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La libre association, règle fondamentale en psychanalyse

25/12/2006, 09:43 Signaler le sujet

Francis Bismuth

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Bonjour,
J'ai trouvé de cette règle fondamentale durant les séances de psychanalyse - l'association libre - une définition claire et simple sur le site de la psychanalyste Virginie Megglé. Vous pouvez la lire en vous rendant sur la page http://www.psychanalyse-en-mouvement.net[…]php?lng=fr de son site et de là, "cliquer" sur le lien Règles fondamentales, ou essayer ce lien direct : http://www.psychanalyse-en-mouvement.net[…]=fr&pg=393.

Bonne lecture,
FB


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23/09/2007, 09:47 Signaler

Francis Bismuth

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Bonjour,
Je souhaiterais introduire ici une discussion avec les personnes intéressées par le sujet de cette règle fondamentale, voire première dans le cadre de la psychanalyse, celle dite de la "libre association".
Avant que d'engager la discussion, vous pourriez lire l'article de la psychanalyste Virginie Megglé, article que j'ai mis en lien ci-dessus, mais qu'il me semble nécessaire de copier-coller ici :

--------------

L'association libre, c'est...

se laisser glisser d'une d'une image à l'autre
se laisser porter par ce qui advient
laisser venir
laisser se dire
ce qui traverse l'esprit

autour d'un mot
d'un visage
d'une vision
d'un sentiment
ou d'un rêve par exemple
sans à priori...
bien sûr ce ne peut être un mode de vie permanent
mais une source d'idées et d'inspiration
une technique d'exploration de la vie intérieure... autrement dit du psychisme

Deux sons, deux mots, deux idées, mis l'un à côté de l'autre, ouvrent sur un troisième sens qui peut se révéler (bien exploré bien manié bien utilisé) riche pour une meilleure connaissance et compréhension de soi

Cependant la libre association n'est pas toujours volontaire
parfois elle est sollicitée
parfois elle nous échappe

elle peut être l'occasion de lapsus
ou de trait d'esprit

elle est libre mais cependant commandée par des dispositifs internes indépendant de notre volonté consciente... et qui pourtant nous gouvernent

L'association d'idées finit par révéler un sens que nous ne soupçonnions pas et qui peut nous éclairer sur le sens même de ce qui nous préoccupe... nous interroge, nous fait souffrir...

Elle nous permet d'avoir accès non pas vraiment à l'inconscient, mais d'entrer en conversation avec l'inconnu (en soi) et de découvrir les clefs de certaines portes insoupçonnées qui nous permettent, une fois ouvertes, d'être un peu moins l'objet de nos motivations inconscientes...

Lorsque vous êtes en analyse, c'est une des règles fondamentales: dire sans discrimination et de manière spontanée ce qui vous passe par la tête "ce qui vous tombe dans l'esprit".
Ce ne peut être, bien entendu, un mode de vie.
Le psychanalyste invite le sujet à penser librement pour mieux se découvrir... à lui-même.
Librement ne veut pas dire "n'importe quoi" "n'importe comment" mais que l'analysant doit se sentir libre d'exprimer ce qui lui vient à l'esprit. Et que le psychanalyste n'a pas à intervenir pour lui donner quelques directives que ce soit ni juger du contenu de ces propos.

Bien sûr cette règle n'est pas à prendre "au pied de la lettre" mais à entendre comme une invitation ... au voyage psychanalytique !

Par ailleurs Octave Mannoni relate une belle expérience personnelle de libre association dans un article limpide et très accessible à tous sur le sujet, et dont voici quelques morceaux choisis:
"(...) A l'occasion de ce travail sur moi-même, je vis bien que les associations n'apparaissent pas tellement comme libres. (...) Mais il nous faut résister au sentiment de leur absurdité. (...) Ce travail demande autant d'audace que de laisser -aller, et même d'attention que d'inattention."
"(...) Le conseil habituel "associer librement" me paraît inutile ou trompeur, et on risque même en insistant trop, je l'ai dit, d'induire le coq à l'âne "maniaque", d'où l'on ne peut évidemment rien tirer. C'est plutôt l'analyse elle-même, surtout celle des rêves et des oublis, qui mettra l'analysant sur la voie. L'association libre n'est pas une "méthode" - c'est plutôt la négation de toute méthode, et ce ne sont pas les analystes qui l'ont inventée, ce sont plutôt les poètes, les rêveurs... et les délirants. C'est la matière même de l'analyse, dans la pratique, c'est l'analyse des rêves qui y conduit, et c'est là qu'on en fait l'apprentissage. Il me semble même que l'analyse des rêves est très utile non pas parce qu'elle nous apprend quelque chose sur le contenu de l'inconscient, mais parce qu'elle nous forme à pratiquer la "libre association", celle qui nous donne accès aux associations inconscientes.(...) La règle serait plutôt: si une association paraît absurde et s'impose quand même, ne la rejetez pas comme absurde."

Vous trouverez cet article intitulé "Qu'est-ce qu'associer librement" dans son ouvrage
"Un si vif étonnement"
la honte le rire, la mort
Paru aux Editions du Seuil

--------------

Vous qui êtes en analyse ou qui le fûtes - et/ou vous qui êtes psychanalyste, si passent des analystes sur ces forum - comment vivez-vous cette consigne, cette règle déduite par Freud de sa clinique, qui, à moi comme à quelques autres, semble le principal, sinon le seul moyen d'accès à l'inconscient et à l'entreprise d'une psychanalyse ?
Bien sûr, cette règle vaut-elle tant pour l'analysant que pour l'analyste, et je n'éviterai pas la question du transfert de l'analyste, propre à inconsciemment empêcher que l'analysant "associe librement".

