| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
Francis Bismuth Site Admin

Inscrit le: 14 Oct 2005 Messages: 340 Localisation: Ile de France, Val d'Oise
|
Posté le: Jeu Jan 31, 2008 5:07 pm Sujet du message: Marge |
|
|
|
| Citation: | Je pense que vous avez raison, Francis de garder pour vous ce qui vous a poussé vers l’analyse. Moins on en sait sur l’analyste, mieux ça vaut.
Par contre peut-être pourriez-vous nous dire un peu comment vous en êtes arrivé à devenir analyste. |
Bonjour Marge,
Après que j'aie eu à fréquenter psychiatres, ou psychothérapeutes, ou psychologues, devenir analyste s'est peu à peu imposé à moi depuis 15-20 ans, peu après le début de ma première analyse et en cours d'études de psycho. entreprises sur le tard. Des psychanalystes, enseignants à l'université, finirent pour certains à m'y encourager. Des mots de proches tels que "tu es fait pour ça" eurent sans doute quelque effet aussi. Mon analyste ne m'en découragea pas. Je commençai peu à peu, en continuant les salariats "alimentaires" - il en reste des traces sur KGB-Google - dénués de lien avec la psychanalyse, et recevant le soir ou le samedi, un, puis deux analysants. Puis je finis par franchir le pas de ne plus me consacrer qu'à ce type d'exercice professionnel et de faire le choix de ce statut de profession libérale.
Voila pour une réponse plutôt neutre puisque là aussi, certaine discrétion est sans doute de mise quant aux raisons intimes, plus profondes, dont je sais quelque chose, mais pas tout, qui m'amenèrent à ce métier.
Cela ira-t-il ainsi ? Je l’espère,
Cordialement, FB  |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
Millusion
Inscrit le: 23 Sep 2007 Messages: 29
|
Posté le: Jeu Jan 31, 2008 5:34 pm Sujet du message: |
|
|
|
| Citation: | | Cela ira-t-il ainsi ? Je l’espère |
Désolé j'en rajoute...
et j'empile
| Citation: | | Je pense que vous avez raison, Francis de garder pour vous ce qui vous a poussé vers l’analyse. Moins on en sait sur l’analyste, mieux ça vaut. |
Ok, mais ça stérilise un peu non?...je déshabille Pierre pour habiller Paul ?
Moi qui ne suis pas en analyse avec Pierre, mais avec Paul, en reviendrais à dire et ou penser que l'on ne peux avoir une simple conversation avec un meccano du cerveau?.....conversation tellement anodine!!!!..
(Tellement…. que j’ose pas le surligner).derrière un analyste et ou un analysant, il y a un homme et une femme avant tout...ou bien ?!
Et moi, « flûte » ( ?) et si mon psy passait par là!...qu'est ce que j'ai dis à Paul que j'aurais pas dis à Pierre ? (Après tout ! j’ai le droit de le penser moi aussi… non !)...c'est peut-être même ça le clivage?... (Je l’ignore)… (Mais ce n’est peut-être pas une question de clivage !.... et tout simplement une plaisanterie, une masturbation du cerveau, au sens propre du terme…ici, j’veux dire!....mais c’est tellement bon !...un goût de « reviens z’y »)
Si ce n'est pas du clivage (cas échéant pour l'analyste)...il y a (pour ma part, mon ressenti) quelque chose qui se rapporte au Décalage……… dommage ( ?!) Car tout les psy n’ont pas un site, un forum Internet... j'aimais bien pourtant cette idée de Décalage, ou tout les oiseaux ne seraient pas sur une même branche!.....le Décalage me semble d’importance, voir majeur…» ( ?) Et Bien au Delà du Principe De…!...peut-être même que l’essentiel est bel et bien dans ce qui (nous-je) échappe !...
disons même carrément, qu’un certain nombres de « phénomènes » opère dans cette zone là !.... la psychanalyse c’est aussi lorsqu’il y a (encore) du « mouvement » ( ?)
(Et -Je- parle ici de la psychanalyse et non pas de l’Analyse ou l’analyste c’est selon…)
Si l’on en revient un tant soit peu au sujet initial (si peux)…. (Si) la psychanalyse n’etant pas une science exacte, (disons le une fois pour toute) ...disons tout de même, quand même ! que tout ce qui n’est pas science, n’est pas pour autant dépourvu de sens.
C’est peut-être alors une simple ici une « simple » et non moins banale (anodine) question d’Ethique !...
(Et ces même « phénomènes » restent et resteront dès lors toujours obscur, parce qu' Unique !)
Je dis tout ceci en tout simplicité, prenez le de même !
