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Fin d'analyse

01/03/2008, 14:27 Signaler le sujet

mia

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admin aimen(t) ca!

bonjour à tous,
un coup de blues me pousse à écrire ici aujourd'hui...
Toute analyse se termine-t-elle? Que signifie une fin d'analyse? ...et, bien sûr, la mienne se terminera-t-elle un jour? c'est long ce voyage, c'est très long, quand bien même j'en vois des étapes je n'en vois pas le terme... Quand je lis que certains sont en analyse depuis quinze ans, je me dis que je ne le souhaite absolument pas pour moi, mais aurai-je le choix?

Alors, j'aimerais des avis, des remarques, de personnes pouvant dire qu'elles ont fini leur analyse, Francis pourra peut-être me rassurer(!), mais aussi l'avis d'analysants en cours...

J'aurais voulu lire "analyse finie ou infinie" de Freud mais pour l'instant je ne le trouve pas. Alors... je me demande... fin d'analyse, fin de transfert? fin du sujet-supposé-savoir? alors, pourquoi et comment tant d'analystes en reprennent-ils "une tranche"? est-ce seulement possible si le transfert est rompu? ou bien ne l'est-il jamais vraiment... et dans ce cas, l'analyse est-elle jamais finie? peut-être une fin d'analyse est-elle la possibilité de continuer en auto-analyse?

je ne remets pas toutes ces questions en ordre, tant pis; je me sais oscillant entre le taire-mine et la faim, mais toujours trop loin de la fin...


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01/03/2008, 17:35 Signaler

Francis Bismuth

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Bonjour Mia,
«L’analyse sans fin et l’analyse avec fin» (1937) est un texte de Freud repris dans le tome II de «Résultats, idées, problèmes», Paris, PUF, 1985. Sans doute en existe-t-il une autre traduction, sans doute sa lecture ne vous apportera-t-elle pas quelque réconfort au présent coup de blues.
A brûle-pourpoint, à entendre l’expérience d’analysants devenus analystes, à constater la mienne coté analyste ou analysant, il me semble que l’analyse a quelque chose d’interminable, pour différentes raisons, ce qui fait qu’elle dure ou bien que l’analysant l’interrompt. Comme elle (est/me semble) interminable, certains la reprennent après avoir arrêté. Quelqu’un m’a dit un jour reprendre parce que tout ce qu’il y avait du coté de sa mère avait été travaillé, mais rien coté père ; va savoir… Un autre analysant peut, du fait du contre-transfert de l’analyste, et du maniement de la cure, tourner trop longtemps « à vide », même si des périodes où l’analysant éprouve ce sentiment peuvent s’avérer tellement témoins ou préparatrices de mouvements internes. La reprise avec un(e) autre analyste, du fait d’un autre type de transfert/contre-transfert, peut ouvrir sur, comme vous le dites, une autre tranche. Une autre analyse.
Il se passe quelque chose de l’ordre de l’auto-analyse entre les séances ou entre deux tranches. Mais des constats liés à celle-ci, qu’est-il fait ? Qu’advient-il ?
J’ai pour ma part arrêté ma seconde analyse lorsque mon analyste est mort. J’étais déjà quarantenaire analyste débutant. Mon analyse n’était pas finie, elle ne l’est toujours pas – je crois que « l’analyse terminée » est un fantasme – et l’aurait-elle été si mon analyste n'avait pas "fait défaut" ? Quant à mes moments d’auto-analyse ou se disant tels, ils ne sont que de constants clignotants dans l’exercice de mon métier. Or les warnings n’ont qu’une fonction d’alerte. C’est déjà ça, mais ce n’est que ça ; il n’y a pas de garantie dans l’analyse. C’est comme vous-même disiez peut-être : plus comme en art un mouvement qu’une fin à atteindre.

Mais votre question était ailleurs, non ?

A bientôt,
FB


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01/03/2008, 20:50 Signaler

mia

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merci Francis,

si, je savais exactement où se situe ma question je pourrais sans doute y répondre.
bon, je relis ma phrase, je vois que j'ai mis une virgule non prévue après le "si"..., au lieu de la mettre après la "question", ce qui change tout à son sens. j'avais prévu d'écrire: "si je savais exactement où se situe ma question, je pourrais sans doute y répondre."

ma question (à moi :P ) est sans doute: mon analyse est-elle terminée ou taire-minée (résistance, comme souvent)??? suis-je arrivée assez loin dans l'interminable?

...et comme chaque fois que, sur internet, ici ou ailleurs, j'écris car je n'en peux plus, j'associe librement...

l'avis d'analysants en cours...

ou la vie d'analysants, en cours? oui, je dois me former à la théorie pour pouvoir devenir un jour analyste... chose impensable il y a peu mais inévitable aujourd'hui: passer un jour du divan... au fauteuil.

j'arrête là pour ce soir, je fatigue. bonne soirée à tous; les réponses de tous sur ce que peut être la fin d'une analyse, ce que chacun en attend, continuent à m'intéresser!


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02/03/2008, 01:30 Signaler

marge

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Ca fait combien de temps qu’elle dure, cette analyse, Mia?

Evidemment si vous voulez devenir analyste, je pense aussi que votre analyse ne sera jamais finie. D’ailleurs est-ce que vous la souhaitez vraiment, cette fin ? Le désir de devenir analyste n’est-ce pas aussi un désir de perpétuer sa propre analyse (vous pouvez lire perpé-tuer), et dans ce cas confondre avec perpétrer (=exécuter, à lire comme ça vous arrange).
Je n’en sais rien, je ne compte pas devenir analyste et je compte bien finir mon analyse. Cela veut dire qu’un jour je n’irai plus chez mon analyste. Je ne pense pas que le transfert cesse complètement. Je garderai en moi pour toujours la trace de cette relation que je le veuille ou non. :)


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02/03/2008, 07:37 Signaler

Francis Bismuth

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Marge écrit :

(...) je compte bien finir mon analyse. Cela veut dire qu’un jour je n’irai plus chez mon analyste. (...)

Pour ma part, je ne pense pas que se superposent, que s'équivalent le fait de ne plus aller chez son analyste et le fait de finir son analyse. La comparaison vaudra ce qu'elle vaudra, mais un peintre peut achever (...) un tableau, avoir fait le tour des retouches et recommencements (le tour, parfois, d'une "période"), mais que d'autres tableaux, différents dans leurs fond et forme, restent à créer, et viennent à l'être (ou une autre "période" advenir, à défricher, à déchiffrer, à entreprendre, à vivre). Ou encore, l'oeuvre lyrique d'un Mozart peut-elle cohabiter avec l'ensemble des concerti pour piano et orchestre. Les 16 heures de la Tétralogie de Wagner se refermer, mais un autre opéra se fomenter.
Il y a là quelque chose qui s'arrête, qui se clôt, et chez la même personne, quelque chose qui se poursuit, que ce soit dans les faits ou inconsciemment, même si - dans le cadre de l'analyse - un moment de travail prend fin (moment qu'escompte la plupart des analysants, désir "d'en finir un jour" qui de certaine façon, meut l'analyse), prend fin ou n'est pas continué. L'analyse est-elle pour autant finie, ou encore terminable ?
Je sens fortement, lorsque certaines personnes cessent leur analyse avec moi (hormis dans le cas des ruptures) et avec le sentiment d'un résultat réel et profond, que ce n'est pas pour autant terminé, qu'il y a ô combien, tant de "reste" inanalysé. Mais en effet, pourquoi ne pas en rester là ?

