Psychologie Bismuth

Psychologie Francis Bismuth Forum

Espace Membres
Aujourd'hui nous sommes le 23 mai 2012 a 05:47
Auteur Message

Comment rater sa psychanalyse ?

15/11/2007, 19:49 Signaler le sujet

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Et oui : comment rater sa psychanalyse ? C'est ce que nous confie cet analyste dans le présent document sonore : http://www.bloghandicap.fr/archives/2007[…]v_153.html
Mais certains d'entre nous n'auront pas besoin de ces précieux conseils pour y parvenir. Non ? Je m'en vais tout de même lire le livre de l'interviewé, Bernard Cremniter-Lam ("Comment rater sa psychanalyse", éditions Frison Roche) et le cas échéant, en dire quelques mots plus tard.

A bientôt,
FB


www Message Privé
15/11/2007, 20:29 Signaler

Millusion

Nous a rejoint: 23/09/2007, 18:45
Nombre de sujets: 5
Nombre de Posts: 49

0

...comment ca,... "pas besoin de conseil pour y parvenir?!" :shock:
il serait dès lors plus "profitable" de rater sa psychanalyse?.... :?
j'men vais entendre la bande sonore, j'ai du louper un chapitre! :roll:

bien à vous


Message Privé
15/11/2007, 23:44 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

Bonsoir,
J'ai écouté l'émission sur le sujet "comment rater sa psychanalyse " et j'ai eu le sentiment, sans avoir lu le livre en question, que l'auteur définissait ou tentait plutôt de dire ce qu'elle est plutôt que de s'attarder sur les causes du ratage. Peut être est-ce dû aux questions des journalistes...je ne sais pas.
A ce sujet,le titre me laisse perplexe :shock: .Associer la psychanalyse au ratage possible ou à la réussite, je trouve que c'est un choix discutable dans la mesure où le ratage renvoie à une action mesurée, mesurable ou "évaluable".
Enfin, je ne sais ce que les autres en pensent, mais je ne sais pas ce que serait une analyse ratée: une analyse interrompue avant que le moment soit venu de tourner la page?...une analyse pour laquelle le prix n'aurait pas été "payé"? (un argument qu'il ne retiendrait pas sans doute puisqu'il a l'air de considérer qu'hormis le fait que l'analyste doit être dûment rétribué pour son "travail", l'argent n'intervient pas dans le travail de l'analysant... :?: ).
En bref, est-ce que ça se rate une psychanalyse?
est-ce que ce ne serait pas plutôt une intention au départ (celle d'en finir avec sa souffrance) qui n'a pas pu atteindre son but? Alors dans ce cas toute analyse contiendrait une part de "ratage" puisque l'intention, la demande de départ, je trouve, révèle au fur et à mesure une autre demande, pas nécessairement accessible au premier chef...
Qu'en pensent les analystes du site qui supportent leurs analysant(e)s? qu'est-ce donc qu'une analyse ratée? qui est concerné par le ratage?...

Enfin suite à l'émission je m'interroge...je n'arrive pas à éclairer :idea: ma lanterne.

bonne nuit à tous


Message Privé
16/11/2007, 06:28 Signaler

Millusion

Nous a rejoint: 23/09/2007, 18:45
Nombre de sujets: 5
Nombre de Posts: 49

0

Bonjour,

Je partage largement les remarques citées par Opale
La pensée de l’auteur sur le « valeur » de l’argent, la rétribution du psy, est assez frappante !
Il me semble qu’entre "préférer" des remboursements, ou assumer pleinement de prendre en charge sa souffrance, la démarche en devient tout autre !
Que penserait F.Dolto, (et bien d’autres !) elle qui demandait même aux enfants de lui remettre un objet faisant fonction de…
En deux mots, même sentiment sur le "décalage" entre le titre du livre et l’interview.
Quant a la probabilité, la possibilité de rater sa psychanalyse, le sujet est vaste…pour ma part, je citerais juste, et ce en terme de "ratage" qu’une fin de cure est un moment délicat, voir le plus délicat, ou la notion de réaction thérapeutique négative émerge.(mais l'auteur fait-il allusiona cela?)
Le temps me manque cruellement de répondre plus largement, toutefois un excellent livre me vient à l’esprit, je cite : Du côté de chez L’analyste ; de Louise De Urtubey ou justement il est question de la fin d’une analyse (entre autre !)

D’une manière générale, je n’ais pas spécialement un bon ressenti de cette interview, quelque peu naïve, offrant bien peu d’éléments de compréhension…peut-être l‘intérêt du divan est intéressante.

Bien à vous

PS si c’est possible, je peux scanner qqls pages du livre cité ci-dessus…a propos de la fin d’une cure


Message Privé
16/11/2007, 07:12 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Bonjour,
Il est vrai que le titre de mon "post" - qui reprend le titre du livre du psychanalyste - et le contenu de l'interview diffèrent notablement.
Il m'a cependant paru "intéressant", pour une personne ne connaissant rien à l'activité du psychanalyste, à la dimension thérapeutique ou non de l'analyste (cette notion de bénéfice possible dans l'après-coup, plus que dans l'instant), etc., d'entendre l'interview de ce praticien (qui me semble parler à un public large, non initié, non spécialisé) aidé en cela par les questions simples des interviewers.
Quant au livre, je n'en connais pas le contenu mais je l'ai commandé ce 15 novembre et son titre m'a interpellé de la même façon que "Evitez le divan", de Philippe Grimbert-Grinberg.
Enfin, concernant le scan de quelques pages du dit-livre, voyez entre vous par échanges de courriels : je doute en effet que le présent site puisse héberger ce document sans autorisation expresse de l'éditeur.

Je ne change pas le titre du sujet, car vos commentaires ci-dessus deviendraient incompréhensibles, mais il aurait effectivement mieux valu que je titre quelque chose comme : "Interview d'un psychanalyste", plutôt que d'évoquer quelque ratage. J'ai donc commis un raté (...).

