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La psychanalyse et les proches

11/07/2009, 16:04 Signaler le sujet

Invité



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Bonjour,

Comment votre entourage vit-il le fait que vous fassiez une analyse ? Pourquoi cette question ? Et bien, et bien, parce que mon entourage proche le vit mal .Les critiques que j’entends m’affectent et me font mal.J’essaie de ne pas mettre en doute le travail que je fais afin de tenir le cap mais c’est difficile, d’autant que mon analyste est en vacances, donc je ne peux exprimer ce malaise que je ressens en séance .Désolée de l’écrire içi. Je demanderais probablement la suppression de ce message d’içi peu.

Bon week end.


11/07/2009, 16:37 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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0

bonjour Louise,

allons bon, vous voulez vous aussi effacer votre message! c'est contagieux, ou quoi? :P

je me retrouve dans vos propos. un conjoint pas DU TOUT branché psy, qui depuis x années que je suis en analyse m'explique que la plaisanterie a assez duré, ou que c'est fini maintenant...
j'ai droit à ces remarques une fois par mois aux périodes fastes, tous les jours quand ça va mal (c'est-à dire quand c'est déjà pénible pour moi d'aller aux séances...)
et mes enfants qui me voient régulièrement rentrer les yeux rouges ou de méchante humeur de mes séances? qu'en penseront-ils finalement?

pas facile d'en parler en dehors d'un cercle restreint.
personne dans l'entourage qui sait ce qu'est une psychanalyse... enfin, si, une personne, ça m'a aidée d'en parler avec elle, même si elle est impliquée dans mon histoire...

bref, au cas où le sujet sur "l'arnaque" ne suffirait pas, "on" me le dit: la psychanalyse, c'est bidon, inutile voire dangereux, très cher, sans fin.
et les jours où je doute, je me pose ces mêmes questions... difficile alors de répondre à celui qui me lance ces critiques à la figure!
alors courage, l'un des intérêts du forum est de nous faire sentir moins seuls dans catte galère! ramons en choeur! :)


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11/07/2009, 17:05 Signaler

Invité



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Merci Mia, c’est bon de vous lire.
L’écouter m’évite la lecture du livre noir. :wink:


11/07/2009, 19:15 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
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Mathilda55 aimen(t) ca!

Professeur Tournesol, gras du bide et doté d'une troisième oreille - je ne saurais citer de mémoire Prune - dit :
- Les conjoints ne peuvent qu'être remués du fait que leur conjoint fasse une analyse. "Je ne lui suffit pas", "elle (ou il) m'emmerde avec son mal de vivre", "putain j'aurais pu acheté trois écrans plasma avec ses séances", "Le psy va la monter contre moi-qui-suis-défaillant-comme-tout-le-monde-mais-j'en-sais-rien-et-puis-merde", et puis ça vient interroger l'autre, quand l'un se lance dans et poursuit son analyse.
Bref, les psy reviennent l'été passé, comme chaque année, chère Louise, chère Mia,
Bien inutilement "vôtre" et à bientôt,
FB.


www Message Privé
11/07/2009, 21:44 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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0

bonsoir,

Francis,
« Professeur Tournesol, gras du bide et doté d'une troisième oreille » je sais pas, mais « inutile » je ne crois pas :) , ou alors vous resteriez tout seul sur ce forum.
Quelqu’un, un jour, pas loin (dans un autre fil de ce forum) comparait l’utile et l’efficace : disant par exemple (je cite de mémoire) qu’une analyse interminable n’est pas forcément efficace mais est toujours utile à l’analysant, puisqu’il la continue. Peut-être vos interventions ici sont-elles comparables : utiles, même si elles ne sont pas destinées à faire progresser notre analyse !
bref, continuez à être inutile, au moins, ça remonte le moral 8)

Louise, avez-vous commencé le livre noir??? je ne l'achèterai pas (y'a trop de livres qui attendent que je les achète) mais si un exemplaire me tombait dans les mains, je serais curieuse de voir ce qu'il renferme...
Bonne soirée à tous!

mia


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12/07/2009, 07:16 Signaler

Invité



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Bonjour Mia, Bonjour Francis, Bonjour à tous

J’ai acheté le livre noir par curiosité mais celle-ci n’ a pas été plus loin et il continue à prendre la poussière sur l’étagère de la bibliothèque.
Je ne me sens pas assez stable ou trop perméable ou trop ignorante ou incapable d’avoir le recul nécessaire pour lire ce type d’ouvrage.

Les vacances de mon analyste me confrontent comme chaque été à la perte et donc au manque, alternant douleur et colère en silence. Bref, le travail continue même en l’absence de l’analyste, qui comme chaque année va revenir.
Merci de votre intervention Francis, utile, efficace, m’en fous un peu de le savoir , je la lis .
:)


12/07/2009, 22:42 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
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0

Bonsoir,

J'y reviendrai peut-être mais, en bref, mon conjoint l'a su (mais pas compris: analyse = fouille merde ,pour lui, je précise...).Mes parents ne l'ont pas su et c'est très bien ainsi (ils ne l'auraient pas compris).
Je crois que, comme toute expérience sensible, le contenu d'une analyse est incommunicable et tous les documents, documentaires, littératures n'y suffiront pas pour ceux et celles qui ne s'y collent pas.

