Psychologie Bismuth

Psychologie Francis Bismuth Forum

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Aujourd'hui nous sommes le 22 mai 2012 a 10:55
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une brève d'analyse, une colère...rentrée

20/11/2008, 17:37 Signaler le sujet

opale

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Bonjour à tous,

Je me décide à laisser quelques lignes sur le forum. Ce post ne suggérera peut-être rien à personne mais enfin j'ai besoin de faire le ménage devant ma porte.
Depuis un moment, je traînais les pieds pour me rendre à mes séances, plus envie d'y aller, plus envie de voir sa tête, l'impression de tourner en rond et limite à creuser une tranchée entre mon analyste et moi pour être bien sûre que rien ne passe. J'ai pris un peu de recul et je me suis rendu compte que ce que je ressentais c'était une sorte de colère rentrée. Je sais que des internautes seraient sans doute tentés de me dire:" eh bien parlez-en à votre analyste plutôt que de l'écrire sur le forum".Sur ce point je suis d'accord et je sais que ce serait mieux mais je n'ai pas envie que ça barde en séance. J'ai pris des claques monumentales ces derniers temps alors j'évite toute forme de conflit ou de discussions qui seraient susceptibles d'échauffer les esprits. De ce fait, vous l'aurez compris, je ne dis rien (enfin rien...j'entends rien de vraiment essentiel) pour éviter que ça me coûte alors que je me paye le "luxe" de mes séances, si c'est pas contradictoire ça !!!
Il en résulte, et je pense que vous visualisez bien la situation, je rentre chez moi en me disant: "encore une séance merdique" (vous excuserez ma familiarité passagère) et plus je reste ainsi plus je m'embourbe dans une sorte de statu quo que je trouve absurde et complètement stérile.
C'est vraiment très con et je n'arrive même plus à comprendre pourquoi.J'ai juste envie d'être tranquille alors que ce sont plutôt toutes les vertus de l'intranquilité qui me guettent si je continue ainsi...
Bref, je traîne ma colère mais je la laisse à l'intérieur pour éviter qu'elle prenne froid.Je ne sais pas ce qui se passe. J'en ai ras-le-bol.
Enfin voilà, c'est ce qui s'appelle un contre-coup de séance.
Bon j'arrête ici.Si ce message suscite des commentaires, ne vous gênez pas, en colère mais pas encore trop susceptible.Si ce n'est pas le cas, ce n'est pas grave. Je m'en remettrai sans doute. :wink:


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20/11/2008, 18:09 Signaler

Francis Bismuth

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Bonjour Opale,
Je vous réponds iconoclaste.
"Prends tes gouttes, mon chéri", me disait l'autre jour mon époux tandis que je faisias une colère. J'eus envie de le tuer.
Non, je plaisante.
C'est bien, les colères, non ? Parfois, c'est des colères qu'on éprouve contre soi, alors tout le monde est pénible.
J' "ai" des analysants en colère, épisodique ou sourde et continue.
Voici quelques mois, l'une me dit "vous me faites chier, Bismuth" (c'est moi qui mets la majuscule) et j'ai trouvé formidable que quelque chose sorte de cete nature. Nous y avons travaillé.
"Bousculez vos analysants", lisais-je à peu de chose près sur un blog récemment (je cite de mémoire : blog d'une analyste "Comment rater sa psychanalyse" cité dans ces pages) ; bousculez votre analyste ?

Cela ne vous avance guère, mais je sens bien votre éprouvé. "Je me tais, je tais ma colère, puis JE m'en veux".
Iconoclaste et trop rapide, entre deux entretiens ; je laisse la parole à d'autres.

Bien à vous,
FB


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20/11/2008, 18:58 Signaler

Chocolatine

Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
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Bonsoir Opale,
Il me semble lire, à travers vos propos, que vous savez que cette colère contre vous, et/ou contre un quelque chose peut-être encore impossible à nommer, n'est pas bonne à garder en vous. Parce que le risque c'est qu'il y ait surchauffe et que ça ... explose d'une façon ou d'une autre. J'aime bien quand Francis vous dit de bousculer votre analyste. Oui ... et si vous vous autorisiez à le prendre pour un punchy ball (pardon je ne connais pas l'orthographe de ce mot) ? ça pourrait peut-être être ça votre luxe ?

Je ne suis pas certaine de vous aider Opale mais je vous ai lue ...

Chocolatine


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
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20/11/2008, 20:15 Signaler

makalu

Nous a rejoint: 24/04/2008, 17:33
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Je pense vous comprendre Opale.
Par contre j'ai un autre témoignage à apporter au sujet de la colère.
Moi aussi pendant longtemps je l'ai gardée cette colère, et puis un beau jour j'ai réussi à l'exprimer à mon analyste, directement. Et depuis, je suis là dedans.Colère sur colère avec de courts moments de répit, je suis sans arrêt en train de l'attaquer...
mais le problème c'est que ça n'avance pas plus pour autant. Il y a plus d'un an que je suis là dedans et...

alors exprimer cette colère, est ce que ça suffit? et si même l'expression de la colère était stérile?

Peut être que ce n'est que mon expérience, mais c'en est une.


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20/11/2008, 22:37 Signaler

mi

Nous a rejoint: 12/11/2006, 21:31
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Bonsoir Opale,

votre Brève d'analyse m'interpelle, tout comme quelques évocations dans le message de Francis B. répondant au vôtre.

Des colères éprouvées contre soi, disiez-vous, Francis, et que parfois nous tournerions vers les autres ? oui, parfois.

« Bousculez vos analysants » avez-vous lu, Francis ? Je doute que cela soit productif d'avancée(s) dans certains cas, mais il y a là probablement un peu de mauvaise foi de ma part.