A bientôt,
FB


www Message Privé
16/11/2007, 14:08 Signaler

Nikaya

Nous a rejoint: 04/07/2007, 22:37
Nombre de sujets: 18
Nombre de Posts: 185

0

Bonjour,
Ce livre m'a été prescrit (mot particulièrement adapté = prêté) par mon analyste il y a 2 mois environ. En le lisant je me suis dit que mon analyste se moquait gentiment de moi... Et bien qu'appréciant l'humour et l'autodérision, je l'ai lu en diagonale, un brin agaçée (cela ne concerne que moi, le bouquin étant très bien écrit) l'auteur se moque de nos résistances jusqu'à en être lourdeau (jusqu'au bout vous pouvez résister!!!). Certes je suis un peu maso, mais point trop n'en faut ! :lol: il a donc eu l'effet escompté : arrêter de chercher midi à quatorze heure, se poser des questions qui évitent, au fond, d'entrer dans son analyse (de quelle école est mon analyste ? pourquoi ceci cela sur le cadre de l'analyse ou sur l'analyste... etc) et surtout arrêter de bouffer des livres en pensant y trouver des réponses qui se trouvent en moi.

Le fait que ce soit mon analyste qui me l'ait prêté a eu son petit effet aussi : initialement on aurait pu croire qu'il "entrait" dans mon trip d'intellectualisation en me prêtant un bouquin... Résultat : je lui ai rendu en n'ayant pas lu plus d'un cinquième du livre tellement cela m'avait ennervée "mais pourquoi il m'a prêté ce bouquin ? Jsuis po comme ça ? Mais n'importe quoi, il ne m'a pas comprise !..." Hihihi...

L'auteur ironise sur nos résistances, et c'est bien réussi... Je dirais même que c'est un livre-vaccin sur les résistances, des plus simples aux plus tordues en passant pas les plus relou... elles passent toutes au crible. Chacun peut s'y reconnaître un peu, je pense. C'est un livre à prescrire en toute innocence (niark niark niark), effet garanti.

Il n'est jamais trop tard pour rater son analyse... ;-)

Bonne lecture !


Condamnée à  être libre
Message Privé
16/11/2007, 15:33 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

... Je commence à regretter d'avoir commandé ce bouquin. Et je me demande ce qui pourrait bien vacciner contre la résistance, tant celle de l'analysant(e) que celle de l'analyste. Rien, évidemment ; on le sait. Bon : qui lira verra et je lirai ça dans quelques jours.
FB


www Message Privé
07/12/2007, 09:39 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

... "Comment rater sa psychanalyse" m'est définitivement tombé des mains, arrivé laborieusement page 49.

Autant l'interview citée plus haut m'avait intéressé, autant ce livre...
Bref : "Evitez le divan" de Grimbert est dans le genre non seulement plus drôle, mais plus enseignant pour qui ne sait pas grand chose des concepts psychanalytiques.

A bientôt,
FB


www Message Privé
07/12/2007, 10:05 Signaler

Invité



0

...en effet! voir, il vous "embarrasse" (entre hier soir et ce matin, vous avez déplacé ce sujet :wink: )

..hier soir, je me suis dit, bon, je vais finir par le lire ce livre!...oui, mais alors il faut que je l'achète!...flute, j'ai horreur de donner mon pognon, pour des livres qui n'en sont pas! (jugement peut être hatif, j'men fou!)

....ce n'est qu'un livre de plus, parmis nombre de livres qui offre sans doute bien peu d'intéret et ou un livre digne de ce nom!
En France, c'est tellement "Class" d'écrire des livres!
Ce targuer (s'enorgueillir) d'être un ecrivain (!!), semble avoir plus de valeur que le contenue du livre lui même!

perso, je viens de terminer "ma psychanlyse est terminée"...(je l'avais offert à une amie, profane en la matière)...elle à bien aimée,...je suppose (!?) elle en a chialé!
(de mon côté tout juste digne d'un feux de cheminé...)

bien à Vous

Catherine

je prépare en ce moment des soutenances de memoires, mais si j'ai 3 mns et demie, je tente un bon resumé du livre que j'ai cité ci-dessus.


13/06/2008, 13:08 Signaler

Invité



0

Très drôle cette émission

et bien sûr un playdoyer pour la psychanalyse.

Je crois que le titre montre que nous cherchons toujours plus ou moins à "éviter" l'analyse


02/08/2008, 19:30 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Bonjour,
Je dépoussière ce sujet collé ici (ne cherchez pas, il n'y est donc plus) http://www.psychologie-bismuth.com/forum[…]et-f9.html : "Comment rater sa psychanalyse?".
"Comment rater sa psychanalyse?", c'était le titre de ce sujet, car c'était le titre d'un livre. J'avais découvert un document sonore (voir tout en haut dans le présent sujet) susceptible d'intéresser le passant.
Pour autant, si c'était une question dont les pas-partis-en-vacances-ou-déjà-revenus s'emparassent, sans pour autant qu'ils s'en embarrassent ?

Comment rater sa psychanalyse ?

Qu'en dirions-nous ? Qu'associerions-nous "librement" à cette question ?
Une façon pour y réfléchir, peut consister à passer par la question : "comment m'y prendre pour rater ma psychanalyse?" J'en vois qui arrivent, pour la contourner, avec des "c'est quoi, rater sa psychanalyse, dis ?". Finaud(e)s... :wink:...

Il y avait un procédé de formation professionnelle qui consistait à faire se poser le même type de question à une personne ou à un groupe porteur d'un projet : "comment faire échouer ce projet? Comment faire qu'il ne naisse pas, qu'il n'aboutisse pas, etc. ?"
En négatif, comme en photographie argentique, l'on voyait apparaitre le "comment réussir ?"

A bientôt, je donnerai peut-être plus tard mon point de vue.

A bientôt,
FB


www Message Privé
03/08/2008, 08:08 Signaler

Chocolatine

Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
Nombre de sujets: 10
Nombre de Posts: 177

0

Bonjour à tous,
Eh bien ... quelle question pour ce dimanche matin !
Question intéressante je trouve ... bien qu'elle ne me préoccupe pas grandement ... euh ... :shock:

Francis, vous avez oublié une catégorie de personnes : celles qui "sont-parties-en-vacances" ET qui "sont-accro-au-forum" :wink: .

Bon ... je tente un élément de réponse, quelque chose m'est venue tt de suite : il me semble que contourner ses problèmes sans jamais les aborder réellement peut être un bon moyen pour rater sa psychanalyse. Car cela suppose qu'il y ait identification des problèmes par l'analysant et comme ils ne se trouvent pas forcément là oü l'on pense qu'ils sont ...