Bonne soirée à tous, toutes

A bientôt.


Message Privé
13/07/2009, 07:37 Signaler

Invité



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Bonjour,

Je trouve bien regrettable parfois la règle de confidentialité qu’appliquent les analystes, j’en comprends la nécessité mais comprends également que l’autre puisse se sentir exclu d’une partie de la vie de son conjoint alors qu’il en vit aussi les à cotés et se repli dans un « la psychanalyse est un mouvement sectaire, elle ne sert qu’à faire des psychanalystes, refuse d’être évaluée… ».Même si les médecins respectent le secret professionnel, ils ne tiennent pas à l’écart les proches qui bien naturellement s’inquiètent de la santé physique ou mentale de ceux qu’ils aiment .Et je m’étendrais peu sur les parents qui se questionnent dans un : mais qu’est-ce que j’ai raté dans son éducation pour qu’elle fasse une analyse ?Eduquer : impossible d’après Freud, analyser et gouverner aussi. On fait ce qu’on peut.


13/07/2009, 08:33 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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Indispensable confidentialité en effet pour ce qui concerne l'analys(t)e, et les analysants comprennent pourquoi.
Sauf à ce que le conjoint ou père ou mère considère ce travail comme sectaire (ou "même si...", à la réflexion), un nouveau dialogue peut se mettre en place entre l'analysant et les autres, et il arrive que certains de ces autres aillent consulter en lien avec ces culpabilités ou d'autres interrogations.
Des "thérapies de couple" se mettent aussi parfois en place, en marge du travail individuel.

A bientôt,
FB.


www Message Privé
13/07/2009, 11:30 Signaler

papillon

Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
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Bonjour à chacun et à chacune.

Mes proches ont assez mal compris ma démarche. Notamment mon ex compagnon. C'est ce qui a mis le feu aux poudres ... Mais les poudres étaient déjà éparpillées avant que l'alumette psychothérapique ne viennent tout embraser.
Ma grand'mère aussi l'a mal compris, s'étonnant que j'aille mal et pensant elle aussi que je remettais en cause l'éducation voire l'amour qu'elle m'avait donné. De ce fait je lui cache être encore en psychothérapie, prétextant si besoin est une visite chez un autre médecin, ou une sortie entre amies ... Et je me suis rendue compte dernièrement lors de la condamnation de ce psychiatre ayant, semble-t-il, abusé de certaines de ses patientes, que cette démarche et l'attachement (voire la dépendance) que l'on peut ressentir pour l'analyste est incompréhensible pour certains, s'il ne la vivent pas. Et j'ai eu beaucoup de mal à l'expliquer, préférant argumenter sur le respect de la déontologie.
Heureusement j'ai dans mon entourage une amie qui est en analyse et avec qui je peux un peu en discuter. Et il y a ce forum ... :D

Quant à la confidentialité, je crois qu'elle est la condition même pour qu'une certaine confiance s'instaure, et que l'analysant puisse ainsi dire, se dire. Les proches s'inquiètent, mais poser une étiquette sur quelqu'un ne l'aidera jamais, comme ça n'aidera pas la famille. Tout comme de dire à celle-ci "ne vous inquiétez pas, elle va bien" peut -être perçu par l'analysante comme un déni de sa souffrance, même s'il s'agit là de rassurer les proches.

Bonne journée.


www Message Privé
14/07/2009, 18:48 Signaler

Invité



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D’autant plus difficile aussi pour le conjoint d’avoir confiance en l’analyste qu’il ne peut le rencontrer et ne se base alors que sur les avancées ou aggravations de l’état de l’autre ou ce qu’on lui a dit des qualités professionnels de celui-ci.
A moins d’être totalement indifférent à ce que peut ressentir ou faire l’autre, il me semble que c’est aussi un témoignage de confiance que l’on fait à celui ou celle qui fait une analyse tout en veillant au sérieux , s’agit pas de tomber sur un charlatan qui profiterait de la situation ou manipulerait.

Bonne soirée


15/07/2009, 12:21 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
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0

Bonjour à tous,

Ma famille et certains de mes amis sont au courant que je fais une psychanalyse, je n'ai pas besoin de me sentir comprise pour me motiver à la vivre. Je sais qu'elle m'est utile et peu importe ce qu'"on" en pense autour de moi. Il est vrai que je vis seule et que c'est seulement mon chat qui supporte mes humeurs-de-retour-de-séances-difficiles ... :wink:

Je voulais juste ajouter un petit témoignage. Ma mère s'est inquiétée souvent de savoir ce que je pouvais dire à son sujet chez le psy. Hum ... :?
Je lui ai répondu que je ne lui dirai rien à ce sujet, que je ne voulais pas remuer, avec elle, des choses du passé et que ma psychanalyse m'aidait justement à accepter ce passé et à me réconcilier en qq sorte avec eux (= mes parents). Il est vrai que ma relation avec mes parents s'est beaucoup assainie. Un jour, j'ai même osé dire ceci en séance :"je n'ai plus honte d'être la fille de mes parents".