Il y a quelque 5 semaines, lorsque j'ai exprimé ma perplexité dans un premier temps (la 2e fois), puis ma colère lorsque, pour la 3e fois consécutive, elle (ma psy) avait prolongé la séance du (ou de la ?) patient(e) qui me précède – elle a alors évoqué l'effet de recentrage (le mien !) que cette colère pouvait produire !
Cette provocation (je l'ai prise comme telle puisque cette situation s'est renouvellée et qu'elle était source d'un "malaise" exprimé en séance), était-elle vraiment "nécessaire" ?
Je ne pense pas. Provocations, bousculades ont leurs effets désastreux. Elles me ramènent en tout les cas à des situations intenables pour moi aujourd'hui. (Soit, cela me renvoie à moi-même.)

Bonne nuit à toutes et tous.
____

Je me suis relue ce matin. Un souhait de préciser ma pensée – bien que brièvement et comme je parviens à le faire.

L'expression de la colère, hors de l'espace analytique, et je dirais, tant qu'elle ne vise pas à blesser gratuitement l'autre avec cet effet de retour qui l'accompagne inévitablement ("feed-back" - une forme de masoschisme), est une expression nécessaire (*).
Cette colère prend quelquefois des "formes spectaculaires" et vise à exprimer ce qui n'arrive pas à être "dit" autrement.
Qu'elle perdure, qu'elle soit rentrée, elle est une façon d'affronter, de tenir face à un vide et est productrice d'énergie et de force à la condition de ne pas en faire l'unique ressource. Qu'elle favorise un recentrage ou un repositionnement de soi par rapport à l'autre, oui, je l'admets, elle permet de réajuster ou d'ouvrir le dialogue lorsqu'elle est "digérée", lorsque soi-même et l'autre à qui on l'adresse sont "suffisamment bons" (je pense là à l'expression de Winnicott) pour passer à une autre étape de la relation.

(*) Blessure qui "ne devrait pas" atteindre l'analyste, à-priori au clair avec ses propres mouvements psychiques.


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20/11/2008, 23:17 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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Bonsoir,

Que dire? Je vois que mon message a suscité quelques commentaires alors merci à vous.
Je lis aussi que l'expression de la colère n'est pas perçue de la même manière. L'apaisement n'est pas forcément contenu dans le fait de l'exprimer ou pas apparemment mais l'invivvable serait de ne pas pouvoir en 'faire' quelque chose, de ne pas pouvoir composer quelque chose avec ce ressenti qui fait vraiment trop de bazar à ma porte... :cry:
Je sens que je n'avance plus.
Alors bonne nuit à vous
merci de vos regards.Je ne dirais pas 'aide'comme disait Chocolatine, je suis bien la seule à pouvoir m'aider mais le fait de lire que d'autres entendent cela...
Ps: Chocolatine, oui je crois effectivement que cette colère est dirigée contre quelqu'un mais je ne sais pas pourquoi c'est épouvantable de réussir à l'adresser à qui de droit et de déterminer à qui l'adresser.
Bon j'arrête, ça me fatigue tout ça.C'est trop confus.Je ne sais pas.
BONNE NUIT A VOUS TOUS


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22/11/2008, 22:36 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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bonsoir Opale, bonsoir à tous,

voici mes impressions perso -difficile de répondre autrement sur ce sujet:

la colère en analyse -colère rentrée dans un premier temps- je connais ça aussi, je me dis que c'est normal, dirigé sans doute vers quelqu'un d'autre, un passé à retrouver, et gnangnangnan (le gnangnangnan c'est ma façon de dire colère rentrée )
oui mais parfois cette colère dure, je ne trouve pas à qui d'autre je voulais l'adresser,:evil: ...

il m'est arrivé de dire à mon analyste non pas qu'il me faisait chier, mais autre chose pas du tout plus poli, parce que ça faisait plusieurs séances que j'avais ces insultes en tête; eh non, ça ne m'a pas apaisée; eh non, je n'ai toujours pas compris à quoi ça me renvoyait et je ne suis pas sûre de comprendre un jour;

L'apaisement n'est pas forcément contenu dans le fait de l'exprimer ou pas apparemment mais l'invivvable serait de ne pas pouvoir en 'faire' quelque chose

- ça m'a permis, une fois ces mots sortis, de continuer sur autre chose, même si ce n'était pas plus paisible. c'est finalement cela qui m'a rendu cette colère "vivable"? pouvoir l'exprimer, même sans soulagement?
je ne peux pas même pas dire, Francis, que j'ai "travaillé dessus" ensuite avec mon psy.

...quant au "encore une séance merdique": il y en a plein, c'est rageant, mais après tout il y a eu beaucoup d'avancées avec toutes ces séances inutiles...

alors...???
c'est long une analyse...

bonne nuit à vous tous...


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23/11/2008, 05:22 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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...quant au "encore une séance merdique": il y en a plein, c'est rageant, mais après tout il y a eu beaucoup d'avancées avec toutes ces séances inutiles...
Inutiles?
:?
Bonne journée,
FB


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23/11/2008, 08:53 Signaler

caroo

Nous a rejoint: 16/05/2008, 05:27
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Bonjour à vous, bonjour Opale,

Cela me parle bien cette colère que vous évoquez, et j'ai bien du mal également à la canaliser. Dire? oui bien sur en séance, pas si simple d'envoyer "chier"comme vous dites, et le plus souvent elle me vient après coup, quand je repense à...Est ce un passage obligé pour ? La limite étant que cela reste vivable pour chacun.
Pas beaucoup d'aide non plus, mais comme dit Chocolatine nous nous lisons.
A bientôt
Caro


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23/11/2008, 09:10 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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bonjour,

Francis, je souhaitais justement dire que même des séances qui semblent "merdiques" et "inutiles" ne le sont pas forcément, elles doivent servir à quelque chose puisqu'il y a aussi des "avancées"... ces "avancées" peuvent à mon insu puiser leur source dans ces séances merdiques mais pas si inutiles que cela finalement...

