Un peu marre du transfert ...
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29/12/2009, 17:19 |
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Bonjour à tous, (J'ai eu du mal à trouver un objet qui soit cohérent avec mes propos du moment que je voudrai exprimer ici ...) Voilà ... je me sens empêtrée dans le transfert ... et celui-ci se réactive particulièrement en ce moment parce que mon psy part très bientôt pour un voyage et que oui, osons les mots, il m'abandonne à mon (triste) sort !
Dans les faits, ça me désole de voir que j'en suis encore là ... et que je n'arrive pas à me détacher de lui. Du coup, je prends peur et me demande quand je vais finir par y arriver ...
J'ai pourtant bien avancé avec ma psychanalyse, beaucoup de choses s'apaisent dans ma vie et j'envisage l'année 2010 avec grande confiance (et en tout cas avec bcp moins d'angoisses). Mais ... dites, rassurez-moi, l'analyse ça prend bien fin un jour ??
Ma question me fait rire moi-même mais je la laisse :lol: .
Je m'interroge donc sur cette fin et me demande bien ce qu'il faut faire (ou ne pas faire) pour que le détachement envers le psy survienne naturellement. Parce que ... pour le moment, ça reste un véritable mystère !
Et donc ... je me rends à cette évidence que "ma vieille, tu as encore du chemin à faire". Simple envie d'exprimer cela ici sans trop savoir en quoi ça résonnera pour ceux et celles qui me liront et qui souhaiteront le partager. Bonne soirée à tous,
Cauderane
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.
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29/12/2009, 18:22 |
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Bonjour Caudérane,
De ce que tu dis, ta psychanalyse n'est pas finie : pourquoi te soucier dès à présent de ce qu'il est écrit ça et là du dénouement du transfert ? Une "patiente" l'évoquait d'ailleurs hier sur mon divan. Voila, juste pour te laisser un mot ; probable que ça se passe ailleurs que dans ta question : cette sensation d'abandon parce qu'"il" part aux Bermudes avec ses maîtresses et ses époux :shock: ,et t'abandonne (toi ET ses autres analysants).
Bien à toi,
Francis.
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29/12/2009, 18:33 |
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Bonsoir à tous, Je comprends ce que tu dis du transfert Cauderane, avec ma première psy je me sentais parfois prise au piège par ce lien; Depuis un an maintenant que j'ai changé de psy, la relation est moins forte, elle me parait plus fluide et donc ses absences ne sont pas vécues douloureusement. "Le bruit de fond" reste mais ne m'empêche pas d'être dans mon quotidien. A quoi bon penser à la fin de cette analyse ? Elle viendra quand ce sera le moment pour toi, et je pense que tu le sauras alors.
Courage!
Caro
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29/12/2009, 18:40 |
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Francis Bismuth probable que ça se passe ailleurs que dans ta question : cette sensation d'abandon parce qu'"il" part aux Bermudes avec ses maîtresses et ses époux :shock: ,et t'abandonne (toi ET ses autres analysants).
Bien à toi,
Francis. Merci Francis de ta réponse, elle me fait rire :lol: .
Mon psy peut bien aller au Diable Vauvert avec qui il veut, je m'en fiche royalement ! Je suis en colère après moi et aussi après lui parce qu'il va me manquer. Et ça me désole d'en être encore là aujourd'hui alors que j'aurai préféré ne pas ressentir ENCORE ce manque. Je me demande juste quand je vais "grandir" un peu alors que pour autant il me semble que j'avance ...
Euh ... :shock: ma question est-elle ailleurs ? Oui sûrement dans cette direction :arrow: et je m'en vais y réfléchir :wink: ... Bien à toi,
Cauderane
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.
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29/12/2009, 18:41 |
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Si tout se passe bien, ce qui n'est pas si courant, les séances - mais ce n'est nullement une règle - s'espacent de concert. Surtout non pas tant et uniquement parce que ça va mieux dans le quotidien, et/mais parce que... Bon, et bien vous verrez. Nous verrons. PS qui me vient comme ça : mais pourquoi voudrions-nous toujours en finir avec quelque chose ? Question posée en même temps que Caudérane postait le ci-dessus, que je n'ai pas encore lu.
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29/12/2009, 19:22 |
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Merci Caro de ta réponse. Ce que je ressens pour mon psy est fort, oui et souvent je me dis que c'est sans doute excessif. Et en même temps, il me semble que j'arrive à me servir de ce transfert à bon escient ds ma cure, qu'il soit positif ou négatif, car c'est selon ... et c'est ainsi que j'avance.