Mais tout de même : ce sont les éprouvés / les témoignages / les réflexions des personnes en analyse qui retiendraient ici volontiers mon attention (sans exclure, disais-je, ceux de consoeurs ou confrères).
Puisque tant pour l'avoir éprouvé sur le divan de mon analyste, qu'avec les personnes en analyse avec moi, la non-observance de cette règle - règle si difficile au fond à tenir malgré son apparente simplicité - la résistance souvent involontaire de l'analysant à cette faculté de librement associer posent de sérieux problèmes à l'avancée, voire au démarrage de la cure qui sinon, peut en rester à une orthopédie psychothérapeutique et ne jamais véritablement commencer. Or la cure analytique, je formulerais volontiers et sans volontaire provocation (quoique...) que la relation d'aide et de soutien y est étrangère.
Mais cela n'est pas dans ce post le thème du débat.

Ma question serait : "quel est votre vécu, dans les faits, de cette règle ? Comment vous débrouillez-vous de cette consigne ?" et si je pose cette question, c'est parce qu'elle vient chaque jour s'imposer à moi, dans ma pratique, et donc à nombre de mes "clients", comme une difficulté majeure.

A bientôt et merci,
Francis Bismuth


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23/09/2007, 20:00 Signaler

Millusion

Nous a rejoint: 23/09/2007, 18:45
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Bonjour

Tout d'abord merci de m'avoir autorisé à lire, à parcourir votre site!
Ensuite, je me permet à mon tour un petit commentaire quant a la question que vous soulevez ci dessus,je cite:
<>>

sensible à cette interrogation et cette "pratique" sur la libre-association, j'aurais été tenté de repondre le plus simplement du monde, en se sens, etant moi meme en analyse...avec une farouche envie cependant de vous retournez la dite question, car en effet, je site toujours :Sept ans en analyse, puis à nouveau sept ans en analyse, cette deuxième "tranche" de psychanalyse mixée peu à peu à la supervision de mes premiers patients.

vous copier/coller pour ce faire, ou pour "creuser" cette notion de libre-association,un article de Virginie Mégglé...du coup, je serais alors tenté de repondre et ce en tout simplicité, voir même de manière très naïve ou simpliste c'est selon...!, que peut-etre il est necessaire en tout cas s'efforcer de ne pas trop intellectualiser cette notion, ceci afin comme chacun sais, de garder toute sa spontanéïté....
mais c'est sans doute plus facile à dire qu'à faire!..on se
Débrouille alors comme on peut!

bien à vous


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23/09/2007, 22:13 Signaler

Nikaya

Nous a rejoint: 04/07/2007, 22:37
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Bonsoir Francis, Bonsoir Millusion,
La libre association doit consister à dire ce qui vient, quand ça vient...
Mais après ces quelques mois de psychanalyse, cela m'interpèle... "on" trouve la source de la névrose dans l'enfance mais lorsqu'on libre-associe... Enfin, lorsque je libre-associe, je serais tentée de ne parler que du présent... voire à ne plus me souvenir du passé... C'est le chat qui se mord la queue (ou le chien). Est-ce que le passé d'un individu transparaît à travers le récit du présent ?

Francis, constatez vous que les analysants libre-associent de plus en plus avec la pratique (et avec la disparition des résistances), qu'elles (les libre-associations) fournissent de plus en plus de "matériaux" à l'avancée de l'analyse avec le temps, ou bien on ne peut faire aucune correlation entre ces données ? Ni faire de constat général ?

Cordialement,


Condamnée à  être libre
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24/09/2007, 06:13 Signaler

Millusion

Nous a rejoint: 23/09/2007, 18:45
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Bonjour Nikaya,Bonjour Francis

..j'ai pris un peu de temps pour cogiter "le chat qui se mord la queue,ou le chiens?"
Chez moi l'expression serait "le serpent qui se mord la queue" et pourtant! a t-on deja vue un serpent se mordre la queue?,.. un chien oui!.. ( a mon tour ça m'enterpelle!)

Concernant la libre-association, je m'efforce, j'entend ici aller dans mon dedans... de parler du présent mais toujours m'efforcer de trouver un écho avec le passé: aller/retour de souvenirs d'enfance, ou jeune adulte.....je serais alors tentée de penser que c'est en forgeant que l'on devient forgeront (?)..et je constate que c'est en fermant la porte du cabinet que l'analyse commence; en d'autre terme tout se "passe" entre les séances.

d'autre part,si l'on part du postulat de base que le psy ne sais "rien", idem pour l'analysant,on peut penser que le psy "imagine" le passé du sujet mais peut etre plus en terme de "structure" de manière à pouvoir ensuite "restaurer" (je suppose,je ne sais rien!)

enfin,si je comprend à peu près ce que vous "entendez" part "corrélation", je dirais alors qu'a la manière des poupées Russe, les éléments de vie du sujet se posent,se superposent,(l'inconscient ne connait pas de temporalité)ou un conflit émerge, mais en "pousse" un autre...ainsi va l'analyse (?)

exemple perso de mes libre-association en séance, du moins ce que j'en comprend de cette libre association!

(RDV a 19h30)
je m'installe direct et j'enchaine

"il va faire nuit à present, dans moins d'une demie heure!..les saisons ont beaux se décaler, ou m'existent plus comme ont dit, elles n'en reste pas moins immuable!"

"oui...."

