin seulement, il m'a dit qu'il était analyste et non psychothérapeute. (tout s'effondrait soudain autour de moi, je n'avais plus qu'à partir, je m'était trompée de porte...) il a ajouté "mais ce n'est peut-être pas un hasard". alors, je suis restée. chouette!


Message Privé
24/01/2008, 20:47 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

Bonsoir,
J'ai lu votre sujet. Me concernant, ce fut d'abord une notion, L'Inconscient bien sûr :wink:, dans le programme de philo qui m'y a "fait réfléchir" conjointement avec un intervenant qui avait accepté de nous parler de l'analyse. Notre prof avait estimé à juste titre que la découverte de la psychanalyse était indissociable de l'"expérience" analytique.Puis est venu le livre de Marie Cardinal, une lecture plus intimiste qui me rapprochait à petits pas de la psychanalyse; loin des généralités du cours, je voyais bien qu'il s'agissait d'un questionnement singulier auquel seul(e) son analys-e/te avait pu "répondre" et très différent de ce que l'intervenant avait accepté de livrer. Mais encore à cette période, je ne faisais qu'y réfléchir, sans ressentir la nécessité et/ou l'urgence pour moi de m'y "engager".
Il y eut ensuite une amie qui me confia avoir contacté son psychanalyste, je la trouvais très gaie, elle se sentait si triste...Les années passèrent et de temps à autre, je la recevais et remarquais que non seulement elle n'avait pas "changé" mais que de surcroît les discussions que nous avions depuis l'enfance s'étaient enrichies.Sa manière de répondre à mes questions et son écoute différaient simplement et me renvoyaient parfois sans sauvagerie et petit à petit à mon propre questionnement...
Ce n'est que longtemps après que j'y suis venue.Je sentais que des questions qui revenaient régulièrement ne trouvaient plus les répondants (ami(e)s plus ou moins proches, lectures diverses)suffisants. J'ai quitté ville, parents, ami(e)s et me suis retrouvée seule...avec moi même, un face à face terrible.Une année s'est écoulée et j'ai décroché le téléphone.Curieusement, je ne traversais pas une période difficile au moment de ma première séance.Je revenais d'une courte période de vacances donc plutôt calme, reposée, mais ma voix, tremblante, fébrile, venait de me trahir.Quelque chose s'était ouvert, une fissure dans l'édifice.Je suis arrivée avec un "cortège" d'échecs, d'incapacités :cry: ,ces "oui-mais" :( pesants d'impossibilités, de désordres somatiques qui avaient ponctué mon existence.
Mon début d'analyse n'a donc pas coincidé avec l'irruption brutale d'un évènement traumatisant, violent ou à un malaise perceptible mais à de longues années passées à me retrouver face aux mêmes obstacles, à "encaisser" ce que je croyais être des coups de malchance...les sales tours de la "faute-à-pas-de-chance", ça parlera peut être à quelqu'un sur le forum... :wink:

Aujourd'hui, et je terminerai là dessus ce long récit, je découvre le décalage :idea: entre ce que je croyais être la cause de ma souffrance et le point où j'en suis arrivée aujourd'hui....peut être en a t-il été de même pour les autres visiteurs...
Voilà mon cheminement dans les grandes lignes...malgré la longueur de mon message.J'espère ne pas être sortie de la direction que suggérait les questions.
Bonne soirée à tous et toutes.


Message Privé
24/01/2008, 22:24 Signaler

marge

Nous a rejoint: 02/10/2007, 22:22
Nombre de sujets: 9
Nombre de Posts: 132

0

Bonjour,
Comme beaucoup j’avais entendu parler de Freud et de la psychanalyse au cours de mes études. Ca m’avait intrigué et je me souviens que à ce moment-là j’aurais bien aimé faire une analyse. Et puis j’ai oublié, mais pas tout à fait.
Ce qui s’est passé ? Une dépression, latente depuis longtemps a fini par réduire ma vie à un état presque végétatif. Il n’y avait qu’une solution. TS.
Ensuite j’ai commencé une psychothérapie analytique. Au bout de 9 mois j’ai demandé à faire une analyse. Il y avait donc une autre solution.

Je pense qu'un début d'analyse ça doit souvent se présenter comme ça: l'espoir d'une solution.


Message Privé
25/01/2008, 21:48 Signaler

Millusion

Nous a rejoint: 23/09/2007, 18:45
Nombre de sujets: 5
Nombre de Posts: 49

0

(Je n’ai pas très envie de réfléchir!)…alors au delà des termes comme souffrance, difficulté, nécessité, ou pire encore, incapacité, redoutée et redoutable avenir ! Pourraient pour une bonne partie recouvrir l'idée de faire, entreprendre une psychanalyse.
Il y avait pour ma part et tout encore, une idée d'aventure, de projet, me lancer dans un super truc! Quitte à réduite en poussière mes évidences les plus bétonnées ! Faire pèter quelques verrou, ouvrir les vannes, ces miasmes, matières en décomposition propageant un gaz paralysant, affectant toute ma cervelle…… vieilles réminiscences du passé,archaïques, profondes, puantes même ! Viré !! Virer cette belle collection de symptômes ou sur le registre des comptes familial je paie la note?

Bref !..(je m’emporte là !)

"Ca", à été plus fort que Moi, et j’y suis allée !

Vivre bi ou tri hebdomadairement une aventure au long cours!!
Tenter d'être plus fort que soi pour aborder sa propre pensée, et être encore plus fort que ce que l’on pense.... fhumm !

Etonnement ou pas, j’ai fais une fixette sur la maturité (requise, nécessaire ou pas) pour entreprendre une psychanalyse…et j’avoue que, tout encore, je me pose cette question ! Suis-je assez, ou suffisamment mûr ?...comme si c’était pas le bon moment, ou la peur de passer à coté de quelque chose…..ne pas tout comprendre, de ne pas tout se saisir !
Et quand bien même mon analyse se terminerait demain, et ou ne comprendrais pas tout… elle me suivra longtemps après !

Maintenant, j’y suis j’y reste !

Bien à Vous

Catherine


Message Privé
26/01/2008, 14:17 Signaler

mi

Nous a rejoint: 12/11/2006, 21:31
Nombre de sujets: 8
Nombre de Posts: 166

0

L'angoisse !
Non pas cette question que vous nous posez. Mais celle alors d'une émotion interminable. Oui, c'est ce ça qui m'a conduite à me saisir de mon téléphone : le fait de m'être "trouvée" confrontée à un manque de sens insupportable, de me trouver "être" "sans issue". L'impasse à être, déchue de sens, coupée de tout espace "imaginable" qui m'aurait permis de reccueillir un "reste à être" au bout de cette impasse.
Le demi-tour a consisté à... appeler quelqu'un qui puisse m'écouter, voire m'entendre, sans que cette écoute me pèse, m'alourdisse, m'empoisonne (je reprends là cette question qui me traverse souvent).
Re-trouver un langage, une capacité à me re-présenter une issue face à une "position" que je pensais "inextricable"...

Je ne savais certes pas ce qui m'y attendait. Une idée, plutôt vague, de la psychanalyse, quelques lectures, une sensibilité... je pense qu'il est difficile de s'en faire une idée généralisable tant l'expérience est singulière.

… La peur aussi. Peur de perdre "la raison", de "tomber" dans la folie.

J'anticipe une autre question en abordant quelques effets de cette rencontre : je dirais que cette "analyse", bien que j'y peine, et c'est peu de le dire - me permet de "mieux accepter" l'idée de la "rupture", de la discontinuité, de la mort, du conflit. Qu'elle me permet de faire mûrir ces perceptions naïves (les miennes) de "tout le monde il est gentil même si..." suivie, lorsque les réserves arrivent à bout, de : "tout le monde il est méchant ?!" – sommairement dit ! Ou encore, qu'elle me permet de m'extraire de cet horrible sentiment "de me sentir réduite à l'état d' "objet" sommé de répondre au désir de l'autre." Qu'elle m'aide à prendre du recul par rapport à ce sentiment de vulnérabilité qui me rend hyper sensible aux effets de miroir ! L'autre me perçoit comme-ci ou comme-ça, pas comme je me perçois... ou "comme je me voudrais perçue" (bien sûr c'est l'évidence – mais il y a de ces reflets qui, au lieu de me réjouir, me blessent). En bref, qu'elle m'aide à discerner une grande partie de ce qui m'a amenée à n'être plus que dans ces réactions défensives qui conduisent à l'épuisement...

Ce n'est pas mon chemin tranquille – réapprendre à faire confiance, à parler, à dire, à formuler, à lâcher prise, à "digérer"...

Voilà une amorce de réponse au "Pourquoi ?" – à laquelle j'aurais souhaité répondre plus simplement – qui croisera peut-être la ou les votre(s).