FB


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02/03/2008, 13:27 Signaler

mia

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merci de vos réponses,
je ne sais pas trop ce qui se joue en moi en ce moment.

Marge, mon analyse dure depuis -seulement- quatre ans. Je sais que beaucoup me répondront que c'est court. ce n'est pas mon impression. en fait, depuis que j'ai accepté de m'écouter c'est TRES dense. alors, vendredi, quelque chose s'est joué, une autre page tournée, je le sais, j'en ai parlé; mais peut-être -sans doute- aussi s'est-il joué autre chose...

si vous voulez devenir analyste, je pense aussi que votre analyse ne sera jamais finie

je suis entièrement d'accord avec vous Marge, mais il faut bien que quelque chose cesse un jour, que je puisse dire qu'un cap est passé, pour à mon tour passer au fauteuil...

en fait j'en suis peut-être à ces mots de Francis:

un moment de travail prend fin
et je me demande ce que je dois en faire.

peu importe, ce forum sert parfois de soupape de sécurité, ça me fait du bien d'en parler. un dernier mot à Francis: j'écrivais dans le premier post de ce sujet

fin d'analyse, fin de transfert? fin du sujet-supposé-savoir? alors, pourquoi et comment tant d'analystes en reprennent-ils "une tranche"? est-ce seulement possible si le transfert est rompu?
, que pouvez-vous en dire?


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02/03/2008, 17:26 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
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Bonsoir Mia,
Ce n'est pas parce que je sors de "Paris", de Cédric Klapisch, sans parvenir à en sortir - envie de profiter encore un peu de ces deux si agréables heures - que je ne réponds pas à vos dernières lignes, c'est parce que je ne veux ni ne peux en écrire quoi que ce soit qui vous serve à quoi que ce soit. Et parce que vous êtes en analyse et que je suis analyste, et que vous m'interpellez en tant que je fais ce "métier", et vous savez bien tout ça.
Avec des interrogations telles que les vôtres, attendez bien plus d'analysant(e)s ou de vous-même, que de sujets supposés savoir (les analystes sur des forums), d'autant que l'analysant peut aussi être considéré comme tel.
Je n'ai pas de réponse à vos questions, même s'il est toujours possible d'en parler un peu, mais pour moi guère d'en écrire.

A bientôt,
FB


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02/03/2008, 18:22 Signaler

Nikaya

Nous a rejoint: 04/07/2007, 22:37
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Bonsoir Mia, bonsoir à tous,

Je ne pourrais pas parler si oui ou non il y a une fin de l'analyse par mon expérience puisque mon analyse vient "juste" de commencer (début mai 2007)... et en ce moment, j'ai l'impression d'avoir fait le tour, d'avoir tout dit... De radoter, de trépigner...

Mais je sais que mon analyse est loin d'être terminée puisque dans mon quotidien, il y a des souffrances que je ne m'explique pas, peut-être disproportionnées aux faits. Des choses "concrètement" ou "objectivement" pas si graves qui me blessent ou me torturent... ou me tiennent trop à cœur...

Au tout tout début, JC, mon analyste, m'avait prêté Ma psychanalyse est terminée d'Agnès Bardon. Cela peut peut-être rassurer de voir que certains en sont "sortis"... Mais quoiqu'il en soit, il nous reste notre propre chemin à faire... Donc le secours de ce genre de témoignages est assez limité.

En as-tu parlé à ton analyste ? Lors de séances ou après ?

Amicalement,

Nikaya


Condamnée à  être libre
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02/03/2008, 22:31 Signaler

marge

Nous a rejoint: 02/10/2007, 22:22
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0

D’après mon analyste, et je pense que vous êtes d’accord Francis, une analyse se fait à deux. Donc quand je n’irai plus chez mon analyste je ne ferai plus d’analyse. C’est dans ce sens que je dis qu’elle sera finie.
Je ne suis pas pressée « d’en finir », mais je pense que ça se fera naturellement le moment venu.

Bien sûr il y aura toujours des restes non explorés, on n’achève que les œuvres d’art ou les chevaux.
Mais j’espère qu’il arrivera un moment où je serai à l’aise dans ma peau et dans ma vie et où ces restes seront sans importance. Alors je n’aurai plus besoin de mon analyste.

Je tente une réponse à votre dernière question, Mia : S’ils reprennent une tranche avec le même analyste, c’est que le transfert n’était pas rompu. S'ils reprennent une tranche avec un autre, c'est peut-être bien que le transfert n'était pas rompu non plus. :wink:


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03/03/2008, 16:11 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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0

Bonjour,
En lisant votre premier message, j'ai décidé de vous adresser ces quelques lignes.Sans évoquer ma situation dans le détail, les pensées relatives à la fin d'analyse ont occupé fut un temps, celui du début de mon analyse, le devant de la scène.A peine avais je commencé que je pensais à la fin...un comble non?? J'ai saisi quelques temps plus tard que ce questionnement, cette peur de ne jamais en finir était reliée à MON "questionnement" ou à ma "problématique"(prenez le terme qui vous parlera). Je me dis juste en vous lisant que vous aussi vous pouvez peut être en faire quelque chose de cette question qui a semble t-il pris de la place.Ne restez pas avec ça sur les bras, essayez d'en parler à votre analyste, il/elle est là pour recueillir ce qui vous taraude le temps de votre coup de blues...
Parfois dans les moments de découragement, ça m'arrive encore de me dire que jamais je n'en finirai mais avec le temps, c'est le présent, mon présent qui a pris le dessus. Ne perdez pas courage et continuez à avancer à votre rythme avec les découvertes que vous apportera l'analyse.
Je vous souhaite bonne route et à bientôt sur le forum.


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03/03/2008, 17:03 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

Même si l'intervenant (celui qui pose une question) sur le forum en ressortait un peu frustré, j'aime à lire que nous renvoyons souvent les analysants interrogatifs vers le cadre de leur analyse, quitte à s'en sentir (réagissant à la question) soi-même "retenu" lorsque nous répondons.