Chocolatine


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
Message Privé
03/08/2008, 09:17 Signaler

caroo

Nous a rejoint: 16/05/2008, 05:27
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 74

0

Bonjour,

"comment rater sa psychanalyse"?
Cela me fait penser au livre de Waslawick "comment réussir à échouer"
Sujet très d'actualité pour moi, peut être en ne prenant pas conscience suffisamment rapidement qu'on est pas au bon endroit, que la relation "dérape",et que l'on arrive pas à s'en dégager...Plutot que on, je devrais dire je.
Voila ce que je peux en dire ce matin, c'est douloureux donc...
Caro


Message Privé
03/08/2008, 09:41 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

en ne prenant pas conscience suffisamment rapidement qu'on est pas au bon endroit, que la relation "dérape",et que l'on arrive pas à s'en dégager

Bonjour Caro,
Vous voulez dire que quelque chose de la relation psychanalyste (ou se disant tel)/analysant a "dérapé" dans le cadre de cette tranche d'analyse, qui vous ferait penser que ça a raté ?
FB


www Message Privé
03/08/2008, 11:17 Signaler

caroo

Nous a rejoint: 16/05/2008, 05:27
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 74

0

Oui Francis c'est ce que je veux dire...

Caro


Message Privé
03/08/2008, 19:50 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Comment rater sa psychanalyse. Pourquoi pas ainsi ?

En n'allant pas chez une ou un psychanalyste.
En allant voir une ou un psychanalyste.
En s'obstinant à "vouloir" passer à coté de soi.
En ne s'en allant pas de celle ou de celui qui ne va pas. En s'installant chez celle ou celui qui ne va pas.
En s'installant chez celle ou celui qui le fait. Qui ne vous emmerde pas trop.
En n'y entrant pas, mais en écoutant encore le 1er concerto pour piano de Brahms, ou le 2ème, ou le prêtre, ou le rabin, et aussi Ferré ou Souchon, ou Pink Foyd ou Mozart ou Wagner, ... parce que ça vaut une analyse, au kilo de kleenex.
En ne voulant pas trop en savoir de soi.
En voulant savoir quelque chose de soi.
En voulant en trouver des « solutions ». Comprendre.
En voulant se soigner.
En cherchant un "retour sur investissement".
En sachant ce que c’est qu’une psychanalyse.
En n’ayant rien lu de ce qui réfère à l’inconscient.
En en sachant vraiment tout.
En voulant ne plus être névrosé. En ayant peur de devenir fou à cause de la psychanalyse.
En ne s’autorisant pas à se dire : « c’est mes séances, j’en fais ce que j’en veux ». Et en ne pensant pas à ce que l’on veut pour soi. En ne pensant qu’à ce que l’on veut pour soi. En ne faisant de ses séances que ce que l’on en veut consciemment.
En prenant pour soi l’image que l’on en a, et/ou en ne s’attardant pas su la perception que l’on a, de l’image que l’on saisit de soi au travers de certains autres.
En se disant qu’il y a « une » solution. Il n’y a pas de solutions à tel ou tel symptôme, fait récurrent. Fait qui nous fait tenir de guingois (debout).
En ne se rendant pas aux séances, sans prévenir le psychanalyste.
En l’entreprenant – l’analyse - pour autrui. Pour le bien d’autrui (« mes chers enfants »),
En se taisant,
En comptant les minutes,
En ne se disant pas : « l’analyste, je l’emmerde, c’est mon taf à moi ».
En lui disant « je ne sais pas quoi dire »,
En ne faisant que raconter. Ça meuble.
En prenant une psychanalyse pour une psychothérapie. Qu’est-ce que c’est une psychothérapie : un soin à l’âme. Une remise aux normes. Un contrôle technique.
En voulant, grâce ou à cause de la psychanalyse, « savoir comment je fonctionne ».
En ne « délirant » pas, ou en ne faisant – rarissime – que délirer,
En faisant confiance au / à la psychanalyste ; en ne se demandant pas « pourquoi oui, je fais confiance », ou « pourquoi non »,
En cherchant à paraître aux yeux de l’analyste / en n’en parlant pas…
En intellectualisant, en ne se demandant pas pourquoi on « paraît » chez l’autre abruti(e) - l’hors de prix,
En arrivant en séance et dire : « je voudrais revenir sur » ; en se refusant de « revenir sur… »,
En ne s’autorisant pas la régression ; la société actuelle considère la régression comme un en-arrière. En analyse, la régression souvent est une avancée pour l’analysant, pourvu que l’analyste la laisse se déployer. Mais ce n’est pas tout (jamais),
En s’interdisant la poésie de soi, des mots ; en se refusant les coq-à-l’âne, les Buñuel, Fellini et Werner Herzog ; Sarkozy et Kaposi, le savon de Ponge, les errances d’Yourcenar, de Camus et de Duras, les images qui viennent ici du cap Corse, au nord,
En prenant l’analyste pour une ami, un ennemi, un complice, une maîtresse, une masturbation intellectuelle ; en ne lui en disant rien, à l’analyste.
En ne se demandant pas pourquoi l’on ne lui en dit rien ; en le lui explicitant.
En cessant l’analyse, pour des « raisons ».

Des raisons.

Mais souvent, c’est ainsi que, et pourquoi, l’on continuerait son analyse, que l’on s’accrocherait : la volonté d'une sorte de prise en compte de soi, pour soi, soi seul. Que soi. Soi d’abord. Enfin. Tout coupable, tout innocent, tout les deux. Comment rater sa psychanalyse ? En économisant ? Comment encore rester si loin d’une existence dont l’on se dise finalement un jour « elle me va bien comme ça »?
En faisant bien comme il faut pour rater son analyse ?

