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opale
Inscrit le: 21 Fév 2007 Messages: 111 Localisation: paris
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Posté le: Mer Juin 20, 2007 11:18 am Sujet du message: en écho au sujet sur la souffrance |
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Brièvement,confrontée récemment à une situation très pénible, j'ai énormément souffert pendant de longues semaines avec l'impression que je ne réussirais pas à m'en sortir mais j'ai cependant pu identifier, dans l'après coup malheureusement, un fonctionnement qui me pousse toujours à me retrouver dans ce genre de "configuration" même si chaque fois ça prend des formes différentes selon les "occasions" qui me sont données dans le réel de m'y engouffrer.
La situation pénible est loin d'être réglée, je ne suis pas la seule protagoniste.Mon inquiétude n'est pas tant focalisée sur le contenu de cette histoire que sur ce qui s'est rejoué, une fois de plus, toujours prise dans ma répétition,et je croyais que le fait d'avoir pu identifier un certain type de réponse de mon côté et pas uniquement à cette occasion, aurait dû m'éviter de retomber dans le même éccueil, au moins de convoquer mon garde-fou et finalement non...je continue à me prendre des claques, à encaisser les coups.Il en résulte une fatigue de soi très pénible aussi, il y a des moments où on se décourage de soi, et j'en viens à cette question qui m'occupe parce qu'elle est très liée à ce qui s'est passé récemment: pourquoi va t-on ou entretient-on ce qui ne génère aucun plaisir (alors que je voyais ça l'autre jour dans une revue on continue à nous faire croire, à nous "vendre"l'idée que l'homme cherche le bonheur...)je n'en suis pas si sûre...
Pourquoi le sachant, je ne parviens pas à tordre le cou à ce fonctionnement au moment critique, quand cesse t-on de répéter, et je m'adresse aux internautes, est-ce que l'on se rend compte que les hostilités ont cessé, ou pas,pour ceux et celles qui ont dépassé ce stade.Je sais que pour chaque personne la réponse variera sans doute mais je doute bcp de moi, je m'interroge, la répétition est-elle toujours résistante même après plusieurs années d'analyse.Je sais qu'il n'y a aucun "remède" à ce mal mais la répétition est une source là aussi de "souffrances" quotidiennes, la cause du découragement, d'une sorte de perplexité, et d'une envie parfois d'en finir avec l'analyse parce que je veux m'en sortir alors que je ne peux que constater que je continue à m'enfermer.Je n'en sors pas de ma contradiction, de mon paradoxe...
si vous avez à communiquer quelque chose sur ce point, n'hésitez pas... |
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Francis Bismuth Site Admin

Inscrit le: 14 Oct 2005 Messages: 368 Localisation: Ile de France, Val d'Oise
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Posté le: Mer Juin 20, 2007 3:27 pm Sujet du message: |
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Bonjour Opale,
Je vais sans doute vous répondre un peu à coté.
Vous savez, comme l'a dit Lacan, qu'au terme de l'analyse, "la guérison vient en plus". Guérit-on de soi ? Là est une question. Et quand l’on dirait "terme de l’analyse", y aurait-il quelques questions à se poser (voir "analyse finie, analyse infinie").
La compulsion de répétition - la répétition, ou le sentiment de répétition - nous apporte nécessairement quelque "bénéfice secondaire" ; ça, vous l'investiguez probablement avec votre analyste.
Il existe des écrits sur - lisez-moi au second degré - le masochisme, sur le masochisme primaire. Lire Freud ou Mélanie Klein (ou les deux tomes de Jean-Michel Pétot sur l’œuvre de Klein, devenus je crois introuvables) ne changeront probablement rien à vos questions. Il y a en chacun d'entre nous, quelque chose qui "jouit de souffrir" (mais ce "jouir" n'est pas à entendre que dans l'acception "plaisir"), ou et/ou qui "doit payer". Cela m’évoque ce travail que je fis sur le harcèlement (http://www.psychologie-bismuth.com/forum/violence-entreprise-harcelement-souffrance-psychanalyse.pdf).
Peut-être au bout d'un moment - un certain moment, un moment certain - cohabitent tant la tendance à la répétition, que son acceptation, et que la capacité à ce qu'advienne parfois un "Là, non : ça va comme ça". Mais vous êtes en analyse et si votre analyste en est une ou un, ces mots ne vous serviront-ils pas à grand chose.
A bientôt,
FB |
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opale
Inscrit le: 21 Fév 2007 Messages: 111 Localisation: paris
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Posté le: Jeu Juin 21, 2007 11:59 am Sujet du message: brève réponse au sujet de la souffrance |
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Une réponse pas tout à fait "à côté" de la plaque puisqu'il s'agit effectivement d'une situation pénible avec la société pour laquelle je travaille . J'ai donc lu votre lien mais mon problème c'est que j'ai pris conscience d'un certain nombre de choses et je crains, parce que c'est déjà arrivé, de retomber dans le même piège (que je me tends finalement). Je suis convaincue que ce n'est pas la situation en elle même qui est problématique c'est la réponse que JE donne.