"19h30, c'est l'heure a laquelle nous prenions nos repas en famille....nous avions tous, toujours la même place à table..mon frère en face de moi dans la longeur de la table, mes parents sur les cotés....(je site ensuite une foule de details sur l'aspect de cette table familliale)

"....j'ignore si ma mère me servait trop, mais poussais sur les bords de mon assiette un peu de cette nourriture...ce qui l'ennervais souvent, ou a son tour elle repoussait cette meme nourriture!"

"vous divisiez votre assiette en part egale?...."

"non, juste un peu....et je ne sais pas pourquoi, mais j'en ai un souvenir tres marqué!...souvent j'écartais de l'assiette ce que j'aimais le moins, comme par exemple le gruyère sur un gratin, ou se qu'il y avait en trop grand nombre...je m'en souvient bien puisque la chose se complique lorsque vous avez de la purée dans l'assiette et que "naturellement" vous faites un puit pour le jus!....c'est compliqué a ce moment la!....je refusais l'idée de faire deux puits!"

silence

"...c'est peut etre pour ça que j'etais toujours la derniere a finir mon assiette(?)...ca prenais beaucoup de temps!....et peut-être aussi pour ça que ma mère me disait de ne pas parler a table "tu va être encore la dernière!"
...du coup,j'avais pas tellement le droit de parler a table!...mais maintenant quand j'y repense, ma mère et moi etions dans une sorte de malentendu (mal-entendu?)...moi je divisais mon assiette pour des raisons que j'ignore et elle, pensait que je jouais!.....nous en avons jamais parler!...mais je peux comprendre, car il y a qqls chose d'absurde la dedans, a vouloir diviser son assiette!...sans doute que le soucis d'une mère est de voir son enfant manger!

"vous voudriez lui en parler?"

"..je ne sais pas!.....il y a tellement de chose que je ne sais pas, des questions restées sans reponses!...ca me gave!...et aujourd'hui je dois faire avec!"

"vous aimez quoi comme nourriture?"

j'aimais pas lorsqu'il passait du coq a l'ane...alors que ca moment la, moi je faisait une "fixette" sur cette colere!
puis j'ai compris avec le temps, qu'effectivement si lui et moi ne savions rien, il est sans doute necessaire de jongler avec les souvenirs.

(lorsque je commence a m'ennervée en seance,je crois que pour me calmer, j'intellectualise de nouveau, et la il me semble que je perd la libre-association)

bien a vous

PS je post, et si ca ne fonctionne pas, merci encore de bien vouloir tout effacer


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24/09/2007, 07:15 Signaler

Manon

Nous a rejoint: 23/09/2007, 22:53
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Bonjour a tous et toute,

Merci Monsieur Bismuth de m’accepter sur votre site/forum.

A votre question "quel est votre vécu, dans les faits, de cette règle ? Comment vous débrouillez-vous de cette consigne ?"

Pas évident de répondre a votre question, j’ai suivi une analyse et le plus difficile a été pour moi de rester positive vis-à-vis de moi-même, trop souvent j’ai refoulé les souvenirs qui refaisais surface par peur, peur du ridicule aussi, cette attitude était due au parole entendue dans mon enfance et adolescence « tu ne seras jamais bonne a rien », dans ma tête cela c’est traduit par tu ne dit plus rien de ce que sont t’est pensée les plus intimes tu met une chape de plomb sur tes ressentit.

Suite a tout cela, la libre expression qui pour moi signifiait le lâché prise n’a pas été une attitude facile, et pour être vraiment honnête je ne pourrais pas certifier que je me suis vraiment autorisée a cette libre expression.

Voila j’espère que ce que j’ai écrit est compréhensible mais ma langue usuel est le néerlandais c’est pour cette raison aussi que je vous prie vous et vos membres de bien vouloir être indulgent pour mon orthographe merci.

Manon


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24/09/2007, 07:18 Signaler

Francis Bismuth

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C'est "drôle", quand vous écrivez "ça m'enterpelle" (m'enterre pelle) pour "m'interpelle", ou "ça M'existe" pour "ça n'existe, les "deux puis" qui par association, me font penser à "depuis", le "ça me gave", expression certes quotidienne, mais où il est encore question de repas, d'injestion, voire de trop ou de pas assez, voire etc. : ici n'est pas le lieu d'interprétations sauvages, et donc déplacées de ma part (j'ai juste.. associé librement - à partir de votre écrit, laissé non pas raisonner mais résonner - même si la question d'être libre... Mais bref)...
Merci de votre témoignage sur ce qui est effectivement libre association, jusqu'à ce que l'on se ferme en intellectualisant.
Merci pour les autres témoignages ci-dessus et ceux, je l'espère, à venir.
FB


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24/09/2007, 20:04 Signaler

Millusion

Nous a rejoint: 23/09/2007, 18:45
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....ce qui est etonnant encore, c'est de voir, de constater que meme par l'intermidiaire d'un clavier, ou une certaine "rigeur" s'impose (phrase synthaxe orthographe etc...et peut ete encore plus ici sur ce "registre")....observer que malgre tout, subsiste, se place, se pose, s'interpose des lapsus!!
se serais de la "resistance" que de dire.."oula mais je l'ai ecrit au reveil tout ca!"

je vous rejoins sur le M'enterre pelle, le M'existe..mais pas sur les deux puis!...depuis....j'ai beau relire, soit je "resiste" au possible et NE VOIS PAS la dite faute...soit je m'en sors en vous disant que 10h00 de travail mon epuisée! en tout cas un jour je panserais à m'en sortir de cet aspect puriste!