Va savoir,
FB


www Message Privé
03/08/2008, 22:36 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

Bonsoir,

Je ne vois rien à ajouter à ce qui précède.Si ce n'est que parfois cela m'est arrivé de louper une séance, de ressortir en me disant que je n'avais pas livré tout, absolument tout ce qui me passait par la tête, d'avoir ressenti la difficulté de dire plutôt que de me dire, d'avoir pesté contre mon analyste sans le lui avoir dit (peur enfantine des représailles...)et d'avoir ressenti combien cette rétention ne faisait que me nuire et j'en viens à cette question: qui n'a pas une fois éprouvé cette contradiction qui conduit à mettre en échec ce mieux-être que l'on/je réclame.Je crois avoir souvent manqué à ces "commandements" dont on pourrait dresser la liste parce que je crois que c'est beaucoup plus "simple"d'être malheureux(se)que de se libérer de ses chaînes.
Et a-t-on toujours conscience que la relation analytique est entravée par ces obstacles installés par nos soins...
Ce ne sont là que quelques questions en vrac.Je n'ai ni réponses, ni vérités sur le sujet.J'ai simplement éprouvé ça, ce sentiment d'avoir parfois mis mon analyse en échec et je trouve que c'est souvent douloureux de s'autoriser à dire que ça va mal et d'ouvrir les vannes pour que ça se dise enfin.
C'est renoncer à être l'analysante idéale pour son analyste et laisser ce soi tout(e) nue, démuni(e), et là il n'est alors plus question de réussir ou d'échouer(ce serait pour "évaluer" qui ou quoi d'ailleurs?,et qui peut s'autoriser à dresser ce constat?) mais de briser à chaque séance les silences dans lesquels on/je m'enferme, de s'adresser à...pour que plus jamais ça ne se referme...
Voilà, j'aurais encore beaucoup à associer, à dire mais il y a d'autres visiteurs et demain sera pénible...pour moi alors je m'arrête ici.
Bonne nuit à tous et à toutes.


Message Privé
03/08/2008, 22:43 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
Nombre de sujets: 8
Nombre de Posts: 340

0

Bonsoir campagnard à tous, depuis mon accès internet « vacances » !

Je tente dans un premier temps de répondre à la question de Francis « comment rater ma psychanalyse ? » sans avoir lu les diverses réponses.
Tout d’abord, sans vouloir jouer les finaudes ( :lol: Francis) je ne suis pas sûre de savoir si une psychanalyse peut se rater, se réussir, se terminer… disons que j’ai l’impression qu’elle avance.

Ce qui peut empêcher de commencer une analyse :
1. ne pas aller chez un psychanalyste,
2. me retrouver par « hasard » chez un psychanalyste en lui expliquant que je ne veux pas faire de psychanalyse,
3. ne pas vouloir savoir ce qu’est la psychanalyse.
Bon, si vous voulez rater votre analyse, ne suivez pas ces 3 pistes, en ce qui me concerne ça m’a plutôt fait entrer en analyse.

Ce qui, maintenant, peut l’empêcher d’avancer :
1. les périodes où je viens assidument, à l’heure, avec beaucoup de zèle, même quand je dois décaler pour cela d’autres rdv , que je demande même à venir plus souvent que d’habitude… comme si cela pouvait compenser le fait que peu de choses se disent en ce moment….
2. quand je ne veux pas parler et que je m’enferme dans mon silence
3. quand je ne pense qu’à ce que je ferai après la séance (« une bonne façon de ne pas la commencer » m’a-t-on dit un jour…)
4. la même, en version longue : quand je me demande si ma psychanalyse se terminera un jour
5. quand je ne veux pas écouter les interventions du psy (pourtant toujours très brèves)
6. quand je n'écoute QUE ce que mon psy dit, et que j'en oublie de parler et de m'écouter, moi - comme s'il savait, lui...
6. quand je m’accroche à un problème en cherchant ce que ça veut dire, que je me focalise dessus, que je veux absolument trouver une réponse rationnelle… au lieu de me laisser parler de tout et de rien, au lieu du « soyez bête et ne réfléchissez pas» comme voulait (approximativement, je cite de mémoire) l’écrire Francis sur la porte de son cabinet.

..je continue maintenant en ayant lu vos réponses...

comme vous le dites, Chocolatine, les problèmes "ne se trouvent pas [forcément] là où l'on pense qu'ils sont ... ", d'où toute la difficulté à réussir ou à rater...

Caro, certaines personnes semblent ne ressentir les "bienfaits" de leur analyse quelques temps après la fin de celle-ci; je ne connais rien de votre situation si ce n'est cet arrêt que vous avez mentionné et cette impression que "ça a raté"... parfois certains ratages, malgré toute la douleur et les difficultés qu'ils occasionnent, ont parfois un peu de positif bien caché au fond, qui ressort plus tard...
bon courage avec tout ça...

Francis, le plus drôle dans tous vos exemples de causes de "ratages" c'est que laplupart peuvent tout aussi bien être des causes de "réussite" d'analyse, ou en tous cas d'avancée!


Message Privé
03/08/2008, 22:51 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
Nombre de sujets: 8
Nombre de Posts: 340

0

opale, nos messages se sont croisés; je me suis reconnue dans votre

cela m'est arrivé de louper une séance, de ressortir en me disant que je n'avais pas livré tout, absolument tout ce qui me passait par la tête, d'avoir ressenti la difficulté de dire plutôt que de me dire, d'avoir pesté contre mon analyste sans le lui avoir dit (peur enfantine des représailles...)
et cela m'a amusée:
...il m'est arrivé, après une séance de ce style, de repartir en voiture puis m'arrêter sur un parking pour hurler à mon analyste toutes les insultes que j'avais retenues pendant la séance!
...le fait de le lui raconter lors de la séance suivante m'a fait le plus grand bien et m'a permis de me libérer d'une partie de ce qui coinçait alors...


Message Privé
04/08/2008, 07:34 Signaler

caroo

Nous a rejoint: 16/05/2008, 05:27
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 74

0

Bonjour,

Je viens de lire toutes les raisons possibles pour rater ou réussir finalement, oui bien sur!!
Et puis est ce que cela rate vraiment? Est ce que toute expérience quelqu'elle soit ne finit pas par nous travailler suffisamment au dedans pour qu'il en ressorte quelque chose de positif?
Le pire sans doute serait de renoncer, renoncer à soi...
Caro


Message Privé
04/08/2008, 23:45 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

bonsoir,
Il est possible que du côté de l'analyste, ce soit le constat d'une analyse" ratée" parce qu'elle n'aurait pas été menée jusqu'à son terme, ou disons jusqu'au point qui laisserait espérer un non-retour de ce qui faisait souffrir l'analysant(e)et une manière de composer avec soi plus appropriée mais du côté de l'analysant? pense t-il à son analyse en ces termes? n'y a-t-il pas nombre d'analysant(e)s qui souhaitent interrompre l'analyse parce qu'ils estiment en savoir assez sur eux ou parce qu'ils ont senti que le changement impliquerait un bouleversement trop pénible qu'ils ne veulent traverser sans pour autant avoir présente à l'esprit cette idée de ratage?
La réussite et le ratage ne sont peut être en somme qu'une question de point de vue...ça pour une nouvelle...
Savoir que l'on ne peut aller au-delà de...est-ce un échec ou la reconnaissance de ses limites qui n'est pas, je trouve, une si mauvaise approche de soi...
Enfin voilà...
Je ne sais pas.


Message Privé
05/08/2008, 05:56 Signaler

Chocolatine

Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
Nombre de sujets: 10
Nombre de Posts: 177

0

Bonjour à tous,

Très intéressant tt ce qui s'est dit précedemment ...
C'est drôle parce que je n'avais pas lu la question de Francis du côté de son contraire : comment réussir sa psychanalyse ?
eh bien ... pour l'instant je la vis et advienne que pourra ...
En fait, pour moi, toute la difficulté à vivre ma psychanalyse est d'abandonner tout ce que je venais chercher auparavant en psychothérapie ... vous m'avouerez qu'une tranche de 12 ans, ça marque, même si les séances étaient très espacées ... hum. Mais j'en ai tt à fait conscience alors, peu à peu, je laisse de côté tout ça et mon psy m'y aide aussi à sa façon ... ce qui me vaut de bonnes doses de frustrations à vivre en séances et post-séances et que j'analyse par la suite. Je mesure donc parfaitement bien la différence entre psychothérapie et psychanalyse, ouh laaa oui ! Par contre, j'avoue que ttes ces années de psychothérapie, à verbaliser sans trop aller du côté de l'inconscient, m'aident bcp à avancer ds ma cure. Ainsi, il me semble que ttes ces années de résistance (à entrer en psychanalyse) ne sont pas tout à fait vaines ...
Bon OK, j'ai été un peu longue à la détente mais alors maintenant, je ne vous dis pas la motivation.
Alors, j'y suis, j'y reste ! :D

Mais finalement, la motivation (à bien réussir sa cure) n'est-elle là le minimum nécessaire à la réussite ?

Bonne journée à tous,

Chocolatine


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
Message Privé
05/08/2008, 13:11 Signaler

marge

Nous a rejoint: 02/10/2007, 22:22
Nombre de sujets: 9
Nombre de Posts: 132

0

Bonjour à tous,
Je pense que mon analyse était ratée d’avance parce que j’y suis allé avec un objectif illusoire.
Depuis que je n’ai plus d’objectif, je pense qu’elle ne peut que réussir.
Opale, il me semble évident que savoir arrêter son analyse fait partie de sa réussite. Arrivée à ce point, l’avis de l’analyste n’a plus la moindre importance.


Message Privé
05/08/2008, 15:12 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Bonjour,
Je crois Opale - mais je ne m'adresse pas à vous spécifiquement - que j'essayais, ici en haut de page 2, de "relancer ce sujet" en sortant du titre du livre, du contenu de l'interview et en me plaçant du point de vue de l'analysant : celui que je fus, ceux qui viennent travailler avec moi. Plus association d'idées de ma part que travail de réflexion, j'ai peut-être inconsciemment fait avec le fait que... je sois aussi analyste.
Sur l'arrêt de l'analyse il ne me semble pas - Marge - que sur le sujet, l'avis de l'analyste soit superfétatoire. Je me refuse à rester muet quand une personne exprime par exemple le souhait d'arrêter du fait d'un problème passager d'argent, ou du fait d'un coup de blues - et le découragement du fait de la durée de l'analyse - de la part de l'analysant, ou lorsque l'arrêt du travail m'est signifié inopinément à la fin d'une séance, sans que cette décision ait fait l'objet de quelque travail.
En général, j'explique - ou tente de le faire - la raison de mon point de vue, tout en signifiant à la personne s'il en était besoin, que de toute façon, elle est consciemment libre de ces choix.
Il m'arrive aussi d'être d'accord avec la décision de l'arrêt, plus souvent lors de thérapies analytiques que lors d'analyses, d'ailleurs.
Mais combien de volontés d'arrêt (pas toutes) ne sont-elles pas liées à des périodes de grande résistance. Je ne commente pas là tous vos propos ci-dessus.
A bientôt,
FB


www Message Privé
05/08/2008, 20:59 Signaler

marge

Nous a rejoint: 02/10/2007, 22:22
Nombre de sujets: 9
Nombre de Posts: 132

0

J’ai dû mal m’exprimer Francis. :? Les exemples que vous évoquez là ne sont pas des analyses réussies, même pas finies.
En fait je voulais dire que quand on a réussi son analyse on est capable de l’arrêter sans se soucier du point de vue de l’analyste. Je dis cela parce que j’en ai parlé à mon analyste, et j’ai compris que tant que je lui en parlerai, dans l’attente, et dépendante de son avis, ma cure ne sera pas réussie. Bien sûr ceci n'est que ma façon de voir très personnelle. :)


Message Privé
05/08/2008, 21:51 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

Bonsoir,

J'avais bien compris qu'il s'agissait de la relance d'un sujet et qu'il invitait les analysants que nous sommes, chacun d'entre nous, à s'interroger sur les conditions d'une analyse ratée ou réussie.
Il se peut que ma manière d'y répondre ait été un peu "abrupte", là n'était pas mon intention si elle a été lue ainsi...
Le moins que l'on puisse dire est que ce sujet fait question et renvoie je crois à nos manquements au cours de l'analyse.Pas si évident pour cela d'y répondre ou, du moins,de tenter d'y répondre dans les périodes "tourmentées".

BONNE SOIREE.


Message Privé
05/08/2008, 22:11 Signaler

caroo

Nous a rejoint: 16/05/2008, 05:27
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 74

0

Bonsoir,

A vous lire on pourrait croire que seul l'analysant est "fautif"du "ratage" de son analyse? Une relation duelle c'est être deux!
Il n'y a pas je crois que des analysants résistants il ya aussi des contre-transferts "ratés"je pense. On vous parle de réparation quand cela arrive,ce mot a bien un sens?

