Psychologie Bismuth

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Tout dire ...?

20/05/2009, 16:53 Signaler le sujet

Melyna

Nous a rejoint: 21/03/2009, 00:01
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0

Ce tout m'interroge ; le psy peut tout entendre , mais peut-on réellement tout dire ? :?


Message Privé
20/05/2009, 17:00 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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0

Bonjour,
Peut-"on", mais c'est qui ce "on" ?
Tout dire est une difficulté, mais c'est de règle, et avec les mots qui viennent. L'"on" :D peut parfois s'interroger sur pourquoi telle chose, on ne parvient pas à l'eprimer, à se l'entendre dire, à l'"avouer", etc..
Mais je laisse les autres membres vous répondre.
Cordialement,
FB.

PS-Cerise : pourquoi vous posez-vous cette question ?


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20/05/2009, 17:03 Signaler

Marou

Nous a rejoint: 19/05/2009, 23:22
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0

Oh la !

Bien sûr que oui, si tu savais ce que je raconte parfois à mon analyste :oops:
Mais il m'a fallu du temps pour apprivoiser certaines douleurs pour que cela sorte
Le but c'est avant tout de brisé certaines barrières, je ne vois pas comment cela pourrait marcher sinon :?:


Message Privé
20/05/2009, 17:32 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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0

peut-on tout dire ?

je comprends de deux façons cette question :

puis-je réellement tout dire; l’analyste pourra-t-il accepter, supporter ces paroles?

ou bien :

même si je le souhaite, serais-je capable de dire la totalité de ce qui me fait souffrir, sans rien oublier ?

à ces deux interrogations, je répondrais oui : selon moi l’analyste doit pouvoir accepter toutes ces paroles, d’autant plus que ce qu’il écoute c’est surtout ce qui se dit tout seul , "en plus" , à notre insu, et que c’est de ce qui se dit ainsi que vient notre souffrance…


Message Privé
21/05/2009, 09:32 Signaler

Magalère

Nous a rejoint: 30/01/2009, 09:46
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0

bonjour

tout dire oui, mais faut il encore pouvoir .
mais et si "on" ne disait pas la "vraie vérité".
ce n'est pas une histoire de mensonge , mais d' exagération ,de broderies,de pas tout à fait ce que je voudrais dire.
raconter ses rêves en oubliant un point sur lequel on bute,passer sur un détail qui trouble....
peut être est ce un manque d'honnêteté avec soi même?

au bout de trois ans je n'arrive pas à dire ce que je voudrai dire ,de façon libre.
je suis toujours dans le jugement de ce que je vais dire et je crois que la difficulté est là.
Avant chaque séance je pense pouvoir dépasser cette difficulté et pouf!! dès que j'y suis tout s'écroule,,une certaine crainte s'installe.
je vais courir ,c'est plus facile !!!
bonne journée.


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21/05/2009, 10:09 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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bonjour Magalère,

mais et si "on" ne disait pas la "vraie vérité".

eh bien la vérité essaierait peut-être elle-même de se dire... il m'est arrivé de dire quelque chose en me disant que cela sonnait faux, que ce n'était pas tout à fait ce que je pensais dire, pas un mensonge mais quelque chose d'un peu différent de ce que je voulais dire... en analyse, c'est "ma vérité" qui "essaie de parler", et moi je fais comme je peux, je ...galère aussi.


Message Privé
21/05/2009, 10:30 Signaler

papillon

Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
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Je me trompe peut-être mais je crois que c''est ça aussi qui fait la durée de l'analyse.
C'est vrai qu'on est sensé tout dire, mais parfois on bute sur certaines choses.
Il y a aussi un temps où l'analyste et l'analysant s'apprivoisent, se mettent au diapason.
Il m'arrive très souvent d'avoir "prévu" de dire quelque chose, parce que la séance précédante m'a amenée à réflechir sur tel ou tel point, puis finalement le fil de ma pensée m'amène ailleurs, là où je ne pensais pas aller. Et finalement, par petites touches, par petites avancées ou découvertes, on arrive à retrouver le chemin vers soi ... Un peu comme un labyrinthe dont la plupart des chemins concentriques mèneraient vers soi ... Parfois on tombe dans une impasse, mais il est important de l'explorer.
Alors tout dire, oui, mais à son rythme ...


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10/06/2009, 13:49 Signaler

Ly

Nous a rejoint: 01/06/2007, 14:23
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Nombre de Posts: 4

0

Tout dire ou au moins essayer de dire, de parler même de tout et de rien ...C’est ma plus grande difficulté !
Mes premières séances se sont déroulées ainsi : silence suivi de silence pendant lesquels ma respiration s'affole, mon esprit s'apeure...., pourtant comme une envie de parler, de dire des choses sans arriver à les dire, à les exprimer.... puis après quelques temps (enfin, quand même pas mal de temps !!), je commence à évoquer des choses mais toujours prudemment, je tourne autour minutieusement, avec le sentiment d’insatisfaction de ne pas savoir dire, savoir m’exprimer correctement..; mais chaque séance débute inévitablement par le silence....Il ne me gêne plus, j’ai appris progressivement même à l’apprécier. Pourtant, je me demande ce que signifient ces silences ? Sont-ils liés à mon histoire ? Certes mais pourquoi alors font-ils alors encore effet si j’en connais la raison ? Sont-ils l’indice d’un malaise d’avec mon thérapeute ? Toutes ces hypothèses évoquées (et d’autres encore) lors des séances ne parviennent toutefois pas à me convaincre. J’erre alors dans l’incertitude, j’oscille sans arrêt d’avis…Fatigant!