Caro, je ressens aussi des colères "après coup", c'est-à-dire juste après certaines séances, mais celles-là ne sont pas forcément durables. elles peuvent -ou non- avoir cessé à la séance suivante.

mia


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23/11/2008, 14:02 Signaler

Pum'

Nous a rejoint: 16/11/2008, 19:11
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Bonjour Opale
La colère rentrée …me rappelle un épisode récurant de ma propre analyse. Au plus fort du transfert, impossible de trouver le « courage » d’exprimer verbalement une énorme colère, contre mon analyste. Mais après une séance plus hard que les autres, aussitôt rentrée chez moi je me suis précipitée sur mon matériel de dessin et me suis mise à déverser ma frustration de ne pas pouvoir dépasser ce blocage verbale. Au final un dessin à l’encre relativement abstrait, que j’ai fini par emporter en séance et qui au fil du temps s’est révélé beaucoup plus parlant que je ne le pensais. Tout ce qui se passe en période d’analyse, avant, pendant après la séance n'est pas vain . C’est long une analyse et ça ignore l’impatience mais je pense que je ne vous apprends rien.j'ai bien ressenti ce que vous exprimez.
Bonne journée
Pum'


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24/11/2008, 15:58 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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Bonsoir,

J'ai lu, et même relu vos messages avant, après ma séance.J'ai marché, je me suis perdue, me suis retrouvée finalement.Mon corps m'a rappelé à l'ordre et m'a assaillie de maux que je connais bien.Je me suis retrouvée contrainte à l'immobilisme(comme c'est agréable le week-end...). La colère a, depuis, pris un autre sens.Il semblerait que je sois arrivée à un "point" dans mon analyse qui mériterait d'être dépassé.Avec ce que cela implique.La colère devait être une sorte de dommage "colatéral", si l'on peut dire les choses ainsi.Enfin je résume.
Enfin, c'est vraiment difficile.J'ai une décision à prendre ,enfin non ce serait plutôt un mouvement à engager pour que ça avance et je n'en ai pas la force depuis un moment.C'est bloqué.
Enfin, merci à vous, vos contributions restent toujours dans un coin de ma tête.
Bonne soirée.


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26/11/2008, 16:55 Signaler

opale

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Bonsoir,

J'en viens à me répondre sur le forum.Je n'aurais pas cru ça possible mais je ne vois que ce moyen là pour y voir plus clair.Je me sais dans un tournant, une décision à prendre qui peut être lourde de conséquences.Je n'arrive plus à me dire que mon analyse va suivre son cours et que ce n'est qu'un passage et je sais combien je suis loin de pouvoir m'en passer, même si le "travail" continuera sans mon analyste.C'est difficile de formuler ce ressenti-là et de déterminer à quoi cela peut être rattaché dans mon cheminement.Je me heurte à un inconnu, impossible.L'impression de ne plus pouvoir continuer jouxte celle de pas pouvoir me permettre d'arrêter les séances.J'ai l'impression de ne pas comprendre ce qui m'arrive.Les derniers mois ont été pénibles et j'ai pu mesurer l'importance de mes séances et aujourd'hui, étrangement, j'en viens à ressentir l'impossibilité de poursuivre;je ne sais pas ce qui se passe et j'ai eu beau déplier tout cela lors de ma dernière séance, je ne suis pas plus avancée aujourd'hui.Cette situation me rend triste et je trouve ça affligeant de ne pas réussir à prendre une décision satisfaisante.Je suis dans un "je ne sais plus" permanent, j'ai l'impression de manquer de discernement sur ma situation et que c'est ce même défaut qui m'empêche de prendre la bonne décision, celle dans laquelle je me sentirais bien.Et pourtant je ressens une sorte d'urgence...Je ne saisis pas.
Je préfère m'arrêter ici et cesser d'alourdir le forum de tous mes atermoiements.
Bonne soirée à tous.


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26/11/2008, 17:33 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
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Vous n'alourdissez pas ce forum. C'est le nôtre.

j'ai pu mesurer l'importance de mes séances et aujourd'hui, étrangement, j'en viens à ressentir l'impossibilité de poursuivre
Avez-vous besoin que l'on vous dise que l'heure ne semble pas aux "décisions"? Aux "ruptures" d'analyse ? Combien de fois ai-je rencontré et rencontré-je des deux cotés du divan ce type de moments. Arrêter là, pourquoi? Ça n'appelle pas nécessairement de réponse. Dur chemin.
A bientôt, FB.

PS : non, je n'évoquerai pas le terme de résistance, ni ne vous resservirai-je le (de Cioran), "tourner en rond, c'est approfondir". Préfère écrire ces inutilités que de laisser votre message sans suite. En tout cas, vous ne semblez pas à la fin d'une tranche d'analyse, mais en plein dedans. Mais mon grand nez peut me tromper (Vous allez voir : Enid va gloser sur la trompe).