Merci des contributions de chacune et chacun, merci de cette sorte de délicatesse (non : pas de "n" à la fin de "délicatesse").
FB


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03/03/2008, 21:04 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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0

bonsoir à tous,
et merci à tous de vos réponses et encouragements qui m'ont aidée à passer ce week-end difficile.

le coup de blues s'est transformé en rage dimanche soir, puis en rêves, que j'ai apportés ce soir en séance.
alors pour ce qui est de la raison du coup de blues, j'en ai une idée beaucoup plus précise maintenant (comme je l'ai écrit ailleurs, ces changements d'humeur, même s'ils se font parfois aussi difficiles à vivre qu'avant, sont de moins en moins longs au fur et à mesure de l'avancée de l'analyse).

et pour revenir à nos moutons,
Francis, me voici plus calme aujourd'hui et moins rageuse car j'ai trouvé ce que je reprochais à... mon analyste, merci d'être présent sur votre forum même si certaines de mes questions restent sur... leur faim.
Nikaya, j'en ai déjà parlé à mon analyste; une fois la réponse était "oui, ça se termine, une analyse" et un autre jour c'était "vous voyez bien que c'est sans fin"; ses réponses dépendent plus du contexte de la séance que de la question que je pense lui poser. à moi, comme tu dis, de trouver ma réponse.
Marge, merci d'avoir osé tenter une réponse à ma dernière question, en plus c'est une réponse pleine de bon sens!
Opale, merci pour ces encouragements; moi je suis arrivée en analyse sans penser à la fin, il n'y a qu'un an environ que je me dis qu'elle pourra finir un jour! oui, je vais en reparler à mon analyste, la réponse risque d'être de nouveau différente...


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30/03/2008, 16:31 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
Nombre de sujets: 8
Nombre de Posts: 340

0

Je termine 8) tout juste «L’analyse sans fin et l’analyse avec fin» (1937), trouvé d'après les références données par Francis.

J'y ai trouvé des réflexions, des éléments de réponses donnés par Freud. Qui rejoignent mes réflexions, les vôtres aussi (à tous ceux qui ont participé à cet échange).

Qui m'aideront un jour, tôt ou tard, à dire moi aussi: j'arrête là, pour le moment en tous cas.


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22/02/2011, 20:49 Signaler

Mézigue

Nous a rejoint: 30/11/2007, 13:52
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Je me pose exactement la même question....je me demande quand elle se terminera, aurai-je toujours besoin de cette " béquille" ?

Une pensée chaleureuse et affectueuse à vous tous, en espérant que vous allez tous pour le mieux.

Mézigue.


Mézigue
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24/02/2011, 14:27 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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Nombre de Posts: 351

0

Bonjour,

Je vous ai lue et j'espère que vous allez bien, vous aussi.Concernant votre question - je ne sais en vous lisant si c'est une question qui vous a furtivement traversée l'esprit ou si c'est une interrogation constante ou disons "lancinante" pour vous en ce moment - je lisais une question orientée vers un futur auquel bien sûr vous ne pouvez répondre. Si vous vous demandez en revanche:"Est-ce nécessaire pour moi ici, maintenant, aujourd'hui", ça vous aidera peut-être à y voir plus clair....Je vous souhaite bien sûr, comme à beaucoup ici, de ne plus en avoir "besoin" et de vous sentir assez forte pour avancer dans votre vie future sans vos séances (et de démentir la petite histoire qui dit que l'homme commence sur quatre pattes, puis sur deux et enfin sur trois pattes :),c'est votre "béquille" qui m'y a fait penser, humour passable je reconnais) mais c'est votre présent qui compte et celui-là seul qui peut compter.

Bien à vous et dites moi, dites nous à l'occasion, vous, comment vous allez.

Opale.


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24/02/2011, 14:33 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

Bien à vous et dites moi, dites nous à l'occasion, vous, comment vous allez.

Bien sûr, mais dans un autre "fil" qu'icelui :) ou par "mp" (messages privés).

Cordialement à chacun,
FB.


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25/02/2011, 09:32 Signaler

prune

Nous a rejoint: 26/11/2008, 10:00
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0

Bonjour à tous !

Juste une réflexion, pas en rapport à ce que les uns et les autres avez dit ici, mais sûrement avec "fin d'analyse".
On entend parfois dire que l'analyse se termine avec la "liquidation du transfert". Je trouve ça un peu insuffisant, en tout cas en rapport avec la manière dont on peut comprendre le transfert. Le "transfert négatif", c'est Freud qui en parle, peut amener à la rupture de l'analyse. Or le transfert pendant l'analyse a plein de faces, du positif au négatif, en passant par le zéro. C'est le rapport à l'Autre, dont on ne sait pas trop ce que c'est. Mais c'est toujours du transfert, même dans l'indifférence du zéro.
Et puis je ne crois pas à une totale "liquidation" du transfert. Les relations fortes ne s'oublient jamais, et ne sont d'ailleurs pas uniques ...

Voila voila :D
Bonne journée !
Cordialement


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26/02/2011, 19:07 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
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Bonjour à tous,

Oui Prune, oublier une telle relation est impossible, ça ne peut pas s'oublier. Mais vivre sans cet appui ou "béquille", il y a un moment où l'on est capable de l'envisager. Le "départ" peut se vivre sereinement et se "préparer" peut-être en allégeant, par exemple, le rythme des séances.

Mézigue, je me suis posée cette question "lancinante" à un moment de ma cure, et puis j'ai arrêté de me la poser. Aujourd'hui, "l'ouvrage" est encore en cours mais j'ai acquis la certitude que la fin existe.

Amitiés à tous,

Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

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26/02/2011, 21:44 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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Bonjour à tous,

Mézigue, tu reprends le sujet de la fin d'analyse alors que je me posais vaguement la question d'y revenir...
suite à vos diverses interventions, voici ce qui me vient à l'esprit ce soir, en vrac:
-la fin du transfert, j'imagine que ce n'est vraiment possible que lorsque l'on a effectivement quitté le divan de l'analyste (sans que ce soit une fuite, ou une rupture suite à un transfert négatif, pour reprendre les mots de Prune).
Mais pour en arriver là, il faut déjà que quelque chose dans le transfert ait changé.

-pour ma part, je dirais que j'en suis arrivée à « une fin possible », un point dans mon analyse où je pourrais décider d'arrêter là ma cure. J'écris ça non sur un coup de tête mais après de longs mois de réflexions. Je me sens capable de vivre maintenant, suite à une analyse où j'ai découvert plein de choses sur moi, puis agressé mon analyste, puis plus rien compris à rien. Mais, à continuer sans rien comprendre, on finit par saisir vaguement quelque chose. De là à dire que tout est analysé... sûrement pas! Et après ces 7 ans d'analyse je me demande d'ailleurs, plus que jamais, ce que signifie « analysé »!!!!!!!!