Ly
Message Privé
11/06/2009, 05:53 Signaler

Invité



0

Tout dire ?
Je m’aperçois, après, que dans les choses que je « choisis » de dire au milieu de tout ce qui me passe par l’esprit il y a une cohérence, un fil d’une séance à l’autre. Ce tri qui se fait n’est pas du hasard .Alors qu’est-ce qui détermine ce que l’on choisit de dire ou non ?


11/06/2009, 09:43 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
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Louise
Tout dire ? (...) qu’est-ce qui détermine ce que l’on choisit de dire ou non ?

Bonjour Louise,
Je crois que tu as plus que le début d'une réponse à ta question, entre ton expérience de l'analyse et ta culture en la matière, non ?
Ce sont des choix, inconscients souvent, ou préconscients, ou non, que l'analyste peut/doit pointer, ce que tu peux aussi évidemment faire. C'est souvent dans ce qui ne se dit pas qu'il y aurait à aller voir. Exemple : si "le fil", pour reprendre ton expression, en exclut obstinément d'autres, aborder ces autres ; quand la thématique du fil s'obstinerait - par exemple - sur le lien mère-fille, que n'est-il pas dit - et quelle est la fonction de cette occultation - d'autres liens.
Ou encore, lorsque pour une femme, le questionnement central tourne autour (s'obstine sur, en redites) de sa féminité ou de sa non-féminité, que ne se dit-il pas "en creux" ?
A l'analysant ou à l'analyste de relever ça, à ce qu'il me semble.

Bien à toi, bonjour à chacune et chacun,
FB.


www Message Privé
11/06/2009, 10:11 Signaler

Isha

Nous a rejoint: 05/12/2008, 21:54
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Nombre de Posts: 126

0

l'étourdit...Les tours dit...autour du dit...
Ca m' évoque ce que Ouaknin tente d'approcher ici:

http://www.akadem.org/sommaire/themes/ph[…]le_622.php

Bon je sais que tu n'es pas très fan, Francis, "excès de jeu de langue" disais-tu à son propos, mais j'ose tout de même le partager ici.

Bonne journée à tous.


"Si tous les poètes pouvaient se donner la main, ils toucheraient des doigts d'auteurs". SOL
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11/06/2009, 11:41 Signaler

prune

Nous a rejoint: 26/11/2008, 10:00
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Nombre de Posts: 264

0

Bonjour,

Faut-il vraiment se culpabiliser de ne pas arriver à tout dire, ni même de ne pas vouloir tout dire ?
On fait ce qu'on peut ...
Dit ou non dit, tout finit, finira par converger vers quelques points-noeuds repérables.
Toujours encore - ouais, je radote :) - la troisième oreille, c'est à elle qu'on peut faire confiance.

Cordialement, et bonne journée


Message Privé
11/06/2009, 18:23 Signaler

Invité



0

Je ne suis pas certaine que cela soit de la culpabilité ou pas uniquement mais aussi effectivement dans ce « chacun fait ce qu’il peut ».De ce qui peut être vécu douloureusement avec ce : j’aimerais dire mais je n’y arrive pas… encore ou jamais totalement. Autrement formulé :du rapport que l’on peut avoir avec la castration , ce dire à l’Autre qui ne serait jamais plein et qui fait de nous des sujets désirants.
"On" fait confiance à la troisième oreille mais il y a aussi le lien transfériel qui peut être aliénant et bloquer la parole.


17/08/2009, 20:15 Signaler

Mézigue

Nous a rejoint: 30/11/2007, 13:52
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 134

0

Magalère
bonjour

tout dire oui, mais faut il encore pouvoir .
mais et si "on" ne disait pas la "vraie vérité".
ce n'est pas une histoire de mensonge , mais d' exagération ,de broderies,de pas tout à fait ce que je voudrais dire.
raconter ses rêves en oubliant un point sur lequel on bute,passer sur un détail qui trouble....
peut être est ce un manque d'honnêteté avec soi même?

au bout de trois ans je n'arrive pas à dire ce que je voudrai dire ,de façon libre.
je suis toujours dans le jugement de ce que je vais dire et je crois que la difficulté est là.
Avant chaque séance je pense pouvoir dépasser cette difficulté et pouf!! dès que j'y suis tout s'écroule,,une certaine crainte s'installe.
je vais courir ,c'est plus facile !!!
bonne journée.

Magalère je te comprends à 100 % car c'est exactement pareil pour moi...j'ai l'impression de mentir parfois en séance ou en tout cas d'enjoliver la vérité...et pour l'instant je suis tellement dans ce comportement , tellement accrochée que je vois mal comment m'en défaire...je ne sais pas d'ailleurs si j'y arriverai un jour ...quand je vois que toi ça fait déjà 3 ans que ça dure ça me fait un peu peur je dois dire.


