Psychologie



De l'importance de la souffrance
Aller à la page 1, 2  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Psychologie-Bismuth.com Index du Forum // Autour de thématiques psychanalytiques, psychologiques et parfois autres...
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Mézigue



Inscrit le: 30 Nov 2007
Messages: 56
Localisation: Béziers

MessagePosté le: Mar Mai 13, 2008 5:26 pm    Sujet du message: De l'importance de la souffrance Répondre en citant
Bonjour à tous, je me demandais si le degré de souffrance comptait en analyse.
Faut-il être en profonde souffrance pour que le travail se fasse mieux ?
Pour ma part, ce n'est pas le cas, je ne suis pas en souffrance mais je veux trouver mon vrai moi, je veux me trouver et ne pas vivre suivant un rôle qui ne m'appartient pas....
est-ce que le fait de ne pas être en souffrance est un obstacle à l'analyse ?
Je ne sais pas si je suis très claire Confused

Bisous à tous
Mézigue.
_________________
Mézigue
"On ne construit rien sur des regrets,on bâtit sur des résolutions"
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Chocolatine



Inscrit le: 20 Avr 2008
Messages: 132
Localisation: Isère

MessagePosté le: Mar Mai 13, 2008 5:55 pm    Sujet du message: Re: De l'importance de la souffrance Répondre en citant
Bonjour Mézigue,

Je vais essayer de te (heu ... le tutoiement s'est imposé de lui même, je le laisse parler) répondre car tu poses une question intéressante.

Alors, je dirais que non, il ne faut pas être nécessairement en profonde souffrance pour être en analyse.
Et ça veut dire quoi souffrance ? Il y a celle qui est consciente et celle qui est refoulée ...

Pour ma part, je ne suis pas allée vers l'analyse de façon consciente et elle s'est imposée d'elle-même, en effet, à cause d'une grande souffrance que je subis depuis des mois (un divorce non voulu n'est jamais drôle à vivre) et qui a fait ressurgir toute cette souffrance de mon passé.

Mais entre toi et moi, il y a la même motivation : se comprendre, se trouver, répondre à des pourquoi et s'affranchir de tout un inconscient qui nous domine. Peu importe qu'il y ait souffrance ou pas car il me semble que c'est la motivation qui compte. Cette motivation animée par un profond changement.

Amicalement,
Chocolatine
_________________
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Mézigue



Inscrit le: 30 Nov 2007
Messages: 56
Localisation: Béziers

MessagePosté le: Mar Mai 13, 2008 6:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant
Merci pour ta réponse Chocolatine et par la même occasion je te remercie aussi pour ta dernière réponse à une de mes interventions ( je crois que c'était dans " côté divan " ).

Oui mais la souffrance n'est elle pas un moteur plus puissant pour s'investir ? je me le demande parce que du coup lorsqu'il n'y a pas souffrance consciente, il y a peut-être tendance à résister davantage, puisque finalement il n'y a pas " d'urgence " tu vois ?

Enfin je ne sais pas....je suis en train de lire " les triomphes de la psychanalyse " de Pierre Daco....passionnant je trouve le livre....je le dévore.
Il m'a remotivée mais en même temps, j'ai l'impression de ne pas avoir avancé depuis 8 mois que j'ai commencé....alors que dans le livre les prises de conscience ont l'air si " faciles"....Il me semble que Mia m'avait dit qu'elle avait mis 2 ans à " avancer " réellement.
_________________
Mézigue
"On ne construit rien sur des regrets,on bâtit sur des résolutions"
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Francis Bismuth
Site Admin


Inscrit le: 14 Oct 2005
Messages: 413
Localisation: Ile de France, Val d'Oise

MessagePosté le: Mar Mai 13, 2008 6:46 pm    Sujet du message: Cézigue, Chocolatine, Répondre en citant
Citation:
je veux trouver mon vrai moi, je veux me trouver et ne pas vivre suivant un rôle qui ne m'appartient pas....