M'enfin, avec des « si » on mettrait Paris en bouteille! alors , quel sens donner à ma phrase: " « si » je ne voulais pas devenir analyste je pourrais arrêter là...":?:
le problème c'est que je veux devenir psychanalyste... et que je continue mon analyse sans plus savoir ce que j'y cherche...!! :lol: mais pour revenir à nos moutons, je dirais que ce n'est plus pour y trouver une béquille; même si c'est confortable d'avoir quelqu'un qui ne juge pas à qui raconter les soucis qui ne manquent pas d'arriver, quotidiennement ou plus ponctuellement. Cela ne me semble plus insurmontable de l'assumer seule.

j'ai donc trouvé une variante à la question première qui était « y a-t-il une fin à l'analyse? »,je vous la livre:
« y-a-t-il un point d'analyse à atteindre pour devenir analyste? »
(selon mon psychanalyste, la fin d'analyse ça existe, mais j'ai fini par comprendre que j'avais le droit de penser autrement).

Voilà pour mes pensées du samedi soir,
bon courage à ceux qui sont trop embrumés pour apercevoir le bout du tunnel tout là-bas au loin,
et bonne soirée à chacun!
Mia


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27/02/2011, 21:47 Signaler

Laurence

Nous a rejoint: 30/01/2011, 10:12
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mia
De là à dire que tout est analysé... sûrement pas!

Mais est-ce le but ?


Il est probable que la meilleure réponse au vertige ne soit pas la crispation mais l'étonnement.
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28/02/2011, 13:04 Signaler

mia

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Laurence,
je suis d'accord avec vous: vouloir être "totalement analysé", ce n'est pas le but; c'est aussi une utopie. mais il me semble que pour devenir analyste et écouter les autres (c'est ce vers quoi je m'oriente), mieux vaut pousser assez loin l'analyse, tout de même.

pour tous, un petit mot de Lacan s'adressant à un auditoire d'analystes:

Le sujet commence l'analyse en parlant de lui sans vous parler à vous, ou en parlant à vous sans parler de lui. Quand il pourra vous parler de lui, l'analyse sera terminée.


Message Privé
28/02/2011, 13:30 Signaler

Francis Bismuth

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mia
(...) pour tous, un petit mot de Lacan s'adressant à un auditoire d'analystes:

Le sujet commence l'analyse en parlant de lui sans vous parler à vous, ou en parlant à vous sans parler de lui. Quand il pourra vous parler de lui, l'analyse sera terminée.

C'est à mon avis, à prendre comme une formule, exprimée dans un contexte, voire pour marquer les "esprits".
Je reprends la citation, dont on supposera qu'elle est bien de lui, et non de son exécuteur testamentaire, Jacques-Alain Miller.
"le sujet commence une analyse en parlant de lui" : mais quel est ce moi ou cette part de moi qui parle, personne n'en sait rien au début
"... sans parler à vous" : mais ce "vous" là, voué à support de transfert(s), on ne sait trop quel "vous" c'est
"... ou en parlant de vous (...) sans parler de lui (...)" : idem que précédemment
"Quand il pourra vous parler de lui, l'analyse sera terminée" : avec des "vous" et des "lui", qui sait mieux identifiés. Et l'on pourrait sans dire n'importe quoi, écrire : "Quand il pourra vous parler de lui, l'analyse commencera alors, passés les errements et un peu dépiautée de leurres".

Toute lecture analytique, selon moi, lacanienne ou non, à rarement prendre au pied de la lettre.

A bientôt,
FB.


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28/02/2011, 14:20 Signaler

mia

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Bonjour Francis,

je précise la façon dont je comprends cette citation.:)
(enfin, j'essaie, ça s'avère plus difficile que ce que je pensais)

Le « vous » indiquerait l'analyste, en tant que réceptacle neutre de mes paroles, aveugle, muet et pourquoi pas sourd , mais aussi dont l'opinion m'importe peu. un auditoire quelconque, non transférentiel, il pourrait tout aussi bien n'y avoir personne (utopie, mais continuons)
Le « pas vous » indiquerait alors l'analyste comme support des mes transferts, donc en fait les projections que je fais sur lui.

"le sujet commence une analyse en parlant de lui sans parler à vous " : je parle de façon transférentielle, non pas à l'analyste auquel je crois parler, mais à tous les fantômes qui me hantent, images de mon passé (ou de mon présent). de cette façon, une partie de mon moi profond et inconscient parle et se révèle (à mon insu).

"ou en parlant à vous sans parler de lui" :je parle à l'analyste, je lui « expose mon cas »: je me veux plus objectif dans mes relations, qui sont sans doute moins transférentielles, mais ce que je dis de moi n'est que superficiel, ce n'est pas vraiment de mon moi profond qu'il s'agit (ou d'une partie de celui-ci).

"Quand il pourra vous parler de lui, l'analyse sera terminée."  : là je comprends ça comme la liquidation du transfert: être capable de s'adresser à l'analyste -ou à n'importe qui-et non aux fantômes transférentiels, pour lui dire non pas ce que je sais de moi consciemment, mais ce que j'ai découvert de moi à travers l'analyse (avec toutes les zones d'incertitude qui en ont partie).

si d'autres veulent dirent comment ils comprennent cette citation, ce sera au moins un support d'échange à défaut d'une vérité vraie! :)
bonne journée à tous,
Mia


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28/02/2011, 14:29 Signaler

Francis Bismuth

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si d'autres veulent dirent comment ils comprennent cette citation, ce sera au moins un support d'échange à défaut d'une vérité vraie!

... en essayant de ne pas trop digresser du thème initial du fil, à savoir : "Fin d'analyse"...
FB.


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01/03/2011, 08:53 Signaler

marge

Nous a rejoint: 02/10/2007, 22:22
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0

Bonjour à tous

Je suis assez d'accord avec ton interprétation, mia, mais
je me demandais, pourquoi Lacan n'a pas mentionné le moment où "il vous parle de vous" ou "il parle à vous de vous" qui me paraît au moins comme un prélude à la liquidation du transfert. Même si cette situation, du moins de mon point de vue d’analysante, paraît une absurdité : parler de l’analyste à l’analyste veut dire à la fois parler à une personne réelle du personnage fantasmatique qu’il engendre et inversement. N’est-ce pas la découverte de cette impossibilité qui fera choir l’analyste de sa fonction ?
Ceci pourrait presque remplacer la troisième étape dont parle Lacan.