Message Privé
27/01/2008, 20:34 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

c'est curieux comme en lisant les messages se glisse toujours plus ou moins l'idée "de la rupture, de la mort", en somme accepter qu'une fin, la Fin survienne pour que "ça" change, "ça"vive...peut être le centre névralgique et la contradiction à laquelle on ( je) se heurte: mourir à soi, aux autres pour vivre...c'est une chance de vivre et pourtant on(je)y vient difficilement, loin d'être un long fleuve tranquille...
bonne soirée.


Message Privé
28/01/2008, 19:33 Signaler

Millusion

Nous a rejoint: 23/09/2007, 18:45
Nombre de sujets: 5
Nombre de Posts: 49

0

...(je repond un peu sauvagement)
mais oui! il y a la peur aussi!.... la peur de "perdre" quelque chose!?
la psychanalyse impliquerait donc qu'il y a qql chose à "perdre"?...lorsqu'on entre en analyse.
De quoi aurait-on (je) peur de "perdre"?

je vais y réfléchir!

bien à vous

catherine


Message Privé
28/01/2008, 23:37 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

la peur de perdre quelque chose je ne sais pas, mais la peur de se perdre, comme on peut "se perdre", se trahir dans les lapsus...je suis convaincue que de la perte, de cette fin qui irrigue nos peurs peut naître le changement, le véritable changement, pas celui que l'on décrète mais celui qui petit à petit s'installe...sans en avoir l'air.Un peu comme une personne qui ne vous aurait pas été présentée et qui peu à peu se fait une place dans votre vie, l'air de rien...
bonne nuit à vous et bonne réflexion "nocturne"...


Message Privé
29/01/2008, 17:44 Signaler

Millusion

Nous a rejoint: 23/09/2007, 18:45
Nombre de sujets: 5
Nombre de Posts: 49

0

C’est elle cette peur!...la peur de se perdre soi!.... cette peur, c'est la perte de penser, croire que nous étions un être unique (?) pour se rendre compte que nous avons tous de très nombreux points en commun, ou, dans un second temps s’apercevoir que de ces points en communs, font que, "justement"! nous sommes quelqu’un d’Unique!.....point de renoncement ou de deuil (j’aime pas ce terme de deuil...bien trop plaqué) mais simplement par l'émergence de ses propres Désirs, propre et unique à chacun, et de sa propre capacité à faire des Choix!

On ne fait pas le deuil de quelque chose, on fait un Choix!
Une analyse serait donc la restauration de ses propres Désirs !...facile à dire n’est-ce pas !

Bien à Vous

Catherine

PS...c’est mou comme réponse !...quelqu’un d’autre ?


Message Privé
29/01/2008, 18:12 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

On ne fait pas le deuil de quelque chose, on fait un Choix!

C'est à dire qu'il y a parfois des deuils à faire, la perte d'une part de soi à convenir, à constater, pour pouvoir ensuite véritablement opérer des choix, mais alors des choix voulus, plus librement consentis que si nous n'en étions que le jouet - le choix d'être sage femme ou spécialisée dans l'aide à la petite enfance peut alors être délié d'une enfance "floue" ; le choix d'être charcutier peut alors tenir à autre chose, qu'au fait que le père s'appelait Sanzo ; le choix d'être médecin (ou cuisinier) être plus décidé, qu'incidé par le fait que le nom du père était Laratte (au court bouillon, dans le cas de l'angoissé cuisinier). Nous avons tous entendu parler de "castrations symboliques", de passages où l'on laisse d'un coté de la rive un lest, une-jusque-là nécessaire béquille, abandon, délestage qui nous permettent d'autres rives, ainsi que de la rassurante carcasse du petit homard de Dolto, tout nu lors de sa perte nécessaire à se bâtir peu à peu sa peau d'adulte.

FB


www Message Privé
29/01/2008, 22:47 Signaler

Nikaya

Nous a rejoint: 04/07/2007, 22:37
Nombre de sujets: 18
Nombre de Posts: 185

0

Fallait que j'ai un peu de temps devant moi pour répondre, tellement le sujet amène une réponse vaste... Tellement le mal est dévastateur, envahissant... Et puis autant je peux parler sur mon blog assez facilement, que là, dire ce qui m'a amenée, stricto sinso à l'analyse,... Je ne vais pas faire de grandes théories juste dire ce que j'ai ressentis... Très personnel.

Les raisons :

Se regarder vivre : s'autocritiquer tout le temps, s'autocritiquer soi, son physique, ses attitudes, ses réponses aux gens, ce que l'on est soi, en général, critiquer ce que l'on est devenu, pas assez ceci pas assez cela, se voir comme un brouillon, quelqu'un de superficiel qui ne fait pas les choses à fond, qui pourrait faire beaucoup mieux, comme si un boulet au pieds culpabilisateur nous empechait d'atteindre une supposée apothéose...

En écrivant cela j'ai déja les machoires qui se serrent...

Ce n'est pas tout... S'autocritiquer, au point de ne plus pouvoir parler ou difficilement, au point ou on me demandait ma nationalité... "Ah bon ? Tu es française ? Non! Je ne te crois pas" Ou certaines personnes qui ne le disaient même pas et quand je répondais à la question d'où vient mon accent ou mon français hésitant, que je disais que j'étais française on me regardait, incrédule... Oui se critiquer ou se contrôler jusqu'au mouvement des lèvres...

Culpabiliser de ne jamais faire assez pour ses proches, m'user à faire toujours plus en croyant que je peux changer le monde, le rendre meilleur, être supersensible à la violence dans le monde, mais aussi à la beauté de choses infimes, à prendre tout pour soi, à me dire que je peux faire toujours mieux et plus.
Me sentir comme étant la réponse à un(des) stimulus, être un objet et non un sujet : être à l'image de ce qu'on suppose être le désir de l'autre, des gens, de mes interlocuteurs... De ne plus savoir qui on est vraiment au fond... Je finissais par croire que je n'étais qu'un mensonge à moi-même... Par ne plus savoir ce que je désirais, moi.

Toujours trouver le consensus, quite à se brimer soi, à se tordre en quatre, mais ne pas aller à l'affrontement, pour ne pas décevoir ou faire de mal, ou pour être toujours serviable. Ne jamais demander d'aide en me disant que je peux tout faire toute seule et que je n'ai pas envie de déranger ou de dépendre de qui que ce soit (m'enfin, je ne me posais même pas la question de demander un service à qui que ce soit...) Et les autres ne se posent pas la question non plus, puisque je passais pour une battante à qui tout réussit, toujours souriante, sociable... la super nana quoi... Super nana en toc oui, toute tordue biscornue à l'intérieur -mais je suis la seule à le savoir, à le vivre, je ne laisse RIEN transparaître.

Après des moments de bien être, de lacher-prise -repas entre amis, soirées spéciales, amicales ou mondaines-(ou le grigri incessant cesse), le grigri revenait (revient), me poussant à me trouver, avec le recul, vulgaire ou trop nombriliste, ou trop à étaler sa culture... Me dire, quand les gens m'apprécient, qu'ils se trompent sur moi... Qu'il ne savent pas que je suis si nulle, incomplète... (oui oui, le même refrain)... Mais continuer à jouer le jeu, à porter le masque.

A peine réveillée, les dernières semaines avant de commencer l'analyse, chercher une poutre des yeux où pouvoir glisser une corde tellement la vie devient insupportable, tellement il devient insupportable, fatigant de se regarder vivre et de sentir un poids énorme qui me coupe(ait) les ailes, ne plus se supporter... Même dans mes passions les plus fortes, un je ne sais quoi qui vous empèche d'aller à l'orgasme de la vie... Un je ne sais quoi qui blâme et qui castre... Qui me tape(ait) sur les doigts quand je jouait du piano.
Lapsus et actes manqués de plus en plus flagrants...

L'impression que l'on va mourir de folie. Puis se dire qu'il n'y a que soit qui y puisse quelque chose.

Le souhait de n'être pas une maman névrosée, quand je serai maman.

Et puis des cauchemards trashes : être tout le temps poursuivie, menacée de mort, la mort partout, la violence, être cambriolée, emportée par des raz de marée... Tellement trashes au point d'en être choquée pendant 2 jours...

Et puis tomber malade, malade, et re-malade sans que quelconques remèdes médicaux veuillent bien guérir... S'épuiser et ne plus réussir à dormir non plus tellement que ça cogite.
Au bout d'un certain temps, je dis à ma toubib généraliste "je commence à croire que je suis hypocondriaque"
elle me répond : "hypocondriaque non, angoissée sans doute... "
Et là, j'ai fondu en larme, j'ai commencé à vider mon sac, et elle m'a donné les coordonnées de JC, mon analyste.