Eprouver ce sentiment, douter de son identité profonde même sans souffrir de symptômes douloureux est un questionnement difficile.
Citation:
la souffrance n'est elle pas un moteur plus puissant pour s'investir ?

Cette souffrance là est souvent un déclencheur... d'une quête de ce qu'elle recouvre.

Une violente souffrance peut freiner la capacité de libre association, occasionner le rejet d'interprétations possibles.
Je crois en tant qu'analysant ou qu'analyste, qu'il n'y a pas de règle en la matière.

La question est-elle là où nous la posons ? Pas toujours, pas toujours... Confused

A bientôt,
FB
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail Visiter le site web de l'utilisateur
Chocolatine



Inscrit le: 20 Avr 2008
Messages: 132
Localisation: Isère

MessagePosté le: Mar Mai 13, 2008 7:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant
Mézigue a écrit:


Oui mais la souffrance n'est elle pas un moteur plus puissant pour s'investir ? je me le demande parce que du coup lorsqu'il n'y a pas souffrance consciente, il y a peut-être tendance à résister davantage, puisque finalement il n'y a pas " d'urgence " tu vois ?


Oui, je comprends mieux ta question maintenant à la lecture de ta réponse.

Alors je vais forcément te répondre avec ma propre expérience.
Je ne me sens pas ds une urgence. J'ai juste envie d'en terminer enfin avec tous ces carcans que j'ai érigés pour vivre ma vie d'avant et qui, aujourd'hui, ne me sont plus utiles pour cet avenir qui m'attend. Et cela prendra le temps qu'il faut pour ça. C'est vrai, je me rends compte que certaines prises de conscience se font facilement, mais ce n'est pas pour autant que je ne résiste pas. Mais lorsqu'il y a résistance, ça veut dire qu'il y a qq chose derrière et donc ça me donne encore plus envie de le découvrir mais ce n'est pas pour autant que j'y arrive.
En fait, depuis qq temps je bloque sur une sacrée résistance. Je la perçois, je la nomme si tu veux. Mais je ne progresse pas ...

Tu dis que ça fait 8 mois que tu es en analyse... l'analyse est un travail de longue haleine. C'est comme tout, il faut se donner le temps, tout ne peut pas s'éclairer en qq séances.
Mais rien ne t'empêche d'aborder ce questionnement, que tu poses ici, avec ton analyste.

Amicalement
Chocolatine
_________________
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Chocolatine



Inscrit le: 20 Avr 2008
Messages: 132
Localisation: Isère

MessagePosté le: Mar Mai 13, 2008 7:33 pm    Sujet du message: Re: Cézigue, Chocolatine, Répondre en citant
Francis Bismuth a écrit:


Une violente souffrance peut freiner la capacité de libre association, occasionner le rejet d'interprétations possibles.


Oui Francis, je crois comprendre ce que vous voulez dire. La souffrance à vivre est déjà tellement forte que ça bloque pour ne pas voir, ne pas comprendre ... Comme une sorte de protection légitime contre une nouvelle souffrance, celle qui est associée à la prise de conscience donc à cette perte d'illusion.

Je ne vis pas vraiment mon analyse comme une partie de plaisir et ce d'autant plus que je peux mesurer la différence avec la psychothérapie feutrée et rassurante d'avant. La semaine dernière, j'ai connu l'angoisse ... cela n'était pas anodin.

Mais je ne l'ai pas laissée me submerger ...

Bonne soirée à vous
Chocolatine
_________________
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Mézigue



Inscrit le: 30 Nov 2007
Messages: 56
Localisation: Béziers

MessagePosté le: Mar Mai 13, 2008 8:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant
Merci pour vos deux réponses.

En lisant ta réponse à Francis , Chocolatine ( c'est de chez moi ça ! Wink ) je me dis que c'est aussi ça mon problème, jusqu'à présent ....rien....la psychanalyse " passe " comme si de rien n'était, elle ne bouleverse pas ma vie et ne crée pas d'angoisse....c'est pour ça que je me dis que rien ne se passe et que je me questionne énormément.