Je n’ai aucune intention de devenir analyste, mais je vais essayer de répondre à ta question : « y-a-t-il un point d'analyse à atteindre pour devenir analyste? » je pense que oui, et tu y réponds déjà toi-même en parlant de variante de la question de fin d’analyse : pour devenir analyste il faudrait avoir atteint le point où ton analyse est quasi finie.
Ne restera qu’à analyser ce désir de devenir analyste, ce qui pour une analysante chevronnée ne devrait pas poser de problème. Et là, tu seras prête à te lancer.
Je te souhaite de trouver ce que tu cherches dans ta fin d’analyse

Amitiés
Marge


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01/03/2011, 09:40 Signaler

Laurence

Nous a rejoint: 30/01/2011, 10:12
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0

À propos de la fin d'analyse, je me faisais une réflexion. Elle est assez claire dans ma tête mais je ne suis pas sûre de parvenir à l'expliquer. Vous me direz... ou pas... :)

C'est à propos du "prends soin de toi" qu'on entend si souvent lorsqu'on ne va pas bien. Alors je me disais : est-ce que finalement, la fin d'analyse ne serait pas le moment où, justement, on ne ressent plus le souci de prendre soin de soi, où ce n'est plus un souci, où le soin est parfaitement intégré au point de se faire oublier, d'aller de soi.

Cette réflexion fait écho à une autre. On parle du "poids des ans". Or j'ai aujourd'hui l'impression qu'au contraire, chaque année passée m'allège. Je me dis : un an de moins à tirer... Mais ce n'est absolument pas un propos désespéré. Je crois même que le désespoir est bien plutôt lié à ce fameux poids des ans. D'ailleurs, l'idée du suicide est comme dissoute dans cet allègement, elle n'a plus de sens. La où le suicidé espérait, le vivant n'espère pas, il hume, il marche, il chante, il pleure, il sourit... il vit... Ceci pourrait rejoindre là aussi Lacan : la vie n'est supportable que parce qu'elle a une fin. Encore faut-il en prendre pleinement conscience. Dans cette légèreté, l'étau de l'espoir se desserrerait, laissant l'espace à l'être, au vouloir (que je conçois différent de la volonté). Sénèque disait : "Quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir". Il y a de ça, je trouve...


Il est probable que la meilleure réponse au vertige ne soit pas la crispation mais l'étonnement.
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01/03/2011, 18:07 Signaler

thunderbird

Nous a rejoint: 08/07/2010, 13:54
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0

"« Je déteste les citations. ». Je ne me souviens plus qui a dit ça."

MECCI, Angelo


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02/03/2011, 08:59 Signaler

Laurence

Nous a rejoint: 30/01/2011, 10:12
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0

thunderbird
"« Je déteste les citations. »

Arf ! Ne jamais me lancer sur de tels chemins de traverse : ce n’est pas toujours bon pour ce que j’ai… quoique… Car une position aussi catégorique ne pouvait que susciter chez moi d’intenses remous nocturnes. Je précise – rassure - : ça ne m’empêche pas de dormir ; je me réveille simplement avec un flot de pensées qui se bousculent au portillon. Grasse matinée ratée à tous les coups...

Une position aussi catégorique, donc, mériterait – ou pas - que son auteur se penche avec malice sur les enjeux psychiques qui sous-tendent un rejet aussi massif. :wink:

http://www.psychologie-bismuth.com/forum[…].html#5336


Il est probable que la meilleure réponse au vertige ne soit pas la crispation mais l'étonnement.
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02/03/2011, 09:59 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

Bonjour,
Deux choses :
1. Essayons ce fil de citations. Simplement, comme il se trouve dans le forum "art et psyché", peut-être serai-je amené à le déplacer, si par exemple les citations de mossieur Sarkozy, de mâdâme Ségolène, de Robert Bidochon ou de Bill Gates venaient à pulluler.
2. Thunderbird, sans doute inintentionnellement de votre part, votre "je déteste les citations" tout de go dans ce fil peut-il être interprété par les grands parano dont je suis à n'en pas douter, voire par quelques zautres, comme - comment dire - une petite pique.
Aussi invité-je dans ces forums, à l'évitement de l'ellipse.
Ainsi, les questionnements, les sentiments, opinions et faits étant clairement développés - dans la mesure du possible, bien sûr - se trouve minoré le risque d'interprétations 'achtement sauvages. Il y eut en effet ici des passes d'armes sous voile, ou bien saignantes, qui n'apportèrent rien de bon ; c'est même peu dire.
Mais c'était, j'en conviens, voila si longtemps (quelques mois, facile)...

A bientôt,
FB (Régulator).


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05/03/2011, 16:55 Signaler

Magalère

Nous a rejoint: 30/01/2009, 09:46
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0

Bonsoir à tous

fin de psychanalyse

j'ai cru que c'était arrivé contre mon gré,il y a 10j. mot sur la porte disant que les consultations étaient interrompues,puis coup de fil m'informant que l'on me tiendrait au courant.
que j'ai eu peur!!!
Moi qui râle en permanence en séance,qui dit (ou menace) d'arrêter,j'ai réalisé que je n'avais pas fini.
je n'arrive pas à savoir pour qui j'ai eu peur. Cela m'a mis dans un état d'inquiétude...telle qu'il y a du pain sur la planche pour la reprise que j'appréhende.
je sais à quoi cela renvoie mais...

Le psychanalyste est humain et peut aussi avoir des faiblesses.(il est vivant ,message sur le répondeur)

Par contre je n'arrive pas à faire la part entre le lien entre psychanalyste et moi (transfert) et en même temps la réalité.Mais ceci est peut être hors sujet.
je ne pensais pas qu'une interruption non programmée me mettrait dans un tel état.Mais j'aurais du m'en douter.

5 ans de psy et je n'ai toujours pas grandi.
Par contre je suis à peu près sure maintenant que je ne suis pas arrivée au bout,mais l'interrogation est toujours là :quand?
bon we
Magalère


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06/03/2011, 10:19 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

Bonjour,
Contrairement à ce que j'envisageais hier en n'ayant que survolé votre post ci-dessus, je n'ai finalement pas de commentaires particuliers à apporter à celui-ci. C'est affaire entre votre psychanalyste et vous, je ne souhaite pas m'en mêler en tant qu'analyste, même si un tel mode de suspension provisoire des séances - un mot sur une porte - ne laisse pas de me surprendre.
Bonne continuation et à bientôt,
FB.