Mézigue
Message Privé
17/08/2009, 20:21 Signaler

Mézigue

Nous a rejoint: 30/11/2007, 13:52
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 134

0

Je précise, parfois c'est pire, j'occulte des choses parce qu'en parler est trop honteux pour moi...je me demande si un jour je pourrai en parler, en fait j'espère toujours que je pourrai y échapper à cette honte d'en parler. Est ce que certains d'entre vous ont aussi un sujet honteux ou " tabou" ? j'aimerais avoir votre ressenti là-dessus.


Mézigue
Message Privé
17/08/2009, 20:47 Signaler

papillon

Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
Nombre de sujets: 6
Nombre de Posts: 217

0

Bonsoir Mézigue
Oui, je crois que tout le monde a un sujet "honteux" ou "tabou". J'avais bien aimé à ce sujet l'intervention de J-A Miller ( http://www.psychologie-bismuth.com/forum[…]-t390.html mais était-ce dans "La permission de dire" ou "Les pratiques du tout dire" ? Je ne sais plus ) qui disait en gros qu'on a tous "un dossier" que personne d'autre que nous ne connaît mais qu'on voudrait partager avec l'analyste ... Et que finalement on a presque tous le même (enfin c'est très shématique ...) et qu'une fois qu'on a pu se défaire de cela on entre vraiment en analyse ... Parce qu'il n'y a plus rien à cacher ...
Je suis comme vous, à vouloir tout dire mais en embellissant parfois les choses ...J'ai beaucoup de mal à faire tomber le masque ...
A bientôt et courage, ça va venir ... Bon, j'avoue, j'essaie de me convaincre moi-même là ..

Bien à vous

Papillon


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18/08/2009, 04:43 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Mézigue
Je précise, parfois c'est pire, j'occulte des choses parce qu'en parler est trop honteux pour moi...je me demande si un jour je pourrai en parler, en fait j'espère toujours que je pourrai y échapper à cette honte d'en parler. Est ce que certains d'entre vous ont aussi un sujet honteux ou " tabou" ? j'aimerais avoir votre ressenti là-dessus.

Bonjour Mézigue,

Oui je ressens parfois la honte à dire certaines choses. Alors je les annonce, ça me permet de progresser dans cet indicible. Une fois fait, c'est toujours un immense soulagement de constater que rien ne s'est écroulé ... que l'analyste est toujours là aussi.

Je fais court, je manque de temps.
Bien à toi Mézigue,

Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
18/08/2009, 20:08 Signaler

Mézigue

Nous a rejoint: 30/11/2007, 13:52
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Nombre de Posts: 134

0

Merci à vous deux pour la réponse. j'irai écouter ces enregistrements Papillon.

Et que finalement on a presque tous le même (enfin c'est très shématique ...) et qu'une fois qu'on a pu se défaire de cela on entre vraiment en analyse ... Parce qu'il n'y a plus rien à cacher

Oui mais le problème c'est que je l'ai dit un jour parce que ça me hantait trop mais je n'en ai plus jamais reparlé, c'était comme un " bon voilà vous savez cette chose horrible sur moi mais on n'en parle plus, passons à autre chose "
c'est trop dur pour moi d'en parler, vous ne pouvez pas imaginer...
et chaque fois que ça me revient à l'esprit , je " zappe" ...
donc bilan je l'ai dit mais c'est comme si je ne l'avais pas dit !


Mézigue
Message Privé
18/08/2009, 22:23 Signaler

papillon

Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
Nombre de sujets: 6
Nombre de Posts: 217

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Mézigue

Oui mais le problème c'est que je l'ai dit un jour parce que ça me hantait trop mais je n'en ai plus jamais reparlé, c'était comme un " bon voilà vous savez cette chose horrible sur moi mais on n'en parle plus, passons à autre chose "
c'est trop dur pour moi d'en parler, vous ne pouvez pas imaginer...
et chaque fois que ça me revient à l'esprit , je " zappe" ...
donc bilan je l'ai dit mais c'est comme si je ne l'avais pas dit !

Si si je peux imaginer ! Le pire étant sans doute que cela hante nos séances, voire entre les séances du style "il faut que je lui en parle" répété durant des heures puis au moment venu ... rien !
Mais dire ce n'est peut-être pas analyser ... Enfin, je dis ça... j'en sais rien !
Et puis zapper ce qui vient à votre esprit va à l'encontre du tout dire ... Vous avez sans doute encore besoin de décortiquer tout cela ... Mais au moins êtes vous parvenue à dire. Je n'en dirais pas autant (sans jeux de mots lol !)

Bien à vous
Papillon.

PS edit :Je me demandais toutefois en me relisant si malgré tout on en parlait pas inconsciemment dans nos séances, à force de tourner autour du pot ...


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19/08/2009, 04:40 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
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Nombre de Posts: 280

0

papillon

PS edit :Je me demandais toutefois en me relisant si malgré tout on en parlait pas inconsciemment dans nos séances, à force de tourner autour du pot ...

Bonjour Papillon, bonjour à tous,

Oui Papillon, je confirme : l'année passée, alors que j'avais bcp de difficultés à dire un qq chose d'inavouable depuis 2 séances, mon inconscient s'est manifesté au travers d'un lapsus. Je me suis alors ré-entendue une fois partie de la séance et j'ai pris conscience de ce lapsus qui exprimait clairement ce que je n'arrivais vraiment pas à dire. A la séance suivante, j'ai reparlé de ce lapsus pour ... pouvoir ENFIN dire !