Mais là, je ressens comme une régression ... alors je me demande vraiment comment je vais parvenir à me détacher de ce lien alors qu'il est si fort encore aujourd'hui. C'est juste un questionnement qui intervient là où j'en suis dans ma cure et c'est sans doute pas pour rien ... Bonne soirée Caro,
Cauderane
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.
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29/12/2009, 21:45 |
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Bonsoir Cauderane,
Les mêmes questions me viennent en ce moment en ressentant ce sentiment d'abandon - moins fort pourtant qu'à une époque de mon analyse: combien de temps ça va durer encore ce ressenti? ... et l'analyse? Parce que c'est éprouvant, c'est énervant et excessif que ma psy (ou son écoute, le cadre) me manque tellement, comme une blessure qui se rouvre.
Les mêmes indignations contre moi, que celles que tu évoques: je m'en veux de ressentir encore "ça", je suis en colère de régresser encore, en être encore là.
Alors que je ressens quelque part - j'ai ressenti parfois- que ce lien évolue, mine de rien. Et puis patatras, elle part (en congé, en vacances, en famille, avec ses amants) et ce lien devient difficile à vivre, et son absence prend toute la place.
Dans ces mouvements d'avancée et de régression, j'ai l'image des vagues qui s'écrasent sur le rivage puis repartent, reviennent, repartent, comme le mouvement de la houle. Ce que tu disais résonne, et m'emmène quelque part finalement (je vais peut-être creuser cette image) :wink:
Bonne soirée
anna
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30/12/2009, 08:37 |
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Bonjour Caudérane, bonjour à chacun. Pour ma part c'est l'inverse qui se produit depuis que j'ai changé de psy. Autant le transfert était fort avec mon ancien psy (j'attendais chaque séance en comptant les jours voire les heures et me morfondais pendant ses vacances), autant là ça ne me manque pas ! J'étais même limite déçue qu'il ne prenne pas deux semaines de congés à Noël !
Du coup je ne sais pas trop comment "interpréter" cela : absence de transfert ? "Cure" plus sereine ?
Par contre, vu les angoisses qi me reprennent en ce moment, je sais que je ne suis pas au bout de ma psychanalyse. Le problème c'est que j'ai pas vraiment envie d'en parler à son retour, même si en théorie je devrais si cela m'occupe l'esprit à ce moment là ...
Bien à toi Bonne journée à chacun et chacune.
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30/12/2009, 11:30 |
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Nous a rejoint: 30/01/2009, 09:46
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bonjour à toustes merci à Caudérane qui pose les questions que je n'ose pas poser.
ce transfert qui envahit même en l'absence du psy. comme d'habitude elle est partie 3 semaines (aux bermudes ...). j'ai mis 10 jours à accepter l'absence et maintenant je me demande comment je vais pouvoir y retourner.
je me suis aperçue que je pose toujours et encore le problème de la fin à chaque rupture; décider d'arrêter pour ne pas être abandonnée... j'ai essayé d'être zen à la dernière séance pour faire croire que cela ne me faisait rien . mais cela a loupé.
faire semblant,
faire comme si
,on dirait que
je n'ai pas beaucoup grandi non plus.
cette fois ci je pensais vraiment que cela allait rien me faire ,mais elle s'en va toujours en fin d'année ... en Novembre pour me prouver que je pouvais échapper au transfert (je n'en pouvais plus),que je pouvais vivre sans psy je me suis permise de ne pas venir à une séance (je l'avais prévenue la veille sans un mot d' excuse).Mais cela m'a rattrapé.
En plus je lui dois la séance. Je laisse trainer. J'aimerai bien qu'elle oublie mais je n'y crois pas trop. Cela est surement encore du transfert,une façon de maintenir le lien ou de lui en vouloir encore.J'attends une remise de peine ou les soldes... Il y a des fois je me dis que par mon comportement conscient je me mets en lutte permanente avec mon inconscient. comment vous l'expliquer ? est ce que je sors du sujet? pour en revenir sur la "fin" je lutte pour ne pas arrêter sur un coup de colère,un coup de lâcheté,un coup de peur. mais ce qui me retient c'est aussi la peur d'arrêter. trop compliqué.
bonne journée
Magalère
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30/12/2009, 15:24 |
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Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
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Merci à chacun de vos réponses, merci Magalère de me dire que j'ose dire ici ce que tu n'oses pas dire ... en fait ... j'ose même dire et les vivre émotionnellement ces dires durant mes séances !