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16/03/2011, 21:51 Signaler

anna

Nous a rejoint: 19/12/2009, 23:22
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0

Bonsoir,
Ces échanges sur le sujet de la fin d'analyse - la terminaison selon mon analyste, l'analyse n'est jamais finie - m'intéressent beaucoup, étant (peut-être) au début de la fin.
Après avoir longtemps pensé que la fin d'analyse était pour moi très loin, cette idée (liée à un désir d'indépendance, un sentiment d'avoir suffisamment de ressources, une envie d'ailleurs, d'expériences, de temps autre) a pointé son nez de façon de plus en plus insistante. Des séances où il me pesait d'aller - inimaginable auparavant - m'ont conduite à en parler, à penser à cette fin. Nous avons convenu avec mon analyste de modifier le rythme, passant de deux à une séance par semaine. Et là c'est le drame. Cette première semaine à une séance, et tout ce que ça représente, est très éprouvante. Beaucoup d'angoisse, d'agressivité, et une grande tristesse au quotidien. je suis surprise, envahie par une angoisse que j'ai du mal à maîtriser. Déçue par moi aussi. D'en être encore là. Mon analyste est plus silencieuse que jamais et bien sûr j'imagine son agacement. Je me sens lâchée, perdue. Je sais qu'il y a certainement quelque chose à entendre derrière tout ça... Dois-je entendre que ce travail n'est pas du tout fini? En tous cas c'est dur.
Comment se sont passées vos fins d'analyse? Certains ont-ils voulu arrêter trop tôt? Et l'après?
Bien à chacun et chacune
A.


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19/03/2011, 08:25 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Bonjour Anna,
J'espère que certains vont vous répondre ci-dessous.

Bonjour à tous et à bientôt,
FB.


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19/03/2011, 11:35 Signaler

Laurence

Nous a rejoint: 30/01/2011, 10:12
Nombre de sujets: 3
Nombre de Posts: 24

0

Bonjour Anna,

En lisant vos questions, je ne peux m'empêcher de me dire que le travail paraît encore nécessaire :

anna
Déçue par moi aussi... (pourquoi déçue ?) j'imagine son agacement... (jolie projection ?) Je me sens lâchée, perdue... Dois-je entendre que...

Peut-être que ces séances vous pesaient pour une autre raison. Non que la fin s'annonçait, mais qu'une étape devait être franchie et que vous résistiez.

En tout cas, j'ai pu vérifier que c'est dans les déséquilibres que j'ai le plus cheminé. Alors je souhaite que cette "étape" vous soit source d'élan.


Il est probable que la meilleure réponse au vertige ne soit pas la crispation mais l'étonnement.
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19/03/2011, 11:44 Signaler

prune

Nous a rejoint: 26/11/2008, 10:00
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Nombre de Posts: 264

0

Bonjour Anna,

Mais c'est super, quand la fin, sortie, terminaison d'analyse se prépare à deux !
C'est une période qui est toujours encore dans le cours de l'analyse, de la "cure" psychanalytique. Alors faut pas s'affoler :wink:
Il y a dans doute des choses qui remontent, remuées par le changement du cadre, du rythme des séances. Autant en profiter et les exploiter, non ?
Mais c'est vous qui voyez, comme disait l'autre (et y a pas le feu au lac, diraient les Suisses) :D

Bonne journée à tous


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19/03/2011, 12:56 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

Bonjour,

J'entends bien que le silence de votre analyste vous désespère. En vous relisant - si j'ai bien compris - vous avez évoqué une possible "fin" d'analyse avec votre analyste, laquelle sur cette "fin" évoquée ne vous a non pas dit : "D'accord, on arrête.", mais vous a, semble-t-il, proposé de réduire le nombre de vos séances.Ce qui a occasionné angoisse,peurs, interrogations.Peut-être fallait-il que vous passiez par là pour vous rendre compte qu'effectivement le "travail" était loin pour vous d'être terminé? (et c'était peut-être à cette constatation que votre analyste voulait vous conduire...je dis bien peut-être).Ce qui pourrait expliquer son silence puisque vous seule pouvez vous rendre compte de cela.
Du coup, la "fin" n'est peut-être pas encore d'actualité pour vous? A vous lire, c'est un peu ce que je crois comprendre...
Ces moments-là sont difficiles à vivre en séance, mais le mieux - pas très original de vous dire ça - c'est d'évoquer tout ça à bâtons rompus avec votre analyste avant de prendre une décision même si c'est compliqué pour vous d'en parler. C'est essentiel de savoir au moins pour quelle raison vous voulez vous arrêter là (que vous le décidiez ou non), ça vous aidera à supporter l'"après"séance et/ou analyse si vous vous arrêtez à ce point de votre "travail".
Il vaut mieux s'arrêter sur une "explication" (à laquelle votre analyste qui vous connaît pourrait éventuellement réagir) que sur un coup de tête qui vous laissera sans doute plus déçue encore et de ne pas avoir pu dépasser vos blocages sans leur associer un mot, une proposition, une situation déjà connue de vous et de ne pas avoir osé en parler...Ce serait sans doute ça la pire des choses: rester sourde à vous même plutôt que d'arriver à dire : "j'en suis là, je sais pourquoi j'en suis là et je sais aussi pourquoi je ne peux pas continuer pour le moment".Après vous verrez, soit ça dénouera quelque chose, soit ça vous confortera dans l'idée qu'il est temps pour vous d'arrêter vos séances.
Seul l'entretien avec votre analyste vous permettra de décider le plus "paisiblement possible" de ce qui est bon pour vous, mais il FAUT en parler, ça c'est sûr...
J'espère ne pas avoir été trop confuse.

Bon courage à vous et bon week end quand même.


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19/03/2011, 18:42 Signaler

thunderbird

Nous a rejoint: 08/07/2010, 13:54
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0

http://img541.imageshack.us/img541/2438/[…]touin6.jpg

S.Tisseron "Tintouin chez le psychanalyste"


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19/03/2011, 18:45 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

Tout aussi drôle Thunderbird, que pertinente selon moi, les réponses à Anna ci-dessus.

Merci à chacun de ses contributions et à bientôt,
FB.


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19/03/2011, 19:50 Signaler

anna

Nous a rejoint: 19/12/2009, 23:22
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Nombre de Posts: 25

0

Bonsoir,
Très drôle effectivement cette bulle de Tisseron, merci Thunderbird! Utile aussi, sur la difficulté d'exprimer ce qui est noué, ce qui a trait à l'analyste (et qui souvent ne s'adresse pas (qu')à lui...)
Merci beaucoup, vraiment, Laurence, Opale et Prune pour vos réponses. Riches et éclairantes. ce que vous dîtes Prune me rassure, et, étant ce soir moins angoissée, je me dis que oui, après tout, la fin de l'analyse est une nouvelle étape de l'analyse, et peut-être pas de quoi s'affoler. "Autant en profiter et les exploiter" comme vous dîtes si justement!
Après, comme vous l'écrivez Opale et Laurence, le travail n'est pas terminé, j'en ai la preuve... et je ne sais si c'est une étape, quelque chose qui résiste (enfin ça c'est sûr) et comment me positionner dans ce travail - que je souhaitais pourtant doucement terminer pour vivre d'autres choses, expérimenter une certaine indépendance .
Quand l'angoisse liée à l'analyse est comme là très envahissante, je suis tentée par un départ précipité, de tout arrêter. Après, je sais que ce passage à l'acte sera finalement frustrant,sans réponses, et peut-être aussi angoissant.
Je vais essayer, comme vous me le conseillez, d'en parler "à bâtons rompus" avec mon analyste. Je crains son silence et qu'elle me laisse dans cette confusion actuelle (en écrivant cela, je me rends compte tout ce que je projette aussi). Déjà parvenir à parler de l'angoisse générée par le changement de rythme des séances, par son silence aussi, sera un pas, peut-être salutaire, voire source d'élan (ce que vous disiez Laurence?)? Essayer au moins.
Bonne soirée à chacune et chacun
Anna