Bien à Vous, tous
Catherine |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
Mézigue

Inscrit le: 30 Nov 2007 Messages: 37 Localisation: Béziers
|
Posté le: Lun Fév 04, 2008 11:12 am Sujet du message: |
|
|
|
Pour ma part, suite à une thérapie PNL il y a 3 ans et une fois les premières souffrances " enlevées " , j'ai souhaité entreprendre une psychanalyse parce que je veux vivre ma propre vie, mettre à jour mon vrai moi, me débarasser de shémas qui ne sont pas les miens.
Pourquoi le psychanalyse ? Parce que dans la famille, la psychanalyse a tjs été très présente : mon père en a fait une, ma mère aussi....et la bibliothèque familiale est remplie de livres de psychanalyse. _________________ Mézigue
"On ne construit rien sur des regrets,on bâtit sur des résolutions" |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
Chocolatine

Inscrit le: 20 Avr 2008 Messages: 84 Localisation: Isère
|
Posté le: Dim Avr 20, 2008 8:12 am Sujet du message: Re: Pourquoi avez-vous commencé une psychanalyse ? |
|
|
|
Bonjour,
En guise de présentation, puisque j'interviens pour la 1ère fois sur ce forum, j'utilise ce sujet pour vous expliquer ce qui m'a amené à la psychanalyse.
Pour moi, le chemin vers l'analyse n'a pas été forcément consciemment choisi. La psychanalyse s'est imposée à moi.
Au sortir de l'adolescence, j'ai eu besoin d'être suivi en psychothérapie durant 6 années. Ensuite, il y a eu une grosse interruption du suivi à cause d'un changement de région. Mais aussi un apaisement de mes symptômes.
Il y a 12 ans, j'ai connu à nouveau de grosses difficultés psychologiques et j'ai été prise en charge mais toujours en psychothérapie. Depuis, j'avais bien progressé et fait régresser mes symptômes.
Mais tout dernièrement, à la faveur d'un évènement fortement traumatique, la souffrance de mon passé a ressurgi et s'est mélangée à celle du présent. Et sans vraiment prendre conscience de ça, j'ai basculé dans cette nouvelle dimension : cette exploration du moi et de cet inconscient qui nous domine tant ... et toujours avec le même thérapeute puisqu'il est également psychanalyste.
Je mesure aujourd'hui l'importance de cette nouvelle dimension dans ma vie présente. Je vais enfin pouvoir m'enrichir de cette rencontre avec moi-même pour vivre un avenir plus sain.
Du fait que j'ai toujours été en face à face avec mon thérapeute, je ne connais pas la dimension du divan et ne souhaite pas la vivre. J'arrive très bien à parler même si en fait ... je me rends compte que la plupart du temps, je ne le regarde pas lorsque je parle ... donc peu importe le divan. Je parle et sans trop de résistance.
Voilà pour mon chemin vers l'analyse ...
J'interviendrai sûrement sur d'autres sujets.
Merci à Francis de m'accueillir ici,
Bon dimanche,
Chocolatine |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
Francis Bismuth Site Admin

Inscrit le: 14 Oct 2005 Messages: 340 Localisation: Ile de France, Val d'Oise
|
Posté le: Dim Avr 20, 2008 9:18 am Sujet du message: Chocolatine |
|
|
|
| Citation: | | (...) peu importe le divan. Je parle et sans trop de résistance.(...) |
Bienvenue donc Chocolatine. La teneur des interventions est sur ces forums telle que je pense que vous pourrez vous y exprimer aussi "sans trop de résistance".
Cordialement, à bientôt,
FB
PS : je viens d'écrire aux inscrits 2008 puisque votre intervention sur ce site aujourd'hui montre qu'il semble refonctionner convenablement et que ces derniers peuvent dorénavant joindre leurs voix à la vôtre. |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
caroo
Inscrit le: 16 Mai 2008 Messages: 21
|
Posté le: Sam Mai 17, 2008 7:19 pm Sujet du message: |
|
|
|
Pourquoi avoir décidé de suivre une analyse? On pourait supposer que beaucoup vont répondre parce que ça n'allait pas(pas forcément) personnellement c'est parce que tout à coup j'avais du temps, trop de temps et que je me suis mise à tourner en rond, bien sur comme certains qui ont déja répondu j'avais suivi des cours de psycho, cela m'a toujours passionnée, mais je ne pense pas que ce soit la raison première, une vague impression de ne plus trop savoir ou j'allais, ni comment...Cela fait 10 mois à ce jour, je trouve cela galère, peut être parce que je n'ai pas la chance de consulter en cabinet, mais uniquement par téléphone (pas de psychanalyste dans ma ville)et le premier contact pris je n'ai pas souhaité changer...