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26/11/2008, 17:59 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
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Et puis je me suis demandé après, si "une brève d'analyse, une colère...rentrée" comme vous l'intitulez, ça pouvait se décliner comme "une colère... de rentrée" de quand on est petit ; ça m'a parlé comme ça, mais ça peut être moi avec moi. Probablement.
A bientôt,
FB


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26/11/2008, 18:00 Signaler

makalu

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Bonsoir,

Suite à votre message du 24 novembre, j'ai commencé à vous répondre, Opale. Puis interrompue par le télephone, j'ai décidé ensuite de ne pas l'envoyer...alors je l'ai copié-collé et je le ressors aujourd'hui, avec qques modifications:

Bonsoir,

Juste un témoignage de plus qui ne va sans doute pas bcp vous aider, Opale mais qui pourra éventuellement vous faire partager une autre expérience de la colère et de la

décision à prendre ,enfin non ce serait plutôt un mouvement à engager pour que ça avance

Comme je l'écrivais dans un précédent post, j'ai fini après de nombreuses séances de mutisme, par exprimer cette colère contre mon analyste.
Certes, cela a permis de créer une relation entre elle et moi, mais mnt je suis bloquée dans cette rage que je ne fais qu'exprimer en long et en large, mais qui ne me permet pas d'avancer.

Ce soir je lis votre deuxième message, ainsi que la réponse de Francis. Je me dis qu'il est important que je réponde. Quand j'ai lu vos messages, je me suis sentie tellement soulagée de me sentir moins seule à éprouver ce mal-être....

Continuer, arrêter???? je n'arrive même pas à savoir ce que je veux. Certes ma psy me laisse le choix, mais difficile de savoir quel est mon choix, à moi.

Je ne me sens pas prête à vivre sans, mais j'ai l'impression de ne plus avancer, de me cantonner à l'expression d'une colère stérile, d'être dans la lutte permanente contre ma psy.

Alors la réponse de Francis me fait sourire, ma psy m'ayant dit ce matin "nous sommes sans doute confrontées à un noeud de résistances". J'ai tourné 7 fois ma langue dans ma bouche pour ne pas lui répondre de manière très agressive comme je peux l'être avec elle:"de toute façon les psy vous ne savez dire que ça, vous me l'avez déjà dit tellement souvent." :) pardon Francis, mais c'est un exemple de colère dans laquelle je peux être face à elle.

Alors à quoi bon continuer puisque plus aucun échange ne semble possible?

Alors bon courage, Opale ainsi qu'à tous ceux qui peuvent se trouver dans une situation où il faut faire un choix, le bon?


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26/11/2008, 18:29 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
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Alors la réponse de Francis me fait sourire, ma psy m'ayant dit ce matin "nous sommes sans doute confrontées à un noeud de résistances". J'ai tourné 7 fois ma langue dans ma bouche pour ne pas lui répondre de manière très agressive comme je peux l'être avec elle:"de toute façon les psy vous ne savez dire que ça, vous me l'avez déjà dit tellement souvent.
Mais vous savez que les psy ne vous ressortent pas "résistance" à tout bout de champ.
Pour tous (rien à voir avec ce qui précède), l'utilisation de petits caractères est douloureuses pour les vieux yeux. Et oui : les presbytes sont parfois casse-bonbon ((et je suis poli).
Je vous laisse poursuivre ; merci makalu de votre intervention.
FB


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26/11/2008, 18:41 Signaler

makalu

Nous a rejoint: 24/04/2008, 17:33
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...ce que je voulais dire par là, Francis, c'est que ce n'est pas de dire et redire qu'on est face à "un noeud de résistances" qui me permet d'avancer...enfin, j'arrête là , voilà la colère qui revient à grands pas :D


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26/11/2008, 19:08 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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Bonsoir,

Je vous ai lu Makaku et FB.Une résistance??? Jamais entendu parler de ça en ce qui me concerne (je veux dire de la part de mon analyste en parlant de moi).De ce fait je ne sais à quoi ça ressemble ou ce qu'on éprouve.Si c'est comme se prendre un mur - dont on se demande par ailleurs ce qu'il fiche là à cet endroit-, sentir qu'on ne peut pas le contourner, qu'on ne peut pas le franchir et qu'on reste devant bêtement à se demander comment justement reprendre le mouvement, en séance ou hors analyse, alors c'est peut-être ça.Et si c'est le cas, évidemment, je suppose qu'il n'y a rien à "faire" ou à lire sur la question, il n'y a plus qu'à subir, attendre (quoi d'ailleurs? c'est pire)ou tenter de jeter une corde par-dessus en espérant que quelqu'un l'attrapera à l'autre bout et montrera le chemin (et alors ce ne serait plus moi qui trouverait le chemin, mon chemin, c'est pire!). Je me sens plutôt du côté de l'invivable (de quoi je parle? de cette situation qui est invivable ou peut-être de moi d'ailleurs, ce ne serait pas la première fois que j'entendrais ça...bref passons).Enfin je suis au point mort.
Une colère de rentrée disiez-vous? J'attrape ça en me disant que oui, effectivement, ma rentrée est très très loin d'avoir été celle que j'envisageais...et pas pour le meilleur.
Merci à vous tous de vos réponses.La mienne n'est pas très exhaustive et pas très claire ce soir mais je suis dans un tel brouillard avec une telle dose de colère :evil: :twisted: :twisted: et de tristesse :( que c'est loin d'être évident.
C'est terrible, j'ai du travail ce soir et je n'ai même pas envie de m'y mettre :cry:
Passez une bonne soirée.Je ne sais pas si être analyste c'est plus "paisible" mais analysant(e), ce n'est pas vivable.
Merci à vous.Je relirai vos messages.J'appréhende ma prochaine séance (vendredi)et ça, ça prend de la place dans mes pensées.J'arrête donc ici.


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26/11/2008, 19:45 Signaler

Chocolatine

Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
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opale
Si c'est comme se prendre un mur - dont on se demande par ailleurs ce qu'il fiche là à cet endroit-, sentir qu'on ne peut pas le contourner, qu'on ne peut pas le franchir et qu'on reste devant bêtement à se demander comment justement reprendre le mouvement, en séance ou hors analyse, alors c'est peut-être ça.Et si c'est le cas, évidemment, je suppose qu'il n'y a rien à "faire" ou à lire sur la question, il n'y a plus qu'à subir, attendre (quoi d'ailleurs? c'est pire)ou tenter de jeter une corde par-dessus en espérant que quelqu'un l'attrapera à l'autre bout et montrera le chemin (et alors ce ne serait plus moi qui trouverait le chemin, mon chemin, c'est pire!).

Un mur ? ... il y a peut-être dans ce mur une porte dissimulée encore invisible à l'oeil qui ne peut/veut pas encore voir ...
Bon courage Opale.
Et bon courage à Makalu aussi.

Chocolatine


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
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26/11/2008, 20:29 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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bon courage Opale,

votre dernier message parle beaucoup de vie et de mort...
mon psy, comme le vôtre, ne m'a jamais parlé de "résistance", mais j'ai plusieurs fois ressenti ce "mur" que j'ai de moi-même appelé "résistance", sans que ça ne change rien d'ailleurs.
chaque fois, les choses ont fini par évoluer, parfois brutalement, d'autres fois plus incidemment.
il me semble que ces périodes deviennent moins difficiles au fur et à mesure de l'analyse. depuis quelques semaines, je suis moi aussi devant un "mur" que je ferais mieux de cueillir plutôt que d'attendre qu'il pourrisse... il me semble néanmoins moins haut que les précédents.
bon courage,

mia


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27/11/2008, 08:57 Signaler

marge

Nous a rejoint: 02/10/2007, 22:22
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0

Bonjour Opale,
le mur dont vous parlez me rappelle un rêve que j’ai fait à un moment où j’avais cette même impression d’avoir un mur infranchissable devant moi.
J’ai envie de vous le raconter : je me trouve au pied du mur d’enceinte d’un château fort qui m’appartient, mais je ne peux pas y entrer. Il y a bien un chemin qui mène à l’entrée du château, il a l’air agréable, passant par des prés ensoleillés, mais ça me fera faire un grand détour et je ne suis pas sûre que le portail est ouvert. Le seul autre moyen d’accéder au château c’est d’escalader le mur, mais ça semble impossible. C'est là que mon fils apparaît en haut du mur entre deux créneaux et me dit de grimper. Alors je cherche des prises entre les pierres et je commence à grimper, mais je tombe. Je me relève, je recommence et je retombe. Le rêve s’est arrêté au bout de trois tentatives et je n’ai pas su si j’arriverai à passer ce mur
N’y a-t-il pas quelqu’un ou quelque chose qui vous attend de l’autre côté du mur ? Non pas pour vous montrer le chemin, mais qui vous donnerait envie de transformer cette colère en une formidable énergie pour vous lancer à l’assaut ?


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27/11/2008, 16:38 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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Bonsoir,

Oui, il y a quelqu'un.Cela pourrait être l'analyste qui, comme tous les analystes, ne "bougera" pas tant que je ne m'aiderai pas. A chaque heure suffit sa peine, hier la colère, aujourd'hui je suis résignée, abattue, ne sachant trop ce qui se passera lors de ma prochaine séance.Souvent cette impression tenace en séance que je ne parviens pas à me faire comprendre, que j'ai épuisé les mots pour dire ce qui me taraude et que de tout cela, ne ressort que la solitude d'une conscience face à elle-même, enfermée dans l'incommunicable ou dans l'impression de ne pas avoir su communiquer...découragée, je ne trouve plus le ressort.
Merci cependant de votre message, votre rêve résonnait avec cette image que j'avais à l'esprit.
On aura beau critiquer le forum, je trouve que de se lire entre nous, ça permet parfois de pointer quelque chose même si, comme le disent souvent les internautes, ça n'aide pas nécessairement.
Merci à vous
Bonne soirée.


Message Privé
27/11/2008, 19:07 Signaler

makalu

Nous a rejoint: 24/04/2008, 17:33
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...un jour je crois que j'ai pris conscience que chacun de nous avait peut être une "part incommunicable", une part "secrète" qui restera à nous...ça m'a fait du bien, j'ai eu l'impression de pouvoir avoir un bout de chemin droit derrière, jusqu'au prochain virage....


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28/11/2008, 07:05 Signaler

caroo

Nous a rejoint: 16/05/2008, 05:27
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Bonjour,

Vraiment interessant ce que vous dites, Makalu, de cette part incommunicable de soi, c'est un sentiment que j'ai déja eu, mais je me le reprochais en me disant que je me donnais des excuses...
Caro


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02/12/2008, 10:44 Signaler

Mézigue

Nous a rejoint: 30/11/2007, 13:52
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Opale, il vient de m'arriver quelque chose de similaire. Une colère rentrée qui s'extériorise....c'est très désagréable mais je crois que c'est nécessaire .

On peut très vite tomber dans un confort analytique pas très salutaire je pense.
Je suis d'accord avec votre phrase Francis, je pense que les analysants doivent être bousculés.

Dans mon expérience ( mon post " au secours " ) je me rends compte que finalement ce qui me met en colère aussi c'est de voir que mon analyste est tout simplement humaine avec ses réactions d'humain...et c'est sans doute très positif.


Mézigue
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02/12/2008, 11:37 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
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Je suis d'accord avec votre phrase Francis, je pense que les analysants doivent être bousculés.
Bonjour,
Cette expression n'est pas directement de moi, mais a à voir avec les propos d'une certaine "Anne Tigone", auteur du blog http://ratersapsy.blogs.nouvelobs.com[…]velobs.com/ inaccessible depuis quelques jours.
A bientôt, FB.


www Message Privé
02/12/2008, 12:55 Signaler

prune

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Bonjour,
la colère n'a rien à voir avec la "réaction thérapeutique négative".
La colère, c'est un truc très difficile à exprimer en analyse. Parce qu'on a peur qu'elle implique une rupture.
Mais mon expérience à moi, c'est que les affects, même s'ils ne s'expriment pas sur le coup, sont quand même remontés à la conscience.
Je ne pense pas qu'il soit possible de "tout dire" en analyse. Même si c'est souhaitable. Mais "tout", cela voudrait dire que l'analyste serait disponible 24 h sur 24 !
Il y a des choses qu'on n'a pas dites, qui reviennent bien plus tard sur le tapis. Avec une autre écoute intérieure, une autre compréhension.


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02/12/2008, 16:36 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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Bonsoir,

Je continue de lire vos messages.Je découvre à l'instant celui de Prune(bienvenue à vous!).J'ai pu me rendre compte que souvent ma "souffrance" venait de cette difficulté: l'incapacité à dire ce qui, pourtant, cherche à se dire.Parfois, vous avez raison de le préciser, c'est dans l'après-coup, l'après-séance qu'enfin ça s'exprime, ça se dit.
Dans une telle situation, lorsque je sens que quelque chose d'important se formule, je m'autorise à appeler mon analyste.Parfois cela donne lieu à une séance supplémentaire, parfois ce n'est pas possible (là c'est plus difficile à soutenir).Mais quelque soit la réponse, j'apprécie de savoir que, si besoin est, c'est possible d'adresser ce qui s'est fait jour.
Cela demande effectivement une disponibilité de presque-tous-les-instants mais je ne me suis jamais sentie rejettée pour ces demandes occasionnelles et qui, malgré tout, n'arrivent pas si souvent.
C'est une nécessité "intérieure" à laquelle doit répondre la nécessité de l'adresser à la personne que j'ai désignée pour cela.
Oui, je suis une analysante exigeante mais le "travail", lui, continue entre les séances,y compris les jours fériés. :wink:
Merci à vous,Prune.
A bientôt.


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02/12/2008, 18:24 Signaler

Mézigue

Nous a rejoint: 30/11/2007, 13:52
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makalu
Bonsoir,

Suite à votre message du 24 novembre, j'ai commencé à vous répondre, Opale. Puis interrompue par le télephone, j'ai décidé ensuite de ne pas l'envoyer...alors je l'ai copié-collé et je le ressors aujourd'hui, avec qques modifications:

Bonsoir,

Juste un témoignage de plus qui ne va sans doute pas bcp vous aider, Opale mais qui pourra éventuellement vous faire partager une autre expérience de la colère et de la

décision à prendre ,enfin non ce serait plutôt un mouvement à engager pour que ça avance

Comme je l'écrivais dans un précédent post, j'ai fini après de nombreuses séances de mutisme, par exprimer cette colère contre mon analyste.
Certes, cela a permis de créer une relation entre elle et moi, mais mnt je suis bloquée dans cette rage que je ne fais qu'exprimer en long et en large, mais qui ne me permet pas d'avancer.

Ce soir je lis votre deuxième message, ainsi que la réponse de Francis. Je me dis qu'il est important que je réponde. Quand j'ai lu vos messages, je me suis sentie tellement soulagée de me sentir moins seule à éprouver ce mal-être....

Continuer, arrêter???? je n'arrive même pas à savoir ce que je veux. Certes ma psy me laisse le choix, mais difficile de savoir quel est mon choix, à moi.

Je ne me sens pas prête à vivre sans, mais j'ai l'impression de ne plus avancer, de me cantonner à l'expression d'une colère stérile, d'être dans la lutte permanente contre ma psy.

Alors la réponse de Francis me fait sourire, ma psy m'ayant dit ce matin "nous sommes sans doute confrontées à un noeud de résistances". J'ai tourné 7 fois ma langue dans ma bouche pour ne pas lui répondre de manière très agressive comme je peux l'être avec elle:"de toute façon les psy vous ne savez dire que ça, vous me l'avez déjà dit tellement souvent." :) pardon Francis, mais c'est un exemple de colère dans laquelle je peux être face à elle.

Alors à quoi bon continuer puisque plus aucun échange ne semble possible?

Alors bon courage, Opale ainsi qu'à tous ceux qui peuvent se trouver dans une situation où il faut faire un choix, le bon?

Qu'avez-vous fait comme choix alors Malaku ?

Est-ce qu'arrêter pour cette colère est une " bonne " raison ?
Tout comme votre analyste, je pense que ma propre colère est une résistance certes mais aussi elle est la preuve patente du transfert...et donc de quelque chose qui se joue...

n'en est-il pas de même pour vous ?


Mézigue
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02/12/2008, 20:51 Signaler

makalu

Nous a rejoint: 24/04/2008, 17:33
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Bonsoir Mézigue, bonsoir à tous,

Pour répondre à votre question, Mézigue, j'ai une fois de plus pris la décision de continuer...
une fois de plus car je remets ça régulièrement sur le tapis:continuer ou arrêter ma psychanalyse, je remets en question les capacités de mon analyste à m'aider, je remets en question mes propres capacités au changement...