Voila, désolée pour l'écriture un peu brute de pomme... Les "on", puis les "je"...

J'ai toujours été intéressée (ou attirée) par la psychanalyse, perturbée depuis l'enfance par des cauchemards, je m'étais penchée sur l'interprétation des rêves de Freud, mais je n'avais pas saisi grand chose. Les magazines ou bouquins de psychologie me semblaient être de trop bon sens (justement, en apparence, j'en usais trop, de bon sens... Je maitrisais le bon sens... Mais en moi, le non sens reignait et ce n'est pas des conseils qu'il me fallait)
Dès lors que j'ai commencé mon analyse, mon analyste a été comme un repère, spatio temporel, un symbole, dès que le grigri commençait je me disais "hep, vendredi, ta séance est à 20h30" et ouf, je me disais, je me dis que je ne suis plus toute seule à porter ce fardeau, et que oui, je vais réussir à vivre bien, que je vais me donner, que je commence à me donner le droit, petit à petit d'être moi.

Bien à vous,

Nikaya

PS : navrée pour ce roman... tu parles d'une question anodine...


Condamnée à  être libre
Message Privé
30/01/2008, 08:37 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
Nombre de sujets: 8
Nombre de Posts: 340

0

Un petit ajout… à mon premier post, que je n'avais pas osé trop pessimiste, ça fait remonter beaucoup de choses d'en reparler..
C’était plus facile, pour commencer, d’écrire

je venais pour une psychothérapie (..) il a ajouté "mais ce n'est peut-être pas un hasard". alors, je suis restée.

que de décrire pourquoi j’étais venue voir celui que je croyais être un psychothérapeute … l’impression de devenir folle, de ne pas exister ; des angoisses monstrueuses concernant surtout mes 3 enfants, petits à l’époque, que je culpabilisais d’avoir fait naître dans un monde où ils seraient appelés à passer une vie de souffrance à leur tour ; la peur que le soleil ne se lève pas le lendemain matin ; l’envie de trouver la pilule miracle qui me permettrait d’en finir avec la vie ; mais non, j’ai un mari et des enfant, je ne peux pas leur faire ça … ou alors la leur donner à eux aussi, la pilule ?
je savais qu’une psychothérapie serait efficace… un certain temps, j’avais déjà essayé, ce serait toujours 1 ou 2 ans vivables… et après ?
alors quand un psychanalyste, le genre de personne qui, je le savais, ne pouvait rien pour moi, m’a proposé de rester, j’ai entrevu une lueur d’espoir; j’avais l’impression que LUI,il y croyait pour moi qui ne m’en croyais pas capable…

peur, mort, folie… et enfin espoir… beaucoup de traits communs dans toutes les histoires singulières racontées ici!


Message Privé
30/01/2008, 12:09 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

(...) alors quand un psychanalyste, le genre de personne qui, je le savais, ne pouvait rien pour moi, m'a proposé de rester, j'ai entrevu une lueur d'espoir; j'avais l'impression que LUI,
il y croyait pour moi qui ne m'en croyais pas capable…(...)

Bonjour
Je mets en évidence un partie de la phrase de Mia, parce que le fait que le psychanalyste ne puisse guère, et ne puisse guère pour, mais puisse le cas échéant avec, me semble important à souligner, même si les personnes qui ont écrit ci-dessus en savent probablement quelque chose.
----
Mais à part ça :
J'ai hésité de longs jours (dès ma proposition que certains écrivent ici le pourquoi de leur "entrée en" analyse) à m'engager en répondant à la question que je posais moi-même.
J'ai commencé la rédaction d'une réponse que je juge plutôt détaillée, mais, et quoique je tendrais - iconoclaste tendance provocateur - à me dire que quels que soient les effets de la lecture de cet écrit détaillé et tout à fait personnel sur les actuels ou futurs analysants qui viennent travailler avec moi, ces effets dépendraient de ce qui en serait fait en séance (autrement dit :"peu importe que "mes" analysants lisent le pourquoi de mon début d'analyse"), et bien je ne suis pas sûr de ne pas commettre ce faisant une ânerie, et - je n'en sais vraiment rien - qui sait pour certains, ânerie de l'analyste lourde de conséquences. C'est pourquoi préféré-je à ce jour m'abstenir.

Sauf à dire tout de même, que si j'en vins au divan de l'analyste, ce ne fut, mais alors absolument en rien par simple curiosité intellectuelle, ou en vue de devenir un jour psychanalyste.
Pour moi aussi, c'était ou bien tenter l'analyse, ou bien... Ou bien... Bref, ça n'allait pas fort, pas fort du tout, et ça ne datait pas d'hier. Cela remontait même à avant avant hier, et je ne comprenais rien à ce constant mal-à-être.

A bientôt,
FB


www Message Privé
31/01/2008, 00:20 Signaler

marge

Nous a rejoint: 02/10/2007, 22:22
Nombre de sujets: 9
Nombre de Posts: 132

0

Ce que je retiens des témoignages c’est que l’analyse est précédée d’une prise de conscience :je ne peux pas continuer comme ça. Le moment décisif c’est quand le mal-être ou la souffrance est pire que la peur.
La peur de quoi ? Oui, Millusion, d’une perte, on s’en rend compte très vite. Perte de nos repères, de nos illusions, de nos symptômes, de notre moi, pertes narcissiques… On était venu pour réparer une faille et voilà qu’elle s’agrandit. :(
Il faut un peu de temps pour comprendre la nécessité de ces pertes.

Je pense que vous avez raison, Francis de garder pour vous ce qui vous a poussé vers l’analyse. Moins on en sait sur l’analyste, mieux ça vaut.
Par contre peut-être pourriez-vous nous dire un peu comment vous en êtes arrivé à devenir analyste. :)


Message Privé
31/01/2008, 15:07 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Je pense que vous avez raison, Francis de garder pour vous ce qui vous a poussé vers l’analyse. Moins on en sait sur l’analyste, mieux ça vaut.
Par contre peut-être pourriez-vous nous dire un peu comment vous en êtes arrivé à devenir analyste.

Bonjour Marge,
Après que j'aie eu à fréquenter psychiatres, ou psychothérapeutes, ou psychologues, devenir analyste s'est peu à peu imposé à moi depuis 15-20 ans, peu après le début de ma première analyse et en cours d'études de psycho. entreprises sur le tard. Des psychanalystes, enseignants à l'université, finirent pour certains à m'y encourager. Des mots de proches tels que "tu es fait pour ça" eurent sans doute quelque effet aussi. Mon analyste ne m'en découragea pas. Je commençai peu à peu, en continuant les salariats "alimentaires" - il en reste des traces sur KGB-Google - dénués de lien avec la psychanalyse, et recevant le soir ou le samedi, un, puis deux analysants. Puis je finis par franchir le pas de ne plus me consacrer qu'à ce type d'exercice professionnel et de faire le choix de ce statut de profession libérale.
Voila pour une réponse plutôt neutre puisque là aussi, certaine discrétion est sans doute de mise quant aux raisons intimes, plus profondes, dont je sais quelque chose, mais pas tout, qui m'amenèrent à ce métier.
Cela ira-t-il ainsi ? Je l’espère,

Cordialement, FB :D


www Message Privé
31/01/2008, 15:34 Signaler

Millusion

Nous a rejoint: 23/09/2007, 18:45
Nombre de sujets: 5
Nombre de Posts: 49

0

Cela ira-t-il ainsi ? Je l’espère

Désolé j'en rajoute...

et j'empile

Je pense que vous avez raison, Francis de garder pour vous ce qui vous a poussé vers l’analyse. Moins on en sait sur l’analyste, mieux ça vaut.

Ok, mais ça stérilise un peu non?...je déshabille Pierre pour habiller Paul ?
Moi qui ne suis pas en analyse avec Pierre, mais avec Paul, en reviendrais à dire et ou penser que l'on ne peux avoir une simple conversation avec un meccano du cerveau?.....conversation tellement anodine!!!!..
(Tellement…. que j’ose pas le surligner).derrière un analyste et ou un analysant, il y a un homme et une femme avant tout...ou bien ?!
Et moi, « flûte » ( ?) et si mon psy passait par là!...qu'est ce que j'ai dis à Paul que j'aurais pas dis à Pierre ? (Après tout ! j’ai le droit de le penser moi aussi… non !)...c'est peut-être même ça le clivage?... (Je l’ignore)… (Mais ce n’est peut-être pas une question de clivage !.... et tout simplement une plaisanterie, une masturbation du cerveau, au sens propre du terme…ici, j’veux dire!....mais c’est tellement bon !...un goût de « reviens z’y »)
Si ce n'est pas du clivage (cas échéant pour l'analyste)...il y a (pour ma part, mon ressenti) quelque chose qui se rapporte au Décalage……… dommage ( ?!) Car tout les psy n’ont pas un site, un forum Internet... j'aimais bien pourtant cette idée de Décalage, ou tout les oiseaux ne seraient pas sur une même branche!.....le Décalage me semble d’importance, voir majeur…» ( ?) Et Bien au Delà du Principe De…!...peut-être même que l’essentiel est bel et bien dans ce qui (nous-je) échappe !...
disons même carrément, qu’un certain nombres de « phénomènes » opère dans cette zone là !.... la psychanalyse c’est aussi lorsqu’il y a (encore) du « mouvement » ( ?)