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20/03/2011, 18:49 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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Nombre de Posts: 351

0

Bonsoir,

Il y a quelque temps, l'alternative critique devant laquelle je me retrouvais - à savoir un arrêt ou une reprise, lesquelles n'étaient pas plus vivables l'une que l'autre - me permit au moins de me rendre compte que l'idée que je me faisais de cette décision participait pour une bonne part à cette angoisse, au malaise que vous évoquiez. Ainsi parfois - et c'est pour cette raison que je vous ai adressé les précédentes lignes - est-il préférable d'attendre votre séance, de vous confronter face à votre analyste à ce trouble dans votre esprit, ce malaise dans le vécu de votre analyse.
Mais vous allez mieux, disiez-vous.Tant mieux.La pensée nuit parfois et les "projections" que vous évoquiez se sentent parfois aussi bien qu'un poisson dans l'eau dans cette boîte noire...

Bonne continuation.
Je ne sais pas mais je doute que ce trouble confié à votre analyste le/la laisse sans voix...
Enfin courage à vous.


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17/04/2011, 01:06 Signaler

Dérive

Nous a rejoint: 11/04/2011, 16:39
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Nombre de Posts: 16

0

Je dois d'abord préciser que je ne suis pas analysant. Ni analyste.

Je note plusieurs questionnements ici sur l'analyse.

Le premier fait référence à "en sortir". Pourquoi en sortir et de quoi ? Si la démarche à l'origine d'une analyse est une volonté de connaissance, qui pourra nous faire arrêter un tel processus ? De plus, l'auto-analyse est inscrite et se poursuivra jusqu'au dernier souffle.
Je ne parle pas de guérison car on peut mesurer physiologiquement un tel état pour toute une famille d'affections. Donc en énoncer leurs termes. Et a priori, de surcroît.

Le second est l'exploration d'un territoire historique. Celui d'un des parents, par exemple. Notre autonomisation nous fait s'ouvrir des portes successives. Sans fin ? La résurgence de chaque souvenir lançant une nouvelle itération, l'analyse continue sur son erre.

Ensuite, que dire en écoutant Eddy Mitchell à propos de la "dernière séance" : "C'était vraiment bien l'enfance" ? La réconciliation est-elle la liberté ? Libre de ne plus avoir à refaire l'histoire ? Ne plus avoir à juger ?


La musique, c'est ce qu'il y a entre les notes. - Isaac Stern
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22/04/2011, 11:03 Signaler

prune

Nous a rejoint: 26/11/2008, 10:00
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Nombre de Posts: 264

0

Bonjour Dérive,

Quelques remarques sur votre dernier message ...

- Je ne suis pas sûre que beaucoup de personnes aillent voir un analyste simplement dans une volonté/but de connaissance. Mais peut-être ? ce serait aux analystes de le dire.
- Fin d'analyse, ce doit être le moment où d'un commun accord - c'est sûrement mieux - les rdv chez un analyste cessent. D'accord avec vous, il y a un processus qui s'est mis en place, et qu'il devient alors possible - ou non si on ne veut pas - d'activer.

Cordialement, bonne journée et bon week-end à tous !


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22/04/2011, 12:07 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

prune
Bonjour Dérive,

Quelques remarques sur votre dernier message ...

- Je ne suis pas sûre que beaucoup de personnes aillent voir un analyste simplement dans une volonté/but de connaissance. Mais peut-être ? ce serait aux analystes de le dire.
- Fin d'analyse, ce doit être le moment où d'un commun accord - c'est sûrement mieux - les rdv chez un analyste cessent. D'accord avec vous, il y a un processus qui s'est mis en place, et qu'il devient alors possible - ou non si on ne veut pas - d'activer.

Cordialement, bonne journée et bon week-end à tous !

Bonjour,
1. Il arrive que la demande soit de mieux se connaître. Ou plutôt, que la personne arrive avec une croyance dans le fait de pouvoir "aller mieux" par une connaissance, disons intellectuelle, disons rationalisante, de ses propres processus psychiques. Or l'on ne "guérit" pas de se comprendre ainsi.
2. Pas de commentaire particulier (ni général :))

A bientôt,
FB.


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21/11/2011, 21:29 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
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0

Après réflexion sur cette fin de l'analyse, j'ai dégagé pour moi trois critères. J'arrêterai :

1 - Lorsque l'analyse elle même ne m'angoissera plus, c'est à dire lorsque les séances ne me laisseront pas en vrac pendant des jours et que je pourrai y aller et en revenir serein.

2 - Lorsque je pourrai partir de chez l'analyste définitivement, sans qu'il y ait de haine, de souffrance ou de rancoeur dans cette séparation. En adulte.

3 - Lorsque mes symptômes les plus gênants auront disparu.

Utopique, hein ? Ouais, je sais, mais j'y crois un peu!

Petite provoc du soir (espoir) : quant à l'analyse pour "mieux se connaître", ahahah, laissez moi doucement rigoler ! Ce que l'on y apprend sur soi, c'est justement qu'on ne se connaitra jamais.


Message Privé
22/11/2011, 12:11 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
Nombre de sujets: 8
Nombre de Posts: 340

0

bonjour Woody Richard,

vous semblez aimer provoquer un tantinet, je vous fais une réponse dans le même sens:
1-il arrive un moment où les séances ne laissent plus en vrac pendant des jours (heureusement),mais ce n'est pas forcément une fin d'analyse pour autant; ça peut être l'occasion de continuer plus sereinement
2-je suis d'accord avec vous:

Lorsque je pourrai partir de chez l'analyste définitivement, sans qu'il y ait de haine, de souffrance ou de rancoeur dans cette séparation. En adulte.

3-cf 1- des symptômes disparaissent, y compris certains qu'on n'avait jamais repérés :D ; mais la disparition des symptômes n'est pas une " fin d'analyse" pour autant... inversement, d'autres "symptômes" peuvent rester, atténués, n'étant plus vécus comme gênants mais comme partie intégrante de soi...

en fait, il semble que certains analystes disent qu'une analyse ne se termine jamais ("j'en reprendrais bien une tranche tous les 4-5 ans" comme disait Freud en substance); d'autres estiment qu'il y a une fin d'analyse (cf la "passe" lacanienne); moi il m'a été répondu que mettre des critères (comme vous l'avez fait ci-dessus, et comme je venais de le faire aussi) à une fin d'analyse est illusoire...
c'est pourtant simple, non? la fin ça existe, mais pas quand on l'attend, ni comme on l'attend. :? je vous laisse vous dépatouiller avec ça! moi je laisse tomber, peut-être que "ça" me tombera dessus un jour-ou pas!

et puis, pour répondre à votre petite provoc finale: avant d'apprendre que l'on ne se connaît pas, l'analyse nous apprend tout de même beaucoup de choses sur nous-mêmes!!!!! des découvertes sur soi, au détour d'un chemin, il y en a en analyse!


