Déprime post-analyse ?
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12/10/2010, 18:41 |
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Nous a rejoint: 10/10/2010, 21:34
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Bonjour, J'ai mis fin à une thérapie analytique, qui a duré de longues années, avec l'accord de ma psychologue.C'était il y a environ 3 mois. Cette thérapie m'a soulagée et allégée sur bien des choses.Ma vie est maintenant supportable.Bref je vais mieux. Mais voilà que depuis 2-3 semaines je traverse une période de déprime(assez forte certaines journées) et comme je suis exigeante envers moi-même je me dis que je ne devrais pas déprimer comme ça, à quoi ça a servie que je fasse tant d'années de thérapie d'analyse si c'est pour me retrouver encore déprimée...etc...etc...Alors je me demande si c'est normal d'être encore déprimée ou si c'est un effet de l'après-analyse ou encore devrais-je retourner encore m'étendre sur un divan? Car sais que je n'ai pas tout règlé mais la perspective de continuer encore(!) en analyse me décourage, j'aimerais mieux pouvoir m'en sortir seule.Que de questions...Avez-vous eu des expériences similaires?
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12/10/2010, 21:10 |
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Thérèse Bonjour,J'ai mis fin à une thérapie analytique, qui a duré de longues années, avec l'accord de ma psychologue.C'était il y a environ 3 mois. Cette thérapie m'a soulagée et allégée sur bien des choses.Ma vie est maintenant supportable.Bref je vais mieux. Mais voilà que depuis 2-3 semaines je traverse une période de déprime(assez forte certaines journées) et comme je suis exigeante envers moi-même je me dis que je ne devrais pas déprimer comme ça, à quoi ça a servie que je fasse tant d'années de thérapie d'analyse si c'est pour me retrouver encore déprimée...etc...etc...Alors je me demande si c'est normal d'être encore déprimée ou si c'est un effet de l'après-analyse ou encore devrais-je retourner encore m'étendre sur un divan? Car sais que je n'ai pas tout règlé mais la perspective de continuer encore(!) en analyse me décourage, j'aimerais mieux pouvoir m'en sortir seule.Que de questions...Avez-vous eu des expériences similaires? Bonsoir, je pense, Thérèse, que l'on n'a jamais tout réglé mais qu'il faut parvenir à évaluer si l'on a fait assez de chemin pour se débrouiller seul ou pas . Visiblement vous avez pensé que c'était le cas puisque vous avez choisi d'arrêter et l'avez verbalisé avec votre thérapeute . J'imagine que lorsqu'il y a arrêt , il doit y avoir un temps d'adaptation à l'absence du psy ... peut-être est-ce ce que vous vivez . Pour ma part , après de longues(mais trop courtes) années également , je suis toujours dans une période de latence(c'est le mot qui m'est venu mais qui ne convient pas forcément :? ) ne parvenant pas à y retourner ni pour continuer ni pour dire stop , j'arrête ! Mon expérience n'est donc pas similaire à la vôtre. Il me semble que les années de thérapie ne nous protègent pas à vie des périodes de déprime, de tristesse, de mal-être mais les rendent peut-être moins intenses, moins durables , plus supportables ... :roll: Si vous avez le sentiment que c'est trop lourd à porter, pourquoi ne pas recontacter votre psy et voir avec lui : peut-être qu'une ou deux séances de ré-ajustement/ré-assurance peuvent suffire ; rien ne dit que vous "en reprendrez" pour de longues années si ce n'est pas votre choix , d'autant qu' une telle perpective semble-t-elle vous décourager(vous effrayer ?) :wink: A bientôt
Melyna
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12/10/2010, 21:13 |
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Je viens d'aller consulter la définition psychanalytique du terme "latence" et ...heu... :shock: finalement, je ferais peut-être bien d'y retourner ! :lol: Bonne soirée, nuit, semaine à tous les passants :wink:
M.
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12/10/2010, 21:30 |
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Nous a rejoint: 10/10/2010, 21:34
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Merci d'avoir pris le temps de me répondre. Effectivement quand j'y décider que j'arrêtais c'est parce que je me sentais capable de marcher seule(et je crois bien que j'en suis capable) et j'avais atteint un niveau acceptable pour ce qui est du morale et du plaisir à vivre.Mais comme je suis une inquiète de nature je me dis«AH! Est-ce normal de me sentir comme ça?!» J'ai tendance à vouloir que tout soit beau, que tout soit parfait.Je ne suis pas portée vers les zones grises Si je retourne m'étendre sur le divan ça sera chez un autre psy.Je me dis qu'un vent nouveau serait une bonne chose. Mais je crois que je vais attendre et me laisser une chance.Il est vrais que j'ai eu le prévilège d,avoir un endroit où aller chialer et me lâcher 2 fois semaines.Une personne bienveillante et objective était là pour moi. Ça fait probablement un choc de ne plus y aller surtout qu'avec mon analyse j'ai fais au cours des années un bon ménage dans mes relations et que je me retrouve pas mal seule, pas très entourée mais c'est moi qui l'ai voulu. Non ça ne me fais pas peur de retourner faire d'autres scéances mais ,oui, ça me décourage. Alors Mélyna si je comprend bien vous avez plutôt interrompu votre analyse et vous n'avez pas encore décider d'y retourner? Peut-être que ce n'est pas nécessaire.
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12/10/2010, 22:02 |
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Bonsoir,
Bonsoir Thérèse , Mon expérience est un peu différente. Après avoir passé 7 ans en analyse ( 2 séances par semaine, le plus souvent sur le divan),j’ai ,avec l’accord de mon analyste ,arrêtée celle-ci. Et puis après quelques semaines , j’y suis retournée, non pour reprendre ce travail au même rythme, mais plus pour le « finaliser » . Enfin, c’est ainsi que j’explique le fait que j’y retourne une fois par mois environ , chaque fois suite à ma demande. Je n’ai pas envie de reprendre le rythme analytique mais j’accepte (et mon analyste aussi), qu’il me faille encore , de temps en temps y aller sans m’installer sur le divan.
