Bonjour,
"Je n'aime pas vraiment ce qui se reflète de moi en l'autre.... Là se trouve une problématique qui s'impose sans cesse, dans toute relation avec cet autre, devant soi..." écrit Mi
(je ne sais pas reprendre comme vous faites avec les rectangles,il faut que je cherche )
Du regard, on passe au reflet.
La glace me renvoie-t-elle vraiment ce que je suis ? L’image que je vois, il n’y a que moi qui la vois ainsi. Donc ce qui se reflète de moi en l’autre n’est pas ce que l’autre voit.
Cela parait si simple…
N’est ce pas notre identification à l’autre ou par l’autre qui est faussée ?
Je suis dans cette même problématique quand j’écris sur ce forum.
Je reste dans la crainte de ce que l’autre pourrait penser de ce que j’écris.
Et pourtant il y a l’anonymat, il ne devrait pas y avoir de regard, pas de reflet. L’autre qui me lit ne me connaît pas. Je livre ce que je veux.
Mais qu’attend-on de l’autre ?
En séance, il y a encore de nombreuses fois où je me dis: que va penser l’autre: le psy ?
L’autre semble poser problème.
L’autre jour je me suis habillée en robe (ce qui ne m’arrive jamais). Bref si je m’habille en fille je me sens déguisée. Je marchais dans la rue et ma robe faisait électricité statique avec le collant. J’avais l’impression qu’elle me remontait très haut, et que tout le monde ne voyait que cela. Donc pour essayer de contrer mon mal être quand je croisais quelqu’un, je regardais où il regardait, et en fait il ne me regardait pas du tout.
Il n’y avait que moi qui voyais ce que l’autre ne voyait pas.
Rassurez-vous, je ne l’ai pas remise le lendemain… Il me faut encore du temps. Et pourtant devant la glace je ne me trouvais pas trop mal.
J’arrête d’écrire, je ne me reconnais pas.
Bonne journée
Magalère