bien a vous


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25/09/2007, 05:43 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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C'est effectivement "deux puits" que vous aviez écrit et que j'aurais dû écrire.
J'ai lu votre post avec cette "attention flottante" qui est pour l'analyste, une sorte de pendant à la "libre association" de l'analysant. Effectivement, "deux puits" dans le plat familial et "depuis" n'ont a priori rien de commun, sinon l'homophonie (ça fait le même son). Ces homophonies, tant pour l'analyste que pour l'analysant, peuvent en séance, mener à des pistes de travail inattendues. Par exemple, je doute que l'analyste reste sourd lorsque dans un rêve, l'on aurait pour protagoniste le maire de la ville, voyant se noyer dans la mer un autre protagoniste (protagoniste amer, à mère ou pas); est-ce que quand je fais ce rêve, c'est une "mère" que j'évoque ? Et les associations de se poursuivre, ponctuées parfois de tentatives d'interprétations.
--------
Là-dessus, j'arrête et reste attentif aux témoignages ci-dessus et à venir, relatifs à cette difficulté ou non de laisser les associations libres advenir, et se parler dans le cabinet du psychanalyste.
FB


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25/09/2007, 06:13 Signaler

Millusion

Nous a rejoint: 23/09/2007, 18:45
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0

Exellent!!...des associations libre DANS une association libre!..exellent!

que vous laissiez à l'avenir vos association libre, et autre attention flottante se parler dans votre cabinet, il n'empêche que cette exemple est fort interessant!...et merci peut-être de cette franchise que vous avez eu de l'exprimer

bien à vous

catherine


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25/09/2007, 10:10 Signaler

Manon

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Bonjour ,
Membre depuis peu, je me rend compte que ce forum est beaucoup trop intellectuel pour moi, vous jonglé avec les mots et oui la langue française est très riche, mais moi la néerlandophone je ne peu vous suivre sur ce terrain là.

Je vais donc vous laissez entre vous et vos mots, ce que je trouve bizarre sur ce forum c’est que vous Monsieur Bismuth, vous écrivez des articles ou autres commentaires qui sont lisible pour tous, mais pourquoi faut t’il que certaine de vos membre et ici je fait référence a « Millusion », prenne plaisir a essayez de surpassé le psy, c’est un peu a qui auras le dernier bon mot, la dernière phrase qui feras taire l’autre, et comme pour s’excusé non pas aux autres mais a vous-même « Millusion « il vous faut ajouter comme preuve de votre supériorité « PS sous couvert d'anonymat,et de mon "secret" "non-dit" à mon entourage,..j'assiste ce soir a mon tout premier cours a l'Institut Freudienne de Psychanalyse!... », si c’est ceci que vous souhaitez entendre et bien Bravo mais pourquoi ce non dit a votre entourage, vous croie t’il incapable de suivre ce genre de cour et souhaitez vous leur prouvez le contraire ? Si je puis me le permettre rassurez vous vous en êtes tout a fait capable et vos écrit prouve votre désir de poursuivre dans cette profession.

Je ne suis pas arrivée a comprendre le but de votre forum Monsieur Bismuth, une fenêtre a vos écrit certes, mais auriez vous souhaitez un dialogue avec des personnes en souffrance et désireuse de pouvoir vous posez des questions, de ce décharger de leur trop plein avant peut être de devenir une de vos patiente ou d’un de vos confrère ? Peut être avant que je quitte votre forum, pourriez vous me répondre d’avance merci.

Ma langue usuelle est le néerlandais, pour cette raison, je vous prie vous et vos membres de bien vouloir être indulgent pour mon orthographe merci.

Manon


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25/09/2007, 10:34 Signaler

Francis Bismuth

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0

Madame,
Pour répondre à vos dernières lignes, le but des forum de ce site figure ici : http://www.psychologie-bismuth.com/forum[…]-t147.html.
J'en extrais un passage :
"Bienvenu(e)s sur les forum de ce site.
Ces forum sont ouverts à toute personne qui en accepte le cadre suivant : la bienveillance, la tolérance, le respect des autres et de leurs points de vue sont nécessairement de mise.
Il s'agit ici de s'enrichir, et d'enrichir autrui de son point de vue, de ses difficultés, de ses réflexions, voire - même aux prises avec soi-même - de son humour.
Les jugements de valeur portés sur tel ou tel membre du forum seront censurés, et les membres ne respectant pas cet état d'esprit seront exclus, afin que les autres membres se sentent protégés dans leur parole."
, etc...

Concernant votre allusion à Millusion, je n'ai pas éprouvé, de part ou d'autre, de rapports de forces tels que vous les évoquez. Si vous souhaitez Manon, poursuivre sur le(s) thème(s) que vous abordez ce 25 septembre, merci de le faire ici : http://www.psychologie-bismuth.com/forum[…]oi-f2.html. Si l'une et l'autre souhaitez vous expliquer, vous pouvez le faire via les "mp" ou "messages privés", ou par email, en passant par ce lien : http://www.psychologie-bismuth.com/forum[…]erlist.php où figurent les coordonnées des un(e)s et des autres.
-----------
Maintenant, je propose et souhaite que le sujet relatif à la libre association se poursuive ci-dessous...

A bientôt,
FB


www Message Privé
25/09/2007, 15:16 Signaler

Invité



0

Bonjour,

Manon, à la lecture de votre message je m’interroge lorsque vous dites : ma langue usuelle est le néerlandais.En quelle langue avez-vous fait votre analyse ?
La psychanalyse attache beaucoup d’importance à la langue, vous savez cette phrase de Lacan : « l’inconscient a son langage », quitte à parfois y voir du sens là où il n’y a rien, et broder avec du rien c’est tout un art.
Cette règle de libre association ne m’a jamais été énoncée par mon psy, je l’ai lu alors que mon analyse était déjà en marche et je pense ,comme le dit Millusion, y avoir perdu en spontanéïté.Mettez une feuille de papier et un crayon à disposition d’un enfant, il dessinera librement et naturellement ; dites-lui : fais un dessin,là ça se complique, enfin pour moi.


