Psychologie



envie d'arrêter
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makalu



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MessagePosté le: Sam Mai 03, 2008 11:00 pm    Sujet du message: envie d'arrêter Répondre en citant
Et une fois sur le divan, une fois passée la première peur: est ce qu'il faut enlever ses chaussures...j'ai vraiment commencé à parler de manière bcp plus spontanée. Après un an et demi, j'arrive à tout dire, sans peur. enfin tout ce qui me passe par la tête. Elle aurait eu de quoi me mettre plusieurs fois dehors mais je n'ai pas encore réussi à la faire craquer...et pourtant je le cherche bien...Smile
mais apparement elle est bien accrochée.
Mais sur le divan, plus besoin de soutenir son regard, que d'ailleurs je fuis souvent même quand je lui dis au revoir. J'ai du mal à la voir en tant qu'être humain, physiquement présente je veux dire, car en séance, tout se passe dans ma tête maintenant.Et une de mes plus grande hantise est de la croiser un jour en dehors de son cabinet .
Il m'est arrivé une fois ou deux quand c'était trop difficile de repasser en face à face mais je ne suis pas à l'aise...
Le divan m'a aussi fait "régresser" au sens psychanalytique du terme j'ai revécu et revis encore des énormes angoisses en lien avec ce que j'ai vécu étant enfant. Et là je suis contente d'y aller 3 fois par semaine, parce que c'est difficile à vivre. Enfin voilà c'est mon vécu du divan.

Et puis ça me fait du bien de me remémorer par là où je suis passée, parce qu'en parlant avec mon analyste de cette décision d'arrêter, mardi, j'ai avoué que ce serait baisser les bras. En fait je ne m'imagine pas vivre sans y aller. Pour moi actuellement ce serait renoncer à avancer et comme me l'a dit mon analyste je risque de me sentir très seule. Passser de trois sénces par semaine à 0. ce n'est pas mon genre habituellement de baisser les bras mais j'ai l'impression en ce moment de m'épuiser à lutter.
Lutter contre l'aide qu'elle pourrait m'apporter et lutter contre moi même aussi.
Je me dis qu'il faut peut être que je lâche mais j'ai peur de tomber dans qqch de très dépressif, ce qui m'est déjà arrivé...

Je ne sais pas quelle décision prendre même si au fond de moi je sais que j'aimerais dépasser cette période.
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Chocolatine



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MessagePosté le: Dim Mai 04, 2008 8:22 am    Sujet du message: Re: envie d'arrêter Répondre en citant
Se poser la question d'arrêter une analyse est un tiraillement très difficile à vivre. Je peux me l'imaginer même si je ne suis pas encore confrontée à cela avec ma propre analyse.

Etre tiraillée entre une envie de poursuivre, comme une nécessité, une évidence à vouloir progresser encore plus et une envie d'arrêter parce que ça fait trop mal.

Alors ce mal est-il nécessaire ?

Je le pense mais ne peux, bien sûr, être à votre place Makalu.
Cette réponse, vous la trouverez en vous-même. Je vous souhaite bcp de courage pour y arriver en tout cas.
Bon dimanche,
Chocolatine
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mia



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MessagePosté le: Dim Mai 04, 2008 10:52 am    Sujet du message: Répondre en citant
En général, mes périodes "je vais arrêter là" ont toujours été doublées d'une hésitation: "je vais arrêter là?" ou "peut-être que je devrais venir plus souvent...?": résistances...

Un jour, il y a déjà longtemps, je suis même arrivée en pleurs en séance car je SAVAIS que ce serait la dernière... bon, j'y suis encore!