Bonne fin de journée à tous,
Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

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15/07/2009, 12:55 Signaler

Nikaya

Nous a rejoint: 04/07/2007, 22:37
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0

Au début de mon analyse, je gardais cela secret, même auprès de mon ex, qui ne remettait point en doute mes alibis.
Je préférais garder ça secret car, d'une part, j'étais persuadée qu'ilS (parents, amis proches)ne comprendraient pas, mais aussi et surtout, je me disais que le fait qu'ils le sachent aurait été nuisible à ma démarche...

Puis petit a petit, l'analyse est "entrée" en scène... un peu métaphorique cette phrase... m'enfin...
Elle est entrée en scène,disais-je :lol: , comme faisant partie de MA vie, quelque chose comme "c'est comme ça, ça me regarde", je vais à "MES" rendez-vous.("POINT").
Cela a dérangé : mon ex, qui, de surcroit, n'était pas à ce moment là :lol: :lol: :lol:

Ben oui, rester discrète sur son analyse car chacun a toujours son opinion à donner, chacun va de son interprétation à deux balles se prétendant tout à coup très psy de trottoir... et ça me gonfle !
Aussi, chacun se met à flipper de sa prétendue responsabilité, et de sa probable remise en question... (je dirais... chacun sa merde! z'ont qu'à faire une analyse, hein!)

La psychanalyse emmerde ceux qui n'y sont pas (ou qui se sentent exclus par les proches qui en font une)

Lors de discussions entre amis, il m'arrive, quand on me le demande, de tenter d'expliquer ce qu'est la psychanalyse, pour moi, de donner des exemples imagés,... difficile de ne pas parler en termes métaphoriques dans ces cas là. Je fais de mon mieux.. Mais je ne vais pas en parler spontannément et encore moins parler de MON analyse.
Je reste assez secrète, à aucun moment je dirais que je suis en analyse : je dis que je m'y intéresse énormément.

Je pense qu'on ne peut la "comprendre"-bien grand mot- que lorsqu'on Y est.
Et puis : difficile rapport entre théorie et pratique...

Bonne journée,


Condamnée à  être libre
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15/07/2009, 19:53 Signaler

Invité



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Je n’ai jamais caché à mes proches que je faisais une analyse. Je ne vois pas trop d’ailleurs comment j’aurais pu cacher que j’allais mal , les symptômes sont là pour le dire même sans parole, et que je cherchais à aller mieux.
Même à des collègues assez proches de travail ou à mon supérieur de l’époque qui s’était montré assez compréhensif et tolérant avec l’élasticité des horaires de mes séances non régulières au départ. Une collègue m’emmenant même à certaines séances quand j’avais des soucis de conduites et redoutait cette ### de route . Y’a pas à dire les nordistes y sont sympas quand t’es dans la mouise. :D
Quant à raconter mon analyse , non. Mon conjoint me demande si cela c’est bien passé quand je rentre de séance, et quand il voit que non c’est là qu’il râle après la psychanalyse… :?


15/07/2009, 20:01 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

"On mange quoi ce soir ?"

A bientôt,
Patalo.


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15/07/2009, 20:29 Signaler

Invité



0

Bonne soirée

Papotine


15/07/2009, 20:36 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

"lol", qu'y disent (enfin, pas les "proches", mais les engeances),
FB.


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02/08/2009, 11:26 Signaler

Magalère

Nous a rejoint: 30/01/2009, 09:46
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Bonjour

Seul mon mari sait que je fais une psychanalyse. Cela n'a pas été simple au début. Lui me disait d'arrêter en voyant que j'étais mal et moi je culpabilisais de dépenser autant pour moi.
Par rapport au cout ,quand je travaillais à temps partiel pour m'occuper des enfants, cela ne le dérangeait pas.Maintenant je pars du principe que je travaille à temps plein et que je peux peut être m'occuper de moi.
Par contre je ne partage rien avec lui sur ce travail. il me demande juste si je vais bien quand je rentre.
Je pense qu'il a compris que cela m'est nécessaire et j'ose penser qu'il a vu quelques avancées (par exemple je ne me mets plus en colère quand il y a remarques de sa part, je ne démarre plus au quart de tour,je me sens moins agressée,je suis peut être plus cool....)
j'ai l'impression que je gagne une certaine liberté que je ne m'autorisais pas.
sans lui en parler ,j'ose espérer qu'il a compris que j'allais reprendre.
je pense que j'aurai encore des réflexions, dites sur le ton de la plaisanterie,dès la reprise.
en même temps il y participe d'une certaine façon, car les matins où j'ai rendez vous il ne me prépare jamais mon petit déjeuner comme il le fait depuis toujours. de ne pas voir mon couvert mis cela me rassure. il sait que j'y vais.
Quant à mes enfants ,j'estime que cela ne les regarde pas.
Oui ,il faut une certaine confiance du conjoint pour accepter cette relation privilégiée dont il est complètement exclu.
Je crois que j'ai un conjoint vraiment extraordinaire pour accepter cette démarche.Il ne le sait pas pas ,mais c'est peut être grâce à lui que je fais ce travail.
Je continuerai une autre fois.

bonnes vacances à tous
Magalère


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04/09/2009, 19:31 Signaler

Corinne

Nous a rejoint: 04/09/2009, 18:35
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Le père de mes enfants (dont je suis séparée depuis 11 ans maintenant) sait...