26/09/2007, 10:19 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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0

« Lorsque vous êtes en analyse, c'est une des règles fondamentales: dire sans discrimination et de manière spontanée ce qui vous passe par la tête, "ce qui vous tombe dans l'esprit". «

C’est la seule chose que mon analyste m’avait dite, sans parler de libre association.
Est-ce cependant suffisant pour parler de libre association ?
Je suis restée de longs mois en face-à-face à « dire sans discrimination et de manière spontanée ce qui (me) passe par la tête, ce qui (me) tombe dans l'esprit », qui peut dire si c’était de la libre association ?

Et puis, après passage sur le divan, petit à petit, sans rien vouloir changer, les choses et les paroles ont évolué.

Pour moi la libre association, c’est surtout accepter ce qui vient.
Accepter d’arriver en séance sans savoir ce qui va s’y passer, ou bien en y trouvant autre chose que ce qu’on pensait y apporter ce jour-là.
Accepter de ne pas comprendre ce que l’on dit.
Accepter de dire des choses qui ne me paraissent pas intéressantes.
Accepter de se laisser porter, quitte à se découvrir encore plus fou (folle) qu’on ne le croyait.
Accepter de dire ce qui nous ronge, qui doit un jour exploser en paroles pour souffrir moins.


« le psychanalyste n'a pas à intervenir pour lui donner quelques directives que ce soit ni juger du contenu de ces propos. »

Millusion, vous semblez avoir mal vécu le « vous aimez quoi comme nourriture? » de votre analyste. Ces retours de l’analyste sont pour moi importants, ils m’aident à continuer, même si souvent je ne réponds pas à la question posée par lui mais qu’elle en ouvre une autre, elle m’incite à continuer…


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26/09/2007, 11:10 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

Merci Mia de votre intervention et bienvenue en tant que nouvelle membre de ces forum.

Je suis restée de longs mois en face-à-face à « dire sans discrimination et de manière spontanée ce qui (me) passe par la tête, ce qui (me) tombe dans l'esprit », qui peut dire si c’était de la libre association ?

Et puis, après passage sur le divan, petit à petit, sans rien vouloir changer, les choses et les paroles ont évolué.

Peut-être nous direz-vous un jour la nature de ces évolutions, par exemple dans votre façon de "librement associer", c'est à dire par exemple, de penser et parler sans fard. Et ce qui selon vous, y f(a)it entrave, et ce qui au contraire, favoriserait ce type de parler et d'acceptation de s'entendre dire et penser de l'inattendu, de l'antérieurement inconcevable, etc.

A bientôt,
FB

PS : avec l'intervention d'Opale, ci-dessous, la dicussion sur le sujet se poursuit "page 2" (pour ceux qui ne trouveraient pas au bas de cette "page 1", cliquer ici : http://www.psychologie-bismuth.com/forum[…]5.html[/b])


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26/09/2007, 14:51 Signaler

opale

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0

Bonjour, mon impression de l'association libre...

J'ai souvent associé librement, et moi qui croyais que c'était de l'association libre!!
C'était sans compter sur la perspicacité de mon analyste qui m'a souvent arrêtée dans mon élan.
Au "jeu" du coq à l'âne on ne l'y prendra pas et moi qui croyais que c'était de l'association libre !!
Qui est donc l'analyste pour interrompre un tel flux de mots pourtant à propos et jamais hors "sujet", j'en étais sûre,je m'étais écoutée et pourtant...
j'entendais ce "non" tonitruant alors que j'attendais ce"oui?" légendaire des analystes, le "oui?" qui les accuse d'être payé à ne rien dire...mais ne les force t-on pas au silence? sans commentaires...
Alors je me suis tue et j'ai entendu, parfois après la chute des mots, parfois en sortant, parfois il m'a fallu attendre la séance suivante pour que quelque chose en revienne, avec la violence du boomerang ou la portée d'un écho qui continue à se faire entendre alors que la bouche est close.Ce quelque chose là n'étais pas rien, je l'ai compris que "je" revenais de loin, amarée haute mais dans le creux de la vague.
La séance s'est close, s'éclose sur un vague à l'âme, à vif sur une corde sensible qu'il faut sans cesse reprendre jusqu'à ce que ça sonne juste, jusqu'à ce que ça tombe à point nommé.

Certes une règle sur laquelle tout le monde s'accorde pour dire qu'elle est une des conditions, sinon la condition pour qu'il y ait analyse mais je suis persuadée que chacun(e) a la sienne.De ce fait je l'assimilerais plus à un "style". Ce qui nécessite parfois, selon les obstacles, difficultés de chacun(e), quelques "aménagements" adaptés sans tomber nécessairement dans une sorte de soutien psychique ou de reeducation. :wink:

En somme, il s'agirait plus pour moi d'un cadre que d'une règle dans lequel j'ai pu laisser entendre ma voix, mes voix...

C'est comme ça que j'ai saisi ce que ça n'était pas en traversant ce que c'était. L'association libre n'a pas été au rendez vous dès le début et ne l'est pas toujours :oops: mais je n'en suis plus dupe!!