(Et -Je- parle ici de la psychanalyse et non pas de l’Analyse ou l’analyste c’est selon…)

Si l’on en revient un tant soit peu au sujet initial (si peux)…. (Si) la psychanalyse n’etant pas une science exacte, (disons le une fois pour toute) ...disons tout de même, quand même ! que tout ce qui n’est pas science, n’est pas pour autant dépourvu de sens.
C’est peut-être alors une simple ici une « simple » et non moins banale (anodine) question d’Ethique !...
(Et ces même « phénomènes » restent et resteront dès lors toujours obscur, parce qu' Unique !)

Je dis tout ceci en tout simplicité, prenez le de même !

Bien à Vous, tous

Catherine


Message Privé
04/02/2008, 09:12 Signaler

Mézigue

Nous a rejoint: 30/11/2007, 13:52
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 134

0

Pour ma part, suite à une thérapie PNL il y a 3 ans et une fois les premières souffrances " enlevées " , j'ai souhaité entreprendre une psychanalyse parce que je veux vivre ma propre vie, mettre à jour mon vrai moi, me débarasser de shémas qui ne sont pas les miens.
Pourquoi le psychanalyse ? Parce que dans la famille, la psychanalyse a tjs été très présente : mon père en a fait une, ma mère aussi....et la bibliothèque familiale est remplie de livres de psychanalyse.


Mézigue
Message Privé
20/04/2008, 07:12 Signaler

Chocolatine

Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
Nombre de sujets: 10
Nombre de Posts: 177

0

Bonjour,

En guise de présentation, puisque j'interviens pour la 1ère fois sur ce forum, j'utilise ce sujet pour vous expliquer ce qui m'a amené à la psychanalyse.

Pour moi, le chemin vers l'analyse n'a pas été forcément consciemment choisi. La psychanalyse s'est imposée à moi.
Au sortir de l'adolescence, j'ai eu besoin d'être suivi en psychothérapie durant 6 années. Ensuite, il y a eu une grosse interruption du suivi à cause d'un changement de région. Mais aussi un apaisement de mes symptômes.
Il y a 12 ans, j'ai connu à nouveau de grosses difficultés psychologiques et j'ai été prise en charge mais toujours en psychothérapie. Depuis, j'avais bien progressé et fait régresser mes symptômes.
Mais tout dernièrement, à la faveur d'un évènement fortement traumatique, la souffrance de mon passé a ressurgi et s'est mélangée à celle du présent. Et sans vraiment prendre conscience de ça, j'ai basculé dans cette nouvelle dimension : cette exploration du moi et de cet inconscient qui nous domine tant ... et toujours avec le même thérapeute puisqu'il est également psychanalyste.

Je mesure aujourd'hui l'importance de cette nouvelle dimension dans ma vie présente. Je vais enfin pouvoir m'enrichir de cette rencontre avec moi-même pour vivre un avenir plus sain.

Du fait que j'ai toujours été en face à face avec mon thérapeute, je ne connais pas la dimension du divan et ne souhaite pas la vivre. J'arrive très bien à parler même si en fait ... je me rends compte que la plupart du temps, je ne le regarde pas lorsque je parle ... donc peu importe le divan. Je parle et sans trop de résistance.

Voilà pour mon chemin vers l'analyse ...
J'interviendrai sûrement sur d'autres sujets.
Merci à Francis de m'accueillir ici,

Bon dimanche,
Chocolatine


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
Message Privé
20/04/2008, 08:18 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

(...) peu importe le divan. Je parle et sans trop de résistance.(...)

Bienvenue donc Chocolatine. La teneur des interventions est sur ces forums telle que je pense que vous pourrez vous y exprimer aussi "sans trop de résistance".
Cordialement, à bientôt,
FB

PS : je viens d'écrire aux inscrits 2008 puisque votre intervention sur ce site aujourd'hui montre qu'il semble refonctionner convenablement et que ces derniers peuvent dorénavant joindre leurs voix à la vôtre.


www Message Privé
17/05/2008, 18:19 Signaler

caroo

Nous a rejoint: 16/05/2008, 05:27
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 74

0

Pourquoi avoir décidé de suivre une analyse? On pourait supposer que beaucoup vont répondre parce que ça n'allait pas(pas forcément) personnellement c'est parce que tout à coup j'avais du temps, trop de temps et que je me suis mise à tourner en rond, bien sur comme certains qui ont déja répondu j'avais suivi des cours de psycho, cela m'a toujours passionnée, mais je ne pense pas que ce soit la raison première, une vague impression de ne plus trop savoir ou j'allais, ni comment...Cela fait 10 mois à ce jour, je trouve cela galère, peut être parce que je n'ai pas la chance de consulter en cabinet, mais uniquement par téléphone (pas de psychanalyste dans ma ville)et le premier contact pris je n'ai pas souhaité changer...
C'est ma première intervention sur ce forum, je n'ose pas trop dire mais cela viendra.
Bonsoir à tous
Caro


Message Privé
17/05/2008, 18:27 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Bienvenue,
Du fait des problèmes informatiques, votre "inscription" ici fut laborieuse. J'espère que vous y trouverez du bon pour vous et pour les autres lecteurs/intervenants.
A bientôt,
FB


www Message Privé
31/05/2008, 14:39 Signaler

Invité



0

Qu'est-ce qui vous a amené à entreprendre une psychanalyse ? Ou qui vous fait réfléchir à l'entreprendre ? Qu'est-ce qui s'est passé pour que vous, vous y alliez ?

Bonjour,

J’ai agi dans l’urgence, je n’ai pas réfléchi avant d’entreprendre une analyse. Il y a bien sûr eu un déclic, ce que j’appelle mon « pétage de plomb » qui m’a d’abord conduit à consulter mon généraliste. Mais mon problème n’étant pas organique, mon médecin m’a orienté vers un psychanalyste quand je lui ai dit que je voulais voir un psy. Après, ce qui a fait que je suis passée du fauteuil au divan, c’est que j’avais trouvé le bon psy !. :D C’est aussi simple que cela. :wink:
Je ne savais pas grand chose de la psychanalyse et quand mon psy m'a demandé de lui parler de mes rêves ,j'ai rigolé et me suis demandée où il voulait m'embarquer avec ces histoires de rêves...


11/06/2008, 10:41 Signaler

loup

Nous a rejoint: 10/06/2008, 17:44
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 4

0

bonjour,
je vois que la dernière réponse date de 10 jours mais j'ai envie de répondre quand même .
Ma raison d'avoir commencé une analyse est que depuis l'âge de 17 ans je veux être musicien , c'est mon rêve , mais je n'y arrive pas complètement .
Je ressens une frustration et beaucoup de souffrance de collectionner des expériences , des groupes dans lesquels je n'arrive jamais à m'identifier complètement.

Je me sens souvent balloté par les évènements .

Comme je n'arrive pas à abandonner ce rêve pour retourner à une vie plus classique et qu'en même temps les gens me disent toujours que j'ai des qualités en musique, je me dis que la résistance vient de moi-même qui fais tout en ne voulant pas vraiment faire.

La question que je cherche à résoudre est donc : dois-je abandonner ma passion ? (ce serait vraiment dur ) ou dois-je changer quelque chose, peut-être laisser s'exprimer quelque chose en moi ?


Message Privé
11/06/2008, 14:11 Signaler

Chocolatine

Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
Nombre de sujets: 10
Nombre de Posts: 177

0

Bonjour Loup et bienvenue sur ce forum.
J'ai lu votre présentation dans un autre post. Ici, vous pouvez intervenir sur n'importe quel post et même si les réponses commencent à dater car il est tout à fait permis de rebondir sur des sujets anciens.
Nous sommes en perpetuels mouvements, évolutions et ce qui ne nous parlait pas il y a peu, peut nous parler plus tard :wink: .

Ce que vous dites à propos de vos motifs qui vous ont amené à la psychanalyse peut s'appliquer dans plein de domaines. Tout faire pour y arriver (consciemment) tout en ne voulant pas vraiment y arriver (inconsciemment).
(Enfin c'est ainsi que je comprends vos propos, ça reste mon interprétation)

Je vous souhaite de pouvoir trouver réponse à votre questionnement. Peut-être arriverez vous à garder cette passion tout en laissant s'exprimer, dans cette passion, une dimension autre que vous découvrirez par la suite et qui vous conviendra mieux ?