Par contre la lecture de Pierre daco ce we m'a un peu fait angoisser justement....

Chocolatine, au bout de combien de temps as-tu vu " quelque chose " ? ( je sais qu'il n'y a pas de règles mais bon... Embarassed )
_________________
Mézigue
"On ne construit rien sur des regrets,on bâtit sur des résolutions"


Dernière édition par Mézigue le Mar Mai 13, 2008 9:18 pm; édité 1 fois
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Chocolatine



Inscrit le: 20 Avr 2008
Messages: 132
Localisation: Isère

MessagePosté le: Mar Mai 13, 2008 9:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant
Mézigue a écrit:


Chocolatine, au bout de combien de temps as-tu vu " quelque chose " ? ( je sais qu'il n'y a pas de règles mais bon... Embarassed )


J'ai conscience d'être en psychanalyse depuis 3 mois seulement (je le redis, mon analyse fait suite à de longues années de psychothérapie). Maintenant, il y a tout le "package" (mot qui va faire sourire Francis) pour que ça marche parfaitement bien : transfert, divan et touti quanti !! Mais avant d'en avoir réellement conscience, j'avais déjà fait des tas de découvertes, j'avais déjà vu des choses pour reprendre ton expression.
Oui, en effet, il n'y a pas de règles établies, de normes établies.

Comme le dit Francis, ta question, ce questionnement que tu te poses n'est peut-être pas là où tu le crois ...

Et moi, ça ne me "choque" pas que tu n'angoisses pas et que ça ne bouleverse pas ta vie.

Je retiens la référence du livre dont tu parles. Merci.

Bonne soirée,

Chocolatine
_________________
Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
mia



Inscrit le: 25 Sep 2007
Messages: 72
Localisation: picardie

MessagePosté le: Mar Mai 13, 2008 10:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant
bonsoir tout le monde,

quelques courts rebondissements désordonnés, après avoir rapidement parcouru votre échange:

je trouve Mézigue que vous demandez souvent si vous êtes claire, en tous cas se demander si on n'est "qu'l'air" c'est une spécialité de l'analyse!

je ne sais d'autre part si la souffrance est souhaitable, évitable, à éviter; mais elle n'est pas toujours là où on l'attend... elle ne vient pas toujours quand on la cherche(!), elle surgit quand on l'oublie...
Citation:
la psychanalyse " passe " comme si de rien n'était, elle ne bouleverse pas ma vie et ne crée pas d'angoisse....

chez moi c'est effectivement ça qui a duré deux ans! j'aurais tendance à rapprocher cela des débuts en psychothérapie de Chocolatine avant de passer à l'analyse... êtes-vous angoissée par ce manque d'angoisse? Razz souffrez-vous de ne pas souffrir? Laughing

bonne soirée...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Michel Clauzier



Inscrit le: 12 Juin 2008
Messages: 67
Localisation: Ardèche méridionale

MessagePosté le: Lun Juin 16, 2008 6:49 am    Sujet du message: Répondre en citant
Bonjour à tous,

Est-ce qu'il y aurait une règle de la souffrance en analyse ?
Marquer les séances par une expression de la souffrance les rendraient plus, disons, valides ?
La souffrance "marqueur" de la vérité ?

J'ai abordé mes premières séances comme un "grand intellectuel" a qui on offrirait un divan pour s'exprimer vers un auditoire confirmé, position très narcissique s'il en est..

Au bout de quelques semaines au détour d'une phrase ce fut l'effondrement, je me mis à pleurer, pendant presque un an je pleurais à toutes les séances : des flots de larmes, des paroles ponctuaient tout cela, c'était un peu le discours de l'eau et de la parole.