... j'ai vécu aujourd'hui ma dernière séance de l'année et THE séance avant le départ de mon psy pour les bermudes (ce qui n'est pas loin d'être vrai). Ce n'est pas la première fois que je suis confrontée à ses absences mais c'est bien la première fois que j'ose jouer la carte de l'analysante qui se sent abandonnée. Oui, j'en ai usé de cette carte durant ma séance ... à en gémir, à en pleurer même, à m'en mortifier de me mettre dans un état pareil tout en donnant du sens et en mettant des mots sur l'arrière plan de ce devant de la scène.
Et bien bizarrement, je me sens comme apaisée de quelque chose, comme dépossédée peut-être de l'avoir enfin vécu pour de vrai cette scène de l'enfant abandonnée à son triste sort ! Je ne réponds pas à ton message Magalère mais voilà ce que je voulais dire dans l'après-coup tout frais de ma séance du jour. Cauderane
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.
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30/12/2009, 15:35 |
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Nous a rejoint: 04/02/2009, 13:49
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Quel bonheur de vous lire toutes et tous Je ne serais donc pas la seule à rester à la traîne, à ne donc toujours pas évoluer? :shock:
Cette même question que je me suis posée ... En suis-je toujours au même point qu'au début? :lol:
Combien de fois ne vois-je pas une évolution palpable, concrète, ... oh oui, là c'est clair, j'ai mûri ... et puis patatra, toujours aussi petite et toujours aussi dépendante ...
Pouvoir m'appuyer sur moi? Me faire confiance, me trouver suffisamment solide?
Tiens ces idées m'ont traversé l'esprit hier soir, tout ça en attendant impatiemment qu'il revienne de ses vacances heureuses :lol:
Ya pas à dire, mais ne pas être seule dans cette galère, ça dédramatise un maximum, et je vous remercie pour vos rires et sourires, au delà de nos angoisses.
Je vous souhaite une année nouvelle, pleine de nouveaux espoirs, si c'est autorisé :lol:
Et puis surtout, à bientôt chèrs compagnons de ce voyage, que je qualififerais de fous, même si c'est ma folie qui m'a conduite chez LUI!!!! :wink:
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30/12/2009, 18:05 |
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Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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Bonjour Labello,
N'êtes-vous toujours connectée à Internet que sur votre lieu de travail, ou avez-vous un ordi "at home" ?
Bien à vous, bonjour à chacun,
FB (avec plein de transferts et de contre-transferts toute cette journée pas encore terminée).
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31/12/2009, 10:11 |
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Nous a rejoint: 03/11/2009, 09:26
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Bonjour Cauderane et à toutes et tous,
Quoi de plus normal que de penser à la fin "des quelques choses" le 29 décembre…
Tu envisages l'année 2010 avec beaucoup moins d'angoisse voilà qui est un très bel abandon !
Tu as peur d'arriver à quoi ?
Que caches-tu derrière ta peur qu'elle message lui donne tu ?
Elle doit être bien jeune cette vielle qui à encore du chemin, que d'espoir et de chemin à parcourir dans tes propos Cauderane.
Allez, Mselle je vous transfert mes meilleurs "je vœux" pour cette très bel année qui t'attend. PS: il ne vous abandonne pas il se ressource pour mieux vous guider dans votre démarche.
Vincent
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31/12/2009, 11:13 |
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Nous a rejoint: 02/10/2007, 22:22
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Bonjour tout le monde, J’allais répondre quelque chose à tout ceci, mais Vincent tu viens de le dire mieux que moi.
Pourquoi cette impatience que je sens chez beaucoup?
Si le transfert reste présent et prenant, c’est que vous en avez encore besoin.
Allez, bonne route à toutes pour la Nouvelle Année. :arrow: :arrow: :arrow:
Marge
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31/12/2009, 15:27 |
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Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
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Bonjour Vincent et Marge, L'analyse est un long parcours et pour y venir, il m'a fallu déjà de très longues années ...
J'ai déjà perdu beaucoup en impatience, en angoisses diverses et (a)variées mais le transfert est parfois trop lourd à porter, surtout quand il est exacerbé par le départ du psy en congés. Hier à ma dernière séance, je suis parvenue à lire ce qui se cachait derrière mais surtout à le vivre ce sentiment d'abandon. Et c'est à creuser encore et encore. Le temps qu'il le faudra. Un temps qui ne se prévoit pas.