Chocolatine


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
Message Privé
11/06/2008, 14:23 Signaler

loup

Nous a rejoint: 10/06/2008, 17:44
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 4

0

merci chocolatine pour votre réponse.

J'ai vu que vous étiez aussi artiste, mais que la psychanalyse vous avait amené à délaisser un peu ce domaine , lié à l'expression d'une souffrance

C'est aussi la peur que j'avais en venant consulter : "s'il n'y a plus de souffrances à exprimer , est-ce que j'aurai encore envie de faire de la musique ? "
"mais s'il faut souffrir pour être artiste , alors je ne pourrai jamais être heureux"

... à quoi il a simplement répondu : " puisque vous parlez de quelque chose qui bloque ..."
en effet je n'avais pas grand chose à perdre, étant déjà un peu lassé de cette vie.
:arrow: du coup j'ai commencé avec lui
Pourtant , il semble que je continue à ressentir en moi une forte envie de jouer, peut-être en trouvant des motivations plus dans le jeu lui-même , que dans le drame et la fierté qui l'acompagne.
C'est peut être ça qui est dur à abandonner, ce "pouvoir" dramatique ...


Message Privé
11/06/2008, 16:09 Signaler

Chocolatine

Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
Nombre de sujets: 10
Nombre de Posts: 177

0

A loup,
Je ne me sens pas réellement artiste au sens large du terme car je n'en vis pas vraiment. J'exerce une profession ds le secteur médical. Je dirais que pour moi, cette passion me permettait de vivre de grands moments de paix. J'étais dans ma bulle ou presque rien ni personne ne pouvait me déranger. Une bulle créatrice qui m'était nécessaire et indispensable pour vivre mon "à côté". Et maintenant, en effet, cette bulle n'existe plus. Et je ne l'avais pas vraiment mesuré. La psychanalyse, a pour ainsi dire, pris sa place ... c'est une autre bulle qui est apparue ... dans celle-ci, je m'autorise enfin à affronter tout un passé que je tentais, en vain, de fuir.
Alors la question est de savoir si cette passion créatrice reviendra ? Si oui, ce sera sans doute d'une autre façon, peut-être d'une manière plus mûre et plus posée, en tout cas moins frénésique qu'avant.

Vos derniers propos résonnent en moi et me font venir cette question : que cherche un artiste à travers son art ? A être reconnu à tout prix ? à se faire plaisir (sans reconnaissance attendue)? un mélange des deux ? Bref, quelle est la motivation réelle et quelle part peut avoir l'inconscient dans cette motivation ?

Choolatine


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
Message Privé
11/06/2008, 18:21 Signaler

makalu

Nous a rejoint: 24/04/2008, 17:33
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 56

0

Bonsoir,

Il y a quelques jours que je veux répondre par rapport à une autre discussion mais puisque le sujet revient ici...

Avant la thérapie, la musique occupait toute ma vie. Mais à outrance car, ne pouvant pas me résoudre à me retrouver chez moi confrontée à moi même, je ne passais chez moi que pour dormir (et encore...quand je ne travaillais pas la nuit). J'étais tout le temps en répétition, concert, atelier à droite à gauche.
Ayant terminé mes études et pouvant facilement adapter mes horaires de travail, je voulais me reconvertir et faire une formation pour être musicienne intervenante dans les écoles.

Enfin une des premières choses que j'ai voulu changer au début de ma thérapie était ce rythme effrené que je n'aurais pas pu tenir bien longtemps.
Je me suis donc un peu posée, ce qui était aussi indispensable pour poursuivre ce travail analytique.
Mais tout à coup la musique n'avait plus aucun sens pour moi. Elle avait été un moyen de remplir mes journées, mais devenait maintenant "inutile".
Alors je me suis un peu démotivée, je ne jouais plus, allais à mes cours sans travailler...

Peu à peu je reprends plaisir à jouer, mais différement, j'ai commencé le violoncelle baroque (alors que je faisais du violoncelle classique)...et puis depuis le début de ma thérapie j'ai repris plaisir à peindre, à lire, à écrire...des choses qui avaient totalement disparues de ma vie. Maintenant j'y met un autre sens mais je retrouve tout ça...alors je pense que pendant qques temps il faut accepter de perdre un peu, pour retrouver après, différement.
Et la musique et l'art sont maintenant très liés au travail personnel que je fais et notamment grâce à ma formation d'art thérapie.
Toutes les pièces s'imbriquent maintenant.

Voilà c'est mon témoignage mais j'ai eu souvent l'occasion d'entendre des artistes dire qu'ils ne voulaient pas entendre parler de la psychanayse car ils avaient peur de perdre leur créativité.

Et pour rebondir sur une intervention de Loup. Il me semble qu'une psychanalyse ne délivre pas de toutes les souffrances, elle aide peut être à mobiliser certaines choses ce qui fait que certaines souffrances s'amenuisent pour laisser la place à d'autres. Mais la psychanalyse aide peut être à savoir les gérer seul. Alors si ce sont vos souffrances qui vous aident à créer...

Et puis tant que je suis lancée je vais répondre à la question à laquelle je n'ai pas encore répondu.
Qu'est-ce qui vous a amené à entreprendre une psychanalyse ? Ou qui vous fait réfléchir à l'entreprendre ? Qu'est-ce qui s'est passé pour que vous, vous y alliez ?

C'est une souffrance qui me pesait depuis très longtemps, peut être même depuis l'enfance. Cette difficulté à aller vers les autres, à entrer en contact, en relation...
et en musique aussi ça me gênait, je n'osais pas jouer, certains professeurs me croyaient arythmique mais en fait il s'agissait juste d'un manque de confiance, il fallait "juste" oser y aller...voilà ce sont toutes ces souffrances que j'ai évoquées lors de ma première séance.
Et puis, juste au dessous il y avait aussi des non dits, qui me hantaient depuis de nombreuses années dans mon cercle familial mais que personne n'était prêt à entendre, parce que chacun voulait se le cacher à lui même.
Et tout ça j'ai pu en parler à ma psychanalyste assez rapidement.
Ca a changé beaucoup de choses de se sentir écoutée et de pouvoir parler.
il y avait aussi un point important qui a fait que j'ai commencé ma thérapie à ce moment là, c'était le fait que je travaillais depuis un an et que financièrement je ne dépendais plus de mes parents. Sinon je n'aurais pas pu. Il fallait que ce soit moi qui paie cette thérapie.

Maintenant ça fait 3 ans et demi...et cette inhibition dans le rapport aux autres ne me pèse plus, mais il y a encore beaucoup de choses que je voudrais arriver à dépasser, parce qu'il y a d'autres souffrances...


Message Privé
12/06/2008, 07:30 Signaler

Invité



0

Bonjour à tous,

Cela sera sans doute une façon de me présenter que d'évoquer mon choix d'avoir entrepris une analyse, un jour.

J'avais 6 ans, la personne que j'aimais le plus au monde est morte brutalement, c'était un autre petit garçon, il avait 12 ans.

Bien des années plus tard, j'ai vu le teléfilm d'Arte dont le thème est un visiteur qui vient voir Freud au moment de son départ de Vienne,à un moment tragique de l'histoire..
Freud, dans cette fiction, se dévoile un peu et raconte que quand il avait cinq ans, il étauit seul dans la cuisine, il appela et...Personne ne lui répondit, alors il vit les lignes des carreaux qui s'entrecroisaient et di : " J'ai 5 ans, je m'appelle Sigmund Freud, je suis seul et j'existe.."

Un jour je me suis retrouvé bien seul, je lisais beaucoup et j'ai lu la "révolution psychanalytique" de Marthes Robert, quelques temps après je parlais assis en face d'une psychanalyste, puis ce fut le chemin du divan.

La vie a continué ( on l'oublie trop souvent) beaucoup d'évènements de cette vie se sont liés à cette première partie d'analyse que je pourrais appeler : "Déperdition".

Puis doucement il a fallu reconstruire quelque chose de différent, avec le jeu des mots et le je qui les porte.

C'est le sujet qui prend toute sa place, petit à petit : la plus grande des révolutions que j'ai connue dans ma vie, elle n'est pas idéologique, elle est profondément humaine...

Cordialement, MC.


12/06/2008, 13:35 Signaler

loup

Nous a rejoint: 10/06/2008, 17:44
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 4

0

makalu
.