Mes 2 garçons ados quant à eux savent que j'ai démarré "un travail avec un psycho", identifié par sa photo en cover de son dernier livre...


Douter sur le fait de dépasser un jour les traumas, grâce au travail thérapeutique de reconstruction
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04/09/2009, 19:36 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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sa photo en cover de son dernier livre...

?

Mais encore, dans la mesure de votre possible ; c'est un peu elliptique pour moi.
FB.


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04/09/2009, 19:37 Signaler

Corinne

Nous a rejoint: 04/09/2009, 18:35
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0

Sa photo apparaissant sur son dernier livre, quelque part, je pense que ça a un côté "rassurant" pour mes enfants d'identifier "la personne" avec laquelle je mène "ce travail si important pour moi"... que mes enfants savent "si important pour moi".


Douter sur le fait de dépasser un jour les traumas, grâce au travail thérapeutique de reconstruction
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04/09/2009, 20:52 Signaler

mi

Nous a rejoint: 12/11/2006, 21:31
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0

Bonjour Corine, et bienvenue parmi nous :- )


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04/09/2009, 20:59 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

Sujet du fil : faire un travail psy ET se coltiner le regard, les réactions des proches / ce qu'on en perçoit, ce que l'on s'imagine de ces regards.
Si Corinne veut parler de la séparation voici 11 ans, et/ou des traumas de l'enfance (signature de Co.), autre fil svp.
A+
FB.


www Message Privé
04/09/2009, 21:07 Signaler

mi

Nous a rejoint: 12/11/2006, 21:31
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0

... et de ses lectures ?

l'est où le fil des bouquins, déjà, Francis ? 8)


Message Privé
04/09/2009, 21:14 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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Il n'y a pas de fil "bouquins". De temps en temps, un fil "livres d'été". On peut utiliser http://www.psychologie-bismuth.com/forum[…]search.php pour chercher dans les forums, ou créer un fil que je rangerai bien obsessionnellement là où c'qu'il faut (ainsi que me le dictent mes injonctions intérieures et impératives : indubitables).


www Message Privé
04/09/2009, 21:38 Signaler

Invité



0

Réaction d’un proche quand je me rends chez mon psy : - ah oui, c’est vrai ,tu vas voir ton vétérinaire aujourd’hui…
Réaction de mon psy quand je lui raconte l’anecdote : il éclate de rire …
Quand je vais voir mon psy , je me dis : ah , la vache !aujourd’hui je me rends chez mon vétérinaire !Faut dire que j’ai du chien aussi…
Une robe de cuir comme un fuseau
Qu'aurait du chien sans le faire exprès
Et dedans comme un matelot
Une fille qui tangue un air anglais. (Léo Férré; « C'est extra »)


04/09/2009, 22:09 Signaler

mi

Nous a rejoint: 12/11/2006, 21:31
Nombre de sujets: 8
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0

Ah ! pas si bête ! il m'est arrivé de me confier au vétérinaire de mon chat, lui supposant un autre rapport au langage !
Un animal qui souffre peut-il "dire" où il a mal ?
... J'en ai d'ailleurs fait part à ma fille, de mon étonnement devant cette faculté d'observation que je lui trouvais, à ce vétérinaire !

(J'espère ne pas trop m'éloigner du propos de ce fil en évoquant ceci).

Un livre, pas encore lu - peut être un jour le lirais-je...
Vétérinaires, de B. Lamarche-Vadel

résumé ici :
« Paul a un but dans la vie, entrer à l'Union des vétérinaires. En attendant, ses journées sont monotones, ponctuées par quelques visites chez les clients de son frère Joseph, vétérinaire de profession. Mais la folie ordinaire est là qui rode... Quelle est-elle? Etre vétérinaire et avoir le pouvoir de vie ou de mort sur les animaux; s'obliger à rester engourdi près de la Marne un soir d'hiver parce qu'il faut souffrir pour apprendre à mesurer un bonheur futur.
L'horreur, quant à elle, n'est rien d'autre que cette folie douce poussée à son paroxysme.
Dans ce premier roman au propos terriblement lucide sur la disgrâce des hommes vis-à-vis de la société dont ils sont pourtant les artisans, Lamarche-Vadel a montré un visage d'auteur capable de déformer considérablement le réel jusqu'à ce qu'il éructe de sa substance véritable, tragique et répugnante. Réussir un roman, c'est aussi entraîner le lecteur sur un terrain connu et au dernier moment, le pousser dans les orties. »