Dans cet "inavouable", la honte que l'on ressent à en parler est purement subjective. C'est nous qui éprouvons/ressentons cette honte. Elle peut être teintée de forte culpabilité mais pas seulement. Le "surmoi" y ajoute son grain de sel et ça n'aide pas bien !

Bonne journée à tous (à la recherche d'un peu de fraicheur ... 8) ),

Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
19/08/2009, 09:12 Signaler

papillon

Nous a rejoint: 12/03/2009, 22:25
Nombre de sujets: 6
Nombre de Posts: 217

0

Bonjour Cauderane, bonjour à chacun et chacune

Oui je pensais aux lapsus, mais pas seulement. J'avais lu quelque chose à ce propos, sur Freud qui pensait que lorsqu'on rève par ex d'une femme, et que l'on dit à son analyste "je ne sais pas qui c'était mais ce n'était pas ma mère" et bien il y a toutes les chances pour que ce soit quand même d'elle dont on a révé ... On rejoint quelque part le fil où il est question de négation je crois (pas moyen de vérifier ici, je suis au boulot, si, si :D !). On dit par le non dit, on exprime par la non expression, par la négation ... Mais bon, sans doute vaut-il mieux le faire de façon volontaire ? Ne serait-ce que pour l'analyser ...

Bien à vous et bonne fraîcheur !

Papillon

ps:j'ai eu le temps de chercher (mes clients doivent être au frais avec vous Caudérane, :wink: )on parlait de ces notions ici : http://www.psychologie-bismuth.com/forum[…]75-20.html ). A bientôt, si je ne meurs pas d'ennui avant ce midi... Heureusement qu'il y a le net et des forums sympas à visiter ! :D


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19/08/2009, 10:30 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
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Nombre de Posts: 340

0

hello,

en vacances, j'ai parcouru rapidement votre échange et je profite de deux minutes d'internet pour vous répondre!
assez d'accord avec ce que je viens de lire;
quand je n'arrive pas à dire quelque chose que je veux dire en analyse, je m'aperçois soudain que de nombreuses séances se sont passées où "ça" se disait à mon insu, il est alors (un tout petit peu) plus facile d'en parler volontairement...

et les jours où j'ai l'impression d'avoir "embelli" les choses ou un peu menti, c'était aussi finalement le moyen pour que "quelque chose" se dise aussi, chaque parole que j'ai dite et que j'ai trouvée "étrange" apportait une part de vérité!

bonne journée ensoleillée à tous,

mia


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19/04/2010, 13:58 Signaler

Nouchka

Nous a rejoint: 24/02/2010, 14:17
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 73

0

Bonjour à tous,

Je me permets d'intervenir maintenant sur ce fil même s'il est inactif depuis un certain temps... :oops:
Je sais que la règle est de tout dire, soit...mais quand le "problème" vient du psy lui même, comment lui dire sans le blesser, choquer? Quand ça touche sa vie privée?
Il y a eu un évènement dans la vie de ma psy il y a quelques temps, bien évidemment elle n'en a pas parlé mais je voyais bien que quelque chose n'allait pas!
Lors d'une séance je lui ai dit que je m'inquiétais mais ça s'est arrêté là, impossible d'approfondir, impossible d'aller plus loin et impossible d'en reparler! J'ai tellement peur de la toucher en tant que personne (et non en tant que psy) que je préfère me taire et pourtant j'y pense à chaque séance. :roll:

Bonne après midi! :wink:


Il faut se connaître soi-même. Quand cela ne servirait pas à  trouver le vrai cela au moins sert à  régler sa vie, et il n'y a rien de plus juste.
Message Privé
19/04/2010, 14:13 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

L'idéal serait que vous ne reteniez rien de ce qui vous vient, que ça la touche de près ou non. Ça, c'est pour la dimension technique de votre coté.
Maintenant, à elle de vous faire travailler alors cette retenue qui est la vôtre. Lui faire mal, ne pas lui faire mal, frapper ou caresser autrui à travers elle, c'est le travail qu'elle doit selon moi vous amener à faire.
A bientôt Nouchka,
FB.


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19/04/2010, 19:33 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
Nombre de sujets: 8
Nombre de Posts: 340

0

bonsoir Nouchka,

personnellement, aborder en séance tout ce qui concerne la vie privée (réelle ou fantasmée) de mon psychanalyste a toujours fait partie des choses les plus difficiles à dire, mais ça a toujours été fort éclairant quant à mon fonctionnement!
l'analyste sait que c'est difficile à dire, et il ne l'envisage pas comme une attaque (ou une curiosité mal placée, ou tout ce que vous voudrez) qui s'adresse à lui personnellement. au final, réussir à lui en parler procure généralement bien du soulagement.

bien à vous et à chacun ici,
mia


Message Privé
20/04/2010, 10:42 Signaler

Nouchka

Nous a rejoint: 24/02/2010, 14:17
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 73

0

Merci Francis et Mia! :wink:

Francis, il me semble que c'est ce qu'elle fait, me faire travailler sur mes retenues mais je ne suis que résistances. Et encore plus quand elle est le sujet :roll:
La seule fois où je lui en ai parlé, je crois que j'attendais une réponse, or elle a voulu approfondir et m'interroger sur le pourquoi de cette inquiétude, aller chercher plus loin, bref elle a fait son job!
Mais ça m'a plus déstabilisé qu'autre chose et je me suis encore plus renfermée :roll:

Mia, bizzarement avant cet évènement je n'ai jamais ressenti le besoin d'aborder sa vie privée. Ne rien savoir ne me dérangeait pas, tant qu'elle allait bien je ne me posais pas de questions!