Et rien n'est plus difficile, pour ne pas dire douloureux, que de n'être plus, ou moins, dupe de ce qui me protégeait et en même temps m'enfermait. Pas si simple que ça la simplicité d'une parole libre, c'est souvent là que ça se complique...

bonne journée à vous tous. :!:


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26/09/2007, 20:37 Signaler

Millusion

Nous a rejoint: 23/09/2007, 18:45
Nombre de sujets: 5
Nombre de Posts: 49

0

Bonsoir à tous

Je ne puis m'emêpcher en introduction de vous confiez que je trouve ce post très interessant, au bas mot!...à la manière d'un ricochet, cette notion de libre-association, ou par extension les termes comme apprentissage, techinque etc..sont en "complet" opposition dans son sens le plus strict, à cette dimension qu'est la -libre association-,......ou tous ou presque s'accordons à dire qu'il s'agit de parler sans retenue, sans entrave et autre superlatif....
aussi,foule de questions me sont venues ou parvenues...(sans leur reponse bien sure!)
(une vrai "dimension" cette notion de libre-association!...la quatrieme?!)

Personnellement j'ai eu très très envie et besoin qql part, de revenir un instant sur ce: "dire ce qui nous passe, nous tombe par l'esprit.." (et toute les variantes possible imaginable de cette phrase!)

En effet, il me semble qu'ici un sujet un peu anxieux (ou pas d'ailleurs!) pourrait alors se dire
"mais ça veux dire quoi (EXACTEMENT!!) tout dire!!?"......................(réponse :rien!)

C'est ici que le "tout dire" trouve ces limites (?)..du moins pour la comprehension (claire et net!) de la libre association.
Virginie Megglé, (je l'a site car nous avons tous le texte sous les yeux,) rajoute que,je cite:

[b]Librement ne veut pas dire "n'importe quoi" "n'importe comment"......([/b]ah merci!!...car l'aspect trop théorique de cette notion commencait à m'agacer!...fureur dont je ne cherche absolument pas m'en expliquer son origine!)

c'est une "règle" fondamentale peu-etre mais c'est tout! j'aurais envie de dire..

Ici et à mon sens on peut "juste" et uniquement parler d'apprentissage de la technique, (The techinque?!!)
il faut alors apprendre.... apprendre à se poser et s'imposer aucune question...

Plus interessant, je crois que c'est Opale qui nous dit qu'il peut y avoir un distingo à faire entre -associer librement- et la -libre-association!-...... j'ai trouvé cette remarque tres interessante!....qui m'a permis dans un second temps de rebondir un peu plus loin!.....avec toujours cette idée que de "tout dire" ce que l'on pense sans entrave etc...c'est une belle theorie! mais c'est tout! (c'est tout?..c'est un peu triste alors) définitivement je l'a trouve agacante cette theorie !..car, je ne suis pas si sur que l'on puisse tout dire comme ca, dans un battement de cil... qui plus est!?

j'en viens alors à me dire; que de s'autoriser d'avoir, cette "librerté", et capacité d'aborder librement sa penser, s'offrir ce luxe! (et je pèse mes mots!) d'essayer ne serais-ce qu un tout petit peu, de ce "décaller" de cette penser,pour lui donner juste un mouvement ...ça me parait deja énorme!.... sans oublier le plaisir qui en découle!(et ca aussi c'est enorme!)...

si bien qu'a ce jour un nouveau terme émmerge (flute!) ....celui de "palper" ...palper son conscient.

enfin je dirais : que l'on puisse associer librement ou que nous ayions la libre association dans la peau, est ce vraiment fondamental?....(de libérer ses pensées .... oui!)

Mais sans doute alors qu'il faut etre plus fort que soi pour aborder sa pensée et etre encore plus fort que ce que l'on pense (?!)...(pensée, penser, panser)

bien a vous!...et merci


Message Privé
26/09/2007, 21:44 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
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... la technique de l'association libre, c'est pour passer à coté du "penser-répéter-cogiter" (je pense où je ne suis pas - je suis où je ne pense pas, disait l'autre, Jacques Lacan, paraît-il). Taquin, je dis parfois "quand vous êtes ici, cessez de penser", c'est-à-dire au sens cartésien, de cogiter. Alors que souvent, la demande qui m'est adressée, c'est : "je veux (me) comprendre". Chez l'analyste, peut-être faut-il cesser de penser et de vouloir comprendre, c'est à dire cesser avec cette volonté de savoir. Juste s'autoriser à peu à peu, deux pas en avant, un pas en arrière, à lentement découvrir ce qui nous a fait et ce qui nous constitue, et ce que ça fait de se sentir mieux avec soi-même, peu à peu, pas tout de suite. Oser des mots comme ceux de la phrase précédente, qui tient moyennement debout, si l'on se tient à la syntaxe, mais qui amèneront peut-être les images suivantes (faire la planche sur la mer) et de là, toucher à d'autres rives que celles qui nous enserrent, d'où l'on avait commencé.

Effectivement, "dire ce qui vient, avec les mots qui viennent", vient se heurter au vertige apeuré d'une inconnue "liberté" possible et bien sûr à la crainte d'un jugement : celui de l'autre, et celui souvent féroce parce qu'interiorisé : celui de ce que Freud nomma "surmoi". L'image me vient à propos de l'association libre : faire la planche, comme sur l'eau. Soi avec soi, se laisser dériver où "ça" nous entraîne. Cela implique ne pas tenter de nager et les oreilles à moitié immergées dans l'eau, entendre les sons extérieurs comme ils résonnent dans les os du crane et de la face, et non par les tympans. Alors à ce moment, l'on peut, la même chose, se l'entendre différemment. D'abord, ne pas tant raisonner que laisser résonner ; est-ce bien raisonnable.
C'est difficile de se laisser porter par le léger courant, car on ne le maîtrise pas (on ne décide pas de sa direction) et il y faut abandonner sa propre maîtrise. Ou plutôt, l'impression que l'on aurait d'une maîtrise : connaître ses symptômes, savoir - mais il y a méprise plus que maîtrise quant à ce "savoir" là - ce que l'autre va dire ou penser (phénomène souvent, de projection) - si je dis ou fais ou pense cela. A quoi résiste la libre association?... Qu'est-ce qui nous y freine, nous autres analysants, sur le divan de Machine Machin : la question demeure ; pas le moment de conclure...