Message Privé
04/09/2009, 22:48 Signaler

mi

Nous a rejoint: 12/11/2006, 21:31
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0

ET se coltiner le regard, les réactions des proches

En ai-je déjà écrit quelques mots ? sans doute... quelque part
Les trois premières années ont été rudes (les suivantes aussi... pas pour les mêmes "raisons"), engendrant des modifications de comportements, d'attitudes de ma part vis-à-vis de mes proches, provoquant parfois chez eux des retours inattendus ! Puis de long en long, des ajustements à de (presque ?) nouvelles modalités d'échanges se sont produits, ou pas... Une de mes sœurs a repris de son côté un travail psychanalytique, abandonné trop tôt avant ? Avec une autre de mes sœurs, elle aussi passée par une analyse une dizaine d'années avant que j'y songe moi-même, nous nous sommes affrontées, un peu fort...
...
Le plus pragmatique des avis de proches sur cette démarche, le plus tendre aussi [en toute conscience de ce qu'elle avait traversé], réside pour moi dans une phrase de ma mère lorsque je lui ai confié ce "secret". A cette confidence elle avait répondu laconiquement : « Laisse les souvenir s »
Good good !


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17/02/2012, 14:45 Signaler

Woody Richard

Nous a rejoint: 12/09/2011, 10:46
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0

Ah, encore un sujet intéressant qui m'avait jusqu'alors échappé. J'allais en ouvrir un sur l'effet de l'analyse sur les relations avec les autres, proches et moins proches.

De mon côté, y a eu du bon, du moins bon, et du terrible. Mon père avait fait une analyse alors qu'il avait 30 ans environ, et ma mère, lorsque mon père est tombé malade, s'y était lancée aussi ; ma famille proche était donc très au clair et très tolérante avec l'analyse.

Lorsque j'ai commencé l'analyse mon père était mort depuis quelques années et évidemment, avec l'analyse un tas de trucs douloureux sont remontés, et remontent toujours ; seulement au début, complètement submergé par ce qui se passait, je ne pouvais m'empêcher d'en parler avec ma mère, et d'être parfois cruel et agressif avec elle, pour tout un tas de raisons, bonnes et moins bonnes. Je pense que ça l'a fait beaucoup souffrir à un moment donné, même si aucun de nous deux n'était dupe : elle, comme moi, savions que c'était dû à l'analyse ; elle n'a jamais cessé de m'encourager, même quand ça allait vraiment très mal et que je faisais peser tout mon mal être sur elle, elle me disait que c'était bien, qu'il fallait que j'ose aller au bout de nos problématiques familiales, etc. Ce n'est que maintenant que je me rends compte à quel point elle a "assuré", comme disent les djeunz. Mes relations avec ma mère sont maintenant plus distantes (ce qui n'est pas négatif), et j'ai appris à ne plus faire peser mes angoisses sur elle, et à garder ça pour le psy. Je pense qu'on peut dire que ça va un peu mieux entre nous, même si évidemment tout un tas de trucs me sont insupportables chez elle (les choses que je retrouve chez moi, of course) et que j'ai toujours des problèmes à me positionner par rapport à elle ; mais bon, au moins, je parviens à ne plus la faire souffrir avec mes propres histoires, c'est déjà pas mal.

Bon, ça c'est pour le "positif", même si tout ça s'est passé et se passe encore parfois dans la douleur.

Ce qui me questionne de plus en plus en ce moment, ce sont les effets sur les relations au conjoint. Ma compagne est très encourageante, elle me demande comment se sont passées les séances, elle respecte tout à fait ma démarche et est contente que je travaille pour aller mieux. Non, le problème, c'est moi. Je me rends compte avec l'analyse qu'il y a plein de raisons pour lesquelles je vis avec elle, pour lesquelles je l'aime, qui ne tiennent plus vraiment. Je me rends compte que mon désir n'est pas celui que je croyais, que je n'ai pas forcément envie de vivre conventionnellement comme un petit couple qui passe toute sa vie ensemble sans jamais rencontrer d'autres personnes, et ça c'est chiant, parce que c'est quelque chose que je la sais totalement incapable de comprendre (pour elle, la vie ça se fait à deux, un point c'est tout) et que je ne suis même pas sûr de comprendre moi même. C'est quelqu'un que j'aime profondément ; ceci dit, le fait de me retrouver coincé toute ma vie avec la même personne, c'est l'angoisse totale en même temps que ça me rassure. Et je ne me sens pas capable de vivre seul non plus. Tout ça n'est pas entièrement dû à l'analyse, je suppose que c'est une problématique récurrente chez pas mal de gens, mais quand même, ça met au jour un sacré bordel qu'il n'est pas évident de gérer.

Ce qui est assez fou, c'est qu'elle le sent, alors que rien ne lui permet de déduire quoi que ce soit de mon comportement ou de mon discours, qui n'a pas changé (enfin, je ne crois pas) ; elle fait des rêves dans lesquels on se sépare ou dans lesquels je la trompe, elle angoisse sur notre rupture possible, et j'ai beau la rassurer, être attentionné, elle ne se sent pas en sécurité, et je me demande si ce n'est pas parce que ces questions là émergent pour moi dans l'analyse... La foutue intuition féminine ? Que faire, lui en parler directement, ou pas (ça va la mettre en panique / dépression totale) ?


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17/02/2012, 15:25 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

Woody Richard" date="2012-02-17 15:45:03
(...) Que faire, lui en parler directement, ou pas (...) ?

Bonjour Woody,
Je suis partisan du "dire", puisque ne pas le faire risque de créer un fossé grandissant d'incompréhensions, de... non-dits, d'interprétations. Tout dire, pas nécessairement - Dolto à bien écrit "Parler juste aux enfants" - mais un dialogue sans invectives peut ne pas nuire.
Par ailleurs, qu'elle sente vos remuements intérieurs montre non pas une intuition féminine mais une communication des inconscients, comme parfois entre analysant et analyste, comme presque toujours entre jeunes enfants et tel parent.

On peut dire craindre une existence que se Bidochonne - je sais, je m'adresse là aux lettrés - et que l'autre n'y soit pas inattentif, ni passif ?

A bientôt, bonjour à chacun,
FB.


www Message Privé
17/02/2012, 15:52 Signaler

Woody Richard

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Francis Bismuth aimen(t) ca!

Merci pour votre réponse !

Je me sens coupable parce que je n'arrive pas à savoir ce que je veux. Le bidochonnage (ahah), non merci ; mais pour l'éviter, pour moi ça passerait par avoir des aventures "parallèles" à mon couple, et ça, pour elle, c'est totalement inenvisageable. Du coup je suis coincé, et je ne me vois pas lui mentir ; et si je lui dis ce que je pense vraiment, elle me quitte, ce que je ne veux pas parce que je l'aime. Je vais essayer de lui en parler subtilement, mais c'est pas mon fort.

Bon, bref, ça tourne au courrier du coeur, je vais me démerder et de toute façon la vie se chargera bien de foutre le bordel là dedans toute seule. Je croyais que l'analyse m'apprendrait peut être à faire le deuil de certains désirs "impossibles", malheureusement ou heureusement c'est plutôt le contraire qui se passe, mon indépendance ayant envie de se manifester un peu trop pour être compatible avec le bonheur conjugal...


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17/02/2012, 16:28 Signaler

Francis Bismuth

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Châtiez cependant un peu votre langage ici, Monsieur le linguiste :D

A bientôt,
FB.


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17/02/2012, 16:53 Signaler

melimelo

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Bonjour tous toutes, bonjour Woody,

J'avais écrit toute une tartine que je viens d'effacer car aucun intérêt, que des lieux communs...

En résumé finalement, je dirai : ne dites rien qui soit trop lié à vos fantasmes, tant que vous ne savez pas le pourquoi du comment pour aller où. Il y avait une sorte de règle qui disait qu'en analyse on devait éviter de prendre de trop grandes décisions, de celles qui bouleversent le quotidien voir la vie.
Ca n'empêche pas d'échanger avec votre amie sur les peurs d'une vie bourgeoise ou de bidochon... Laissez cependant le char d'assaut à l'atelier et prenez un tandem par exemple, ça permet d'aller loin tout de même, de changer de paysage sans bousiller la route.

Pas très clair tout ça je vous l'accorde ;)


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17/02/2012, 17:13 Signaler

Francis Bismuth

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Ici, on tolère le - enfin... - langage fleuri du Woody, et les tartines melimelées.
A bientôt,


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17/02/2012, 17:35 Signaler

melimelo

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Francis Bismuth aimen(t) ca!

Merci beaucoup Francis pour cette indulgente autorisation :D

A propos du désir, du maintien du désir plutôt, mon analyste compare mon angoisse à ne plus rien avoir à "dire" d'intéressant à mon amant (et à mon analyste par la même occasion) au challenge de Shéhérazade, réinventant l'érotisme chaque nuit pour conserver l'ardeur de son amant, et accessoirement restée en vie.

Sur le moment ça m'énerve beaucoup toutes ses comparaisons (entre la bible, la mythologie et les contes je suis servie !)

Ah oui en parlant de mythologie, pffffff, méfiez vous Woody du chant des Sirènes parait-il !

Mon analyste me fait parfois penser au sphinx de légende qui va me dévorer si je ne découvre pas ses énigmes à deux balles (hum jeu de mots ok).

Bon c'est du second degré tout ça, C'est friday wear :p


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17/02/2012, 17:41 Signaler

Francis Bismuth

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Francis Bismuth aimen(t) ca!

"La psychanalyse et les proches", tel est le thème du présent fil.
Le bonjour du grand castrateur,
FB.


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17/02/2012, 17:42 Signaler

Francis Bismuth

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"La psychanalyse et les proches", tel est le thème du présent fil.
Le bonjour du grand castrateur,
FB.


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17/02/2012, 17:55 Signaler

melimelo

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oups désolée, je comprends, vous pouvez supprimer ce post superflu bien sûr.


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17/02/2012, 17:57 Signaler

Francis Bismuth

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Mais non. Juste une modération. :)
FB.


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19/02/2012, 22:01 Signaler

Chica

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"la psychanalyse et les proches"... cela me fait penser à une récente expérience. Une amie (très proche mais que je vois physiquement peu car elle vit très loin, à l'étranger) me faisait part de sa curiosité d'en savoir plus sur le vécu d'une analyse. J'ai trouvé cela difficile pour plusieurs raisons. D'une part, elle me demandait cela à un moment où je n'avais pas très envie de partager ce que je vivais du contenu des séances et/ou de la relation à l'analyste. Or, sans illustrer a minima, comment transmettre à qui n'a pas fait cette expérience?
Par ailleurs, elle me dit avoir ressenti une fois (je ne m'en souvenais pas) alors que je lui disais cette difficulté à transmettre, qu'elle l'avait vécu comme "tu ne peux pas comprendre".
Embêtant, mais là est bien la question, comment partager?
Lors de ce dernier échange, alors que j'avais juste dit que la relation analysant/analyste était très singulière, sans rien de plus, cette personne me dit "ah, ça je peux comprendre!" avec un ton qui signifiait toute l'évidence de cette relation particulière. Du coup, je n'ai pas développer et j'ai poursuivi sur autre chose.
Mais cela m'a questionné. Je comprends tout à fait cette curiosité légitime et ai même été touchée qu'elle soit ainsi exprimée. Parce ce qu'en plus elle venait d'une amie,j'aurais souhaité répondre à sa demande, faire plaisir, mais me suis sentie un peu désarmée pour le faire, et peut-être aussi trop accaparée par mon vécu en séances à ce moment-là pour transmettre. J'en ai été assez désolée.
Voilà, envie de partager cette expérience...


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19/02/2012, 22:39 Signaler

Woody Richard

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Francis Bismuth aimen(t) ca!

C'est déjà partager l'expérience que de la décrire comme indescriptible, en fait !

Moi aussi je discute beaucoup avec une amie qui aimerait s'y lancer et qui me pose plein de questions, et c'est vrai que la seule réponse possible, c'est que c'est une expérience de vie, et qu'en tant que telle ça ne peut que se vivre et pas vraiment se raconter. Mais elle n'en ressort pas du tout frustrée ou en colère, elle comprend ça.

En même temps, c'est normal et tout de même facile à comprendre, chacun étant singulier, chaque analyse doit l'être aussi...


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28/04/2012, 17:18 Signaler

Môa

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Francis Bismuth, Mathilda55 aimen(t) ca!

Voilà, je reviens ici grâce au fil de Mia.

Mon mari, qui a récemment stoppé son analyse m'a dit ceci lorsque je lui ai dit qu'il fallait que j'y retourne "tant que tu ne me quittes pas" et quelques jours après "tant que tu continues à cuisiner".

J'ai A-DO-RE :p

Non, réellement, ça a fichu une p*#'$tain de distance ! Depuis, je fais chambre à part... Bon d'accord, ça couvait depuis un petit moment :D ! Mais j'ai juste réalisé avec ces deux petites remarques (et quelques autres savamment sporadiquement semées) quelle était ma place dans sa vie et, comment dire, ça n'est pas tout à fait la même que celle où je me vois de plus en plus précisément !

Il faudra bien réajuster tout cela à un moment ou à un autre...


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28/04/2012, 17:21 Signaler

Môa

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Francis Bismuth aimen(t) ca!

Euh, et donc là, 18h 20... après une bonne douche, devinez ? Ben quoi, je vais préparer le dîner ;) :) :D ;) :p


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30/04/2012, 14:10 Signaler

Mathilda55

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Francis Bismuth aimen(t) ca!

Ce sont des questions super intéressantes auxquelles on doit fr face quotidiennement quelque part. On a tous nos masques qu'on retire sur le divan.

Personnellement, mes deux parents ont fait une analyse (mon père est psy....) et ont bien accueilli la nouvelle en me disant que c'était une "formidable aventure humaine". Par contre ils ne m'avaient pas dit à quel point cela pouvait être douloureux.
Mes amis par contre sont incapables de comprendre ce travail là. Et ça, c'est très difficile pr moi... Mon ex, c'était pareil. Il ne comprenait pas.... Je ne peux pas du tout partager ce travail là avec des amis. Peut être que c'est une bonne chose finalement pr garder son jardin secret....

Alors ce diner Moa ?


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30/04/2012, 15:36 Signaler

-Ka-

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Francis Bismuth aimen(t) ca!

