Bonjour,
Prune se faisant quelque peu appeler désirée :wink: , j'ouvre ce fil et copie/colle le message que j'avais écrit hier mais non posté.
Le psychanalyste peut-il être médiatique ?
autrement dit peut-être : mon psychanalyste appartient-il à d'autres qu'à moi ?Et une autre question connexe, qui peut se poser aussi : un psychanalyste a-t-il le droit de dévoiler (même en changeant le nom, le contexte, la forme) un "cas" précis d'analysant pour illustrer publiquement son propos théorique ?
C’est là toute la confusion :mon psychanalyste et le psychanalyste. Il n’est pas question de dévoiler ou d’exposer l’intime de ce qui se passe dans l’analyse.Le pourrait-il d’ailleurs ?De part son éthique d’abord ,puis de part le fait que seul l’analysant pourrait le faire du point de vue de son fantasme à lui , d’analysant. Quand un cas sert à illustrer quelques théories c’est pour nourrir la réflexion à l’aide de cas concrets ou théoriser la pratique .Je me demande comment la psychanalyse , le remaniement de ses concepts , pourraient évoluer s’il n’y avait pas d’études de cas « anonymes » ?.
Pour ce qui est de la médiatisation, tout est question d’échelle. Il y a le psychanalyste dont par bouche à oreille ou lectures etc.. on entend parler et qui est en quelque sorte aussi diffuser via média ,qui se fait connaître afin d’élargir sa patientèle et/ ou qui reste dans le cadre de la psychanalyse ( qui n’a pas écouté les émissions de Dolto à la radio ?, suivi quelques émissions psycho à la télé ? ),.Et il y a celui qui aime aussi flatter son narcissisme en se montrant hors du champ psychanalytique, en profitant peut-être de l’aura que le statut de psychanalyste lui donne et ça plait ou non .
Mon psychanalyste est à mon écoute le temps que dure la séance, et seulement ce temps là. Se dire que ce temps est du temps où il est à moi, où il m’appartient, ce caractère possessif est peut-être lié à autre chose qui se déploie dans l’analyse…
Bien , à vous maintenant
Bonne journée