Bonne journée! :wink:


Il faut se connaître soi-même. Quand cela ne servirait pas à  trouver le vrai cela au moins sert à  régler sa vie, et il n'y a rien de plus juste.
Message Privé
11/03/2011, 20:36 Signaler

Melyna

Nous a rejoint: 21/03/2009, 00:01
Nombre de sujets: 15
Nombre de Posts: 157

0

"qu'est-ce que c'est que ce bruit de tissu froissé derrière mon dos ?"
"M...pourquoi elle dit rien là ?"
"Peut pas le laisser sonner son p...de téléphone!"
"Elle tousse, elle est malade ?!"
"Quelle c... qu'est-ce qu'elle attend pour réagir"

J'en ai toute une série du même style et vraiment, vraiment je ne peux ni les prononcer à haute voix ni lui en parler même si je perçois que ce vocabulaire fleuri ne lui est pas destiné ! :?

Bien à vous
M.


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11/03/2011, 21:20 Signaler

Mézigue

Nous a rejoint: 30/11/2007, 13:52
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 134

0

La même chose pour moi Melyna, vous n'avez pas idée du nombre de choses que je tais( je corrige j'avais initialement écrit " vous n'avez pas idée du nombre de choses que je " t'ai" mais est ce que ça peut être considéré comme un lapsus avec l'informatique ??? )....tiens je sens que cette phrase va être relevée avec des points de suspension ou interrogation... :)
Bon we à vous tous.


Mézigue
Message Privé
12/03/2011, 05:06 Signaler

Francis Bismuth

Administrator
Nous a rejoint: 14/10/2005, 14:04
Nombre de sujets: 196
Nombre de Posts: 1,576

0

Mézigue
(...) est ce que ça peut être considéré comme un lapsus (...)

Pour moi, oui. Votre apostrophe ("t'ai") est loin du "t" et du "a" et ne vient pas se substituer à une de ces deux lettres. En outre, vous aviez, j'imagine, écrit "je t'ai" sans "s" à la fin comme dans "je tais". Donc oui, il s'agit bien pour moi d'un lapsus et non d'une faute de frappe.

A bientôt,
FB.

PS : Bien dommage, Mélyna, Mézigue, chacun, que de taire ce qui vient à l'esprit ; c'est souvent non pas se priver du principal, mais pour ainsi dire.
Je suggère parfois à "mes" analysants, lorsqu'ils me taisent quelque chose - ce qui est hélas pluri-quotidien - d'au moins me le dire (que là, ils taisent quelque chose).


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12/03/2011, 12:38 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Dernièrement, après avoir dit et redit, parlé et reparlé plusieurs fois des mêmes faits au cours de nombreuses séances, ce sujet était encore là dans ma tête lors du déroulé d'une récente séance. Mais pour une fois, quitte à redire encore les mêmes choses, j'ai vraiment verbalisé tout ce qui me passait par la tête. Ce faisant, un verbe, jamais prononcé jusque là, est sorti en décalage de mon discours. Mon psychanalyste l'a relevé. Ce verbe est resté en suspend quelques secondes et ... en un éclair, sa signification s'est révélée à moi dans ce qu'il cachait à ma conscience : un fait trop intolérable à regarder de près et que j'avais refoulé ... !

Faire jaillir ce fantôme du passé n'a été possible qu'au travers de mon discours non censuré. Et cela m'a permis un franchissement important dans ma cure.

Je voulais juste vous livrer ce petit témoignage pour alimenter la discussion :) .

Bon WE à tous,

Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

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12/03/2011, 12:55 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
Nombre de sujets: 8
Nombre de Posts: 340

0

parfois, un petit détour peut aider à verbaliser.

par exemple: "si je devais dire vraiment tout ce qui me passe par la tête, je serais obligée de vous dire que..." (ça c'est une formule pratique, je fais comme si je ne le disais pas vraiment: vive le conditionnel!:D )

ou "ça me gêne de vous le dire, mais..." ou encore "j'ai quelque chose à dire, mais c'est difficile à dire" ou encore "je n'aime pas vous dire ça, mais..." et puis le psy, qui sait que ce n'est pas évident, devrait vous aider à faire sortir ces mots tus!

et après, oh miracle, on est toujours vivant... et un peu soulagé, souvent...


Message Privé
12/03/2011, 17:00 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

Bonjour,

Ce que vous disiez dans votre toute dernière ligne, m'a fait penser à ce sentiment qui, souvent, me traversait: cette parole (lorsque je m'apprêtais à l'exprimer alors que je la sentais proche ou lorsqu'elle surgissait brute) va me tuer, je vais basculer.J'ai toujours trouvé ça étrange :?: , de le ressentir en termes de vie ou de mort alors qu'effectivement, je n'en suis pas morte; alors que c'est plutôt la parole qui libère cette force vitale.
Rien de plus à ajouter et ces dernières lignes ne vous avanceront pas sans doute, ce sont simplement les derniers mots de Mia :wink: qui m'y ont fait
penser.
Bon samedi...et dimanche.