Et pour rebondir sur une intervention de Loup. Il me semble qu'une psychanalyse ne délivre pas de toutes les souffrances, elle aide peut être à mobiliser certaines choses ce qui fait que certaines souffrances s'amenuisent pour laisser la place à d'autres. Mais la psychanalyse aide peut être à savoir les gérer seul. Alors si ce sont vos souffrances qui vous aident à créer...

je suis tout à fait d'accord avec cela. Je pense que certaines souffrances sont inhérentes à la vie, comme la perte d'un être cher. Cette souffrance-là nous fait homme à condition d'arriver à la partager, à l'exprimer, ce en quoi nous aide la psychananlyse je trouve. Il y a pour moi un autre type de souffrance que je trouve par contre inutile , c'est le fait de justement ne pas arriver à vivre et communiquer ses émotions, positives et négative. C'est ce genre de mal-être , d'isolement que j'ai envie d'abandonner.


Message Privé
13/06/2008, 08:33 Signaler

souris

Nous a rejoint: 09/06/2008, 20:30
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 6

0

Bonjour à tous
Moi cela a commencé par un burn out. Mon médecin de famille m'a analysée pendant 11 mois environ. Il m'a présenté par la suite un thérapeute d'écoute passive.
Suite à un moment vraiment noir dans ma vie (tête), mon médecin m'a référé immédiatement vers un psychiatre. Après plusieurs rencontre avec mon psy j'ai commencé une thérapie d'écoute active avec une psychologue suggéré par mon psy. Cela a duré 12 ans.
Aujourd'hui, je suis suivi par psychiatre et 2 organismes avec des psycho-thérapeutes. Le tout pour apprendre à me connaître et respecter mes limites, (choses vraiment pas facile à faire). Avec un burn-out, un arrêt de travail, on dirait que tout les bobos depuis l'enfance refait surface de notre subconscient, ainsi que les bobos de tous les jours.
Alors je continue les analyses, j'en ai encore de besoin sinon je ne saurais pas à qui parler!!! D'accord je viens de faire votre connaissance et cela va sûrement m'aider à m'ouvrir plus. (Du moins je l'espère) Bon excusez pour le roman
À la prochaine
Souris


Message Privé
20/03/2009, 20:56 Signaler

papillon

Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
Nombre de sujets: 6
Nombre de Posts: 217

0

Envie de répondre à cette question.
Pourquoi ais-je commencé une psychothérapie et pouquoi est-ce que j'envisage à présent une psychanalyse ?

C'est vrai que c'est une question très intime finalement.

Depuis toujours j'ai été attirée par la psychanalye et la psychologie. Au lycée je rêvais de faire psycholoque et finalement j'ai choisi "Lettres" car je ne savais pas dire oui à mes envies profondes. Et c'est encore en partie le cas ...
Pendant des années j'ai tu cette envie, ce besoin comme bien d'autres.

Puis à force de ne pas m'écouter, ne pas exprimer mes émotions et mes envies, j'ai fini par me réfugier dans la "bouffe". Mais à l'époque je ne le savais pas. C'était comme si je disais "regardez comme je vais mal"... Et un jour j'en ai eu assez. Je sentais que même mon couple était un leurre, une façon de ne pas exister en me dissolvant en lui... Alors j'ai consulté un psychiatre, au départ sous le motif du "pourquoi ais-je besoin de tant manger". De quelle "maladie" ou malaise est-ce le "symptôme" ?
Aujourd'hui j'en suis à 7 mois de psychothérapie analytique. J'ai évolué. J'ai quitté mon compagnon, cessé les compulsions alimentaires, commencé à m'affirmer, commencé à faire ce qui est bien pour moi ...

Mais à présent je me trouve face à une sorte d'impasse. Je continue les séances mais je reste sur ma faim (tiens ?). J'ai l'impression d'avoir fait le tour de la question et pourtant je ressens toujours un malaise diffus. Comme s'il y avait autre chose. Autre chose qui ne peut se découvrir en psychothérapie.

Je me pose aussi la question de simplement tout arrêter. Non pas pour fuir, mais parce que je me sens vide et que je me demande ce que je pourrais bien lui raconter à ce "pauvre" psy ...

Pour l'instant je reste un peu dans l'expectative. J'ai encore besoin de ça, mais pas encore les moyens de me payer une psychanalyse. Eh oui ce manque de moyens fait sans doute aussi partie de ma névrose. Ne pas se donner les moyens d'aller mieux... Est-ce que je le vaux bien comme dirait la pub :? ?


www Message Privé
21/03/2009, 05:37 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

papillon
Ne pas se donner les moyens d'aller mieux... Est-ce que je le vaux bien comme dirait la pub :? ?

Bonjour Papillon et merci de votre témoignage,

Je crois que la réponse à votre dernière question est dans votre message ...:)

Vous avez déjà fait un bout de chemin vers vous-même, vous commencez à vous affirmer, ce serait dommage d'en rester là.

En avez-vous discuter avec votre psy ? La frontière entre psychothérapie analytique et psychanalyse se situe où pour vous ? :wink:

Tout comme vous, j'étais en psychothérapie et peu à peu, je suis passée à la psychanalyse et avec le même thérapeute.
Mais je n'ai pas décidé clairement de faire cette analyse. Cela s'est imposé à moi dans l'urgence de rester la tête hors de l'eau. Une fois que j'ai eu conscience d'être en psychanalyse, et passés quelques doutes, je me suis dis "bon, tu y es et bien maintenant tu y restes !". La suite de cette démarche s'est déroulée dans une espèce de logique qui m'a étonnée moi-même. Je suis surtout devenue actrice de ma cure lorsque du face à face, je suis passée au divan. Ma parole s'est déliée grâce au transfert, aux projections, à l'imaginaire, etc. et parce que le divan permet ça mieux qu'en face à face. Je n'ai pas encore découvert ni explorer toutes les facettes de la psychanalyse (cela ne fait pas un an que je vis mes séances sur le divan) mais ... je considère ma démarche comme la plus "belle" que j'ai jamais entreprise jusqu'à présent. Aller à la rencontre de moi-même me donne des ailes ...

... même si je réalise, finalement, que mes symptômes sont toujours là et que sans doute ils ne me quitteront jamais. Mais aujourd'hui, ils ne me dominent plus comme avant car je leur donne moins d'importance.

Chacun son chemin, chacun son En Vie d'en finir avec ses entraves.

Bien à vous,
Cauderane

Edit : mon 1er post sur ce forum se situe en page 2 de ce sujet sous mon ancien pseudo (Chocolatine), je viens de le relire et ça me fait tout drôle de me lire comme j'étais il y a un an ...


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
21/03/2009, 16:15 Signaler

papillon

Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
Nombre de sujets: 6
Nombre de Posts: 217

0

Bonjour caudererane et merci pour votre réponse.

J'ai donc relu votre post d'il y a un an. Vous ne sembliez pas souhaiter passer à la psychanalyse (passer du face à face au divan) mais il semble que vous ayez sauté le pas depuis...

Je le sauterai sans doute aussi. Je travaille à trouver un emploi complémentaire à mon mi-temps, ce qui me premettrait de vraiment prendre soin de moi (dans tous les domaines). Dès lors je suis prête à me passer de certaines choses pour pouvoir le faire.

Cependant je ne suis pas sure que mon psy soit également psychanalyste, et recommencer tout avec un autre me gène...

Vous me demandiez quelle différence je fais entre psychothérapie et psychanalyse ... Je n'en suis pas certaine, et c'est pour cela (en partie) que je viens ici, mais il me semble que la psychothérapie ne fait qu'effleurer les choses. On soigne un symptôme sans forcément chercher très profondément la cause. Et puis je n'ai jamais vraiment eu de "consignes de départ" comme de tout dire, de raconter éventuellement mes rèves, de libre associer ... Juste " Vous parlez, je vous écoute et j'interviens, éventuellement". Je crois que c'est lié à la technique, mais elle me laisse sur ma soif. En même temps la bienveillance et le soutien du thérapeute me sont essentiels et je crains de perdre cela en psychanalyse.
Mais ce ne sont que des suppositions.

Cordialement
Papillon


www Message Privé
21/03/2009, 18:26 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Bonjour,
Psychanalyse : ce que j'ai écrit là est-il insuffisamment clair http://www.psychologie-bismuth.com/forum[…]4.html[/i]?
Je peux tenter de préciser un jour.
Psychothérapie : elle me semble plus de l'ordre du soin, du soutien, parfois de l'orthopédie. Et ce n'est nullement péjoratif.

Des gens en analyse, se sentent souvent soutenus par ce rugueux travail de psychanalyse qu'elles ont entrepris. Métaphore qui vaut ce qu'elle vaut : en salle d'accouchement, le travail de la parturiente est souvent rude, les professionnel(le)s autour sont là pour accompagner le travail.