A bientôt,
FB


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27/09/2007, 08:45 Signaler

mia

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Francis bismuth

Peut-être nous direz-vous un jour la nature de ces évolutions, par exemple dans votre façon de "librement associer", c'est à dire par exemple, de penser et parler sans fard. Et ce qui selon vous, y f(a)it entrave, et ce qui au contraire, favoriserait ce type de parler et d'acceptation de s'entendre dire et penser de l'inattendu, de l'antérieurement inconcevable, etc.

Francis, suite à votre demande, je ne peux vous dire ma façon de libre-associer; car la libre association, si elle peut s'expliquer, n'est plus vraiment libre selon moi (je ne suis pas sûre d'être claire!);
ensuite elle est sûrement très différente selon chacun je suppose, puisque pour moi elle est chaque fois différente. Ce qui m'a fait découvrir que j'étais sans doute passée à ce stade de libre-association, ce sont les mots que je me suis mise à utiliser en me demandant: pourquoi n'ai-je rien trouvé d'autre à dire que ça sur ce sujet?
Sans compter bien sûre que cette libre association reste plus ou moins présente selon les séances, et parfois carrément absente.

ce qui y faisait obstacle c'était...???
En tous cas ce qui m'a permis d'y parvenir c'est uniquement la patience et l'humilité de mon analyste, qui jamais ne m'a dit que je faisais de la résistance malgré tout ce temps en face-à-face à associer librement sans libre-association sans doute pour reprendre les termes d'Opale et Millusion(au passage, je précise qu'à ce moment-là je parlais déjà "sans fard" apparent);
qui m'aurait laissé arrêter là mon analyse sans me dire qu'elle n'avait jamais vraiment commencé;
qui a laissé venir les choses à mon rythme, en me disant une fois à propos d'un autre événement que je racontais et qui s'était enfin produit: "c'est que c'était le bon moment".


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04/10/2007, 22:14 Signaler

marge

Nous a rejoint: 02/10/2007, 22:22
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Bonjour, c’est mon premier message sur le forum. J’ai lu rapidement toutes vos réponses et en retour je vous donne ma façon de faire avec l’association libre.
Mon psy ne me l’a pas présenté comme une règle mais comme une invitation : « dites simplement ce qui vous passe par le tête ». Comme si c’était tout simple !
J’ai mis beaucoup de temps avant d’y arriver.
Impossibilité de parler, le moindre mot aurait déclenché des émotions incontrôlables.
Il insiste : « dites ce qui vient », d’accord, je laisse venir des choses anodines, les amis, le travail, les loisirs…, consciente de mes détours, j’ai trouvé inconsciemment le moyen de me faire entendre : je me suis mise à rêver. C’est en racontant et en associant sur le contenu de mes rêves que j’ai pu me laisser aller à dire ce qui me passe par la tête. J’ai arrêté de choisir mes mots, de me censurer, je laisse venir et je dis. Je ne m’entends même plus, pour entendre je fais confiance au psy. Et s’il m’arrive encore de me taire, je sais que tôt ou tard ça sortira de toute façon.

PS : je n’ai pas compris la question : A quoi résiste la libre association?


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05/10/2007, 04:50 Signaler

Francis Bismuth

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Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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PS : je n’ai pas compris la question : A quoi résiste la libre association?

Bonjour Marge,
Merci pour votre témoignage et bienvenue sur ces pages.
J'adopte volontiers votre reformulation et vous avez bien compris la question : l'interrogation que je livre aux lectrices et lecteurs est effectivement celle-là, même si j'ai quelque idée sur la question, idées qui cependant ne m'avancent guère - y compris en me référant à mes propres tranches d'analyse, ou aux écrits psychanalytiques* - lorsque nombre d'analysant(e)s butent sur cette règle. Sur ce moyen qui me semble être, dans le cadre de notre travail, une incontournable nécessité, sauf à psychologiser en rond.

Je préciserais votre proposition de la façon suivante :
"Pour vous, dans le cadre de votre travail analytique, que vous soyez analyste et/ou en analyse, à quoi résiste la libre association?"

Dans l'attente d'interventions complémentaires, à bientôt,
FB


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06/10/2007, 10:48 Signaler

Invité



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Intervention supprimée à la demande de son auteur.


06/10/2007, 19:14 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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Comme une évidence : si règle de "l'association libre" il y a coté analysant(e), nécessité tout autant fondamentale d'une "attention flottante" coté analyste.
Le présent débat, sur l'association libre, a été introduit par un texte de Virginie Megglé ; je ponctue nos échanges en citant à nouveau la psychanalyste, à propos de l'attention flottante, écoute spécifique requise de l'analyste durant le travail analytique.
Le lien ci-contre : http://squiggle.be/question-a-un-psychan[…]ott-2.html permet d'accéder au texte de V.M., reproduit ci-dessous :

Qu’est-ce que l’attention flottante ? par Virginie Megglé (13-03-2007)

L'attention flottante, c'est la règle technique selon laquelle le psychanalyste doit prêter la même attention à tout ce que dit l'analysant, sans attacher d'importance particulière à un détail de préférence à un autre.