Enfin je ne vais pas me répéter au risque de saouler les visiteurs du forum mais en bref prendre conscience que je peux répéter, recommencer,et que tôt ou tard je finis par payer la note, c'est ce qu'il y a de plus préoccupant pour moi, de plus inquiétant.
merci de votre réponse.
OPALE |
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mi
Inscrit le: 12 Nov 2006 Messages: 44
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Posté le: Ven Juil 13, 2007 2:29 am Sujet du message: |
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Opale, ne "prendriez-vous pas sur vous quelque chose qui appartient à (ou aux) (l')autre(s)? Quelque chose de l'"humain" qui lui ne se sort pas vraiment d'une répétition 'universelle', 'faute' quelque part d'un manque de véritable questionnement sur lui-même (que toute démarche d'entrer en analyse pose comme recours, pour le pire !… comme pour le meilleur) – répétition que vous endosseriez par défaut de remise en questions synchronisées ?
(ce que je veux dire par là, c'est qu'il y a une volonté, chez l'analysante que je suis, de "se sortir de ses répétitions malheureuses", qui se heurte souvent à des fonctionnements alentours qui eux ne "bougent pas", ce qui me vaut un peu, beaucoup... de découragements, desquels j'apprends peu à peu à me détacher et à observer ou à contourner ou à dynamiser...) |
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opale
Inscrit le: 21 Fév 2007 Messages: 111 Localisation: paris
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Posté le: Ven Juil 13, 2007 11:05 am Sujet du message: au sujet de la répétition |
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Bonjour Mi,
Le fait est que je travaille pour une société avec un "fonctionnement" particulier(c'est vague mais je ne vais pas rentrer dans les détails sur ce forum)et dont les agissements ont réveillé chez moi une colère indicible.J'ai tenté de faire entendre ma voix,de leur signifier sans agressivité que je ne pouvais plus travailler de cette façon mais je me suis rendue à l'évidence après avoir subi et le constat qu'ils ne changeraient pas leur manière de travailler(ça fait sans doute un moment qu'ils procèdent de cette façon)et mes affects associés à cette situation:
l'autre ne changera pas(en particulier dans le travail), à moi de savoir si je peux/veux ou non répondre au désir de l'autre...c'est de ce constat qu'est venu un certain appaisement des tensions (internes).Je sais que si je m'en vais le monde ne s'arrêtera pas de tourner de leur côté et qu'ils recommenceront probablement avec quelqu'un d'autre (ça aussi c'est révoltant).
Vraiment c'est ça l'horreur pour moi: se heurter à la "fixité" de l'autre, à sa pleine conscience d'entretenir un système déséquilibré, et d'être obligée, moi, d'accepter cet état de fait si je veux continuer à travailler.Donc d'une certaine manière, je donne consistance à ce système que pourtant je récuse....
Alors pas de solution(s), juste une perspective différente à adopter???
J'ai tendance à me dire que lorsque les atomes crochus se "crochèttent", il n'y a pas de soucis de cet ordre mais enfin ce que j'en sais, j'ai l'impression que je ne sais plus rien sur rien...le degré zéro de l'expérience, de la connaissance...Je m'interroge et je pense à cette phrase, sortie sans doute de son contexte mais à l'image de ma situation, "même quand la bouche se ferme, la question reste ouverte".
merci à vous Mi, si ça vous suggère des commentaires, ne vous gênez pas, comme les autres visiteurs d'ailleurs...malgré des échanges différés, j'ai beaucoup apprécié les messages reçus.
bonne continuation à vous |
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Nikaya
Inscrit le: 04 Juil 2007 Messages: 57 Localisation: Aquitaine
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Posté le: Ven Juil 13, 2007 5:28 pm Sujet du message: |
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Bonjour Opale,
Je n'ai pas encore l'expérience analytique nécessaire pour aborder l'idée de "répétition", cependant, de ma jeune exéperience, j'ai vécu des situations, à répétition... Comme si j'avais le don de me retrouver dans des situations de souffrance, dans des configurations similaires. Bref, à chaque fois, je réagissais calmement, "sans agressivité", et la situation s'enracinait, se perpetuait... Et je me questionnais beaucoup, n'en dormais plus, souffrais... jusqu'au jour ou l'on choisit comme un instinct de survie de mettre sa bienséance de côté et d'arrêter de se faire écraser... Et de mettre les choses au points plus vivement.
Vous n'êtes pas seule responsable de cette situation, mais c'est vous qui en souffrez. Peut-être faudrait il mettre un terme au fonctionnemennt de cette personne envers vous. Certes vous ne la changerez pas, et comme vous dîtes, cette personne recommencera peut-être avec d'autres si vous partez...
Mais là il s'agit de vous.
Vous ménagez cette personne en réagissant sans agressivité alors que c'est vous qu'il faudrait ménager. Je ne vous dis pas de fuir mais peut-être d'oser taper du point sur la table.
Opale, j'aimerais trouver les mots pour vous aider et je vous écris ici sans être sûre que mes propos soient adaptés à la situation... Je ne voudrais pas en rajouter de peur que mes propos soient déplacés.
Il s'agit de votre histoire, de votre vécu.
Bon courage _________________ Condamnée à être libre |
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