C'est ma première intervention sur ce forum, je n'ose pas trop dire mais cela viendra.
Bonsoir à tous
Caro |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
Francis Bismuth Site Admin

Inscrit le: 14 Oct 2005 Messages: 340 Localisation: Ile de France, Val d'Oise
|
Posté le: Sam Mai 17, 2008 7:27 pm Sujet du message: caroo |
|
|
|
Bienvenue,
Du fait des problèmes informatiques, votre "inscription" ici fut laborieuse. J'espère que vous y trouverez du bon pour vous et pour les autres lecteurs/intervenants.
A bientôt,
FB |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
Louise Invité
|
Posté le: Sam Mai 31, 2008 3:39 pm Sujet du message: |
|
|
|
Qu'est-ce qui vous a amené à entreprendre une psychanalyse ? Ou qui vous fait réfléchir à l'entreprendre ? Qu'est-ce qui s'est passé pour que vous, vous y alliez ?
Bonjour,
J’ai agi dans l’urgence, je n’ai pas réfléchi avant d’entreprendre une analyse. Il y a bien sûr eu un déclic, ce que j’appelle mon « pétage de plomb » qui m’a d’abord conduit à consulter mon généraliste. Mais mon problème n’étant pas organique, mon médecin m’a orienté vers un psychanalyste quand je lui ai dit que je voulais voir un psy. Après, ce qui a fait que je suis passée du fauteuil au divan, c’est que j’avais trouvé le bon psy !. C’est aussi simple que cela.
Je ne savais pas grand chose de la psychanalyse et quand mon psy m'a demandé de lui parler de mes rêves ,j'ai rigolé et me suis demandée où il voulait m'embarquer avec ces histoires de rêves... |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
loup
Inscrit le: 10 Juin 2008 Messages: 4 Localisation: Paris
|
Posté le: Mer Juin 11, 2008 11:41 am Sujet du message: |
|
|
|
bonjour,
je vois que la dernière réponse date de 10 jours mais j'ai envie de répondre quand même .
Ma raison d'avoir commencé une analyse est que depuis l'âge de 17 ans je veux être musicien , c'est mon rêve , mais je n'y arrive pas complètement .
Je ressens une frustration et beaucoup de souffrance de collectionner des expériences , des groupes dans lesquels je n'arrive jamais à m'identifier complètement.
Je me sens souvent balloté par les évènements .
Comme je n'arrive pas à abandonner ce rêve pour retourner à une vie plus classique et qu'en même temps les gens me disent toujours que j'ai des qualités en musique, je me dis que la résistance vient de moi-même qui fais tout en ne voulant pas vraiment faire.
La question que je cherche à résoudre est donc : dois-je abandonner ma passion ? (ce serait vraiment dur ) ou dois-je changer quelque chose, peut-être laisser s'exprimer quelque chose en moi ? |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
Chocolatine

Inscrit le: 20 Avr 2008 Messages: 84 Localisation: Isère
|
Posté le: Mer Juin 11, 2008 3:11 pm Sujet du message: |
|
|
|
Bonjour Loup et bienvenue sur ce forum.
J'ai lu votre présentation dans un autre post. Ici, vous pouvez intervenir sur n'importe quel post et même si les réponses commencent à dater car il est tout à fait permis de rebondir sur des sujets anciens.
Nous sommes en perpetuels mouvements, évolutions et ce qui ne nous parlait pas il y a peu, peut nous parler plus tard .
Ce que vous dites à propos de vos motifs qui vous ont amené à la psychanalyse peut s'appliquer dans plein de domaines. Tout faire pour y arriver (consciemment) tout en ne voulant pas vraiment y arriver (inconsciemment).
(Enfin c'est ainsi que je comprends vos propos, ça reste mon interprétation)
Je vous souhaite de pouvoir trouver réponse à votre questionnement. Peut-être arriverez vous à garder cette passion tout en laissant s'exprimer, dans cette passion, une dimension autre que vous découvrirez par la suite et qui vous conviendra mieux ?
Chocolatine _________________ Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
loup
Inscrit le: 10 Juin 2008 Messages: 4 Localisation: Paris
|
Posté le: Mer Juin 11, 2008 3:23 pm Sujet du message: |
|
|
|
merci chocolatine pour votre réponse.