Effectivement ce n'est pas une "bonne raison" pour arrêter, mais parfois je suis dans de tels états en sortant de séance que je me demande si ça ne me fait pas plus de mal que de bien...

je me rends compte aussi que mon propre comportement face à mon analyste m'empêche d'avancer et qu'il faudrait que ça change....mais le temps est long...et les fins de séance sont compliquées...

je suis certaine que qque chose se joue de l'ordre du transfert avec ma psy mais qque chose dans lequel notre relation semble enkystée et qui ne me permet plus actuellement d'avancer...

Voilà pas très positif tout ça mais il y a des jours comme ça..

Bonne soirée


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02/12/2008, 22:50 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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Bonsoir,

Je vous ai lue.J'aurais juste envie de vous poser cette question: et le fait d'exprimer ce que vous traversez à votre analyste a-t-il pu vous permettre de vivre cela "différemment"? Parfois, il faut "attendre" avant de pouvoir sortir de cette "impasse" (je nomme cela ainsi en lisant votre message mais ce n'est peut-être pas approprié). Le dire permet d'ouvrir autrement le sujet, de l'aborder autrement. Je vois bien ce dont vous parlez ce soir...arrêter? oui, parfois cette idée traverse l'esprit mais pour couper court peut-être à une peur.La peur peut paralyser...
Réussir à en dire quelques mots, même si vous ne pouvez en faire le tour, ce serait déjà arrêter tout en sachant pour quelle raison vous vous y résignez ou, au mieux, guider votre analyste vers le point, le sujet que vous ne parvenez pas à atteindre pour débloquer la situation...
Ce ne sont là bien sûr que quelques prpositions qui, je m'en doute, ne vous éviteront pas les "jours comme ça" et c'est plus facile de proposer devant son écran que de s'y coller en séance mais peut-être qu'en y allant plus tranquilement, sans penser, repenser à ce qu'il y eut et ce qui se dira, quelque chose adviendra.Enfin de mémoire d'analysante, allez-y comme s'il s'agissait de votre première séance, peut-être sentirez-vous un changement, ou une petite variation, un sursaut qui vous aidera à passer outre ce blocage.
Je ne voudrais pas que ce message soit lu comme un conseil, je ne suis pas très avancée dans ces passages bizarres où rien ne semble possible mais peut-être que dans ces mots, vous trouverez un petit quelque chose pour emprunter un autre chemin, plus paisible pour vous...
bonne soirée à vous
Tenez nous au courant si vous le souhaitez...
Et, là c'est un conseil :wink: , si vous avez tendance à lancer la machine à pensées le soir venu, dormez ou regardez-vous un bon film, ça déplacera un peu votre attention de ce qui vous taraude.
J'arrête ici, je finirais par tourner en rond.
Bonne nuit.


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03/12/2008, 21:29 Signaler

makalu

Nous a rejoint: 24/04/2008, 17:33
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Merci Opale pour votre réponse que j'ai lue ce matin avant ma séance du jour.

c'est plus facile de proposer devant son écran que de s'y coller en séance

pour moi aussi, c'est plus facile d'en parler avec un peu de recul derrière mon écran que en séance....où, passée la porte du cabinet je suis malgré moi rebranchée sur le mode défensif.

Vous parlez de variations...justement ça m'évoque un thème et variations que je joue en ce moment au violoncelle...
finalement mes séances, depuis de longs mois ressemblent un peu à ça...des variations, sous lesquelles en filigrane, une tonalité demeure:la colère.

Mais ça, je n'arrive pas à y donner un sens.

Bonne fin de soirée à ceux qui sont encore là....


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04/12/2008, 09:00 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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Bonjour,

Une variation sur le même thème vaut peut-être mieux qu'un invariant, non ? Vous évoquez votre instrument, c'est peut-être avec lui que vous parviendrez pour le moment à faire sortir de vous ce qui vous tourmente.De la musique à la parole...enfin peut-être.

Bien à vous.

Bon courage.

Le coeur y est lorsque je vous dis ça.Vous êtes dans un "mouvement" comme "ça" en ce moment mais je suis sûre que si vous vous jouez de vous, si vous vous laissez surprendre, il y aura une différence, une variation, la fameuse variation...

Bon j'arrête.

Bonne journée à vous.


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04/12/2008, 19:29 Signaler

Mézigue

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Bonsoir Makalu( pardon d'avoir écorché votre pseudo dans mon dernier post :wink: ) et Opale.

Ce que vous dites je me le suis demandé souvent. Le problème est qu'on ne sait pas si partir ne serait pas qu'une résistance de plus ....


Mézigue
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04/12/2008, 19:47 Signaler

makalu

Nous a rejoint: 24/04/2008, 17:33
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0

...ou si partir ce ne serait pas finalement la solution pour qu'il y ait quelque chose qui se passe...?

bonne soirée


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04/12/2008, 20:31 Signaler

Mézigue

Nous a rejoint: 30/11/2007, 13:52
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oui aussi :roll:


Mézigue
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04/12/2008, 23:40 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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Bonsoir,

Selon le cas et la situation de la personne, je crois que partir ne revêt pas la même signification.
J'aurais tendance à croire que partir c'est justement éviter que ça passe, en somme un faux-mouvement qui peut donner l'illusion d'un vrai départ.
Mais il est tard, je laisse aux autres noctambules le soin d'apporter leur pierre à l'édifice...

bONNE NUIT A TOUS


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05/12/2008, 04:02 Signaler

Chocolatine

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Petite pierre du petit matin à l'édifice ...

Voici ce que m'inspire ce mot "partir" dans le cadre de la psychanalyse.

Partir, que ça soit pour un vrai ou un faux départ, c'est allé vers l'inconnu, vers l'insu.
Un inconnu qui peut faire peur et même si envie de changement il y a, bien ancrée.
Partir c'est le commencement de quelque chose, c'est aller à la découverte de soi, un autre que celui qui donne la parade.
Pour moi, l'essentiel c'est d'être parti vers cet inconnu, ensuite peu importe la durée du voyage ...