Je comprends que l'on parle de bienveillance et que l'on puisse y opposer indifférence voire malveillance, voire encore perversité : je ne sais si ces termes valent pour le travail analytique où il est notamment question d'analyse de transfert et de "contre transfert", d'accompagnement d'un questionnement, d'écoute flottante de ce qui se dit et se tait, de ce qui se montre et se cache (et ainsi parfois se dévoile) ; de ce que je viens de souligner, je prends soin, mais prené-je soin de la personne qui vient ? Disons que j'en tiens le plus grand compte, pas toujours mu par la bienveillance, pas toujours dans l'onctuosité, rarissimement dans la complaisance.

A bientôt,
FB.


www Message Privé
21/03/2009, 19:53 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

Bonsoir,

Je comprends, enfin je lis bien votre peur de perdre ces manifestations de "sympathie" de votre analyste(j'y mets les guill.parce que ce n'est peut-être pas là le terme que vous auriez utilisé mais vous me comprendrez je pense...enfin j'espère).Je suis passée chez un psychothérapeute lorsque j'étais plus jeune, bien des années avant que ma petite vie me conduise à la psychanalyse.J'aimais bien le rapport que j'avais avec mon thérapeute parce qu'il était là pour moi, qu'il me faisait du bien là où ça faisait mal et j'avais l'impression qu'il m'aimait bien.Une bienveillance importante pour moi à ce moment.
Avec l'analyste, ce n'est ni mieux, ni pire, c'est différent et une différence qui n'est pas des moindres: les mots que l'analyste vous adressera seront rares (et d'autant plus précieux)de sorte que, même si c'est parfois terrible de se débattre avec ses mots, sa voix, ses idées,etc...il vous faudra composer avec tout cela, de vous à vous, sans que l'analyste intervienne.En revanche, si cela peut vous "rassurer", l'analyste - et ce fut le cas pour moi - saura s'adresser à vous dans les moments difficiles sans verser dans la compassion, sans vous plaindre mais le plus souvent pour saisir avec vous le point "névralgique" du moment afin que vous puissiez, vous de votre côté en sortant du cabinet, en faire quelque chose (même s'il ne s'agit pas de "faire")...L'analyse est souvent pour moi synonyme de solitude, de moments déconcertants, douloureux mais il y a enfin des embryons de possibles dans ma vie et des possibles durables. Mais ce n'est que mon point de vue en relation avec mon souci pour faire court.
J'espère que vous trouverez ce qui vous conviendra, que ce soit en continuant votre thérapie ou en vous adressant à un(e) analyste.Ce n'est ni mieux, ni pire, j'insiste, c'est une démarche différente je trouve qui va plus loin mais tout le monde ne s'y retrouve pas et ça c'est diffcile de le savoir avant de se rendre chez l'analyste.Faites confiance à ce que vous ressentez: si vous sentez que votre travail actuel ne suffit pas à ce qui continue à vous faire souffrir alors peut-être que vous envisagerez un jour une autre étape.

Bon courage à vous.

bonne soirée et bon week end.


Message Privé
21/03/2009, 22:49 Signaler

papillon

Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
Nombre de sujets: 6
Nombre de Posts: 217

0

Francis Bismuth
Bonjour,
Psychanalyse : ce que j'ai écrit là est-il insuffisamment clair http://www.psychologie-bismuth.com/forum[…]4.html[/i]?
Je peux tenter de préciser un jour.
Psychothérapie : elle me semble plus de l'ordre du soin, du soutien, parfois de l'orthopédie. Et ce n'est nullement péjoratif.

Des gens en analyse, se sentent souvent soutenus par ce rugueux travail de psychanalyse qu'elles ont entrepris. Métaphore qui vaut ce qu'elle vaut : en salle d'accouchement, le travail de la parturiente est souvent rude, les professionnel(le)s autour sont là pour accompagner le travail.

Je comprends que l'on parle de bienveillance et que l'on puisse y opposer indifférence voire malveillance, voire encore perversité : je ne sais si ces termes valent pour le travail analytique où il est notamment question d'analyse de transfert et de "contre transfert", d'accompagnement d'un questionnement, d'écoute flottante de ce qui se dit et se tait, de ce qui se montre et se cache (et ainsi parfois se dévoile) ; de ce que je viens de souligner, je prends soin, mais prené-je soin de la personne qui vient ? Disons que j'en tiens le plus grand compte, pas toujours mu par la bienveillance, pas toujours dans l'onctuosité, rarissimement dans la complaisance.

A bientôt,
FB.

Comme quoi cela sert de poser des questions. Je ne pensais pas avoir développé une idée différente et pensais donc avoir compris la différence entre ces deux domaines :? . Et pourtant, j'avais lu ces liens. Loin de moi l'idée d'opposer bienveillance à malveillance voire perversité. Il y bien cet intermédiaire qu'est l'indifférence. Or j'ai beaucoup de mal avec cette idée, mais ça c'est encore autre chose...
Désolée d'être encore trop profane en la matière. Et merci pour l'explication de texte.

Merci opale pour votre témoignage. Je pense un peu mieux saisir. Je ferai ce que je pourrai, le moment venu et je vais essayer d'arrêter de (me) poser trop de questions.

A bientôt.


www Message Privé
24/03/2009, 18:17 Signaler

Magalère

Nous a rejoint: 30/01/2009, 09:46
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 40

0

bonjour à tous
Pourquoi avoir commencé une analyse?

Une suite de crises, un mélange de crises, je ne sais trop comment le définir: crise parentale, crise d'adolescent, crise existentielle.

Je pense que depuis très longtemps j'essayais de tenir sans couler.

Je crois avoir pratiqué une certaine auto analyse qui m'a permis d’avancer, mais qui m'a renforcée dans ma détermination d'essayer de m'en sortir seule. Les psys, c'est pour les autres.

Est ce cette cinquantaine et tous ses petits bonheurs qui m'ont fait basculer?... ...je ne sais pas mais quand le médecin traitant m'a mise sous antidépresseur (je les ai arrêtés au bout de trois mois), je me suis dit qu'il fallait que je me bouge. Je ne pouvais plus me voiler la face.

Donc depuis 3 ans je vais voir un psy .après 6 mois de face à face et beaucoup de résistance je suis sur le divan 2fs/semaine.'

Quand je suis positive je me dis que c'est peut être la plus belle aventure de ma vie, une randonnée au fond de soi que je n'aurai jamais faite s'il n'y avait pas eu de crise; quand je suis moins positive je trouve cela bizarre, incongru et cette randonnée me parait alors bien longue et bien couteuse...

Je crois qu’il était temps de prendre du temps pour moi.

Je vis cette psychanalyse un peu en cachette. Je ne m'en suis pas vantée autour de moi. Ceci est peut hors sujet.

Bien à vous

Magalère[/b]


Message Privé
24/03/2009, 18:56 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Magalère
bonjour à tous
Pourquoi avoir commencé une analyse?
(...)
Je crois qu’il était temps de prendre du temps pour moi.
Je vis cette psychanalyse un peu en cachette. Je ne m'en suis pas vantée autour de moi. Ceci est peut hors sujet.

Bien à vous

Magalère


Bonjour Magalère,
Rien d'hors sujet dans ce que vous écrivez ci-dessus.
Et même si c'était un jour le cas : l'on n'est pas ici dans un exercice de composition "françoiése".
Merci de votre témoignage - l'aventure que c'est ; quelque chose pour soi - et à bientôt,
FB.


www Message Privé
26/03/2009, 21:27 Signaler

Melyna

Nous a rejoint: 21/03/2009, 00:01
Nombre de sujets: 15
Nombre de Posts: 157

0

J'ai failli répondre à ce sujet il y a quelques jours mais j'ai d'abord préféré prendre le temps de vous lire , ce qui n'a fait qu'augmenter le malaise que je ne parvenais pas à mettre en mots et qui m'a amenée jusqu'à vous et je me sens encore plus perdue , si bien que je ne sais même pas si je peux m'autoriser à répondre dans ce post; peut-être vais-je être hors sujet. Je me lance pourtant :

Cinq années passées avec une psy avec pour seule règle de dire tout ce qui me vient à l'esprit,pour faire parler mon inconscient pendant les 45 mn hebdomadaires ;
un travail fréquent sur l'analyse des rêves avec parfois, lorsque je bloque trop sur les associations , une piste d'interprétation de mon psy ;
moi sur un fauteuil en position semi-allongée, la psy dans mon dos; transfert et contre transfert semblent s'être mis en place ;
l'envie ou la nécessite de me connaître , de me comprendre , de pouvoir enfin faire des choix de vie et les assumer , de prendre enfin le temps de penser à moi et de prendre soin de moi avec moins de culpabilité ; le besoin de faire le deuil de certains échecs ou traumatismes et puis , depuis une dizaine de jours un profond malaise :

suis-je arrivée au terme de ce travail ?

Et puis , cette idée qui germe en moi et qui est en train de déclencher une vraie colère mêlée à de la frustration :

est-ce vraiment une analyse que je fais ?