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22/11/2011, 13:22 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 390

0

Merci pour cette réponse pleine d'humour et, effectivement, de sagesse.

Vous avez certainement complètement raison : c'est illusoire d'essayer de dégager des "critères" qui rendraient l'arrêt de l'analyse possible... Mais ça fait rêver, ça donne un semblant d'objectif, c'est déjà ça !

Je vous fais confiance pour 1), j'espère qu'un jour ça va se calmer parce qu'en ce moment, chaque séance me démonte la tête pour plusieurs jours. C'est amusant, parce que l'effet est bénéfique le jour même de la séance ; par contre le lendemain, surlendemain, là je déguste. Les veilles de séance aussi, sont pas mal.

Pour 3, là encore vous avez raison, je le constate aussi : des symptômes disparaissent, d'autres apparaissent ou changent, bref, ce n'est pas facile de quantifier ou d'évaluer quoi que ce soit dans ce domaine... Disons que pour moi, et pour l'instant, ce qui serait chouette, ce serait de pouvoir passer une journée absorbé dans ce que je fais plutôt que me demander comment ça se fait que je sois ici, qu'est ce que la vie, pourquoi la vue (ahahha), pourquoi je vois mon nez en permanence, pourquoi suis je là ici et maintenant, tous ces trucs à la con nombrilistes dont je me passerais bien et qui pourtant doivent bien me servir à quelque chose.

Et enfin, je crois de plus en plus (et les dires de Francis et de quelques autres personnes sur ces forums me semblent aller dans ce sens) que la connaissance qu'on acquiert de soi dans le cadre de l'analyse n'est pas du tout quelque chose d'empirique mais plutôt de l'ordre du ressenti, de l'émotion, de la vie dans ce qu'elle a de plus cru et de moins intellectuel. Ce que j'apprends sur moi, c'est que je peux ressentir ça, ou ça, ou encore ça ; c'est l'expérience que je fais de moi même, pas un savoir "théorique". C'est comme un apprentissage par l'expérience, mais si on me demandait de définir par des mots et des concepts ce que j'ai appris de/sur moi, j'en serais bien incapable, et plus encore incapable qu'avant le début de l'analyse. Dans ces conditions il me semble extrêmement difficile de mettre une limite à cette "connaissance de soi" et donc de fonder la fin de l'analyse là dessus.

PS : j'ai autour de moi plusieurs personnes qui ont fait une analyse qu'ils considèrent (ou ont considéré) terminée. Une personne s'est retrouvée à la quarantaine complètement angoissée, hypochondriaque, et au bout d'un an et demi d'analyse, c'était terminé : sa description de l'arrêt était qu'elle "n'avait plus peur de la mort" ; de plus elle avait fait un rêve qui avait signalé la fin de l'analyse. Cette personne n'a plus aucune angoisse de ce type aujourd'hui, est bien dans sa peau, et mène sa vie tambour battant.

Une autre, mon père, qui vers la trentaine avait peur de mourir d'un infarctus (d'après ma mère, c'était devenu grave, il était complètement replié sur lui même pendant assez longtemps et bouffait du valium par kilos) : 3 ou 4 ans d'analyse, à raison de 4 séances par semaine (!), d'où il est sorti sans plus aucune angoisse de ce type. Sa description de la fin d'analyse : "j'ai su que c'était terminé".

Enfin une troisième, une femme qui vers 40 ans, lorsqu'elle a eu ses enfants, s'est retrouvée plongée dans une dépression noire de chez noire. 3 ans d'analyse à 3 séances par semaine, qu'elle dit avoir vécue "comme un zombie", complètement à côté de la plaque. Au bout des 3 ans, bien dans sa peau aussi, les angoisses et la dépression derrière elle. Sa description de la fin d'analyse : "J'en ai eu marre, notamment de donner au psy l'équivalent financier d'une voiture, alors j'ai arrêté".


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22/11/2011, 14:52 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
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0

Woody Richard
(...)
PS : j'ai autour de moi plusieurs personnes qui ont fait une analyse qu'ils considèrent (ou ont considéré) terminée. Une personne s'est retrouvée à la quarantaine complètement angoissée, hypochondriaque, et au bout d'un an et demi d'analyse, c'était terminé : sa description de l'arrêt était qu'elle "n'avait plus peur de la mort" ; de plus elle avait fait un rêve qui avait signalé la fin de l'analyse. Cette personne n'a plus aucune angoisse de ce type aujourd'hui, est bien dans sa peau, et mène sa vie tambour battant.

Une autre, mon père, qui vers la trentaine avait peur de mourir d'un infarctus (d'après ma mère, c'était devenu grave, il était complètement replié sur lui même pendant assez longtemps et bouffait du valium par kilos) : 3 ou 4 ans d'analyse, à raison de 4 séances par semaine (!), d'où il est sorti sans plus aucune angoisse de ce type. Sa description de la fin d'analyse : "j'ai su que c'était terminé".

Enfin une troisième, une femme qui vers 40 ans, lorsqu'elle a eu ses enfants, s'est retrouvée plongée dans une dépression noire de chez noire. 3 ans d'analyse à 3 séances par semaine, qu'elle dit avoir vécue "comme un zombie", complètement à côté de la plaque. Au bout des 3 ans, bien dans sa peau aussi, les angoisses et la dépression derrière elle. Sa description de la fin d'analyse : "J'en ai eu marre, notamment de donner au psy l'équivalent financier d'une voiture, alors j'ai arrêté".

Un post scriptum qui fait plaisir à lire.

A bientôt,
FB.


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22/11/2011, 16:17 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
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0

Eheh, heureux que ça vous fasse plaisir ! Cela veut-il dire que ce genre de témoignage est rare dans votre pratique ?

Paradoxalement, ça ne m'aide pas vraiment, même si je me dis que s'ils sont passés par là et s'en sont sortis, ça devrait être possible pour moi aussi... Ceci dit il y a aussi la peur de ne pas y arriver.


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22/11/2011, 17:54 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

Woody Richard
(...) Cela veut-il dire que ce genre de témoignage est rare dans votre pratique ? (...)

Qu'en diriez-vous ?

A bientôt,
FB.


www Message Privé
22/11/2011, 19:56 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
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0

Eh bien, j'espère que c'est très fréquent !


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