Bain derivatif : est-ce dangereux ?

Le bain dérivatif est une technique de soin ancestrale. Grâce aux apports des technologies et des sciences modernes, il a connu diverses améliorations. On ne saurait finir de citer les bienfaits de cette pratique, tellement ils sont nombreux. Tant la peau, les cheveux que l’organisme bénéficient des effets de ce bain. Les raisons pour le pratiquer ne manquent donc pas. Mais le bain dérivatif représente-t-il pour autant une pratique sans danger ? Nous vous présentons ici l’essentielle à savoir à propos des bains dérivatifs.

Pourquoi faire des bains dérivatifs ?

Vieux de plusieurs milliers d’années, le bain dérivatif est une pratique naturelle qui consiste à rafraîchir la zone du périnée. Il a été évoqué pour la première fois par Luis Kuhne qui l’appelait « bain de siège à frictions ». La pratique des bains dérivatifs a commencé en Chine et était enseignée dans la médecine chinoise. Elle a, avec le temps, connu une nette amélioration et plus de renommée grâce à l’écrivaine et diététicienne France Guillain. Aujourd’hui, ce bain se fait en mouillant avec de l’eau et en frictionnant les plis de l’aine et le périnée.

Comment cela se réalise-t-il ?

Le mode d’emploi du bain dérivatif est simple. Il suffit de mettre un gant humide, ensuite de s’accroupir au-dessus d’une cuvette. Dans cette position, il faut passer le gant sur le périnée et les plis inguinaux pendant 10 à 15 minutes. Il faut veiller à faire des mouvements souples d’avant en arrière avec sa main. Il est également important de vérifier que l’eau utilisée est froide sans pour autant être glaciale. Le corps, au contraire, doit être à une température élevée lors du bain. Cette différence de température permet au bain de produire efficacement ses effets rafraîchissants.

Quels sont les différents types de bains dérivatifs ?

Il existe deux types de bains dérivatifs à savoir : le bain dérivatif traditionnel ou manuel et le bain dérivatif avec les poches de gel. L’application du bain dérivatif traditionnel ou manuel est décrite dans la rubrique précédente. Toutefois, il est secondé par une méthode de bain moderne et moins contraignante. Le bain dérivatif avec les poches de gel quant à lui est une méthode qui propose l’emploi de poches de gels grâce auxquels le périnée peut être rafraîchi. Les poches Yokool et les poches 36 ° 6 ont été créés pour s’adapter à ce type de bain.

À quelle fréquence pratique-t-on le bain dérivatif ?

La fréquence de pratique des bains dérivatifs peut varier d’un corps à un autre. Toutefois, en moyenne, il est conseillé de faire ce bain entre 1 fois par jour et trois fois par semaine. Par contre, il est déconseillé de faire le bain pendant la digestion. Celle-ci implique la production de chaleur par l’organisme. Il faut laisser alors le corps revenir à une température normale avant de faire le bain. Aussi, lorsque vous manquez de temps, vous pouvez mettre une poche de gel dans votre slip et continuer vos occupations. Vous pouvez faire votre bain dérivatif ainsi.

Quels sont les effets indésirables du bain dérivatif ?

Cette méthode de soin est majoritairement appréciée par les pratiquants. Toutefois, elle présente certains effets secondaires chez des personnes. On peut citer la fatigue, la perte de l’appétit, des crampes à l’estomac, les nausées et l’augmentation du stress. Les experts estiment que ces effets sont normaux, provisoires et qu’ils ne sont pas les signes d’un danger quelconque. Ils conseillent, en outre, d’essayer de varier les heures de pratique des bains pour réduire les effets indésirables.

Bain dérivatif et endométriose

Les bains dérivatifs ont de multiples avantages. Il permet notamment de lutter contre des affections telles que, l’endométriose, la fièvre, la ménopause, et la migraine. Ainsi, en cas d’endométriose, vous pouvez pratiquer des bains dérivatifs pour diminuer les symptômes. Les bains dérivatifs permettent aussi de soulager l’insomnie, la migraine et aussi de brûler les graisses brunes. Ils peuvent aussi être utilisés pour réduire les symptômes liés à la ménopause. Noter qu’en cas de fièvre, trois pratiques de bain dérivatif suffisent à apporter du soulagement.

Quelles sont les précautions à respecter ?

Lorsqu’on fait un bain dérivatif, l’objectif n’est pas de rechercher une sensation de froid sur tout le corps. Le sentiment de fraîcheur doit être localisé au niveau de la zone du périnée. Lorsque le froid se propage, il faut presser une bouillotte contre son ventre pour réguler la température du corps. Si le bain produit un effet d’épuisement, il faut en faire moins par semaine ou réduire la durée des séances.

Contre-indication importante

Quand bien même le bain dérivatif mode d emploi est globalement simple, il n’est pas indiqué de pratiquer un bain dérivatif lorsqu’on est dans un état d’épuisement total. Aussi, lorsqu’on vient de subir une opération chirurgicale, il vaut mieux attendre 6 mois avant de faire un tel bain. Les personnes qui portent une prothèse chirurgicale ou un stimulateur cardiaque ne devraient pas non plus faire ce bain.

Avis des pratiquants

Certains pratiquants affirment que les bains dérivatifs ont rehaussé les maux qu’ils cherchaient à soigner au travers de cette méthode. Chez les personnes souffrant de crises d’angoisse par exemple, ces bains ont empiré leurs crises. Celles-ci ont disparu après une période d’exacerbation. Les experts répondent à cela que c’est une réaction normale du corps quand il veut évacuer un mal. Chez d’autres pratiquants, les avis sont pareils. On en déduit alors que pour jouir des effets des bains dérivatifs, il faut être constant dans la pratique. Il est nécessaire de patienter le temps que la méthode agisse et produise les résultats escomptés.