Juste agacée, désolée...
Caro


Message Privé
06/08/2008, 05:44 Signaler

Chocolatine

Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
Nombre de sujets: 10
Nombre de Posts: 177

0

Bonjour Caro,
je ne sais rien des tourments que vous avez vécus mais je crois comprendre que ds votre cas, cette relation de contre-transfert a dérapé ... oui, bien sûr, transfert et contre-transfert sont primordiales ds la réussite de la cure et normalement, si l'analyste sent qu'il ne peut pas accompagner l'analysant, il doit recommandé ce dernier à un(e) confrère. Et sans doute que ressentir que le contre-transfert dérape n'est pas si simple pour l'analysant ...
En tout cas, je vous souhaite beaucoup de courage pour surmonter tout ce que ça peut impliquer pour vous.
Bien à vous,
Chocolatine


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
Message Privé
06/08/2008, 05:47 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Bien sûr Caro, y-a-t-il des analystes qui n’en sont pas (ça, c’est moi qui l’écris et non vous) et/ou des analystes qui ne se penchent pas sur certains aspects de leur contre-transfert. Et cela peut faire que l’analyse ne commence pas, ou soit freinée, ou n’en soit pas une malgré la volonté de l’analysant, ou s’étiole, etc. Les « manquements » qu’évoque Opale peuvent aussi se situer du coté du psychanalyste et si je m’adressais plus à l’analysant en haut de page, la liste aurait pu être aussi longue si je l’avais dressée m’adressant à l’analyste. Vous m’imaginez écrire ici que c’est la « faute » de l’analysant, point à la ligne, quand l’analyse échoue ou avorte ? Je ne crois pas que ce soit ce qui émane des nombreuses pages du site et des forums. Enfin, Marge, pas de commentaires quant à vos propos auxquels j’acquiesce.
Caro, vous nous aviez écrit ailleurs les conditions de votre analyse, menée par téléphone je crois, et un peu plus haut, parlé de quelque chose qui aurait « dérapé » dans celle-ci. Dans votre post ci-dessus, vous évoquez votre agacement. Libre à vous d’en écrire un peu plus par exemple ici http://www.psychologie-bismuth.com/forum[…]oi-f2.html.
Je vois que Chocolatine publie pendant que je rédige : pas le temps de prendre en compte son intervention ; je vais sinon être en retard pour mes séances.
A bientôt,
FB


www Message Privé
06/08/2008, 07:15 Signaler

Ingrid

Nous a rejoint: 05/08/2008, 22:50
Nombre de sujets: 1
Nombre de Posts: 30

0

Bonjour Francis

Je me retrouve un peu avec ma psychanalyste, dans ce que vous disiez hier.

En effet, à plusieurs reprises en fin de séance, quand je me sens très mal, ça m’arrive de dire à ma psychanalyste que c’est inutile que je vienne à ma prochaine séance , que même je ne viendrais plus, que de toute manière ça ne passe pas entre elle et moi.
Je lui avais même dit une fois au téléphone en arrivant chez moi, alors que je venais tout de juste de la voir, et qu’elle m’avait pourtant interdit de l’appeler.
Suite à ça, elle m’a répondu que justement ça passe trop bien entre elle et moi.
Elle m’a parlé de la résistance, et plutôt que de me dire : « alors c’est fini », nous en parlons et reparlons.
Je crois qu’au fond je le regretterai d’arrêter et j’en souffrirai énormément. C’est surtout quand elle a failli annuler une séance, et quand elle en a déplacé une autre, que je me suis rendue compte à quel point je tiens à elle, et que j’ai peur de la perdre., et que je veux continuer avec elle.

Amitiés :) , Ingrid


Message Privé
06/08/2008, 10:08 Signaler

caroo

Nous a rejoint: 16/05/2008, 05:27
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 74

0

Bonjour,

Merci à vous pour vos réponses, voila qui me rassure, je ne dis pas que je n'ai pas ma part de responsabilité mais je voulais juste vous entendre dire( écrire en l'occurrence) que du coté de l'analyste il peut y avoir aussi des disfonctionnements.
Je ne souhaite pas forcément évoquer davantage ma situation, parce que je n'ai pas encore suffisament analysé et compris (je ne veux pas non plus faire entendre ce qui ne serait pas pour la personne concernée, pour qui malgré tout j'ai beaucoup d'estime)
Bonne journée à vous
Caro


Message Privé
06/08/2008, 10:19 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Bienvenue à vous Ingrid,
Je laisse pour l'instant d'autres vous répondre (voir page précédente).
A bientôt,
FB


www Message Privé
06/08/2008, 13:24 Signaler

Ingrid

Nous a rejoint: 05/08/2008, 22:50
Nombre de sujets: 1
Nombre de Posts: 30

0

Merci encore de votre accueil Francis.

Caroo, je souhaite que votre psychanalyste puisse vous entendre.

Amitiés
Ingrid


Message Privé
06/08/2008, 20:17 Signaler

makalu

Nous a rejoint: 24/04/2008, 17:33
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 56

0

"En effet, à plusieurs reprises en fin de séance, quand je me sens très mal, ça m’arrive de dire à ma psychanalyste que c’est inutile que je vienne à ma prochaine séance , que même je ne viendrais plus, que de toute manière ça ne passe pas entre elle et moi. "

Bonsoir Ingrid, bonsoir à tous,

Je vous cite Ingrid, car votre message m'a interpellé ce matin quand je l'ai découvert avant de partir travailler.Ca m'a replongé dans ce que je vis avec ma psychanalyste, le temps du trajet qui me sépare de mon lieu de travail.

Bien que je suis en pause d'analyste, pour encore un mois, j'ai repensé au nbe de fois où je me suis entendu lui dire:"pas besoin de m'attendre à la prochaine séance, je ne viendrai pas". Et au moment où je le dis je le pense vraiment. Finalement je suis toujours revenue (sauf une fois). Mais j'ai vraiment l'impression d'être tellement dans l'émotionnel et la haine en fin de séance quand elle me "laisse tomber comme ça, comme une vieille chaussette" que j'ai du mal à me raisonner et à prendre du recul.
Je ne lui ai jamais téléphoné, mais je lui ai très souvent écrit des lettres que je lui glisse dans la portière de sa voiture en sortant (à défaut de boîte aux lettres qui n'est pas accessible). Des lettres de colère, des lettres où je lui dis que je la déteste...
Un jour elle m'a auusi "interdit" de le faire. Mais il m'est quand même arrivé de le faire quand j'étais trop mal.
Pour moi ce n'est pas une façon de mettre en péril mon analyse, mais bien plus une manière de tester le cadre, de tester sa réaction, et de tester le lien.