Ça en a l'apparence mais en est-ce une ? Je ne sais plus, je doute , je vous lis et il m'apparaît comme une évidence que ce "n'est qu'une" thérapie psychanalytique ! Et depuis tant d'années ?
Pourquoi est-ce que ça change tout pour moi ? Pourquoi ai-je l'impression d'avoir été trompée ?
Pourquoi ai-je l'impression que je suis coupée en plein élan ?

J'ai cherché à comprendre en lisant les définitions ici(psychanalyse /psychothérapie ), vos commentaires et je ne me comprends pas . :(

Le sujet était bien "Pourquoi avoir commencé une psychanalyse ?" Eh bien je ne l'ai pas encore commencée !


Message Privé
27/03/2009, 05:02 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Bonjour Melyna,

Je viens de lire votre témoignage ou plutôt vos doutes quant à cette notion psychothérapie analytique/psychanalyse.

Vous ne dites pas vraiment ce qui vous fait douter mais juste qu'en lisant les témoignages et commentaires laissés ici, vous avez la nette impression de ne pas être en psychanalyse.
Je vais donc plus ou moins deviner ce qui amène vos doutes, en m'excusant auprès de vous, si j'interprête mal vos propos.

La première chose que j'ai envie de vous dire est que ce n'est pas le divan qui fait que l'on est en psychanalyse ou pas. Le divan permet de ne pas voir le/la psychanalyste et de ne pas être soumis à son regard. Pour vous, il s'agit d'un fauteuil et votre psy est derrière vous. Donc c'est tout pareil !
Il y a des analysants qui ne connaissent jamais le divan et qui vivent tout de même une analyse.

En ce qui concerne la fréquence des séances, il n'y a pas de règle type. Une analyse peut se mener à une séance hebdomadaire, comme à deux ou 3 séances.

En fait, ce qui est important dans la cure analytique c'est la notion de cadre. Le cadre définit le nombre de séance, le prix, les absences, le divan ou le face à face. Et celui-ci peut évoluer au cours de la cure.

Ce qui me semble très important dans ce que vous dites c'est ceci :

Melyna

l'envie ou la nécessite de me connaître , de me comprendre , de pouvoir enfin faire des choix de vie et les assumer , de prendre enfin le temps de penser à moi et de prendre soin de moi avec moins de culpabilité ; le besoin de faire le deuil de certains échecs ou traumatismes

Car c'est votre désir qui s'exprime là et qui fait votre motivation à vivre ce travail avec cette personne.

Vous avez, maintenant, ces doutes qui vous habitent et vous dites que vous avez l'impression d'avoir été trompée. Je ne peux que vous inviter à en parler à votre psy pour qu'ensemble vous puissiez dénouer ce qui se cachent derrière ces doutes. Puisqu'ils sont là, ils doivent se faire entendre.

Je vous souhaite une bonne journée,
Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
27/03/2009, 10:47 Signaler

prune

Nous a rejoint: 26/11/2008, 10:00
Nombre de sujets: 5
Nombre de Posts: 264

0

Bonjour Melyna,

Vous devez avoir vos raisons de douter, mais comme Cauderane, à vous lire, j'ai l'impression que ce que vous vivez ressemble comme deux gouttes d'eau à une psychanalyse.

Cordialement


Message Privé
27/03/2009, 22:27 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
Nombre de sujets: 8
Nombre de Posts: 340

0

bonjour Melyna, bonjour à chacun,

suis-je arrivée au terme de ce travail ?

c’est la phrase qui m’a fait entrer en analyse : quelque chose semblait fini. il me semblait qu'il me restait deux choix possibles: soit j’arrêtais soit… je me lançais dans l’inconnu, sans savoir comment ni pourquoi.

Je ne sais plus, je doute

comme Cauderane et Prune l’ont aussi exprimé (enfin, c’est comme ça que je l’ai compris), ça me paraît typique d’une analyse en cours… ! si votre « psy » est psychanalyste (comme votre message le laisse supposer) alors… bon voyage en analyse.

J'ai cherché à comprendre en lisant les définitions ici(psychanalyse /psychothérapie ), vos commentaires et je ne me comprends pas .

c’est comme le reste, ça vient avec le temps…

bien cordialement,

mia


Message Privé
29/03/2009, 13:33 Signaler

Melyna

Nous a rejoint: 21/03/2009, 00:01
Nombre de sujets: 15
Nombre de Posts: 157

0

Merci pour vos réponses .
J'avais écrit un long message hier soir, qui s'est bizzarement envolé vers d'autres cieux :lol:

Je lui en a parlé ; la séance a été rude ; j'attends la suivante pour y voir plus clair . :wink:


Message Privé
02/04/2009, 21:18 Signaler

prune

Nous a rejoint: 26/11/2008, 10:00
Nombre de sujets: 5
Nombre de Posts: 264

0

Bonsoir Melyna, et tous,

Je reviens sur le post où vous exprimiez vos doutes au sujet de votre analyse.
Et surtout votre impression d'avoir été trompée.

Alors la question que je pose est la suivante, aux pros aussi, Francis, et les autres aussi :

Peut-on vraiment douter d'être en psychanalyse ?

Douter de la compétence de l'analyste, douter de sa propre entrée dans l'analyse, sûrement oui.

Mais quand même, peut-on faire une analyse sans le savoir ?

Parce qu'il y a des règles qui sont censées être dites au départ, mais peut-être pas forcément ...

Vraiment, je ne sais pas. Je n'ai que mon expérience, d'être entrée un jour chez un psychanalyste en disant : je veux faire une psychanalyse.
Et des règles ont été énoncées, après 2-3 "entretiens préliminaires".

Mais c'est peut-être une caricature d'analyse :)

Cordialement


Message Privé
03/04/2009, 07:13 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Bonjour,
Je n'ai guère le temps de répondre de façon détaillée, ni plus envie de faire dans la formule lapidaire.
J'allais récemment écrire - mais ai craint de faire censure : peut-on ici dorénavant distinguer entre "psy" et psychanalyste, psychiatre, psychothérapeute, psychologue ? Le terme "psy" me fait penser à "véhicule" : le sang véhicule des cellules, la fusée véhicule les machins dans le ciel, le patin à roulettes véhicule le gamin, le sportif ou le "chébran", mais ces véhicules ont-ils à voir les uns avec les autres ? Non.
Pour qu'il y ait "psychanalyse", faut-il déjà - mais je ne le mets pas nécessairement en tête de liste des européennes - qu'il y ait une ou un psychanalyste. Pas un "psy". Et un psychanalyste pas trop à coté de la plaque.
Il y a aussi ce que j'écrivais là http://squiggle.be/question-a-un-psychan[…]-bi-2.html (et toute la littérature sur le sujet), mais ce n'est pas le divan - la peinture du "véhicule" - qui fait analyse ou analyste.
Que Melyna en bas de page 4 ait des doutes et de la colère, je n'y interviens pas. Quant à "peut-ON ne pas savoir que l'on est en analyse", ben Prune, je n'en sais rien. "Peut-on douter que l'on participe à son analyse" (c'est ma reformulation, non vos mots), je n'en sais pas plus. Visiblement ci-dessus, oui, même si d'autres d'entre nous n'éprouveront pas un tel doute (mais une flopée d'autres doutes en cours de "cure").

Réponse partielle, mais la sonnette va retentir dans un quart d'heure.
A bientôt, merci de vos contributions,
FB.


www Message Privé
03/04/2009, 13:51 Signaler

prune

Nous a rejoint: 26/11/2008, 10:00
Nombre de sujets: 5
Nombre de Posts: 264

0

Réponse partielle, il ne peut y avoir que des réponses partielles, ou à côté, ou aucune :)
Si une réponse est censée devenir une vérité pour qui pose une question.
En psychanalyse, ça ne fonctionne pas, une vérité qui viendrait d'un autre, aucun sens.

Mais il y a des questions qui ont ou auront des réponses, c'est ce qui s'appelle la science.

Et voilà, la psychanalyse n'est pas une science. Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'a pas sa logique ...

Ce n'est pas une réponse, serait-ce une pirouette ?


Message Privé
03/04/2009, 13:55 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Pirouette de votre part ?


www Message Privé
03/04/2009, 14:01 Signaler

prune

Nous a rejoint: 26/11/2008, 10:00
Nombre de sujets: 5
Nombre de Posts: 264

0

oui, bien sûr, que de ma part.


Message Privé
03/04/2009, 14:15 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

prune
oui, bien sûr
Justement ; vous savez particulièrement bien que chaque expression est rarement univoque. D'où longueur et complexité des psychanalyses.

A bientôt,
FB.


www Message Privé


Cliquez ici pour suivre ce sujet sans y participer.