Bonne journée à tous,
Chocolatine


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
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05/12/2008, 09:37 Signaler

marge

Nous a rejoint: 02/10/2007, 22:22
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Ca m’est arrivé plusieurs fois de vouloir partir, en fait non, je lui disais que je voulais arrêter l’analyse.
Arrêter c’est rester sur place. Partir c’est ne plus revenir.

Je ne suis pas d’accord avec ceux qui soupçonnent derrière tout départ une résistance. C’est sans doute vrai en début d’analyse, mais avec ce genre d’argument on peut la faire durer 20 ans voire toute la vie.

Je pense que le jour où on aura mieux à faire qu’une analyse on part et tant pis pour les résistances…de l’analyste.
Parce que j’aurai appris la psychanalyse et je connaîtrai si bien mon analyste qu’il ne me surprendra plus.
Alors je le laisserai là en pensant qu’il va m’oublier et que ce sera bien. :D

Bonne journée à tous
Marge


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05/12/2008, 15:15 Signaler

makalu

Nous a rejoint: 24/04/2008, 17:33
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ou alors, dans le cas d'une analyse:

partirpourrait signifier arrêter l'analyse de son propre chef, avec ou sans "au-revoir" à l'analyste

alors que terminer une analyse, c'est se mettre d'accord avec l'analyste sur le fait qu'on est maintenant capable d'avancer seul, et prendre cette décision d'un commun accord. Cela peut se faire bien sûr si l'analyste a suffisamment travaillé sur lui pour pouvoir laisser partir ses analysants.


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05/12/2008, 16:07 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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Bonsoir,

En lisant vos messages, je vois que personne (ça vaut pour moi aussi) n'associe "partir" avec le fait de finir...en finit-on un jour avec soi, peut-on avoir un jour le sentiment qu'on a fait le tour du propriétaire, qu'on a drainé le marécage sans craindre...
Il faudrait que ceux qui sont parti ou ont terminé ou ont fini leur analyse puissent s'exprimer sur ce point.
Je pense d'ailleurs à ceci :idea: en laissant ces dernières lignes, la chaîne arte a diffusé il y a quelques années une émission consacrée à la psychanalyse.Une partie était justement dédiée aux anciens analysants :idea: .J'avais prêté cette cassette et elle n'est jamais revenue mais j'ai retrouvé le film (il m'a semblé que c'était bien cette émission...)par hasard en me renseignant sur Dolto.
:arrow: Si vous êtes intéressés, à l'occasion je pourrais vous communiquer le nom de cette société de production.
Bonne soirée.


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05/12/2008, 16:12 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
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Bonjour Opale, bonjour chacune et chacun,
Si vous le souhaitez, vous pouvez communiquer ici les coordonnées de la société de prod., le titre, etc. Voire un lien électronique vers...

A bientôt,
FB


www Message Privé
05/12/2008, 19:48 Signaler

Mézigue

Nous a rejoint: 30/11/2007, 13:52
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Moi je suis partie...sans aurevoir mais pour aller vers quelqu'un d'autre.


Mézigue
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05/12/2008, 20:13 Signaler

mi

Nous a rejoint: 12/11/2006, 21:31
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j'éprouverais le besoin d'en finir.
Mais d'en finir avec qui ? avec quoi ?
Combien de fois ? Encore combien ?

Et puis... Bien quitter... Accompli(e) ? Dénoué(e)
Le Noeud ! la Question ?
____

Indifférence :
Après tout, « Chacun(e) pour soi ! »
J'en suis là !, Dans l'emprise de ? à me débattre.
avec quoi ? avec qui ?


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05/12/2008, 20:18 Signaler

Francis Bismuth

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Bonsoir,
J'ai essayé d'en replacer une, mais pas eu le temps.
Que chacun reste compréhensible pour chacun s'il vous plaît.
A bientôt,
FB.


www Message Privé
05/12/2008, 20:21 Signaler

mi

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?
Si vous le dites...
Je vous laisse La place, Francis !


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05/12/2008, 20:26 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

Mais non, mais non, pas de problème. Que chacun reste explicite à chacun d'une part. D'autre part, je voulais juste ponctuer - sans grand apport ; je reprenais la métaphore musicale qui m'est chère. Enfin, je vais vaquer avant de reprendre demain de bonne heure.
Où en est ce thème de la colère ? A voir.

A bientôt,
FB


www Message Privé
05/12/2008, 20:31 Signaler

mi

Nous a rejoint: 12/11/2006, 21:31
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0

la musique me tient à cœur, Francis ! Même inculte en matière de musique, c'est elle qui me tient debout, émue [...]par elle, et encore, elle qui me pousse à la variation (thème abordé quelque part il me semble dans ce fil !), [... elle qui me pousse aussi vers l'improvisation ]
Ponctuation !
Cimbales !

(et oui ! Message modifié 3 fois)


Message Privé
05/12/2008, 20:32 Signaler

Chocolatine

Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
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0

Francis Bismuth

Où en est ce thème de la colère ? A voir.

Eh bien la colère est ... partie !
:lol:

... ceci pour faire un peu d'humour. Puisque de colère, on est allé sur le mot "partir".

A ce sujet, je précise que mon intervention de ce matin sur ce mot "partir" était, en effet, à l'opposé du contexte. Voyant la psychanalyse comme un voyage ou une traversée, il y a forcément un départ et une arrivée. Donc on part d'un point pour arriver à un autre.

Bonne soirée à tous,
Chocolatine


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
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