Et puis c'est en prenant conscience que la relation que j'établis à son égard n'est que la reproduction de la relation que je peux établir avec d'autres personnes "dnas la vraie vie" que je me dis que j'ai meilleur temps de traiter ca avec elle et d'essayer de le dépasser, plutôt que de partir en courant.

Bonne soirée


Message Privé
06/08/2008, 23:24 Signaler

Ingrid

Nous a rejoint: 05/08/2008, 22:50
Nombre de sujets: 1
Nombre de Posts: 30

0

Bonsoir Makalu et merci de votre partage :)

makalu

Un jour elle m'a auusi "interdit" de le faire. Mais il m'est quand même arrivé de le faire quand j'étais trop mal.

Ca c’est bien moi aussi malheureusement.
Je n’arrive pas à faire autrement, c’est terrible.

makalu

Je ne lui ai jamais téléphoné, mais je lui ai très souvent écrit des lettres que je lui glisse dans la portière de sa voiture en sortant (à défaut de boîte aux lettres qui n'est pas accessible).

J’ai également touché des choses de chez elle, la concernant même intimement.
Pour moi, c’est une manière de la toucher, comme je suis frustrée de ne pas pouvoir le faire autrement.

makalu

Mais j'ai vraiment l'impression d'être tellement dans l'émotionnel et la haine en fin de séance quand elle me "laisse tomber comme ça, comme une vieille chaussette" que j'ai du mal à me raisonner et à prendre du recul.

De mon côté, il m’arrive d’être persuadée qu’elle ne veuille pas/plus me voir.

Amitiés, Ingrid


Message Privé
07/08/2008, 06:12 Signaler

Chocolatine

Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
Nombre de sujets: 10
Nombre de Posts: 177

0

Bonjour,

Juste un petit message pour souhaiter la bienvenue à ingrid sur ce forum :D et une bonne journée à tous,
Chcocolatine


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
Message Privé
18/08/2008, 12:05 Signaler

Enid

Nous a rejoint: 31/07/2008, 09:59
Nombre de sujets: 1
Nombre de Posts: 59

0

Bonjour à tous du forum, à notre hôte
et à la bienveillance de lecture en ces pages, auxquelles j'ajoute ce rat, ce loup, ce crapaud... en espérant qu'ils ne fassent pas qu'un à votre lecture -tel une figure bizarre d'un enfantin accordéon de monstres, mais bien trois à la réflexion.

http://www.item.ens.fr/index.php?id=1397[…]p?id=13973

«Rature, rater, rayer, éradiquer, radier, irradier»,
—Almuth Grésillon, 23 octobre 2006

[...]étymologies. Celle de rature, raturer pour commencer. Issus du latin médiéval rasitoria ou d’un latin populaire rasitura ou raditura, ces mots proviennent en tout cas du latin radere, rasum, racine qui pose d’emblée un rapport étroit avec racler, raser, faire table rase, et même avec le râle ultime qui met fin à l’existence. D’où, assez clairement, le sens de “supprimer”, “abolir”, avec, comme effet, le manque, la disparition et la perte.
Cette évaluation négative se retrouve dans le verbe rater. L’assonance entre raturer et rater, loin de n’être qu’un jeu de mot, va de pair avec une parenté étymologique ancestrale certes un peu tordue, mais non moins pertinente pour mon propos. Le verbe rater est en effet un dérivé de rat, notamment dans la locution ancienne prendre un rat, qui signifiait, en parlant d’une arme à feu, “ne pas partir”, d’où le sens “manquer son coup”, “échouer”. Quant à l’origine du mot rat lui-même,la plupart du temps décrite comme “obscure”, elle est à son tour rapprochée par Pierre Guiraud du latin radere, au sens de “ronger”. On peut donc avec quelque raison considérer la rature comme un raté, comme un acte manqué. C’est bien ce sens que visait Freud quand il parlait de cet acte manqué dans l’écriture que l’allemand appelle, sous une forme admirablement condensée, “sich verschreiben”. [...] »

Il n'y a de psychanalyse qu'à réussir son ratage.
Eh, qu'elle rate! Manquée! Qu'il y ait manque! Loupée! Les coups sont toujours loupés. La faillite. Il faut bien en arriver à la conclusion que l'analyse ne peut pas réussir autrement qu'à être ratée, sauf au risque de nous abolir dans la perfection de la réussite, qui serait la toute-puissance de la psychanalyse, du psychanalyste dans le même panier... sa propre toute puissance, de l'analysant, unilatéralement, à se convaincre de posséder ces moyens de réussite. Ces moyens de désir massif. Il y aurait un bouton rouge. Justement c'est bien de savoir rater, dont il s'agit indubitablement, en se lassant, sans se lasser, et d'apprendre à savoir rater, même et nécessairement et y compris sa psychanalyse, ou "l'idée de la psychanalyse", qui est la réussite probante, et d'aimer ce ratage, d'avoir de l'affection pour ces ratés, que nous sommes, sans concession, en se laissant, sans se laisser.

b) IMPR., THÉÂTRE, TECHNOL. Défaut, malfaçon, lacune. "On n'a pu empêcher qu'il y ait là un trou, un manque au milieu du drame, ce qu'on appelle un «loup» dans l'argot des acteurs et des mécaniciens (A. DAUDET, Crit. dram. 1897, p. 91). Il voyait tout, tous les défauts, tous les «loups» (VIALAR, Zingari, 1959, p. 71).
P. méton. Objet présentant un défaut. [L'expert] "Vous avez de bonnes choses (...) dans votre petit musée et vous allez flanquer, sous les yeux des amateurs, des loups sans nom! (LA VARENDE, Bric-à-brac, 1953, p. 51).

Un crapaud en gemmologie. C'est un défaut de nature du caillou, sauf qu'il n'est défaut que lorsqu'il apparaît grâce au travail de taille et de polissage : le travail donne valeur à la pierre qui en perdra à ce qu'elle soit ainsi sortie de sa gangue, et son crapaud.

Que l'analyse et l'analyste n'aient pas, jamais, de "loups", l'analysant le serait, lui, pour le coup, loup, et ainsi seul à être loup, il le serait à bouffer son crapaud. Rien d'autre "à faire", "affaire", à défaut de réussir. Je crois que c'est là que ce se serait une affaire d'escroc.

