Psychologie

La psychanalyse, « psychologie des profondeurs » : théories et pratiques

La psychanalyse nomme un ensemble de théories qui partent de l’observation et de l'écoute des personnes, ainsi qu'une pratique supposée "soignante" ; je dirais plutôt désaliénante, en ce qu'elle permet peu à peu de se ressentir moins étranger - moins "autre", mois hostile - à soi-même. Il me semble, comme à d’autres, que la psychanalyse offre une approche de l’humain que l’on pourrait dire révolutionnaire et en tout cas subversive, notamment parce que priment - dans le corpus psychanalytique - non pas le conscient, le rationnel, le cartésien voire l’ordre moral, mais l’inconscient qui, par définition, ne peut que s’approcher.

Sigmund Freud, puis Mélanie Klein, Sandor Ferenczi, Winnicott, Jung, Adler, Karl Abraham, Lacan, Dolto, ont tiré de leur expérience professionnelle clinique et des écrits des uns et des autres, nombre de concepts que je n’ai ni le talent, ni la place de décrire ici.

Répondant un jour à la question faussement candide de l’étudiant que j’étais «mais au fait Monsieur, c’est quoi, l’inconscient?», Jorge Cacho, psychanalyste et enseignant, nous répondit de cette façon elliptique et fondée «l’inconscient, c’est vous», en embrassant théâtralement du geste, espiègle et pédagogue, l’ensemble de la salle.

Dans ce «l'inconscient, c'est vous», on peut lire que l’inconscient serait - je tente de simplifier - cette sorte de «réservoir», au contenu différent pour chacun d’entre nous, mais en même temps lesté de certains invariants communs, traversé par un certain nombre de forces, intriquées les unes dans les autres, charriant ou reléguant des «représentations» d’évènements, de phantasmes, de personnes. Certains contenus inconscients, empêchés par des forces contraignantes et ignorées par soi-même de consciemment s’exprimer, se déplacent, se travestissent, se mêlent à d’autres et parfois, se font sentir ou observer sous des formes incompréhensibles au premier abord, tant par le sujet (qui est ainsi le jouet et l'objet manipulé de l'intérieur) que par son environnement.

L’inconscient nous gouverne. C’est ce constat de la psychanalyse qui effraie, désappointe et heurte dans un monde de soi-disant maîtrise où tout doit être contrôlé, ordonné, «sarkozié, solfériné, écologié», administré, compris, institué, mis à distance, télévisé et… géré.

J’ai bien conscience d’être peu clair ici et extrêmement partiel. Je vous renvoie donc à ces livres disponibles, simples et lisibles pour nombre d'entre eux, de vulgarisation et d’explicitation sur les différentes dimensions de la psychanalyse ; une bibliographie en cours de rédaction est d’ores et déjà présente sur ce site.

Informations complémentaires dans les pages : "FORUM PSY, nouveaux textes, infos, discussions" .