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12/03/2011, 18:10 Signaler

Melyna

Nous a rejoint: 21/03/2009, 00:01
Nombre de sujets: 15
Nombre de Posts: 157

0

Mézigue, je n'avais plus vraiment le sentiment de taire : je raconte des tas de rêves donc je ne tais pas ! hum, hum... :shock:

Pour vous Opale , c'est en termes de vie et de mort que "ça " se joue , pour moi ce serait en termes d'amour et de haine ...

Je sais à qui je les adresse ces mots mais je ne m'autorise pas à les dire(à quoi ça m'avancerait puisque je sais :oops: ) de même(non, ce n'est, à y penser, pas tout à fait pareil), je ne m'autorise pas à dire "oh il est sympa votre bouquet "ou "chouette la nouvelle couleur de votre bureau" ... qui me sembleraienr déplacés ...

Le "je vous en prie" lorsqu'elle s'excuse de m'avoir fait attendre ou d'avoir répondu au tél en plein milieu du récit d'un rêve, n'est qu'une traduction polie/civilisée de "p..., fait c...ma séance ne va durer que 25mn au lieu de 40 "( du mal à m'imaginer prononcer cette phrase en entrant dans le bureau :?)
ou encore " c'est à moi qu'elle doit se consacrer là!".
J'aime bien l'idée de dire que l'on tait mais chez moi ça aboutit inévitablement à dire ce que je voulais taire ; j'ai testé !. :roll:

Je vais, je pense,la prochaine fois, tenter le détour que suggère Mia . :wink:

Bon week-end à tous .
Melyna


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12/03/2011, 21:16 Signaler

Chica

Nous a rejoint: 20/01/2011, 16:49
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 59

0

Cauderane, merci pour ce rappel... qui tombe à point nommé (du moins point encore!):
accepter parfois de dire et redire et peut-être redire encore les mêmes choses pour aboutir à nommer, atteindre ce qui se "cachait à la conscience"


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14/03/2011, 10:15 Signaler

mangue974

Nous a rejoint: 16/11/2010, 13:02
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 11

0

Bonjour à tous,

Tout dire ?
Je viens régulièrement sur ce forum qui m'apporte beaucoup mais ne m'exprime pas souvent.oops:
Cependant ce sujet m'interpelle car moi aussi je me tais lors de mes séances à mon mon plus grand désespoir. Je me pose beaucoup de questions : Est-ce ma relation avec mon thérapeute qui ne me correspond pas ? Est-ce des craintes, la honte, pourtant l'envie est là mais mon souffle est coupé et je bouillonne de l'intérieur. Je sors de la séance et je suis démolie alors je lui écris (certainement et sûrement pour éviter de dire ces choses !). Je tâche de me libérer mais ce silence m'envahit et me paralyse. Oui j'ai encore du chemin à faire..... .parfois je suis désespérée. Ses silences (ceux du thérapeute), ne font que m'étioler davantage. Voilà je rêve de parler librement comme le font certains visiblement mais je crois que je n'en suis pas encore là hélas. J'ai couvent l'impression d'être seule au milieu de l'océan et de sombrer. C'est du mais je crois que cela vaut le coup !
Au plaisir de vous lire à tous, bonne continuation et bonne journée.
Mangue


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14/03/2011, 11:08 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Bonjour Mangue,

Je me demandais si ce que vous écrivez à votre thérapeute, vous le lui donnez (ou adressez si ce sont des mails) pour qu'il le lise ??

Vous dites que l'envie de dire est là mais que vous ne pouvez pas dire, il y a peut-être à identifier ce "quelque chose", matérialisé par la présence du thérapeute, et qui vous empêche de parler ...

Ne désespérez pas quoiqu'il en soit. Une analyse, c'est un long processus.

Je me permets de relever 2 coquilles (lapsus ?) dans votre message, vous dites "couvent" au lieu de "souvent". Vos dires, non exprimés, couvent ? :wink: .
Et plus loin "du" au lieu de "dur" (enfin je crois que c'est ce que vous vouliez dire). Ce qui donne un sens totalement différent à votre phrase.

Bien à vous :)

Cauderane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

Message Privé
15/03/2011, 09:00 Signaler

mangue974

Nous a rejoint: 16/11/2010, 13:02
Nombre de sujets: 2
Nombre de Posts: 11

0

Bonjour Cauderane,

Lorsque je suis vraiment en crise, j'écris à mon thérapeute via une lettre que je dépose dans sa boîte aux lettres. J'aimerai lui écrire par mail mais il n'a pas l'air de pratiquer ce genre d'échange. Certains d'entre vous échangent-ils de cette manière-là, est-ce courant ou pas ?
Cependant écrire est parfois un piège, car je ne verbalise pas mes émotions mais cela me permet de poser les choses et d'en parler à la séance suivante.

Concernant mes lapsus ils en disent plus long que de longues phrases n'est ce pas ?