Vincent, j'ai de moins en moins peur que mon inconscient me joue des tours. Car il me semble que je le décrypte de mieux en mieux. Oui, l'année 2010 s'annonce encore plus ouverte aux possibles ! Joyeuse soirée à tous, Cauderane
PS pour Vincent : j'aime cette idée du psy qui se ressource, tout comme je suis l'analysante qui va essayer de se mettre en mode "pause" pour ... mieux affronter la suite !
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.
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03/01/2010, 08:09 |
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Bonjour Je me demandais si le sentiment d'abandon peut se ressentir avec une autre personne que son psy (fausse question, je pense que oui) et surtout s'il est alors autant "analysable" avec celui-ci lorsqu'il n'en est pas l'objet ?
Autrement dit et plus clairement j'espère, ma peur d'être "abandonnée" par mon compagnon est-elle également analysable et est-ce que cette analyse portera autant que s'il s'agissait de mon psy ? Papillon (un peu nébuleuse ce matin)
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03/01/2010, 08:42 |
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Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
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Bonjour Papillon, Tout est analysable en psychanalyse : les sentiments, affects que l'on ressent pour les gens qui nous entourent. Mais aussi tout ce que nous vivons et par forcément toujours en accord avec nous-même.
Donc oui, bien sûr, cette peur que tu ressens est à exprimer et vivre au sein de ton analyse. Et même si tu ne ressens pas cette peur envers ton psy.
L'intérêt de tout ce qui se vit et se ressent dans le transfert est de pouvoir l'interprêter en lien avec ce que nous avons vécu par le passé ou ce que nous vivons dans le présent. Mais rien n'empêche qu'il y ait un décalage. Celui-ci peut d'ailleurs être dû à des affects que l'on préfère ignorer consciemment :wink:.
Je te fais une réponse un peu rapide car je manque de temps ce matin.
Bonne journée Papillon !
Cauderane
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.
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03/01/2010, 15:50 |
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hello Papillon,
le mot qui me gêne c'est finalement celui d'"analysable"... qu'est-ce que tu entends par analysable???
en tous cas tu sembles faire un lien entre la peur d'être abandonnée par ton compagnon et ta psychanalyse... est-ce que cette analyse portera autant que s'il s'agissait de mon psy ? c'est déjà un début d'analyse peut-être? ...
l'analyse "portera"... sur ce que tu y apporteras! (réponse un peu nébuleuse aussi ops: ne m'en veux pas! )
bien à toi,
Mia
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05/01/2010, 08:54 |
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Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
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Merci Cauderane et Mia.
C'était de toute façon un peu idiot de poser cette question tant la réponse me parait maintenant évidente, mais poser ces mots permet parfois d'y voir plus clair.
Finalement je lui en ai parlé et il semble que cela soit déjà un début d'analyse.
Bien à vous
bonne journée à chacun et chacune.
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12/01/2010, 15:45 |
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Nous a rejoint: 04/02/2009, 13:49
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Francis Bismuth Bonjour Labello,
N'êtes-vous toujours connectée à Internet que sur votre lieu de travail, ou avez-vous un ordi "at home" ?
Bien à vous, bonjour à chacun,
FB (avec plein de transferts et de contre-transferts toute cette journée pas encore terminée). Bonjour Francis, Veuillez m'excuser pour le retard dans ma réponse, mais en effet, je n'ai toujours pas franchi le cap de faire entrer internet chez moi. Donc quelques jours de congés au travail, et voici que je lis votre question. Excellente soirée
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12/01/2010, 15:49 |
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Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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Excuses acceptées :lol: mais bien inutiles : l'on est ici autorisé à s'autoriser et de partir quelques jours, et de ne pas répondre, et de répondre un an après, etc. Bien à vous La-belle-eau, bonjour tout le monde,
FB.
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17/04/2011, 13:10 |
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Nous a rejoint: 11/04/2011, 16:39
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papillon Bonjour Je me demandais si le sentiment d'abandon peut se ressentir avec une autre personne que son psy (fausse question, je pense que oui) et surtout s'il est alors autant "analysable" avec celui-ci lorsqu'il n'en est pas l'objet ?
