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mi
Inscrit le: 12 Nov 2006 Messages: 53
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Posté le: Sam Juin 14, 2008 11:23 pm Sujet du message: |
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n'en soyez pas désolé, Michel Clauzier
MC |
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Francis Bismuth Site Admin

Inscrit le: 14 Oct 2005 Messages: 413 Localisation: Ile de France, Val d'Oise
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Posté le: Dim Juin 15, 2008 7:32 am Sujet du message: |
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Bonjour à chacune et chacun,
Michel, votre phrase : | Citation: | | En tout cas lui il le dit et il le fait dans sa réalité tuer un éléphant en...devenant invisible | m'a renvoyé à nos névroses, aux croyances d'analysants, à celles des psychanalystes.
Le pygmée animiste que vous évoquez croit qu'il est invisible. C'est sa vérité actuelle, celle, j'imagine, qu'il s'est forgée à son insu voire sous la pression au contact de ses ascendants, eux-mêmes qui sait pris dans cette croyance. L'on pourrait dire qu'il est aliéné à celle-ci en ce qu'elle le porte sans qu'il n'en sache rien. Un quelque chose qui le dépasse et jusqu’à présent le meut. Mais en même temps, l'empêche d'imaginer que l'on (qu'il) puisse (aussi) ne pas être invisible. Cela lui donne de la force afin de tuer le pachyderme pour manger. Il croit. Tant qu'il ne doute pas, tant qu'il n'en souffre pas, il ne va pas chez le psychanalyste . S'il allait chez le psychanalyste, il pourrait peu à peu constater que si l'invisibilité lui est nécessaire selon lui pour chasser, chasser en visibilité est (aussi) possible ; peut-être même se risquerait-il à en tenter l'expérience. Cela induirait, ce constat induirait, qui sait, une relativisation de cette croyance, non pas comprise, non pas annihilée, mais à laquelle il se trouve moins aliéné. Cela lui ouvrirait d'autres choix que le seul fait que "sans invisibilité, point de salut".
Nombre d'analysants souffrent de croyances. De n'avoir pas été aimé, de l'avoir été moins que la sœur (parfois disparue), de n'avoir pas été à la hauteur des attentes supposées d'un parent, de ne pas pouvoir "réussir", d'être indésirable, d’avoir été cause du divorce, des disputes...
Pygmées allongés, à la fois forts et faibles, ne tentons-nous pas de trouver une alternative à nos croyances, sans renier leurs origines, sans tout rejeter de la tribu dont nous craindrions qu'elle nous exclue et que, part de nous, elle vint alors à nous manquer ?
Pygmée, mon invisibilité "m'arrange" mais le doute s'instille après avoir pris un ou deux coups de trompe...
Voila une intervention que j'espère légère, et compréhensible dans ce sujet "Récits de psychanalyses en cours, coté divan".
Bon dimanche, à bientôt,
FB |
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mi
Inscrit le: 12 Nov 2006 Messages: 53
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Posté le: Dim Juin 15, 2008 1:18 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | chasser en visibilité est (aussi) possible ; |
Impossible ! il risquerait sa peau à le faire du haut de ses 1,40 m.
Le mot invisible ne porte pas le sens absolu d'invisibilité, il peut vouloir dire "rendre sa présence la plus ténue possible pour éviter que l'éléphant ne sente sa présence." Technique de chasseur en quelque sorte, soit ! mélange de tactique et de croyance du pygmée, par ailleurs exellent chasseur !
Question de 'traduisibilité' d'un entendement...
Donc il n'y aurait aucune raison que le pygmée se rende chez un psychanalyste pour apprendre à chasser à découvert - question de "bon sens" ! (j'exagère un peu )
n'est-ce pas "à l'insu de notre plein gré" que le processus de transformation est à l'œuvre dans/par le transfert ? Et dont il ne faudrait point (ou pas trop) douter pour éviter le chaos ?
En toute confiance donc s'en remettre au transfert pour aborder l'éléphant de notre névrose comme le pygmée fait confiance à sa "technique" de chasse pour approcher l'éléphant !
Bon... je ne sais pas du tout si cette comparaison tient la route ! Mais elle me vient comme ça et elle me parle !
ps. mon père était piètre chasseur, et je le remercie pour les merveilleuses balades sans effroyables tableaux de chasse qu'il m'a permis de vivre en l'accompagnant.
Bon dimanche |
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caroo
Inscrit le: 16 Mai 2008 Messages: 26
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Posté le: Dim Juin 15, 2008 7:52 pm Sujet du message: |
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Je trouve tout à fait intéressante cette image du pygmée qui se "croit"invisible, et le parallèle avec l'analysant; toutefois c'est le mot croyance que je ne saisis pas au niveau des analysants, je l'entends comme quelque chose qui pourrait être faux? "croyance de n'avoir pas été aimé, pas été a la hauteur..."Pouvez vous préciser.
J'aime assez l'image de l'analyse qui permettrait de, petit à petit, faire l'expérience de la visibilité...Oui ça me parle.
Caro |
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Michel Clauzier

