Pum'
S’il me fallait résumer en une phrase ce qu’est une psychanalyse, je dirais « c’est partir à sa rencontre, faire connaissance et sympathiser...» (...) la question que je me pose et que je vous pose également sera la suivante, au-delà de la notion d’élite, la psychanalyse possible pour tous ou pas… une problématique d’analyste ou de méthode thérapeutique ?
Bonjour chacun, bonjour Pum',
J'imagine que vous voulez dire « c’est partir à sa
(propre) rencontre, faire connaissance et sympathiser...».
Alors, est-ce une problématique d'analyste ou de méthode thérapeutique, vous/nous demandez-nous.
Je suis d'abord curieux de savoir ce que vous même en pensez (et en tant que "quoi" : analysante ? analyste, ni l'une, ni l'autre?).
Pour ma part, je ne sais comment vous répondre. Pourvu de mon oreille analytique, il m'arrive de percevoir chez une personne "au boulot" avec moi une modification inconsciente, parvenant à sa conscience (elle dit "je m'aperçois ne plus réagir de la même façon" ou "je ne me vois plus comme ça", etc.), alors qu'il me semblait que nous étions plus dans un cadre psychothérapeutique que strictement analytique.
Le constat que je fais est que des personnes non seulement désireuses explicitement de faire une psychanalyse, non dénuées d'une certaine culture, ne parviennent parfois guère à associer ni à surmonter grandement leurs résistances. J'ai récemment rencontré le cas : passé un an à deux séances hebdo, la personne a arrêté.
A contrario, je vois débarquer une personne en-demande-de-réponses-rapides-et-efficientes, qui toute réparatrice d'ascenseurs qu'elle soit, va peu à peu se mettre à l'analyse, c'est à dire notamment - je le dis avec un brin de provocation - à douter de ce qu'"elle" pense, c'est à dire, de ce qu'elle croit.
La psychanalyse n'est-elle pas "faite" pour ceux qui s'aperçoivent qu'ils pourraient avoir de l'importance à leurs propres yeux, et que cela importe bigrement ? Difficile, Pum', de répondre à votre question, ou telle que vous la formulez.
A bientôt,
FB