Autrement dit et plus clairement j'espère, ma peur d'être "abandonnée" par mon compagnon est-elle également analysable et est-ce que cette analyse portera autant que s'il s'agissait de mon psy ? Papillon (un peu nébuleuse ce matin) J'ai envie de rebondir sur l'abandon. Si je regarde ma peur d'être abandonné, je dois considérer qu'elle vient de l'attitude de ma mère et de l'attachement qu'elle est incapable de mettre en place de manière saine et humaine. La crainte de l'abandon peut donc s'installer suite à une relation corrompue, sans affection maternelle dans mon cas, avec un rapport de culpabilisation propre au survivant qui perçoit qu'il est désigné comme le seul à pouvoir porter le deuil d'une sœur disparue. Ici coupés de la parole, les parents laisseraient leurs enfants se colleter seuls l'absence d'une Autre parmi d'Autres ? Comment aujourd'hui distinguer l'abandon d'avec un être aimant/aimé et celui d'un manque ? Le premier sublimant le second dans le souvenir du refus d'être reconnu comme éligible autant à l'amour qu'à la souffrance. Le droit à la souffrance m'ayant été confisqué, je ne pouvais que supporter la peine.
La musique, c'est ce qu'il y a entre les notes. - Isaac Stern
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19/04/2011, 09:28 |
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Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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Bonjour Dérive, et bienvenue parmi nous!
bonjour à tous! Dérive, je ne comprends pas bien votre première phrase:
Si je regarde ma peur d'être abandonné, je dois considérer qu'elle vient de l'attitude de ma mère je tique sur le dois (que j'ai moi-même mis en gras dans votre texte). je me demande comment l'on peut se sentir obligé d'expliquer ainsi son abandon!? (en bonne praticante de la psychanalyse j'apprends à me méfier de ce qui paraît évident :wink: )
à bientôt,
mia
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19/04/2011, 12:59 |
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Nous a rejoint: 11/04/2011, 16:39
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mia ... je me demande comment l'on peut se sentir obligé d'expliquer ainsi son abandon!? Bonjour Mia,
je vais essayer d'aller plus loin.
Par "je dois considérer", j'entends "je dois reconnaître" ou "je dois accepter".
Ici, le verbe devoir est pris comme une prise de conscience. De l'inéluctable. Si je dis que je dois sauver ma peau, par exemple, cela tiendrait plus de l'envie de vivre que de l'obligation. En avançant sur le thème de l'obligation - et je suis content d'y avoir été invité - je réalise que ce mot est la synthèse de ma blessure originale. Dès que j'entends que quelqu'un veut m'obliger, l'image génitrice se présente et le souvenir des cauchemars remonte. Quant à expliquer cet abandon, ni mes parents ni ma fratrie ne pouvant le faire, il n'y a que moi. Je me dis qu'avoir été abandonné par qui n'a pas su aimer (et le remplaçant alors par de la manipulation) est plutôt une très mauvaise manière de mettre le pied à l'étrier. Surtout avant l'âge de dix-huit mois. Un abandon a-t-il plus de sens quand au moins l'un des deux tient à l'autre ? Parce que l'on saurait alors ce que l'on perd ? Ai-je répondu à votre demande, Mia ?
A bientôt
La musique, c'est ce qu'il y a entre les notes. - Isaac Stern
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24/04/2011, 09:50 |
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Bonjour Dérive,
merci de votre réponse. J'affine un peu ce que j'écrivais plus haut:
quelles que soient les circonstances -qui peuvent être difficiles voire tragiques- il y a pour moi une différence entre « je dois considérer », « je peux considérer », « je considère » voire « je suppose ».
Ce qui peut sembler à première vue paradoxal, c'est que la psychanalyse apporte plus de réponses (de « prises de conscience ») façon « je suppose » que façon « je dois considérer ». mais là je m'éloigne dangereusement du fil du sujet, je suppose que je vais me faire éjecter par Francis! 
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20/05/2011, 23:54 |
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Nous a rejoint: 11/04/2011, 16:39
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Bonsoir Mia,
Effectivement, il y a différence entre ces expressions. J'en use d'une pour arriver à une autre et ricocher ensuite. La découverte est à ce prix, à cette liberté, se fier des mots et les défier. Les mots sont à l'origine l'arme affutée de l'adulte qui par sa névrose peut incarcérer l'enfant. La mémoire des mots est mon plus grand travail avant de soulever le voile sur l'âme meurtrie. Le verbe est le glaive qui est rentré dans ma chair, puis le levier pour se connaître.
Quand je "prends conscience", je ne suppose plus, je dois faire face à une nouvelle information, la valider, et si elle est avérée, en mesurer les effets passés et les conséquences à venir. J'ouvre une porte, j'explore. D'autres portes attendent derrière la première.
J'abandonne une croyance, mes certitudes m'abandonnent, je risque une hypothèse, je la mesure, je la jette ou je monte dessus. Je construis dessus.
La musique, c'est ce qu'il y a entre les notes. - Isaac Stern
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