Au plaisir de vous lire, bonne journée à tous.
Mangue


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15/03/2011, 15:14 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

Bonjour,

Oui, ça m'est arrivé d'écrire, mais une fois seulement et à la demande de mon analyste.Adresser un message à son analyste vous conduit, je suppose, à penser à ce que vous allez lui adresser, il y a certainement un effort de formulation et/ou de précision, voire d'intention - à moins que vous ne pratiquiez l'écriture dite automatique - qui n'a rien à voir avec une parole prononcée dans le moment d'une séance, sans préparation, issue de vos associations et le plus souvent chargée d'affects.Ce que ne permet pas l'écriture, toujours différée.C'est bien pour soi ou pour tenter de formuler ce qui vous est arrivé à quelqu'un qui en ignore tout ou presque, mais c'est toujours dans l'après-coup du surgissement de ce qui vous vient en séance.
Si ça vous aide et si votre analyste y consent, c'est l'essentiel du moment que vous vous y retrouvez et que ça vous fait avancer, il y a sans doute d'autres "pratiques" moins pesantes ou difficiles que celle de l'association libre, qui ne convient pas à tout le monde.
Maintenant, et pour finir, vous verrez que dans le forum quantité d'intervenants se sont heurtés douloureusement au silence de l'analyste (vous n'êtes pas la seule à vous sentir "handicapée" de la parole...loin de là), à leurs silences également.Le plus souvent, ça finit par passer.L'essentiel est d'en faire part à votre analyste, de vive voix.J'arrête là et laisse la "plume" aux autres visiteurs.

Bon courage.
Bon après-midi à vous.


Message Privé
17/03/2011, 19:05 Signaler

Cauderane

Nous a rejoint: 26/01/2009, 18:29
Nombre de sujets: 14
Nombre de Posts: 280

0

Bonjour Mangue,

En écoutant une personne parler de sa cure avec Lacan, dans un reportage, celle-ci disait faire comme vous : elle écrivait souvent à Lacan après ses séances et déposait les lettres dans sa boite aux lettres entre les séances.
Pour ma part, cette écriture m'a été proposée par mon analyste (pour des raisons connues de lui au départ et que j'ai comprises ensuite), sous forme de mails, alors je l'utilise entre les séances.
Je ne sais pas si c'est courant ou pas d'écrire à son analyste, et je dirai "peu importe", du moment que ça permet quelque chose. Bien sûr comme le dit Opale, il y a un effort de fait dans la formulation (c'est tout de même mieux de se faire comprendre) et en cela, ça ne peut pas être comme la parole qui se prononce en séance et en présence de l'analyste.
Ces écrits me permettent le plus souvent de mettre en forme des questionnements et des hypothèses qui émergent après mes séances, voire d'y répondre. C'est comme si l'écriture construisait ma pensée. Et j'ai parfois eu besoin de passer par l'écriture pour pouvoir dire quelque chose d'indicible ... ce qui m'a permis plus tard de pouvoir le dire en présence de mon analyste, (voire de le redire et redire. Redire, reformuler est tout aussi important !)
Pour résumer, je dirai que cette écriture fait partie du cadre de ma cure et qu'elle m'aide à avancer sur ce chemin à la lumière parfois un peu glauque :) .

Bien à vous,

Caudérane


Passé et présent se mélangent pour se souvenir de l'Avenir.

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16/05/2011, 15:14 Signaler

birdy

Nous a rejoint: 16/05/2011, 09:16
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 6

0

bonjour
une prof nous avait dit en cours "la règle de la libre association est tellement difficile à respecter qu'on y arrive en fin de cure, certainement pas au début", ça m'avait frappée. Et puis un autre : "bien malheureux celui qui respecterait à la lettre cette règle, sans pouvoir mentir à son psy"... ah ! là-aussi quel soulagement. de mon côté, c'est dur, et plus je vais mal, mieux je réussis à la respecter. c'est dire que je préfère quand je n'y arrive pas ... mais j'espère toujours y arriver.
voilà, peut-être suis-je une très mauvaise élève (ce serait une grande découverte !) ?


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16/05/2011, 22:10 Signaler

mia

Nous a rejoint: 25/09/2007, 21:30
Nombre de sujets: 8
Nombre de Posts: 340

0

bonsoir Birdy, et bienvenue sur ce forum,

vos propos m'obligent à me questionner sur cette notion de libre association!!
ce que vos profs vous ont dit ne me semble pas plus à prendre au pied de la lettre que ce que l'on pourra vous dire ici par exemple (et en particulier ce que je vais écrire :wink: ). il ne s'agit pas d'être bon élève,justement; à chacun de faire ce qu'il peut pour se dépêtrer avec cette "règle" qui paraît simple mais qui n'est pas toujours facile à appliquer, comme cet échange en est la preuve! :)

plus je vais mal, mieux je réussis à la respecter. c'est dire que je préfère quand je n'y arrive pas ... mais j'espère toujours y arriver.

ces phrases ci-dessus m'interpellent... en fait, perso, je me dis qu'en séances il y a des jours où je parle, des jours où je ne parle presque pas; des jours où tout s'enchaîne tout seul, d'autres où cela me demande des efforts considérables... mais dans tous les cas j'appelle ça de la libre association, non?
un exemple (j'ai peur de ne pas être très claire :roll: ): si je dis un mot, je réfléchis, il me fait penser à un autre, je le dis à son tour etc... c'est selon moi de l'association, mais ça peut-être de l'association "forcée".
inversement, si je commence à parler de quelque chose, puis je m'arrête car "ça bloque", puis j'embraye sur la couleur du plafond parce que ça me paraît plus simple à dire, ça peut être malgré tout de la libre association,: parler de la couleur du plafond peut me permettre de dire à mon insu ce qui me gênait juste avant...
enfin, c'est peut-être une vision très personnelle et peu partagée, je n'en sais rien.
et si la libre association, on s'apercevait (après quelques temps, houla!)que c'est "être parlé" plutôt que "parler"?
bon, je vais me coucher, je vous laisse vous débrouiller avec ça, j'ai moi-même un peu de mal à suivre...
bonne soirée à tous!
mia


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18/05/2011, 07:51 Signaler

birdy

Nous a rejoint: 16/05/2011, 09:16
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 6

0

bonjour
oui, c'est intéressant car je ne voyais pas les choses comme ça. Disons que comme "bonne élève" je me dis : il faut tout dire, justement, tout ce qui passe dans nos pensées. Or, malheureusement, du fait de résistances tenaces, je n'arrive à dire tout, simplement, que quand "je n'ai plus rien à perdre", donc quand je suis très angoissée.
Ce qui m'a rassurée dans le discours que j'ai entendu, c'est que 1. c'est dur de dire tout ce à quoi on pense, et c'est normal... 2. que mentir, n'est pas un signe de travail qui se ferait mal, mais plutôt de mécanismes qui se sont mis en place précocément pour se créer un espace intime, légitime. Cette légitimité des "secrets" n'était pas acquise pour moi dans la réalité, l'idée d'un droit à l'intimité. ça a bien résonné du coup avec ce que j'avais pu croire et imaginer de ce que c'est : "faire un bon travail" analytique... je me suis donc laissée respecter cette règle du mieux que je peux et non pas comme un absolu terrible à respecter sinon il ne se passerait jamais rien de positif comme changement.
Mes propos rejoignent ce qui est dit dans "est-ce que ça travaille quand tout va bien ?" : grande question qui rejoint le 1er point. est-ce que si on se laisse aller à l'humeur du moment, on va quand même déterrer quelques horreurs, pour aller mieux ensuite ? Certains disent que quand on va trop mal, plus rien ne se passe... je ne le voyais pas comme ça.
De la même façon, que beaucoup se disent : est-ce que si je n'ai pas 2 ou 3 séances par semaine, le travail va se faire ? ou "battre le fer tant qu'il est chaud". Tout cela est du même ordre pour moi : participer activement au processus. Mais "on" m'a fait remarquer que "au contraire", les défenses pouvaient agir de cette manière là aussi....
Bref, je ne sais plus.
:shock:


Message Privé
18/05/2011, 11:02 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

Brièvement, en vous lisant, j'ai vu beaucoup de "on m'a dit que...", "certains disent que...".Vous aurez sans doute autant de différences, voire de propos qui vous sembleront contradictoires ou annuleront ceux que vous aviez entendu auparavant, que de personnes.Du coup, vous le disiez, vous ne savez plus parce qu'entreprendre un tel "travail" est une démarche singulière qui se traverse aussi singulièrement, selon les "coordonnées" de chacun(e). Il y a une règle essentielle valable pour tous et toutes, vous la connaissez et ce n'est pas simple de la respecter, mais les modalités de l'analyse, elles, varient d'une personne à l'autre.
Le mieux si, comme vous le disiez en fin de message, vous ne savez plus, serait de vivre ça comme vous le sentez, comme vous le pouvez sans vous préoccuper de ce que vous entendez ici ou là. C'est le meilleur moyen, je crois, de rester à votre écoute.C'est votre analyste, et lui seul, qui vous accompagnera pour surmonter vos difficultés et composer avec elles.

Bon courage à vous, en tout cas... :wink:


Message Privé
23/05/2011, 08:58 Signaler

birdy

Nous a rejoint: 16/05/2011, 09:16
Nombre de sujets: 0
Nombre de Posts: 6

0

bonjour

vous avez bien raison, mais c'est bien cela qui m'est très difficile. oublier les "autres". pffff


Message Privé
23/05/2011, 11:53 Signaler

opale

Nous a rejoint: 21/02/2007, 09:45
Nombre de sujets: 23
Nombre de Posts: 351

0

Bonjour,

C'est pas simple tout ça, et sur ce forum ce ne sont que les mots qui peuvent s'adresser, mais il ne s'agit peut-être pas d'"oublier les autres" sinon de ne pas oublier que c'est de vous dont il s'agit...

bon après-midi à vous et bonne continuation.


Message Privé
28/05/2011, 15:49 Signaler

Laurence

Nous a rejoint: 30/01/2011, 10:12
Nombre de sujets: 3
Nombre de Posts: 24

0

Je ne sais pas si quelqu'un éprouve la même chose que moi. En fait, j'avais rarement l'impression de mentir ou de cacher des pensées à mon psy, car j'ai beaucoup plus l'impression de mentir ou de cacher des choses à moi-même.


Il est probable que la meilleure réponse au vertige ne soit pas la crispation mais l'étonnement.
www Message Privé


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