Il est courant de l'évoquer, face à l'association libre recommandée pour l'analysant, en omettant ce qualificatif qui se glisse entre parenthèses : également et qui induit une réciprocité dans la relation. Attention (également) flottante ...
Je suis alors tentée, dans un premier temps, de définir cette recommandation technique par ce qu'elle n'est pas, afin de laisser entendre ce en quoi elle exhorte le psychanalyste à bien mener une cure.

Flottante, ici, ne suggère ni fuite, ni indifférence, ni somnolence, ni indécision, ni hésitation ... Pas plus qu'également ne se réfère à une maîtrise de l'humeur. L'égalité évoquée indique à la fois un phénomène d'équilibre entre psychanalysant et psychanalyste, et la nécessité pour ce dernier de mettre de côté ses préoccupations quotidiennes, de laisser en suspens ce qui motive son activité, d'oublier ses préjugés moraux ordinaires, ses présupposés théoriques et autres opinions, pour se rendre (également) disponible.

Flottante caractérise ainsi la fluidité, la souplesse, la mobilité d'une écoute qui se laisse sans sombrer porter au fil de l'eau ... Tandis que également tempérerait son flux pour maintenir un équilibre entre deux ...

Cette recommandation faite à l'analyste est donc une règle essentielle à sa pratique, afin qu'il mette en sommeil ses réflexes habituels et minimise ses défenses inconscientes. Ceci pour optimiser, de part et d'autre, "l'émergence de l'inconscient" du sujet, mais surtout, chez lui, un état de réceptivité de la mémoire sensible afin qu'elle engrange des éléments (prononciation, consonance, prénoms, soupirs, lapsus, fragments de rêves, souvenirs, etc) du discours de l'analysant, qu'elle ne retiendrait pas en temps ordinaire et qui sembleraient insignifiants d'un point de vue "objectif" au non initié. Alors que ces détails s'avèrent riches en informations et combien précieux en termes d'interprétation, quand ils entrent en écho avec d'autres éléments qui leur sont apparemment étrangers.

En effet, l’attention flottante permettra aussi, ultérieurement et de façon paradoxale, de favoriser certains éléments, en termes de sens et donc d'interprétation!

Principe d'affirmation du psychanalyste par sa discrétion mais aussi par l’acuité de sa perception, ainsi est-elle sollicitée pour autoriser l'analysant à associer librement, aussi bien que possible.

Elle symbolise à la fois l'ouverture d'esprit nécessaire au psychanalyste pour accueillir l'expression de l'inconscient de l'autre, dans toute sa dimension subjective, afin que celui-ci puisse affirmer sa sensibilité (singulière) en ses propres termes, et la nécessité de ne pas avoir d'a priori qui prédéterminerait les mots ou les événements sur lesquels se fixer durant une séance.

L'analyste, en effet, bien que son écoute s'appuie aussi sur une certaine théorie, enrichie de ses expériences analytiques personnelles, ne doit privilégier aucun élément du "discours de l'analysant".

Autrement dit, il doit, en quelque sorte, parvenir à ne plus exercer consciemment son attention, afin de donner libre cours à sa propre production inconsciente sans influencer (volontairement) celle de l'analysant.

Ne soyons pas utopique cependant, ni prétentieux, dans le meilleur des cas, elle le conduit néanmoins dans la direction de la cure, mais aussi souplement, aussi innocemment, aussi modestement, aussi sobrement que possible ... Et avec autant de tact, de réserve, de retenue que possible!

Ainsi - état de réceptivité qui favorise la relation transférentielle - l'attention flottante est-elle une invitation, non contraignante autorisant la subjectivité. L'expression de celle de l'analysant pouvant se déployer dans cet espace-temps particulier qu'est celui de la séance, face à celle de l'analyste.

Il s'agit donc pour l'analyste, porté par le flux de son attention flottante, de ne chercher à prouver ni son savoir personnel ni la théorie de l'inconscient (telle que Freud le premier s'est appliqué à la transmettre) - même si en fin de cure c'est bien l'un et l'autre en leur essence qui se trouvent confirmés et enrichis de cette nouvelle expérience que représente chaque cure.

Les interventions de l'analyste relèvent alors de l'art subtil de préserver cet espace de liberté entre deux afin que puissent surgir de l'obscurité de l'inconscient quelques lumières ... !

Cette règle est donc une indication pour maintenir en intention une certaine ouverture psychique. Ce n'est pas un état permanent et elle ne va pas, par ailleurs, sans l'analyse du propre transfert de l'analyste!

Mais quand elle s’exerce à point nommée, en situation, elle devient "comme naturelle", bien qu'elle continue de répondre à une exigence première indispensable à l'expression de la communication d'inconscient à inconscient sur laquelle vient se greffer le transfert.

Je ne peux résister pour conclure de vous livrer cette métaphore qui me vient à l’esprit : avec l’attention flottante, l’art du psychanalyste consiste à laisser défiler les mots de l’analysant et les images qu’ils évoquent, comme sur un écran, et de laisser impressionner sa sensibilité comme une pellicule … En laissant dériver son écoute au fil des flots des productions de l'inconscient.

Paris, janvier 2007

C'est donc bien redire si, le travail de l'analysant - qui passe entre autres choses par son effort pour librement associer - est aussi bel et bien fonction du travail actuel, en situation, de l'analyste, et de celui qu'elle ou lui-même fit sur le divan.

A bientôt,
FB


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