Comme vous le dites, Makalu, il s'agit sans doute plus de "dépasser cette période" que de prendre une décision... mais tout cela, c'est usant. Et ça fait du bien de le dire, non?
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makalu



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MessagePosté le: Dim Mai 04, 2008 11:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant
Oui effectivement "ça fait du bien de le dire", merci à vous deux pour vos messages.
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Nikaya



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MessagePosté le: Jeu Aoû 28, 2008 7:55 pm    Sujet du message: Envie d'arrêter Répondre en citant
Bonjour à tous,

Envie d'arrêter, marre de ruminer, de m'entendre moi-même ruminer, marre de m'entendre surtout, je ne me supporte plus sur ce divan...Je retiens ma vulgarité pour ne pas dire que ça me fait carrément ch Rolling Eyes d'y dépenser du fric...
Je suis passée par une période assez longue d'addiction à l'analyse et à tout ce qui s'y rapportait (du début pendant 9 mois environ) et depuis 6 mois c'est la torture au point ou c'est même irritant de lire l'addiction de certains envers leur analyste... J'ai le sentiment de me foutre autant de l'analyse que de mon analyste (transfert ? Quesaco ?) Avant chaque séance, je traîne mon boulet à la pate, me pose sur ce maudit divan et m'en expulse à peine la répétitive phrase de mon analyste prononcée "on va arrêter là pour aujourd'hui"... Ouf, je m'échappe, raz-le bol de m'entendre gémir, raz-le bol de stagner dans mon bain tiède plein de crasse... Ouf, je sors et je respire... Mauvaise période à passer ? J'arrête? je continue? je perds mon temps, je n'arriverai à rien avec cette psychanalyse... Vais-je y arriver ? Arriver à quoi ?

Peut-être en ai-je marre de m'entendre parler et gémir parce que cette soit disant bonhomie et bonne humeur quotidienne n'est qu'une façade, tellement plus gratifiante auprès de tous, tellement plus commerciale sans doute... Ah le regard d'autrui... Et finalement celui de l'analyste à qui je montre la pourriture sous-jacente de cette apparente assurance gaie... ça, ça doit m'emmerder... Pourtant pas sans avoir essayé de lui faire croire à mon jeu... Je n'y arrive plus, et c'est le calvaire de me supporter moi-même et d'imaginer le calvaire que ça doit être de m'entendre 2 heures par semaine... A chaque fois que j'y vais, c'est avec la ferme volonté de ne pas gromeler encore et encore... Et vlan, c'est reparti pour un tour !

Arf, que répondre à ça ? Je crois que je n'attends pas de réponses... Juste, encore une fois gromeler, parler dans la barbe qui va finir par me pousser. Et peut-être que dans quelques mois je rirai de ce que j'ai écrit là...j'espère.

Merci de m'avoir lue,


Nikaya
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opale



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MessagePosté le: Jeu Aoû 28, 2008 9:15 pm    Sujet du message: coup de gueule Répondre en citant
Bonsoir,

Vous n'attendez pas de réponse(s) dites-vous mais j'ai quand même envie de vous suggérer de lâcher sur le divan, enfin de tenter de le faire, ce que vous venez de livrer sur le forum.
Au mieux vous saisirez de quel bois vous vous chauffez en ce moment.
Au pire, même si effectivement vous vous rendiez compte que non, décidemment,ce "travail" n'est plus pour vous en faisant état de tout ce qui vous révolte,vous en aurez au moins l'intime conviction.Ce qui n'est peut-être pas plus mal pour passez à autre chose, quelque soit la chose en question...
Pour avoir parfois eu envie d'arrêter, souvent lorsque je me posais la question: "Pourquoi est-ce que je n'arrêterais pas mon analyse" me venait instantanément une autre question:"Pourquoi suis-je restée malgré ce que je me reprochais et ce que je reprochais à mon analyste" ainsi je débusquais ou saisissais le pourquoi de ma révolte en ayant "oublié" quelques jours après combien j'avais pu me cloîtrer dans cette colère qui reste stérile tant qu'elle n'est pas "partagée", formulée...
Si vous ne dites rien, vous resterez avec cette colère et sûr que vous aurez payé votre analyste pour rien Evil or Very Mad , pour écouter votre silence...bien que le silence parfois...
bonne nuit
bonne continuation
peut-être juste un passage à vide d'un trop plein que vous retenez.Je ne sais pas, une idée comme ça...
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mia



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Localisation: picardie

MessagePosté le: Jeu Aoû 28, 2008 9:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant
bonsoir Nikaya Cool

quel plaisir de t' "entendre" à nouveau! ...même si ton message laisse plus entendre des difficultés que du plaisir de ton côté...

