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Les problèmes individuels d’ordre (ou de désordre ?) sexuel apparaissent, comme nombre de signes ou de symptômes - anorexie, boulimie, phobies et peurs, énurésie ou « pipi au lit », insomnie, addictions diverses alcool, tabac , etc. - moins liés au problématiques physiologiques (le corps, sa connaissance, son fonctionnement et ses dysfonctionnements) que le médecin gynécologue aidera parfaitement à résoudre, qu’à des questions d’ordre psychologique au sens large, individuelles et/ou relationnelles .
Baisse de la libido chez la femme ou chez l’homme, difficultés d’érection, rapports sexuels douloureux pour la femme, vaginisme (contraction de l’entrée du vagin interdisant l’intromission du pénis), absence d’orgasme, etc. sont souvent liés, selon les cas :
- à l'idée que l'on se fait du normal et de l'anormal ;
- à l’histoire du sujet : éducation, relations inconscientes ou « réelles » avec tels parents, avec la fratrie ;
- à la façon dont l’enfant (devenu adolescent ou adulte) a entendu parlé ou vécu la sexualité ou l’histoire affective de tel ou tel de ses parents ;
- à la perception que l’on a de son propre corps (« s’aimer », ne pas s’aimer, les hontes, etc.) ;
- à son vécu actuel (stress, doute de soi, interrogations quant au sens de sa propre existence, dépression notamment) ;
- à des inhibitions, des culpabilités et des croyances pas nécessairement religieuses et, la plupart du temps, totalement inconscientes ou à peine « intuités » (l’intuition, l’impression fugace et vague, mais consciemment et cartésiennement inacceptable, ou semblant « illogique ») ; à des interdits inconscients, loin d'être liés au sexe « organique » : s’interdire de réussir, d’être heureux, de jouir de l’existence – des éléments de l’ordre de l’auto-punition, par exemple, du fait d’une dette imaginaire et, là encore, inconsciente ;
- à une communication déficiente dans le couple ;
- à un tournant dans la vie du couple ;
- à une évolution dans la vie familiale : entrée dans l’adolescence d’un enfant, maladie d’un enfant ou encore, décès d’un parent d’un des membres du couple. Ces évènements viennent remanier et déséquilibrer l’image de soi au sein du schéma de la constellation familiale. La place que l'on sentait être la sienne sur la scène familiale, est déplacée du fait des modifications intervenant alentour...
... et cette liste n’est pas exhaustive.
Ma pratique, lorsque l’on vient me parler, seul(e) ou à deux, de problèmes dans le couple (crise, mésentente, lassitude, adultère, incompréhension), ou encore de questions relatives à la sexualité ou aux affects, tient compte des éléments ci-dessus.
Parfois, la solution était, si l'on puit dire, à porté de main (voire à fleur de peau...) : une ou deux consultations suffisent, s'autoriser à dire suffit.
Mais la plupart du temps et là encore, « le symptôme » ou problème pour lequel l’on vient consulter, est l’arbre cachant la forêt : l’expression observable d’éléments bien « cachés », guère discernables d'emblée, nécessitant un travail psy… avec une ou un psy.
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Post Scriptum : Il me semble que les problèmes dits de sexualité rencontrés par une personne ou par un couple doivent être abordés – comme d’autres difficultés à mi-chemin entre existence, vie sociale et santé – du point de vue de celui (celle, ceux) qui l’éprouve(nt), et non pas en fonction de la formation et de la culture du praticien auquel l’on s’adresse pour tenter de les résoudre.
J’ajoute que la propre façon qu’a le praticien de vivre sa vie - pas uniquement sa vie sexuelle, mais y compris celle-ci - et que l’histoire personnelle du dit-praticien, ainsi que l’histoire dans laquelle il s’inscrit/s’inscrivit à partir de sa naissance (généalogie, religion, croyances, morale) auront inévitablement une incidence, y compris inconsciente, sur la façon dont celui-ci abordera avec vous vos questions. Là encore, le fait que la personne à qui l’on s’adresse ait elle-même analysé son rapport au monde, aux autres et à elle-même, peut constituer une sorte de « garantie supplémentaire » quant à la « neutralité bienveillante » (ni une objectivité mécaniste, ni une complaisance dont il serait animé en vous recevant).