Mathilda55" date="2012-04-30 15:10:57

Personnellement, mes deux parents ont fait une analyse (mon père est psy....) et ont bien accueilli la nouvelle en me disant que c'était une "formidable aventure humaine".

Mince alors, les psychanalysés aussi flinguent leurs gosses !! Moi qui pensait avoir un petit espoir pour les miens !! :)

Je plaisante bien sûr Mathilda,ne vous vexez pas :p


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30/04/2012, 21:01 Signaler

Môa

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Francis Bismuth aimen(t) ca!

Eh bien, ce dîner va rejoindre la galerie des petits plats qui alimentent ma famille, mes amis et mon blog !

Je voudrai juste penser que... je n'ai pas réellement entendu ce qu'il m'a dit :( ... parce que j'ai généralement E-NOR-ME-MENT de mal à oublier les mots qui me touchent un peu trop :( :( :( :( :(

Heureusement, j'ai la cuisine pour continuer à sublimer :p


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01/05/2012, 14:22 Signaler

mia

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Francis Bismuth aimen(t) ca!

"oublier", vraiment?
"faire avec" (ou non!), "dépasser", ou , comme vous le dites si bien, "sublimer" me semblent plus en adéquation avec le difficile boulot d'analysant...
pour moi, oublier rime un peu trop avec refouler... puis retour du refoulé!


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01/05/2012, 15:41 Signaler

Môa

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Francis Bismuth aimen(t) ca!

Oui, Mia, refouler puis retour !
Bing, effet boomerang...

Arrrhhhg, qué yé n'aime pas ça, dou tout, dou tout, dou tout ! :)

Mais pas l'choix :p


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09/05/2012, 13:27 Signaler

Heide

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Bonjour,

Personnellement, mes parents m'ont toujours soutenue et ils ne comprennent pas bien ce qu'est l'analyse. Ils n'ont pas fait d'études (je viens d'un milieu très modeste) et ils acceptent cette démarche.
Les amies, ça a été un peu différent : au début, beaucoup de réactions négatives, de paroles - qui même dites avec des pincettes - étaient franchement dubitatives. Puis, voyant les résultats, les changements profonds de ma personnalité, toutes sont passées : "ah ! mais j'en ai besoin, c'est ce qu'il me faut !". Donc, mis à part qu'aujourd'hui, je m'éloigne d'elles car je ne parviens plus vraiment à communiquer avec elles, je dirais que pour les amies, c'est selon que le vent souffle.
Au travail, par contre, je ne l'ai jamais révélé à quiconque.

Je dirais que je n 'ai pas honte de cette démarche - j'en suis plutôt fière !- mais beaucoup de personnes ont des idées préconçues sur l'analyse et vous ressortent des poncifs qu'ils ont lu dans des livres, des choses qu'ils ont entendu dire...alors qu'ils n'en ont jamais faite. Souvent, je leur fais la remarque d'ailleurs et ça s'arrête tout de suite. Toujours avec douceur et gentillesse mais je le fais remarquer quand même.

Du coup, ça m'amène à vous poser une question : vos amis proches, vous parvenez désormais à communiquer comme avant avec eux ? Parce que, pour ma part, dans les conversations, je ne vois désormais que des plaintes, des choses négatives qui leur arrivent alors que moi, vu que désormais je relativise tout et que les problèmes ne m'atteignent plus vraiment, j'ai plutôt envie de parler de mes passions, des choses que j'ai faites et que j'ai adorées, bref, plus vraiment envie de parler de choses stressantes...Ca vous le fait aussi ou il n'y a que moi ?


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09/05/2012, 13:36 Signaler

Woody Richard

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Bonjour Heide !

Pour moi il y a plusieurs cas de figure. J'ai une amie très proche qui est en thérapie en face à face et qui pense à faire une analyse, on échange beaucoup à ce sujet, et notre relation en est plus forte, mais en même temps plus limitée puisqu'on parle plus souvent de "mal être, souffrance et rock'n roll" que d'autre chose. Mais c'est super intéressant.

Par contre j'ai plus de mal avec mes amis "d'adolescence", c'est à dire ma bande de copains très proches, avec qui j'étais tout le temps fourré depuis le lycée. Pas au niveau de l'analyse, mais au niveau de ce que j'ai à échanger avec eux. En gros, ce qu'ils racontent ne m'intéresse plus, même si on rigole bien parfois, ce n'est plus pareil, sans que je sache trop bien dire pourquoi. J'ai besoin maintenant d'autre chose dans une relation amicale que de simplement rigoler comme un benêt, même si ça fait beaucoup de bien parfois. Du coup, je m'éloigne un peu de mes amis, ce qui m'attriste (je suis quand même nostalgique de l'époque où on se voyait tout le temps pour faire les imbéciles). Je ne sais pas si c'est dû à l'analyse ou simplement au temps qui passe, ceci dit... Je me rends aussi de plus en plus compte que c'est vraiment difficile de trouver des gens qui nous correspondent, c'est rare et précieux.

Je me rapproche plus des amiEs, bizarrement.


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