Cordialement,
Enid

PS :Que l'analyse "rate" effectivement, ce serait lorsque la Psychanalyse ne passe pas ?... comme un bon rhume, lui, passe...
... ne passe pas (le coup de fusil raté, "prendre un rat" : "ne pas partir") dont on ne se débarrasserait pas, un encombrant, la Psychanalyse. Un crapaud (dont on ne se "départirait pas" ?)...

Il n'y a rien qu'on puisse faire sur ce crapaud. Il ne s'agirait pas d'en détruire sa pierre?


Message Privé
18/08/2008, 12:38 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Bonjour Enid et bienvenue ici.

J'espère que votre intervention ci-dessus sera aussi claire pour chacun qu'elle l'est pour vous. A mon goût, si telle est votre coutumière façon de vous exprimer, j'aurais volontiers lu en conclusion - comme de toute intervention dépassant quelques lignes - une ou deux phrases qui reformulent et synthétisent.
Mais c'est affaire de goût.
A bientôt en tous les cas,
FB


www Message Privé
19/08/2008, 14:42 Signaler

Enid

Nous a rejoint: 31/07/2008, 09:59
Nombre de sujets: 1
Nombre de Posts: 59

0

FB
Bonjour Enid et bienvenue ici.

J'espère que votre intervention...

Intervenir : Empr. au lat. intervenire
« survenir pendant, se trouver entre, interrompre, se mêler à »

Bonjour Francis,

Voilà, ceci (donc mon message précédent et unique jusqu'à présent) me semble comme illustration du "raté" - tel les ratés d'un moteur à trois temps qui fonctionne sur deux. On l'entend "bancal"(les pieds d'un banc étant souvent faits selon des tracés divergents). C'est peut-être : pour ma part.

Contribuer : Empr. au lat. impérial contribuere
« apporter sa part ».

C'est ainsi, telle qu'elle est comme part, que je "l'apporte".

Certes, cela bégaye, comme pétarade...

Et s'il serait bien tout de même je vous l'accorde, que je conclue en


une ou deux phrases qui reformulent et synthétisent.

c'est mettre ma langue et ma pensée au travail de ronronner de tous ses pistons scolaires... qu'il faudrait, et je crois que le moteur s'arrêterait parfois, tout bonnement : ça "pilerait". Je ne saurai être thésarde. Le résumé - ou la synthèse précisément, d'idées qui plante le corps du message en terre, comme pieds enraciné, solide, tronc qui en porte la frondaison, me glace.

Peut-être même que le corps du message, ce n'est pas même la frondaison d'un arbre (fusse-t-il celui du "Chateau dans le ciel" Miyazaki) mais la composition d'orchidées épiphytes dans l'arrangement caché de leur biotope tropical. Quant à l'Ikebana des mots, éventuellement... rarement atteint, et cependant cela n'a pas forcément pour vocation d'être beau, mais troublant et voyageur, avec ses loupés, ses frottements, ses accords, ses sifflements, ses incongruïtés, ses débordements, ses aplombs, ses failles et ses falaises. Fadaises ? Foutaise ? La langue me le rend bien...

Bien cordialement, et que par hasard ce développement de ma position serve même et surtout détourné, au sujet abordé sur ce forum : comme accessoirement qu'est ce qu'un ratage ? Si c'est le cas, ne serait-ce que pour l'un d'entre les lecteurs, alors c'est aussi un bien.

Enid

...
Con tribution... tribu
/ tribut :
Empr. au lat. class. tributum « taxe, impôt, contribution, tribut » part. passé neutre subst. de tribuere, sens premier « répartir entre les tribus » d'où « répartir, assigner, attribuer, imputer » dér. de tribus, v. tribu

Non?


Message Privé
19/08/2008, 15:17 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

"une ou deux phrases qui reformulent et synthétisent",
c'est mettre ma langue et ma pensée au travail de ronronner de tous ses pistons scolaires... qu'il faudrait, et je crois que le moteur s'arrêterait parfois, tout bonnement : ça "pilerait".

D'accord.
Et merci d'avoir répondu à ma demande.
Ce sur quoi j'insiste dans ces forums, c'est l'intelligibilité par "le plus grand nombre" des messages postés, intelligibilité par le non-spécialiste, et non seulement par quelques uns des membres inscrits ici, exactement de la même façon que www.squiggle.be tente ou tenta d'associer librement grand public et psychanalyse". Il y a dans votre intervention quelque chose qui peut parler à certains d'entre nous, donc c'est OK pour moi.
Simplement ne souhaité-je pas que "mes" forums deviennent soit un www.discutons.org, soit à l'inverse un repère de soi-disant spécialistes es-Lacan, es-Freud, es-Klein (Mélanie),etc.. Mais vous le savez déjà.
A bientôt,
FB


www Message Privé
16/09/2008, 15:14 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Bonjour,
Un blog drôle et instructif sur un sujet qui nous tient tant à cœur : "comment rater sa psychanalyse ?"

C'est ici : http://ratersapsy.blogs.nouvelobs.com[…]velobs.com

A bientôt,
FB


www Message Privé
16/09/2008, 19:08 Signaler

Chocolatine

Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
Nombre de sujets: 10
Nombre de Posts: 177

0

Merci Francis pour le lien.
Je viens de passer un moment à rire de bon coeur ! Je n'ai pas encore tout exploré et me réserve la suite pour plus tard.

Chocolatine


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
Message Privé
17/09/2008, 11:55 Signaler

caroo

Nous a rejoint: 16/05/2008, 05:27
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 74

0

Bonjour à tous,

Oui vraiment "succulent" ce lien, j'aime beaucoup le passage sur l'analysé qui a réussi!!!drôle très drôle!
Caro


Message Privé
17/09/2008, 18:41 Signaler

Chocolatine

Nous a rejoint: 20/04/2008, 06:32
Nombre de sujets: 10
Nombre de Posts: 177

0

L'article qui m'a le plus "parlé" est celui sur le choix du lieu de l'analyse ... hum, sujet sensible en ce moment pour moi :wink: .
J'ai fait le tour du blog et maintenant j'attends la prochaine publication !
Encore merci pour le lien,

bonne soirée à tous,
Chocolatine


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir
Message Privé


Cliquez ici pour suivre ce sujet sans y participer.