Encore un peu de patience avec soi-même…
Melyna exprime cette période d’adaptation. Oui peut-être est-ce une période de transition nécessaire.
Je vous souhaite de trouver votre bien-être .
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12/10/2010, 22:31 |
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Merci de vos encouragements. Ma psy ne m'a pas proposé de faire un travail post-analyse. Elle est du type on se voit 2 fois par semaines ou c'est rien! En fait voilà comment ça s'est passé : En janvier dernier je lui ai fais part de mon désir d'arrêter ma thérapie de façon régulière et de la voir 1 ou 2 fois par mois.Elle a refusé. Elle disait que le travail ne se ferait pas de cette façon. Elle m'a proposé que l'on continue de façon régulière pendant encore 6 mois et qu'après on reconsidérerait les choses.En juillet dernier je me santait prête à cesser de la voire, quitte à continuer plus tard avec un autre psy. Je lui ai fais part de mon désir et elle a approuvé mais m'a proposé que l'on finalise par deux rencontres face à face. Voilà.
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13/10/2010, 10:01 |
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Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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Bonjour Thérèse, Melyna vous le disait, une analyse n'est pas un vaccin anti-déprime qui va éradiquer "votre" tristesse, et je confirme...En revanche, et c'est sur ce point là que je me suis attardée, vous disiez avoir fait de longues années d'analyse, de ce fait est-ce que ce travail là ne vous a pas permis de savoir de quoi est faite cette déprime, à quel(s) éléments vous avez pu l'associer si elle s'est déjà manifestée?
Si ce n'est pas le cas, alors peut-être effectivement qu'il y a encore un peu de travail...
Je crois que chacun(e) a "sa" tristesse,elle ne recouvre pas les mêmes choses pour chacun(e)et c'est ça je crois qu'il "faut" essayer de déterminer avec votre analyste, si ce n'est déjà fait. Bon courage à vous.
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13/10/2010, 14:49 |
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Nous a rejoint: 10/10/2010, 21:34
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Merci de votre réponse. Oui, je sais bien que la tristesse et autres émotions négatives continuent d'exister après l'analyse.Et c'esr tant mieux.Je ne tient pas à nager dans une parfaite béatitude Oui, je sais de quoi est fait ma déprime.J'en connais en grande partie les raisons. L'analyse m'a révélée le grand vide affectif que j'ai depuis pratiquement ma naissance.On le sait l'analyse sert à révéler.Mais c'est un constat qui fait souffrir.L'analyse toute constructive qu'elle soit ne peux jamais donner et réparer le manque d'amour de l'enfance.Le construire? C'est là que c'est pas facile.Et comme je le disait dans un autre post j'ai fais un ménage dans mes relations qui s'avèraient nocives.Donc je suis plutôt seule.On a beau être plus forte la solitude et ce manque affectif est pour moi plutôt déprimant car je sais qu'il est profond et malgré tout le travail de thérapie ce manque originel est là en moi.
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13/10/2010, 17:20 |
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Nous a rejoint: 02/10/2007, 22:22
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bonjour Thérèse et bonjour à tous
pensez-vous qu'il y a un lien direct entre votre déprime actuelle et l'arrêt de votre analyse? C'est ce que semble dire le titre de votre post, mais il y a aussi la solitude et le manque affectif que l'analyse ne saurait combler.
Je crois donc que c'est la question à mettre au clair avant de reprendre l'analyse.
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13/10/2010, 18:01 |
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Nous a rejoint: 21/03/2009, 00:01
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Thérèse Merci de votre réponse. Oui, je sais bien que la tristesse et autres émotions négatives continuent d'exister après l'analyse.Et c'esr tant mieux.Je ne tient pas à nager dans une parfaite béatitude Oui, je sais de quoi est fait ma déprime.J'en connais en grande partie les raisons. L'analyse m'a révélée le grand vide affectif que j'ai depuis pratiquement ma naissance.On le sait l'analyse sert à révéler.Mais c'est un constat qui fait souffrir.L'analyse toute constructive qu'elle soit ne peux jamais donner et réparer le manque d'amour de l'enfance.Le construire? C'est là que c'est pas facile.Et comme je le disait dans un autre post j'ai fais un ménage dans mes relations qui s'avèraient nocives.Donc je suis plutôt seule.On a beau être plus forte la solitude et ce manque affectif est pour moi plutôt déprimant car je sais qu'il est profond et malgré tout le travail de thérapie ce manque originel est là en moi. Je suis étonnée : ma thérapie m'a donné des armes pour , peut-être pas réparer mais du moins, vivre avec le manque d'amour , la solitude , la déprime ,l'ennui , que sais-je encore ... :wink: Je n'en souffre(temporairement? définitivement ? :mrgreen: )plus ou de manière moins violente.Si j'avais le sentiment d'en souffrir encore, je consulterais de nouveau sans hésiter. Bonne soirée
M;
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13/10/2010, 18:43 |
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Nous a rejoint: 10/10/2010, 21:34
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Mais si vous en souffrez temporairement ça veux dire que vous en souffrez encore.Non? Moi ,en fait, c'est la même chose ma souffrance n'est plus chronique et intense comme avant.La déprime est de plus courte durée.Je peux aussi vivre avec la solitude,le manque,etc.mais ça ne veux pas dire que ce n'est pas souffrant pour autant.Mais je me sens plus forte, plus outillée pour y faire face et le morale reviens plus vite. Je verrais.
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