Avec le recul je peux dire que -ça- souffrait ( y'avait de la douleur, je m'en souviens très bien)avec le recul aussi je peux dire que cette période fut une "remise" à flot et un jour Noé vit ( drôle de mot n'est ce pas) apparaître un bout d'Eretz ( la terre, le sec) de quoi poser un premier pied.

le temps a passé : l'humide ( l'inconscient), le sec a grandi, c'est devenu une terre de plus en plus vaste...

Toujours avec cette lecture d'à présent sur ce début de parcours analytique je ne sais plus trop s'il était question de souffrance dans le sens ou sur le plan culturel on valide beaucoup de choses par la souffrance ( quoi que ces derniers temps la tendance s'inverse, jouir sans souffrir, sans être frustré est presque devenu un slogan)ou de quelque chose qui s'est passé ainsi pour MOI, à ce moment précis de MON
analyse.

Chaque analyse est singulière la seule règle qui prévale c'est "associer librement ses idées", ce qui en dé-coule : des larmes, des paroles, de la souffrance, de l'élaboration ect... ne peut s'envisager que dans le parcours de sa propre analyse.

Enfin je crois.

Bonne journée à tous.
_________________
Ne pas se réduire à ce que l'on né ( est)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Mézigue



Inscrit le: 30 Nov 2007
Messages: 56
Localisation: Béziers

MessagePosté le: Lun Juin 16, 2008 7:35 am    Sujet du message: Répondre en citant
Bonjour et merci pour votre intervention .
je ne parlais pas de la souffrance in situ mais de la souffrance de vie qui dure qui est là et qui amène à se décider à faire une analyse. c'est à cette souffrance là que je faisais allusion.
Pour faire simple ma question était : est ce que la psychanalyse est plus " efficace " quand on a mal tous les jours dans notre vie...voilà mais j'ai déjà eu des réponses très intéressantes.

Bonne journée.
_________________
Mézigue
"On ne construit rien sur des regrets,on bâtit sur des résolutions"
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Michel Clauzier



Inscrit le: 12 Juin 2008
Messages: 67
Localisation: Ardèche méridionale

MessagePosté le: Lun Juin 16, 2008 7:43 am    Sujet du message: Répondre en citant
Merci de votre précision Mézigue, bien que je cerne assez mal ( pour le moment) votre questionnement : la psychanalyse plus efficace parce que on souffre dans la vie?
C'est à dire l'analyse comme diminution de cette souffrance ( l'analyse efficace à cet endroit précis)ou la souffrance de tous les jours comme levier d'efficacité de cette analyse ?
Je saisis mal..

Merci par avance de votre éventuelle réponse.
_________________
Ne pas se réduire à ce que l'on né ( est)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Mézigue



Inscrit le: 30 Nov 2007
Messages: 56
Localisation: Béziers

MessagePosté le: Lun Juin 16, 2008 7:49 am    Sujet du message: Répondre en citant
ou la souffrance de tous les jours comme levier d'efficacité de cette analyse ?

Oui c'était plutôt en ça que je m'interrogeais. Smile
_________________
Mézigue
"On ne construit rien sur des regrets,on bâtit sur des résolutions"
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Michel Clauzier



Inscrit le: 12 Juin 2008
Messages: 67
Localisation: Ardèche méridionale

MessagePosté le: Lun Juin 16, 2008 8:05 am    Sujet du message: Répondre en citant
Parfois on se découvre souffrir là où on ne savait pas, non ? Wink
_________________
Ne pas se réduire à ce que l'on né ( est)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Mézigue



Inscrit le: 30 Nov 2007
Messages: 56
Localisation: Béziers

MessagePosté le: Lun Juin 16, 2008 8:06 am    Sujet du message: Répondre en citant
Oui, exact, vous avez tout à fait raison ! Wink
_________________
Mézigue
"On ne construit rien sur des regrets,on bâtit sur des résolutions"
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Psychologie-Bismuth.com Index du Forum // Autour de thématiques psychanalytiques, psychologiques et parfois autres... Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page 1, 2  Suivante
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum