Psychologie



Je doute de moi et de la psychanalyse...

 
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Nikaya



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MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2007 2:57 pm    Sujet du message: Je doute de moi et de la psychanalyse... Répondre en citant
Bonjour à tous, j'ai 26 ans. j'ai commencé une analyse il y a 3 ans que j'ai arrêtée au bout de 6 mois et cela ne fait que 2 mois que j'ai recommencé une analyse avec un autre analyste (avec qui je me me suis vite sentie bien). Et malgré ma connaissance théorique et mon intérêt pour l'analyse, depuis que j'ai accepté de m'allonger sur le divan (après moultes hésitations)je crains de me retrouver face au même problème, aux mêmes questions : pourquoi ressasser, ruminer un passé que j'ai eu la force de mettre de côté pour avancer? Pourquoi la psychanalyse me donne l'impression de rechercher à retourner dans le ventre de ma mère et d'être infantilisée (ça me dégoute). Pourquoi je suis sur un divan à parler "seule" alors que la vie se joue dehors ? La psychanalyse est un long cheminement et je me dis que si elle dure disons 7 ans, j'aurais le temps de gacher ma vie et peut-être que, comme je le pense depuis toujours, je ne peux compter que sur moi-même et ne dois rien attendre ni des autres, ni de la psychanalyse... que je ferais mieux d'agir plutôt que de me complaire à penser et à parler. Je trouve parfois la situation comique de me voir en train de décortiquer mon passé... Ca m'énerve... Ca me fait penser à Woody Allen... Je suis passionnnée par la psychanalyse mais dans l'expérience, c'est très difficile et j'ai peur, soit de ne pas être à la hauteur, soit de ne pas être assez perméable, soit pas assez intelligente ou bien même que la psychanalyse ne soit pas adaptée à moi... Bref, que je vais devoir continuer mon combat pour la vie seule... Et continuer à ne devoir compter que sur moi. Comme dit Sartre, -je suis- condamnée à être libre. Mais je sais que si j'arrête, je vais aller mieux disons 3 ans avec des crises ponctuelles existencielles, un mal être continuel. Mais je risque aussi d'aller vraiment plus mal (aller jusquà une grosse dépression). Dois-je accepter de vivre avec ma (mes) névrose(s) comme beaucoup d'individus et arrêter la psychanalyse ? Dois-je continuer à me battre à vouloir me réaliser, vraiment, libre via la psychanalyse ? J'ai fait part de mes interrogations à mon analyste et j'ai l'impression que mes propos ne sont pas assez clairs ou qu'il ne peut pas m'éclairer sur mes doutes. Peut-être que le transfert n'a pas encore "opéré"? Que je ne suis pas encore assez liée à mon analyste pour me laisser aller?...Quelqu'un peut-il me donner son opinion sur mes interrogations? Des conseils ? Des témoignages? Je vous en remercie d'avance.
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opale



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MessagePosté le: Jeu Aoû 09, 2007 11:16 pm    Sujet du message: pour Nikaya Répondre en citant
J'ai lu votre message et c'est difficile de répondre enfin de proposer une réponse claire à un questionnement singulier et pris sans doute dans la relation que vous entretenez avec votre "travail" et votre analyste.
Je peux juste vous communiquer ceci :il arrive en effet et ce fut mon cas, et ça l'est encore de temps en temps, que le découragement prenne une place importante ou que des questions relatives à la dite efficacité de l'analyse prennent le dessus.Chaque fois que j'ai eu affaire à ce genre de questions,j'ai pu m'en sortir en étant plus attentive non aux réponses mais plutôt au moment de leur apparition et je me suis rendu compte que bien souvent ces questions (qui me concernant tournaient à vide puisque sans réponses réelles et satisfaisantes) faisaient d'une certaine manière écran et me "protégeaient" d'un questionnement, lui, crucial et de ce fait plus difficile à un certain moment. Voici pour un condensé de mon vécu de l'analyse.
Maintenant,vous semblez vous étonner du silence de votre analyste.Je trouve au contraire que c'est plutôt "positif":votre analyste se tait à l'endroit où vous devez vous positionner quant au sens que vous donnez à VOTRE demande d'analyse. Essayez de vous mettre dans la situation où votre analyste vous dirait:"oui, je trouve que vous devriez arrêter" ou "non,continuez la route", vous trouveriez ça ou injuste, redoutable de sa part ou bien vous y verriez une forme d'acharnement, d'insistance à vous maintenir dans votre stade que vous qualifiez "d'infantile".Vous vous rendrez peut être compte que là encore les réponses possibles qu'il vous proposerait ne vous conviendraient pas.
Je ne sais pas si je suis claire mais j'ai juste envie de vous dire ceci: l'important est que vous vous sentiez bien, en accord, apaisée avec la décision que vous prendrez si c'est de VOTRE décision dont il s'agit. Personne ne vous oblige Evil or Very Mad à continuer, personne ne vous oblige à arrêter et personne ne vous empêchera de reprendre plus tard si vous en ressentez le besoin,la nécessité.
J'espère que ces quelques mots vous apporteront de quoi nourrir votre réflexion Idea et vous souhaite bon courage pour la suite...
ps: une dernière chose, la psychanalyse n'a rien à voir avec le fait d'être trop ou pas assez intelligent(e), enfin il me semble Shocked.C'est un vécu, votre manière de vous rapprocher de ce qui vous constitue, vous caractérise et qui ne vaut que parce que c'est la vôtre. Quand bien même seriez vous Normalienne ou prix Nobel, seriez vous plus avancée, ce n'est pas sûr... Wink Wink Wink et je laisse les psys vous répondre sur ce point...
bonne nuit et bon courage à vous.
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Nikaya



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Localisation: Aquitaine

MessagePosté le: Jeu Aoû 16, 2007 4:00 pm    Sujet du message: Merci Opale Répondre en citant
Merci Opale. Il n'est pas question, pour moi, d'arrêter l'analyse. Après réflexion, et après plusieurs séances de passage à vide, où je ne savais pas quoi dire, ou bien dire des banalités, j'ai compris ce qui me gênait le plus : le silence de l'analyste. Certes, je sais que c'est le cadre même de l'analyse, mais inconsciemment, je refusais de vivre et de me confronter à ce que ce silence évoquait pour moi. Je m'étais décidée à me "laisser-aller", mais c'était un laisser-aller ou je gardais le contrôle "sois positive, c'est pas facile mais c'est normal!"... Et je crois comprendre que même cette attitude était une résistance à vivre ce qui se joue en moi... A vivre cette souffrance... à m'y confronter... et peut-être avancer.

Merci encore pour votre "réponse"
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