J'ai vu que vous étiez aussi artiste, mais que la psychanalyse vous avait amené à délaisser un peu ce domaine , lié à l'expression d'une souffrance
C'est aussi la peur que j'avais en venant consulter : "s'il n'y a plus de souffrances à exprimer , est-ce que j'aurai encore envie de faire de la musique ? "
"mais s'il faut souffrir pour être artiste , alors je ne pourrai jamais être heureux"
... à quoi il a simplement répondu : " puisque vous parlez de quelque chose qui bloque ..."
en effet je n'avais pas grand chose à perdre, étant déjà un peu lassé de cette vie.
du coup j'ai commencé avec lui
Pourtant , il semble que je continue à ressentir en moi une forte envie de jouer, peut-être en trouvant des motivations plus dans le jeu lui-même , que dans le drame et la fierté qui l'acompagne.
C'est peut être ça qui est dur à abandonner, ce "pouvoir" dramatique ... |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
Chocolatine

Inscrit le: 20 Avr 2008 Messages: 84 Localisation: Isère
|
Posté le: Mer Juin 11, 2008 5:09 pm Sujet du message: |
|
|
|
A loup,
Je ne me sens pas réellement artiste au sens large du terme car je n'en vis pas vraiment. J'exerce une profession ds le secteur médical. Je dirais que pour moi, cette passion me permettait de vivre de grands moments de paix. J'étais dans ma bulle ou presque rien ni personne ne pouvait me déranger. Une bulle créatrice qui m'était nécessaire et indispensable pour vivre mon "à côté". Et maintenant, en effet, cette bulle n'existe plus. Et je ne l'avais pas vraiment mesuré. La psychanalyse, a pour ainsi dire, pris sa place ... c'est une autre bulle qui est apparue ... dans celle-ci, je m'autorise enfin à affronter tout un passé que je tentais, en vain, de fuir.
Alors la question est de savoir si cette passion créatrice reviendra ? Si oui, ce sera sans doute d'une autre façon, peut-être d'une manière plus mûre et plus posée, en tout cas moins frénésique qu'avant.
Vos derniers propos résonnent en moi et me font venir cette question : que cherche un artiste à travers son art ? A être reconnu à tout prix ? à se faire plaisir (sans reconnaissance attendue)? un mélange des deux ? Bref, quelle est la motivation réelle et quelle part peut avoir l'inconscient dans cette motivation ?
Choolatine _________________ Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
makalu
Inscrit le: 24 Avr 2008 Messages: 23 Localisation: Lyon
|
Posté le: Mer Juin 11, 2008 7:21 pm Sujet du message: |
|
|
|
Bonsoir,
Il y a quelques jours que je veux répondre par rapport à une autre discussion mais puisque le sujet revient ici...
Avant la thérapie, la musique occupait toute ma vie. Mais à outrance car, ne pouvant pas me résoudre à me retrouver chez moi confrontée à moi même, je ne passais chez moi que pour dormir (et encore...quand je ne travaillais pas la nuit). J'étais tout le temps en répétition, concert, atelier à droite à gauche.
Ayant terminé mes études et pouvant facilement adapter mes horaires de travail, je voulais me reconvertir et faire une formation pour être musicienne intervenante dans les écoles.
Enfin une des premières choses que j'ai voulu changer au début de ma thérapie était ce rythme effrené que je n'aurais pas pu tenir bien longtemps.
Je me suis donc un peu posée, ce qui était aussi indispensable pour poursuivre ce travail analytique.
Mais tout à coup la musique n'avait plus aucun sens pour moi. Elle avait été un moyen de remplir mes journées, mais devenait maintenant "inutile".
Alors je me suis un peu démotivée, je ne jouais plus, allais à mes cours sans travailler...
Peu à peu je reprends plaisir à jouer, mais différement, j'ai commencé le violoncelle baroque (alors que je faisais du violoncelle classique)...et puis depuis le début de ma thérapie j'ai repris plaisir à peindre, à lire, à écrire...des choses qui avaient totalement disparues de ma vie. Maintenant j'y met un autre sens mais je retrouve tout ça...alors je pense que pendant qques temps il faut accepter de perdre un peu, pour retrouver après, différement.
Et la musique et l'art sont maintenant très liés au travail personnel que je fais et notamment grâce à ma formation d'art thérapie.
Toutes les pièces s'imbriquent maintenant.
Voilà c'est mon témoignage mais j'ai eu souvent l'occasion d'entendre des artistes dire qu'ils ne voulaient pas entendre parler de la psychanayse car ils avaient peur de perdre leur créativité.
Et pour rebondir sur une intervention de Loup. Il me semble qu'une psychanalyse ne délivre pas de toutes les souffrances, elle aide peut être à mobiliser certaines choses ce qui fait que certaines souffrances s'amenuisent pour laisser la place à d'autres. Mais la psychanalyse aide peut être à savoir les gérer seul. Alors si ce sont vos souffrances qui vous aident à créer...