J'ai entendu dire que le transfert négatif est une étape où l'analyse devient... intéressante? constructive? je ne me rappelle plus trop; en tous cas une psychanalyse ne peut pas se faire sans ce transfert négatif. Alors oui, ce que tu décris là, pourquoi ça ne serait pas du transfert négatif?

Au début, quand je lisais des témoignages d'analysants insultant leur analyste, cela me choquait.
et puis... sans tomber dans les excès de grossièretés, je m'entends lui dire de temps en temps -explicitement ou ...moins directement; en le sachant ou sans le savoir- qu'il m'emmerde, qu'il ne comprend rien, j'en passe et des meilleures. (si mon psy venait faire un tour sur ce forum ça le ferait rigoler cette phrase).
Que tout ça ne set à rien.
je pars en claquant la porte (pas trop fort mais symboliquement ça suffit... Rolling Eyes )

il y en encore des jours où je me demande moi aussi ce que je fais là, à ne pas pouvoir me passer des séances mais à y aller quand même, à ruminer comme tu le dis, encore et toujours. (comme aujourd'hui)
et d'autres (comme la séance précédente) plus sereins, où je trouve que je progresse, où j'ai l'impression de commencer timidement à reconstruire -c'est plus facile quand on sait un peu de quoi est fait le terrain.

les séances se suivent et ne se ressemblent pas...

la question d'opale:
Citation:
"Pourquoi suis-je restée malgré ce que je me reprochais et ce que je reprochais à mon analyste"
me semble une piste intéressante pour essayer de dépasser ce moment et trouver comment en parler à ton analyste...

bon courage et bon retour ici!
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Francis Bismuth
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MessagePosté le: Jeu Aoû 28, 2008 9:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant
Bonjour Nikaya,
Visiblement, votre absence ici fut remarquée. Et donc votre présence n'indiffère-t-elle pas.
Qu'est-ce qui serait mieux :
- partir en se claquant la porte sur ses propres doigts,
- ou dire "je me fais chier, l'analyste me fait chier, l'analyse me fait chier aussi", et y travailler quelques séances, ainsi que là-dessus :
Citation:
cette soit disant bonhomie et bonne humeur quotidienne n'est qu'une façade, tellement plus gratifiante auprès de tous, tellement plus commerciale sans doute... Ah le regard d'autrui... Et finalement celui de l'analyste à qui je montre la pourriture sous-jacente de cette apparente assurance gaie... ça, ça doit m'emmerder..
Effectivement après l'enthousiasme des premiers temps, votre blog est-il désert depuis avril. Presque 6 mois, 6 mois dont vous parlez ci-dessus.
A demain,
FB

PS : si je cause en analyste, vous allez vraiment fulminer. Alors j'écris "en voisin".
PS bis : modification du présent post le 29/08 à 7h.
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Nikaya



Inscrit le: 04 Juil 2007
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MessagePosté le: Ven Aoû 29, 2008 2:59 pm    Sujet du message: Re: coup de gueule Répondre en citant
Bonjour à tous, et merci pour ces commentaires.

Bonjour Opale,

vous écrivez ceci :
opale a écrit:

Si vous ne dites rien, vous resterez avec cette colère et sûr que vous aurez payé votre analyste pour rien Evil or Very Mad

Mais j'en ai parlé à mon analyste de ce raz-le bol, de ce sentiment d'irritation et d'incompréhension envers ceux qui parlent de transfert (ou d'addiction à leur analyste)... je ne reste pas murée dans mon silence, au contraire, je rumine les mêmes choses depuis des mois, et quand je "tache" d'associer librement, les parallèles que je fais m'énervent aussi... parfois ça me tombe sous la main, comme ça, et malgré tout je trouve que c'est tiré par les cheveux, ça me donne l'impression de "jouer" à l'analysante, d'être spectatrice de mon ridicule...
De même, quand je tente d'y aller avec la ferme intention de ne pas gromeler ou de ne pas rabacher toujours le même problème non résolu du présent, j'y retombe.
Et quand je parle de choses positives ou qui me font sourire, j'ai l'impression de mentir, de faire diversion, ou de faire la parlote telle une miss british autour d'un thé : je ne me supporte plus sur ce divan, je ne supporte plus de m'entendre.


