Peur de la foule : comment vaincre l'agoraphobie ?

L’agoraphobie est perçue comme une peur intense et déraisonnable de la foule et des lieux fréquentés. C’est la peur des grands espaces. Cette phobie du monde se distingue de l’ochlophobie qui est la peur des espaces clos. L’individu souffrant de l’agoraphobie vit constamment sous le poids de la peur et n’est plus libre de ses mouvements. Comment se manifeste-t-elle ? Comment la guérir ?

Qu'est-ce que l'agoraphobie ?

La définition donnée à l’agoraphobie en 1871 est celle du neurologue et psychiatre allemand Carl Westphal pour qui l’agoraphobie était la peur de la peur. Cette peur est basée sur la crainte de ne pas pouvoir trouver de l’aide, de secours en cas de danger. Ils sont toujours bornés à l’idée de faire une crise cardiaque, un malaise, de mourir. Ils ont toujours la phobie de la foule.

Quels sont les symptômes de l'agoraphobie ?

L’agoraphobie a plusieurs symptômes que sont les crises d’angoisse, les transpirations, l’augmentation de la respiration et du rythme cardiaque, les halètements et les tremblements. Surtout, le besoin excessif de fuir. La peur anticipée d’une attaque de panique, la peur de rester dans un lieu clos, la peur de sortir de chez soi sans être accompagné. Aussi, l’agoraphobe a souvent peur de la foule.

Comment guérir l'agoraphobie ?

Quelques médecins prescrivent des anxiolytiques ou des antidépresseurs, mais cela ne guérit pas le mal. Pour guérir cette affection, il est préférable de suivre une thérapie cognitive et comportementale (TCC). Cette dernière permet d’outrepasser l’évitement et vaincre la peur des gens. À l’aide de véritables exercices, la personne va se confronter à ses angoisses, percevoir le mystère qui ne la met pas en danger. Ainsi, petit à petit l’agoraphobie amoindrira.

On ne naît pas agoraphobe

L’agoraphobie par définition est loin d’être une maladie transmissible, un virus ou encore un problème génétique. C’est une peur qui se manifeste le plus habituellement à l’âge adulte, entre 20 et 35 ans. Son traitement est différent de n’importe quel mal. Détecter une personne agoraphobe n’est pas une chose aisée. À cet effet, les médecins prennent tous leur temps pour identifier la nature réelle du mal afin d’être plus confiants qu’aucune autre maladie psychologique ne se cache derrière ces angoisses.

Pas de causes clairement identifiées pour l’agoraphobie

Les personnes agoraphobes ont une peur de sortir. Ils évitent au mieux les espaces publics, les foules et les centres commerciaux. Ils ont en quelque sorte la phobie des gens. Une question se pose : celle de connaître l’origine de cette phobie. Pour Franck Peyré, aucun facteur de risque n’a été identifié comme la principale source. Autrefois, on pensait que l’agoraphobie était liée à un problème d’entêtement, de complaisance ou de dépendance au cours de l’enfance. Mais au fil du temps, ce raisonnement s’est révélé erroné. Généralement, cette phobie touche plus les femmes que les hommes.

Comment vivre avec l’agoraphobie ?

L’agoraphobie n’est pas une maladie à laquelle on peut prescrire des comprimés. La meilleure manière pour éviter aux symptômes de faire surface consiste à rester à l’écart des situations à risque. Une personne agoraphobe doit éviter de se rendre dans les endroits qui l’effrayent. Elle peut se faire accompagner par une personne de confiance. Certains agoraphobes décident de ne plus sortir et deviennent formellement prisonniers en étant chez eux. Pour la plupart du temps, ces personnes renoncent à leur travail et aussi à leur vie sociale.

La thérapie comportementale et cognitive contre l’agoraphobie

Les psychiatres et les psychologues diagnostiquent rapidement ces troubles en raison de leurs classifications. Comment soigner cette phobie ? L’agoraphobie est pure, si elle n’est pas jointe à un autre trouble. Il n’existe aucun traitement médicamenteux à faire, car il ne supprimera en aucun cas les symptômes. L’unique traitement efficace pour l’agoraphobie est alors la thérapie comportementale et cognitive (TCC). C’est une thérapie qui vise à changer les idées négatives du patient par des pensées et des habitudes ayant rapport avec la réalité. C’est une bonne thérapie, car elle aide à appréhender le fonctionnement du trouble, sa durée malgré tous les efforts du patient.

Avec la thérapie comportementale et cognitive, le patient fournit beaucoup d’efforts d’apprentissage pour prendre conscience de ses ressources intérieures. Il notera les techniques qu’il a élaborées pour gérer sa peur ou réduire les symptômes. Dès que ces comportements seront identifiés, il faudra juste les combattre, car ce sont des comportements de précaution auxquels il faut se méfier. La TCC permettra d’apprendre à apprivoiser la crainte, de faire comprendre au patient que la peur n’est pas synonyme de catastrophe. Cette thérapie est efficace et marche 80 pour cent dans tous les cas de phobie. L’amélioration dure des années même après la thérapie.

La phobie sociale est aussi l’une des formes les moins connues de l’anxiété. La phobie sociale provoque l’anxiété à l’idée de faire quelque chose qui va susciter la critique ou dont vous pensez qu’elle va vous rendre ridicule.