Inscrit le: 12 Juin 2008 Messages: 67 Localisation: Ardèche méridionale
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Posté le: Dim Juin 15, 2008 8:02 pm Sujet du message: |
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Bonsoir,
vos deux réponses réveillent de l'appétit ( humm) et de la curiosité.
En effet et à l'instar de ce pygmée, dans quelle superstition sommes nous relativement à notre culture me paraît intéressant.
Car au fond, il me semble bien que l'analyse tend à sortir d'une certaine superstition.
Laquelle ? Nous sommes là pour en causer un peu il me semble.
Michel. _________________ Ne pas se réduire à ce que l'on né ( est) |
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Francis Bismuth Site Admin

Inscrit le: 14 Oct 2005 Messages: 413 Localisation: Ile de France, Val d'Oise
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Posté le: Dim Juin 15, 2008 8:31 pm Sujet du message: Caro |
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Bonjour Caro, bonjour à chacune et chacun,
| Citation: | | toutefois c'est le mot croyance que je ne saisis pas au niveau des analysants, je l'entends comme quelque chose qui pourrait être faux? |
Il me semble que vous réagissez pour partie à mon post.
Ce que - par exemple - je veux dire, c'est que ce n'est pas tant la réalité du trauma éventuel qui a des conséquences pour la personne, mais son inconsciente incidence, ses résonnances et les incidences - par exemple les symptômes - non pas directement liées au dit-trauma : la mort d'une jeune soeur durant l'enfance, la porte ouverte sur la chambre parentale en début de nuit.
Par croyance, je veux parler d'une conviction inconsciente, ou alors consciente, mais dont la source échappe. Exemple encore : le "je n'ai pas confiance en moi" que dit une personne, il n'est pas du tout "faux" pour elle. Mais il peut cacher - et dès lors potentiellement révéler - tout autre chose : je n'ai pas confiance en maman ; maman ne me fait pas confiance ; papa n'avait pas confiance en lui ; au fond, ça m'arrange bien de ne pas avoir confiance en moi, etc.
Les symptômes et convictions douloureuses qui nous mènent, faute de mieux, chez l'analyste, ça n'a vraiment rien de faux ; mais ça peut s'entendre comme le dialecte d'autre chose.
Je ne sais si j'ai clarifié, je laisse en suspend.
A bientôt,
FB
PS : Mi, j'ai bien ri à votre post ci-dessus. |
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makalu
Inscrit le: 24 Avr 2008 Messages: 32 Localisation: Lyon
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Posté le: Dim Juin 15, 2008 10:17 pm Sujet du message: |
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| Oui, merci Francis, en tout cas pour moi c'est plus clair et ça me parle. |
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caroo
Inscrit le: 16 Mai 2008 Messages: 26
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Posté le: Lun Juin 16, 2008 11:50 am Sujet du message: |
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Bonjour,
merci pour votre réponse, effectivement elle m'éclaire et me confirme qu'il n'y a rien de faux, mais bien à entendre au delà...
Bonne journée
Caro |
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