Et puis tant que je suis lancée je vais répondre à la question à laquelle je n'ai pas encore répondu.
Qu'est-ce qui vous a amené à entreprendre une psychanalyse ? Ou qui vous fait réfléchir à l'entreprendre ? Qu'est-ce qui s'est passé pour que vous, vous y alliez ?
C'est une souffrance qui me pesait depuis très longtemps, peut être même depuis l'enfance. Cette difficulté à aller vers les autres, à entrer en contact, en relation...
et en musique aussi ça me gênait, je n'osais pas jouer, certains professeurs me croyaient arythmique mais en fait il s'agissait juste d'un manque de confiance, il fallait "juste" oser y aller...voilà ce sont toutes ces souffrances que j'ai évoquées lors de ma première séance.
Et puis, juste au dessous il y avait aussi des non dits, qui me hantaient depuis de nombreuses années dans mon cercle familial mais que personne n'était prêt à entendre, parce que chacun voulait se le cacher à lui même.
Et tout ça j'ai pu en parler à ma psychanalyste assez rapidement.
Ca a changé beaucoup de choses de se sentir écoutée et de pouvoir parler.
il y avait aussi un point important qui a fait que j'ai commencé ma thérapie à ce moment là, c'était le fait que je travaillais depuis un an et que financièrement je ne dépendais plus de mes parents. Sinon je n'aurais pas pu. Il fallait que ce soit moi qui paie cette thérapie.
Maintenant ça fait 3 ans et demi...et cette inhibition dans le rapport aux autres ne me pèse plus, mais il y a encore beaucoup de choses que je voudrais arriver à dépasser, parce qu'il y a d'autres souffrances... |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
Michel Clauzier

Inscrit le: 12 Juin 2008 Messages: 44 Localisation: Ardèche méridionale
|
Posté le: Jeu Juin 12, 2008 8:30 am Sujet du message: |
|
|
|
Bonjour à tous,
Cela sera sans doute une façon de me présenter que d'évoquer mon choix d'avoir entrepris une analyse, un jour.
J'avais 6 ans, la personne que j'aimais le plus au monde est morte brutalement, c'était un autre petit garçon, il avait 12 ans.
Bien des années plus tard, j'ai vu le teléfilm d'Arte dont le thème est un visiteur qui vient voir Freud au moment de son départ de Vienne,à un moment tragique de l'histoire..
Freud, dans cette fiction, se dévoile un peu et raconte que quand il avait cinq ans, il étauit seul dans la cuisine, il appela et...Personne ne lui répondit, alors il vit les lignes des carreaux qui s'entrecroisaient et di : " J'ai 5 ans, je m'appelle Sigmund Freud, je suis seul et j'existe.."
Un jour je me suis retrouvé bien seul, je lisais beaucoup et j'ai lu la "révolution psychanalytique" de Marthes Robert, quelques temps après je parlais assis en face d'une psychanalyste, puis ce fut le chemin du divan.
La vie a continué ( on l'oublie trop souvent) beaucoup d'évènements de cette vie se sont liés à cette première partie d'analyse que je pourrais appeler : "Déperdition".
Puis doucement il a fallu reconstruire quelque chose de différent, avec le jeu des mots et le je qui les porte.
C'est le sujet qui prend toute sa place, petit à petit : la plus grande des révolutions que j'ai connue dans ma vie, elle n'est pas idéologique, elle est profondément humaine...
Cordialement, Michel Clauzier. |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
loup
Inscrit le: 10 Juin 2008 Messages: 4 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Juin 12, 2008 2:35 pm Sujet du message: |
|
|
|
| makalu a écrit: | .
Et pour rebondir sur une intervention de Loup. Il me semble qu'une psychanalyse ne délivre pas de toutes les souffrances, elle aide peut être à mobiliser certaines choses ce qui fait que certaines souffrances s'amenuisent pour laisser la place à d'autres. Mais la psychanalyse aide peut être à savoir les gérer seul. Alors si ce sont vos souffrances qui vous aident à créer...
|
je suis tout à fait d'accord avec cela. Je pense que certaines souffrances sont inhérentes à la vie, comme la perte d'un être cher. Cette souffrance-là nous fait homme à condition d'arriver à la partager, à l'exprimer, ce en quoi nous aide la psychananlyse je trouve. Il y a pour moi un autre type de souffrance que je trouve par contre inutile , c'est le fait de justement ne pas arriver à vivre et communiquer ses émotions, positives et négative. C'est ce genre de mal-être , d'isolement que j'ai envie d'abandonner. |
|
| Revenir en haut de page |
|
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|