Chère Mia,
Merci pour ton commentaire.
C'est un plaisir, pour moi, d'avoir davantage de temps pour venir ici, sur le forum. De retrouver ceux que j'aimais lire et de découvrir de nouveaux intervenants.

Tu écris : "c'est plus facile quand on sait un peu de quoi est fait le terrain. " Mais de quoi est fait le terrain ? Vais-je le savoir un jour, dans quelques mois, quelques années ? En attendant, le terrain me semble bien boueux et contraignant.



Bonjour Francis,
En effet, mon blog est désert depuis 6 mois. Question de temps d'abord, et maintenant, question de réaction allergique : je n'ai pour l'instant pas envie de me relire, de revoir mon blog, c'est un peu cette même impression que de m'entendre sur le divan. Cependant je n'ai pas envie de le supprimer, car peut-être que j'aurai plaisir à me relire quand je serai mieux lunée.
Peut-être m'y remettrai-je bientôt...

Bien à vous,

Merci.

Nikaya
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Francis Bismuth
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MessagePosté le: Ven Aoû 29, 2008 3:25 pm    Sujet du message: A Nikaya Répondre en citant
Bonjour à chacun, bonjour Nikaya,
Votre blog, peu m'importe pour moi : je voulais juste dire ci-dessus qu'un silence aussi ostensible, c'était un signe puisque selon moi, le "pas le temps", c'est "l'aucun temps que l'on s'octroie" ou le remplissage dont on se saoule, ou je ne sais pas quoi d'autre encore.

Ce que vous écrivez...
Citation:
j'en ai parlé à mon analyste de ce raz-le bol, de ce sentiment d'irritation et d'incompréhension envers ceux qui parlent de transfert (ou d'addiction à leur analyste)... je ne reste pas murée dans mon silence, au contraire, je rumine les mêmes choses depuis des mois, et quand je "tache" d'associer librement, les parallèles que je fais m'énervent aussi... parfois ça me tombe sous la main, comme ça, et malgré tout je trouve que c'est tiré par les cheveux, ça me donne l'impression de "jouer" à l'analysante, d'être spectatrice de mon ridicule...
De même, quand je tente d'y aller avec la ferme intention de ne pas gromeler ou de ne pas rabacher toujours le même problème non résolu du présent, j'y retombe.
Et quand je parle de choses positives ou qui me font sourire, j'ai l'impression de mentir, de faire diversion, ou de faire la parlote telle une miss british autour d'un thé : je ne me supporte plus sur ce divan, je ne supporte plus de m'entendre.

... me ramène tout de même à mes premières années d'analyse (chez mon analyste) et à la rage qui prend parfois durant de longs mois telle ou tel de mes clients.

La première fois où j'ai lu de Cioran "Tourner en rond, c'est approfondir", j'ai probablement maugréé quelque chose de mal-aimable. Je ne vois plus les choses ainsi aujourd'hui, même si j'estime parfois nécessaire de donner un coup de pied dans ces "tourne en rond".

Peut-être sans le vouloir, routinisez-vous le cadre de votre analyse ? Ou restez-vous centrée sur le(s) symptôme(s) qui vous amena chez l'analyste ? Ou cherchez-vous à comprendre ? Qu'importe.
Ce qui m'interpelle ici, c'est que vous soyez revenu dire, et/ou dialoguer, que ce soit avec nous ou avec vous-même. Ça, ce n'est peut-être pas rien. Pas rien du tout.

Désolé de peu apporter ici,
A bientôt et merci à chacun(e) d'apporter sa part,
FB
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Chocolatine



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MessagePosté le: Ven Aoû 29, 2008 6:33 pm    Sujet du message: Re: A Nikaya Répondre en citant
Bonjour Nikaya,

Je suis loin de ressentir ce que vous ressentez avec votre analyse, je la démarre à peine ... justement aujourd'hui, c'était les retrouvailles avec mon analyste après 4 semaines d'interruption de ma cure. Du coup, en vous lisant, je me demandais comment vous viviez cette interruption (enfin si interruption il y a pour départ en congé de votre analyste) ?
Et vous dites que vous n'êtes pas addict à votre analyste et que cela vous irrite de l'entendre des autres, vous dites même "transfert, quesaco" ? Je me demandais si justement ce n'était pas quand même un transfert puisque l'on ressent comme une haine en vous à l'analyse ou une haine de l'analyste. J'ajouterai même ... une haine de vous (effet miroir ?).
L'analyse vous a peut-être révélée comme vous ne pensiez pas être ... Avec l'analyse, vous êtes face à vous même et dans un vrai dérangeant (vous dites que vous avez l'impression de mentir face aux autres) mais ... ce vrai dérangeant ne demande peut-être qu'à être rempli de sens pour être sublimé ... ?
Enfin, je dis ce qui me vient à la lecture de vos messages. Ce ne sont que des pistes ...
J'ai suivi votre blog qq temps avant d'y entendre le silence. Vous semblez en sortir en tout cas.
Bien à vous et bonne soirée à tous,
Chocolatine
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Enid



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Messages: 38
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MessagePosté le: Lun Sep 01, 2008 4:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant
Citation:
[...]Ce que vous écrivez...
Citation:
/.../ sentiment d'irritation ceux qui parlent de transfert (ou d'addiction à leur analyste)/ /.../ je rumine les mêmes choses depuis des mois, /.../"jouer" à l'analysante, d'être spectatrice de mon ridicule/.../
impression de mentir, de faire diversion /.../je ne me supporte plus sur ce divan, je ne supporte plus de m'entendre [...] Nikaya

Peut-être sans le vouloir, routinisez-vous le cadre de votre analyse ? Ou restez-vous centrée sur le(s) symptôme(s) qui vous amena chez l'analyste ? Ou cherchez-vous à comprendre ? FB


Bonjour,

Pour ma part, et vaille que vaille, pour ce que ça vaut…

Le rêve irrite, le rêve parle de transfert, le rêve rumine, le rêve joue, le rêve est (l’) analysant, le rêve est spectacle de ridicule, le rêve donne l’impression de mentir (mais quand même) , le rêve fait diversion… le divan supporte le rêve, le rêve vous supporte à être entendue…

Le rêve est une lettre pour le facteur d’analyse (même en poste restante… même aux objets perdus, même si le destinataire a changé d'adresse) et le rêve ne ment jamais.

J'ai raconté souvent, très souvent des rêves de moi, plutôt que de "me raconter" objectivement, comme un objet concret. Certainement pour que le rêve soit « porteur », « prenne sur lui » le premier dit d’une chose, qu’il me fasse « l’ouverture », un « essai », même si après l’essai n’est pas transformé…
Alors que, pour une grande part des séances, je n’aurais pas pu me répandre sur mon quotidien, ma vie, ma famille, mon passé, la médiocrité, les séismes, les catastrophes, les inerties, le ça ne va pas ça ne va pas ça ne va pas etc.

C’est pourquoi je reprennais les termes visés par Francis de votre message,
me disant et en y mettant le rêve au centre, au lieu de vous, parce que cela me sautait aux yeux :

peut-être que, si ce n’est pas déjà le cas ( ?) ce qui est pesant, intoxiquant, à sempiternelle nausée de soi, à dire - mauvais gré, de soi, tel que vous le décrivez dans ses effets, ce que vous en ressentez d’insuportable, eh bien peut-être que c’est au rêve à raconter en séance, que vous pourriez confier la charge de cet insu-portable.
Bien vouloir que les rêves soient un ambassadeur de soi, et un ambassadeur est toujours représentatif d’une courtoisie, d’une distinction, d’un raffinement dans la représentation et même si (et tant pis si c’est surtout !) si ses images sont trash !!
Raconter les rêves, autant que cela est bien de le faire, et par forcément toujours pour ce que l’on en apprend, certes non ! et pratiquer ainsi à renoncer à tout savoir d’eux, tout apprendre via l’interprétation ! enfin tout ce processus m’a plus aidée dans l’analyse, que si je m’étais astreinte à dire de moi toute cette vérité comme des gravas de mensonges, ce puits sans fond de courage putride, cet affolement de statue sans larme.

Racontez-vous « assez » vos rêves ?

Cordialement,
Enid
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Nikaya



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MessagePosté le: Mar Sep 02, 2008 4:25 pm    Sujet du message: Rêves Répondre en citant
Bonjour Enid, Bonjour à tous,

Concernant les rêves, cela faisait plusieurs mois que je ne rêvais plus... ça ne revient que depuis quelques jours, des rêves étonnants (dans le sens ou ils ne sont pas aussi spectaculaires qu'avant mais plus fins, plus "sobres"...)dont j'ai commencé à parlé avec mon analyste la semaine dernière.

J'en parle, point. Libre associe... Mais ce n'est pas un roman... 4-5 phrases et vlan, faut retourner au charbon et se raconter encore... Je le raconte sans aucune conviction, en me disant que c'est une bouteille à la mer, sans en attendre quoique ce soit.

D'ailleurs, j'en ai un (rêve) de cette nuit en réserve pour ma séance de ce soir...

oui... Il ne faut pas chercher à comprendre, juste "dire".

On verra.

Merci pour votre commentaire.

Bien à vous,

Nikaya
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Mézigue



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MessagePosté le: Dim Sep 07, 2008 6:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant
Nikaya, je vis à peu de choses près la même chose que vous, la plupart du temps, j'attends avec impatience le fameux " on va s'arrêter là pour aujourd'hui "
et je me pose aujourd'hui la question de changer d'analyste, ne me voyant pas avancer et ne comprenant pas que mon analyste ne réponde pas à mes demandes de deux séances par semaine comme si c'était tabou...
Bref je vous comprends, bien souvent quand je dois m'y rendre , je stresse littéralement mais j'imagine que cela est commun à bon nombre d'entre nous.
Courage
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Mézigue
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Francis Bismuth
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MessagePosté le: Dim Sep 07, 2008 6:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant
Citation:
bien souvent quand je dois m'y rendre , je stresse littéralement mais j'imagine que cela est commun à bon nombre d'entre nous.

Je confirme, mais cela n'est pas stérile. Au travers de vos deux interventions, se posent beaucoup de questions. J'en viens par exemple à me demander si la question "centrale" ou du moins récurrente de Mézigue (les 2 séances) ne met pas en exergue - ou ne voile pas tout autre chose, même si le pb du nombre de séances subsiste, mais peut-être l'ai-je déjà écrit ici.
Un train peut en cacher un autre, dis-je parfois en séance ; c'est la constante alerte à quoi doit s'astreindre l'analyste, même si dans un livresque idéal, nécessaire "attention flottante" ; c'est ce à quoi peut parfois se contraindre l'analysant, même si indispensable libre association.
Autre chose enfin : "se raconter" - disait Nikaya - ne suffit peut-être pas non plus : qu'ai-je à dire de ce que je m'entends dire ? Qu'ai-je à dire de ce que je sais m'entendre ne pas dire ? Pourquoi je chasse furtivement tel "flash", telle impression qui m'est revenue, sans lien avec mes propos ou avec la remarque vachement débile de "mon" analyste ? Pourquoi je ne m'autorise pas à lui dire "vous êtes débile là, ou quoi ?".
Nos propres contraintes intérieures sur le divan, tout plein de bonne volonté que nous soyons pour ce coûteux travail, peuvent nous faire nous dire qu'il y en a marre, que la méthode, que l'analyste ne conviennent pas. Ce peut être un fait constatable après coup, mais pouvoir aussi être exploité.
Ah Monsieur, Ah Madame, Ah Psychanalyse, j'attendais tant de vous (sans trop y croire tant je souffre et depuis si longtemps) ; vous aussi me décevez.
FB
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